booklet 8 pages

QUI SOMMES-NOUS ?


Association TAMOUDRE,“Touareg, vie et survie”.
Informations, réflexions et actions ciblées autour du DÉVELOPPEMENT et des problèmes de GÉOSTRATÉGIE, [...]

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TERRITOIRES ET ACTIONS

Bibliographie

Deux  thèmes:

1-BIBLIOGRAPHIE  TOUARÈGUE  – Anne SAINT GIRONS – bibliographie actualisée en mars 2014.

2-ACTUALITE DU LIVRE GEOPOLITIQUE- Charlotte BEZAMAT-MANTESPierre VERLUISE, actualisé le 15 novembre 2013  

 

1-BIBLIOGRAPHIE TOUARÈGUE

Anne SAINT GIRONS,  JUIN 2014

Après un doctorat d’État en sciences politiques, Anne Saint Girons a vécu en Amérique et en Afrique.

A contacter : anne.saint.girons@wanadoo.fr

PLAN:

Ouvrages généraux                                               p. 2
Agropastoralisme, nomadisme, développement                      p. 4
Société, ethnologie, anthropologie, archéologie                 p. 8
Histoire contemporaine, résistances                             p. 26
Histoire, explorations, géographie, environnement               p. 33
Linguistique, tifinagh, dictionnaires                           p. 47
Poesie, littérature, tradition orale                            p. 50
Bibliographies                                                  p. 53
« Beaux livres »                                                p. 55
Discographie                                                    p. 56

 

Bibliographie touarègue actualisée au 1° mars 2014
56 pages

 


2-ACTUALITE DU LIVRE GEOPOLITIQUECharlotte BEZAMAT-MANTES, Pierre VERLUISE,  15 novembre 2013  

Les livres géopolitiques sont nécessaires à la compréhension du monde. Le Diploweb.com en présente ici une veille spécialisée. Le Diploweb.com ne touche aucune commission des éditeurs ou libraires.

Les éditeurs qui souhaitent faire connaître leurs nouveautés doivent adresser un exemplaire à Diploweb.com, 1 avenue Lamartine, 94300, Vincennes, France. Pour communiquer leur programme, les éditeurs doivent adresser un courriel à l’adresse suivante redactiondiploweb [at] gmail.com . La rédaction reste juge seule de ses choix.

Le livre recommandé par le Diploweb.com pour le mois de novembre 2013

. François Piotet, Marc Loriol, David Delfolie, Splendeurs et misères du travail des diplomates, éd. Hermann, 2013.

Pierre Verluise, Directeur du Diploweb.com : « Alors que le film Quai d’Orsay sort en salle, la publication de cet ouvrage tombe à pic. Les auteurs ouvrent les portes de la diplomatie à tous ceux qui s’intéressent à ce monde feutré mais au coeur du chaos du monde. Une étude construite sur de nombreux entretiens, valorisée par une recherche de très grande qualité comme une écriture fluide. Et un éditeur qui sait fabriquer un bel objet. En effet, ce livre est de belle facture, la couverture signifiante sans tomber dans la facilité, le papier de qualité, la bibliographie abondante. Voici ce qu’on appelle un livre de référence. »

4e de couverture

Que font les diplomates ? Si on pressent que leur activité ne se limite pas aux réceptions mondaines illustrant une célèbre publicité, ce qu’ils font quotidiennement, leurs missions et les conditions dans lesquelles ils sont amenés à les remplir sont encore largement ignorées.

La première partie de l’ouvrage explore les différentes structures au sein desquelles travaillent les diplomates, la manière dont ils sont recrutés et formés, leurs parcours professionnels caractérisés par une forte mobilité géographique et des carrières plus ou moins brillantes, leurs conditions de travail parfois caractérisées par un environnement dangereux. Les grandes missions qui sont les leurs et la manière dont ils les remplissent : représenter la France, informer sur la marche du monde, négocier pour défendre et promouvoir les intérêts et la place de la France dans le monde, protéger et assister les Français à l’étranger sont l’objet de la seconde partie de l’ouvrage.

Aux termes du parcours, le travail essentiel accompli par les diplomates apparaît bien éloigné de ses représentations flamboyantes quand bien même il s’effectue parfois dans des locaux exceptionnels censés symboliser la grandeur de la nation.

Françoise Piotet, professeur émérite à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne y a dirigé l’Institut des Sciences Sociales du Travail et le laboratoire Georges Friedmann (UMR 8593) jusqu’en 2009. Ses travaux de recherche portent sur le travail, les politiques d’emploi, les conditions de travail, les qualifications et les relations professionnelles.

Marc Loriol, sociologue au CNRS (IDHE Paris I), a travaillé sur les métiers de service de la fonction publique (médecins, infirmières, aides-soignantes, travailleurs sociaux, conducteurs de bus, policiers, diplomates) avec une interrogation sur le rapport au métier, la gestion collective des risques psychosociaux et le travail relationnel. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la fatigue et le stress au travail et sur les politiques sanitaires et sociales.

David Delfolie est docteur en sociologie de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Ses travaux en cours portent sur l’histoire sociopolitique et le processus de transition postcoloniale de la Malaisie (État, société, islam), sur la sociologie du traitement médiatique de l’intervention militaire de l’Otan en Libye (France, Royaume-Uni, Allemagne), ainsi que sur les problématiques relatives aux liens entre la musique (production, pratiques, usages) et les phénomènes numériques.


. Marina Glamotchak, L’enjeu énergétique dans les Balkans : stratégie russe et sécurité européenne, Paris, Technip, 2013.
Avec l’effondrement du communisme qui a provoqué la rupture des équilibres issus du bipolarisme militaire de la guerre froide, la mutation du monde économique a, entre autres bouleversements, initié un nouveau rapport de force. Au point qu’un nouveau « Grand jeu » se déroule avec, cette fois, pour toile de fond l’approvisionnement énergétique de toute une partie de l’Europe.

C’est ce nouveau « Grand jeu » que Marina Glamotchak nous décrit ici de façon magistrale avec la double expertise qui est la sienne : celle d’une spécialiste de l’énergie et d’une experte des Balkans.
C’est que les Balkans représentent pour les Russes un enjeu essentiel : les exportations d’hydrocarbures constituent une source majeure de revenus en même temps qu’un excellent instrument d’influence géopolitique. Les positions qu’ils ont acquises dans le domaine de l’énergie, y compris le projet du gazoduc South Stream, doivent les aider à contrecarrer les mesures prises par l’Union européenne pour diversifier ses approvisionnements, principalement gaziers. L’Union Européenne veut échapper à une forme de dépendance envers Moscou ; une dépendance qui pèse encore sur certains pays de l’ancien bloc de l’Est, alimentant des tensions à répétition. Or, hormis l’élaboration de cinq projets concurrentiels de gazoducs du Corridor du Sud, l’Union européenne, a mis en place avec les pays de l’Europe du Sud-Est une « Communauté de l’énergie ».

« Pour les différentes nations des Balkans, l’avenir géopolitique et énergétique décrit par l’auteur est également passionnant. Ou bien ils se tourneront vers l’Union européenne, ou bien vers la Russie, pensera-t-on en général. Mais Marina Glamotchak laisse entrevoir une troisième hypothèse : ils feront les deux et la Russie, par le biais de l’énergie et grâce à South Stream, se retrouverait en quelque sorte ‘‘membre honoraire’’ de l’Union européenne  » indique Georges-Henri Soutou, Membre de l’Institut, dans sa préface.


. DVD-ROM, La Résistance polonaise en France

Base d’informations sur la Résistance polonaise en France, ce DVD-ROM est un outil de référence pour découvrir et comprendre cette page essentielle de notre histoire replacée dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale.

Co-édité par la Société historique et littéraire polonaise et la Fondation de la Résistance – département AERI, ce DVD-ROM comprend quatre entrées thématiques : « La Résistance de l’Armée polonaise », « La Résistance polonaise commandée de Londres et FFI », « La Résistance polonaise communiste FFI-FTPF », « La Résistance de la Communauté polonaise »,plus de 600 fiches biographiques et thématiques, un fonds exceptionnel de plus de 900 photographies dont de nombreux documents d’archives, tracts, affiches, journaux clandestins, des témoignages de résistants, des films d’époque…

Ce DVD-ROM est gratuit et peut être commandé auprès du département AERI (frais de port 4 euros pour 1 exemplaire). Tél : 01 45 66 62 72 contact@aeri-resistance.com


. Ali Kazancigil, Faruk Bilici et Deniz Akagul (dir.), La Turquie, d’une révolution à l’autre, Paris, Fayard, 2013.
La Turquie est le pays européen qui a le plus changé au cours des trente dernières années. Elle a connu une révolution sociale par le bas qui a intégré dans la modernité les populations que l’État kémaliste des années 1920-1950 avait laissées de côté. S’il reste encore bien des défis à relever et des problèmes à surmonter, le pays a changé d’échelle des points de vue géopolitiques et économiques, passant du statut de pays périphérique en développement à celui de puissance moyenne émergente. Réunissant quelques-uns des meilleurs spécialistes de la Turquie contemporaine, cet ouvrage fondamental brosse le portrait d’un acteur devenu incontournable dans sa région et au-delà, et questionne l’expérience turque, souvent citée comme source d’inspiration pour appréhender les sociétés arabo-musulmanes.

. Laurence Buzenot, Caraïbe et île Maurice : industrialisation et développement, Paris, L’Harmattan, 2013.
Comment expliquer le développement économique des îles de la Caraïbe et de l’île Maurice par le prisme de l’industrie ? Cet ouvrage analyse l’émergence et l’impact des activités industrielles dans ces espaces insulaires. L’industrialisation par les zones franches est aujourd’hui le terreau du développement territorial endogène.

Karoline Postel-Vinay, The G20 : A New Geopolitical Order, Basingstoke, Palgrave-Pivot, 2013.
The composition of the Group of Twenty or G20 reflects the metamorphosis of world politics. In contrast with other ’Gs’ (G8, G77) its members are both developed and emerging economies, democracies and authoritarian regimes, secular and religious governments. This book argues that the G20 is neither a global executive board for a new world order, nor is it just a crisis unit for failing economies. It is a laboratory for the observation, experimentation and invention of new forms of international cooperation that are redefining global politics.

. Émilie Frenkiel et Jean-Louis Rocca (dir.), La Chine en mouvements, Paris, PUF, 2013.
Censure, arrestations, hyper croissance, pollution, corruption, instabilité sociale, maintien du Parti unique : la République populaire de Chine est souvent présentée sous les traits d’un pays certes plus puissant et plus prospère, mais aussi plus agressif et répressif que jamais. Cet ouvrage a pour objectif de remettre en cause les paradigmes qui contribuent à cette vision manichéenne de la société chinoise. À travers quelques phénomènes récents – le développement du journalisme d’investigation, l’essor du monde associatif et de la protestation sociale, l’évolution de la politique de l’enfant unique, le rôle joué par Internet –, il donne l’image d’une société complexe, dynamique et néanmoins traversée par des contradictions lourdes d’incertitude. Dans ce cadre, le destin de la Chine ne dépend ni de l’influence d’une culture supposée éternelle, ni de lois historiques supposées incontournables, mais de la façon dont évolueront ces contradictions.

. Judit Maar et Julia Nyikos (dir.), Le clivage centre/périphérie dans une approche interdisciplinaire, Paris, L’Harmattan, 2013.
Cet ouvrage présente un examen critique de l’opposition « centre-périphérie », dans une approche pluridisciplinaire. Le thème fédérateur des transferts entre les deux moitiés de l’Europe interroge les disciplines sur l’état de leurs recherches dans l’appréhension des décalages-rattrapages-transferts sur le continent. Le recueil confronte une approche mono-disciplinaire conduisant au clivage centre-périphérie, à une approche pluridisciplinaire identifiant un ethos global centre-européen.

. Michel Deese, Les îles de la Caraïbe : enjeux et perspectives, Paris, L’Harmattan, 2013.
L’objectif de cet ouvrage est d’aborder ces îles, en dresser un diagnostic, à des échelles différentes et sur le temps long afin de comprendre les dynamiques contemporaines et les capacités insulaires à s’adapter voire à dépasser les crises. Sur ces espaces parfois étroits, données environnementales, sociales, économiques et géostratégiques se chevauchent, nécessitant leur prise en compte pour un développement durable et équilibré.

. Bernard Squarcini et Étienne Pellot, Renseignement français : nouveaux enjeux, Paris, Ellipses, 2013.
En Syrie comme ailleurs, le renseignement sert-il, d’abord, à faire la guerre ? Les services d’écoute de la NSA américaine (National Security Agency) et les grandes oreilles françaises menacent-elles les libertés civiles et politiques ? Les « fadettes » mettent-elles en danger la liberté de la presse ? Les attaques de Toulouse et Montauban, comme celles des « loups solitaires » de Boston, de Londres et du quartier de la Défense à Paris, pouvaient-elles être anticipées ? Liés à l’actualité politique nationale et internationale, symptomatiques de notre monde globalisé, ces différents dossiers ramènent tous, peu ou prou, aux services de renseignement, à leurs missions et leurs méthodes de travail. En Grande-Bretagne, et plus généralement dans le monde anglo-saxon, les espions sont considérés comme exerçant un « métier de seigneur ». Malédiction gauloise et mal français récurrent, ils sont toujours, dans notre pays, assimilés aux « barbouzes », aux coups tordus, à des « affaires » – objets de toutes les instrumentalisations politiques. Cinq ans après une réforme majeure qui a débouché sur la création de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), aux lendemains d’un rapport parlementaire important dédié à la communauté française du renseignement, il est grand temps de refaire l’état des lieux des services spéciaux. Ni réquisitoire, ni pamphlet, ni manifeste, ce livre à quatre mains est d’abord un hommage aux hommes et femmes de l’ombre. Il pointe les nouveaux enjeux du renseignement français, ouvre des perspectives et propose une feuille de route pour la défense de la France et de ses intérêts à l’étranger.

. Bernard Pénisson, Histoire de la pensée stratégique, de Sun Zi au nucléaire, Paris, Ellipses, 2013.
Véritable synthèse de la pensée des grands stratèges à travers l’histoire, cet ouvrage offre au lecteur, grand public comme étudiants soucieux de comprendre l’actualité géopolitique, une initiation claire et solide à la culture générale stratégique.

Chaque théorie est précédée d’une biographie de son auteur, car la pensée, même stratégique, n’est jamais désincarnée. Elle reflète l’expérience et la culture des stratégistes présentés, depuis Sun Zi jusqu’au général Poirier, en compagnie de Thucydide, César, Machiavel, Richelieu, Clausewitz, Jomini, Moltke, Foch et de bien d’autres.

De nombreux extraits et citations complètent l’ouvrage pour proposer au lecteur, au sein de cette pensée mouvante, quelques repères solides, les invariants de la stratégie, qui lui offriront des bases de réflexion.

. Jérôme Chenal, La ville ouest-africaine : modèles de planification de l’espace urbain, Genève, Métis Presses, 2013.
Croissance rapide, villes ingérables, crise urbaine, macrocéphalies : les villes d’Afrique de l’Ouest ne seraient plus planifiables, du moins pas avec les instruments classiques de l’urbanisme. Sans nier le rôle des méthodes participatives pour faire la ville, il semble nécessaire de revenir sur les plans, sur les modèles de villes, sur ce qu’ils véhiculent et sur la manière dont ils sont construits.

Mais il faut également descendre dans la rue, à même le sol, pour appréhender la ville dans toute son épaisseur. La ville ouest-africaine propose un regard sur une double échelle. A l’échelle urbaine, il s’agit d’analyser les parcours historiques, le développement spatial, les documents d’urbanisme, afin de faire émerger les grandes tendances qui se dessinent au-delà des plans. A l’échelle de l’espace public, la rue est analysée comme lieu de fixation des enjeux de la ville.

En innovant dans les méthodes, en testant des protocoles nouveaux, La ville ouest-africaine fait émerger une vision peu classique de Nouakchott, de Dakar et d’Abidjan, les trois terrains de cette investigation. La ville d’aujourd’hui, en Afrique ou ailleurs, doit réinterroger ses multiples dimensions sociales, économiques, culturelles, politiques, spatiales : pour cela, la recherche urbaine remet en question ses propres méthodes.

. Nils Andersson et Daniel Lagot (dir.), Droit international et conflits armés, Paris, L’Harmattan, 2013.
Ce livre présente les contributions de plusieurs juristes et autres personnalités sur le droit international, ses principes fondamentaux et la manière, souvent discutable, dont ils sont interprétés et/ou appliqués par les Nations Unies ou par divers États. Les analyses présentées, souvent en dehors des idées dominantes, mettent largement en cause les politiques occidentales. Ces analyses donneront des éléments d’information et de réflexion utiles sur ces questions.

. Anne Battistoni-Lemière, Anne Le Fur, Alain Nonjon, Cartes en mains. Méthodologie de la cartographie. Nouvelle édition mise à jour. Paris, Ellipses, 2013.

Un atlas. L’indispensable pour circonscrire les enjeux contemporains dans leurs cadres spatiaux, à des échelles variées, continentales et mondiales.

Une méthode. Toutes les épreuves de cartographie aux concours des écoles de commerce sont décortiquées dans leurs principes, leur finalité, leurs modalités, et surtout leur réalisation technique. Une démonstration par l’exemple. Un décryptage de 38 cartes ou croquis de synthèse structurés.

Un lexique. Les 100 mots-clés de la géopolitique les plus utilisés en cartographie.

Un ouvrage pour que cartes et croquis deviennent des outils au service de toute analyse géoéconomique ou géopolitique. Une référence pour réussir l’épreuve de cartographie aux concours et examens.

. Frank Tétart (dir.), Grand Atlas 2014. Comprendre le monde en 200 cartes, éd. Autrement.

Un outil pour comprendre où va le monde. Un panorama géopolitique complet et à jour. 200 cartes et plus de 80 infographies. Population : sommes-nous trop nombreux ? Ressources, énergies, climat : le grand chambardement. Le nouvel ordre mondial. Conflits, terrorismes : guerres d’un nouveau genre. La France face à la mondialisation.

Sous la direction de F. Tétart, docteur en géopolitique.

. F. Reyntjens, S. Vandeginste, M. Verpoorten (dir.), L’Afrique des Grands Lacs, annuaire 2012-2013, Paris, L’Harmattan, 2013.

Par l’analyse de thèmes d’actualité dans les domaines politique, social et économique, cet annuaire offre des clés pour une lecture de l’évolution de la région des Grands Lacs en 2012 et au premier semestre 2013.

. Le Bernard N’Zapa A Nai Colo Sissa, Laurent-Désiré Kabila : la longue marche pour un bref destin, Paris, L’Harmattan, 2013.

Cet ouvrage retrace la fin de vie du président Mobutu et l’arrivée de Laurent-Désiré Kabila à la présidence de la République Démocratique du Congo. L’auteur met en exergue le rôle prépondérant de l’Occident, et tout particulièrement des Etats-Unis, dans l’avènement au pouvoir de ce dernier. Il propose une analyse de ces événements dans le contexte géopolitique et économique de la région des Grands Lacs.

. Gaspard-Hubert Lonsi Koko, Ma vision pour le Congo-Kinshasa et la région des Grands Lacs, Paris, L’Harmattan, 2013.

« Ma vision pour le Congo-Kinshasa, c’est celle d’un pays capable de conjuguer le dynamisme économique avec la justice sociale ; c’est celle d’un pays qui fait le choix de la paix, de la croissance et de l’État de droit. C’est en surmontant les défis de la compétitivité et de la solidarité que les Congolais bâtiront le Congo-Kinshasa du troisième millénaire. C’est en privilégiant la conception républicaine qu’ils consolideront la cohésion nationale. Ainsi feront-ils triompher la démocratie. »
Pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko, il est inimaginable qu’un projet puisse être viable dans la région des Grands Lacs tant que le Congo-Kinshasa n’a pas retrouvé sa pleine souveraineté, tant que la confiance n’est pas rétablie entre les peuples congolais, burundais et rwandais. En tout cas, les pays limitrophes ont plus besoin de la stabilité et du développement économique de leur grand voisin plutôt que de ses ressources naturelles. De plus, un Congo-Kinshasa pacifié servira in fine de vivier à la région des Grands Lacs et à toute l’Afrique centrale.

. Pierre Veltz, Paris, France, monde : repenser l’économie par le territoire, La Tour-d’Aigues, L’Aube, 2013.

Notre pays est à la croisée des chemins. Dans nos choix, l’histoire pèse très lourd  : le deuil de la « Grande nation » n’est pas facile. Mais la géographie compte aussi, puissamment. Le territoire – son extrême fragmentation politique, la montée des métropoles régionales, le rapport entre Paris et la France non parisienne – façonne en profondeur nos trajectoires. Pour Pierre Veltz, il faut en finir avec « Paris et le désert français ». La vitalité de Paris est essentielle pour le pays, et ne s’oppose pas à la décentralisation. Pierre Veltz explore les liens entre le contexte mondial, les mutations du territoire et Paris. Il montre surtout comment le territoire peut créer de nouveaux chemins de croissance, dans une société bouleversée par la révolution numérique et la conversion écologique. Nourri de son implication dans le projet du Grand Paris, Pierre Veltz propose ici une vision renouvelée, humaniste et offensive, de la politique économique.

. DATAR : 50 ans d’aménagement du territoire, Paris, La documentation française, 2013.

Créée en 1963, la DATAR fête cette année ses cinquante ans. Avec ce nouveau titre de la collection : « Territoires en mouvement », c’est ici l’occasion de retracer les grandes étapes de la politique d’aménagement du territoire sur les cinq décennies écoulées ; des métropoles d’équilibre aux reconversions industrielles, des grands schémas de transport au développement des infrastructures numériques, des premières aides en faveur des territoires de montagne à l’aménagement des littoraux… voici quelques repères clés pour mieux cerner ce grand chantier en constante évolution, porté à l’origine par un acteur prépondérant – l’État – puis en partenariat suite à la montée en puissance des collectivités territoriales et de l’Union européenne.

. Philippe Subra, Le Grand Paris : Géopolitique d’une ville mondiale, Paris, Armand Colin, 2013.

Faut-il faire du développement de la métropole parisienne une priorité absolue, comme le pensait Nicolas Sarkozy ? Ou considérer que d’autres questions sont tout aussi décisives : crise des banlieues, manque de logements, problème des transports ou encore lutte contre la pollution et le réchauffement climatique ?

Au bout de trois ans de conflit, l’État et la Région Île-de-France sont arrivés en 2011 à un accord sur la création d’un nouveau métro, le Grand Paris Express. Mais les inégalités de richesses entre populations et entre communes demeurent et la construction de logements continue de se heurter aux intérêts locaux. La question de la gouvernance de la métropole est loin d’être tranchée. L’Île-de-France demeure le champ de rivalités d’acteurs très fortes. Avec en arrière-plan les mutations spectaculaires que connaît le paysage politique régional : la conquête de l’ancienne banlieue rouge par le Parti socialiste, la crise du système UMP dans les Hauts-de-Seine, la concurrence entre écologistes et socialistes à Paris. L’auteur, spécialiste de géopolitique locale, analyse les enjeux actuels de la métropole à l’heure de la mondialisation, les rivalités entre acteurs institutionnels et la concurrence entre forces politiques pour le contrôle du pouvoir en Île-de-France.

. Zaki Laïdi, La Norme sans la force : l’énigme de la puissance européenne, Paris, Presses de Sciences Po, 2013.

En dépit de la montée en puissance des pays émergents, l’Europe reste la première puissance commerciale du monde et l’euro, en pleine tourmente, est toujours la seconde monnaie de réserve derrière le dollar. Elle demeure cependant en position d’influencer le jeu mondial par le pouvoir de ses normes dans des domaines aussi différents que l’environnement, la finance ou la protection sociale.
Sa « faiblesse » issue d’une réticence à recourir à la force, ne l’a pourtant pas empêché de remporter des succès en Libye, ou au Mali.
Contrairement à certaines idées reçues, l’Europe parvient à défendre ses intérêts quand ils sont directement en jeu. Mais parce qu’elle n’est pas un État, elle n’arrive pas à les fondre dans une stratégie globale qui lui donnerait plus de d’éclat et surtout de force.

. Zaki Laïdi, Le reflux de l’Europe, Paris, Presses de Sciences Po, 2013.

« Pourquoi le professeur s’est-il tant trompé ? » demandent malicieusement les Chinois. Pourquoi le monde ressemble-t-il de moins en moins à celui que l’Europe espérait voir émerger ? C’est à cette question que Zaki Laïdi tente de répondre en montrant comment la crise de l’euro a transformé l’Europe en risque pour le monde, et comment elle a perdu son leadership à l’OMC et sur la question climatique.
Mais c’est aussi sous la poussée des pays émergents et des États-Unis que l’influence de l’Europe reflue et que la realpolitik revient en force, tandis que le multilatéralisme, qui se voulait sa marque de fabrique dans le monde multipolaire, s’estompe.
Et pourtant, dans cette Europe sans consensus, les États membres s’affirment sur la scène internationale, que ce soit à travers des accords bilatéraux ou sur le plan militaire. Alors, des Européens sans Europe ?

. Thierry Balzacq et Frédéric Ramel (dir.), Traité de relations internationales, Paris, Presses de Sciences Po, 2013.

Longtemps qualifiées de « science américaine », les relations internationales sont l’un des secteurs les plus porteurs du marché universitaire mondial : offres de cours, programmes de recherche, intérêt des étudiants.
Fruit de la collaboration entre une soixantaine de chercheurs, seniors et juniors, ce traité embrasse tous les aspects des relations internationales, y compris dans leurs développements les plus récents. Il croise différentes approches de ce champ scientifique qu’il entend contribuer à renforcer et à dynamiser dans le monde francophone.
Ce panorama complet se décline en quatre parties : 1) l’histoire comparée des relations internationales en tant que discipline universitaire ; 2) l’analyse des modalités par lesquelles les autres disciplines, des mathématiques à la philosophie, l’appréhendent ; 3) l’état des savoirs dans les différentes branches du domaine ; 4) l’examen des canaux de diffusion des connaissances, de la pédagogie aux débats publics au sein de la Cité, sans oublier l’expertise et les nouveaux médias.
Portant l’ambition de renouveler la tradition ancienne du traité, cette somme inédite en langue française se veut à la fois la porte d’entrée de la discipline et sa référence pour tous les publics et acteurs concernés : étudiants, enseignants, chercheurs, politiciens, diplomates et experts, professionnels des associations et des organisations internationales.

. Jean-Marie Miossec, Rivages d’Europe : personnalité et avenir d’un continent ouvert, Paris, L’Harmattan, 2013.

Ce livre se veut une géopolitique du continent Europe. Quatre moments permettront de suivre ce projet d’identification de la personnalité et de l’avenir de l’Europe : On s’essaiera à dessiner la face de l’Europe ; on considérera que l’Europe s’est moulée sur ses rivages ; dans un troisième volet, c’est un bilan à jour de l’Europe ; enfin, l’Europe sans rivage se veut une analyse critique autour de la construction européenne.

. Louise Fines, Négociations et crimes en col blanc, Immunités réciproques, Paris, éd. L’Harmattan, 2013.

Quelles sont les actions qui modulent la visibilité du crime et qui affectent également les actions menées par les instances de contrôle pour y mettre un terme ? En ayant recours à cinq études de cas contemporaines (Film Recovery Systems ; Westray ; Ford ; l’affaire du syndrome de l’huile frelatée ; Transco), il s’agit de mieux comprendre les délais de réponse alors que des organisations commettent des crimes, alors que les signaux avertisseurs et des dénonciations ont systématiquement été ignorés.

. Kamel Mohanna, Un médecin libanais engagé dans la tourmente des peuples : Les choix difficiles, Paris, éd. L’Harmattan, 2013.

Né l’année de l’indépendance du Liban, en 1943, le docteur Kamel Mohanna a un parcours complexe : études de médecine en France, militant au sein de l’Association des étudiants arabes, défenseur de l’indépendance algérienne, il rejoint le Dhofar dans les années 60 où il participe à la marche des « médecins aux pieds-nus », puis retourne au Liban au milieu des camps de réfugiés palestiniens, et fonde en 1979 l’association médico-sociale Amel. Son itinéraire est emblématique de toute une génération d’Arabes qui s’est investie dans l’action à la fois nationale et humanitaire.

. Olivier Mongin, La ville des flux : l’envers et l’endroit de la mondialisation, Paris, éd. Fayard, 2013.

La mondialisation est avant tout urbaine. Devenue un gigantesque accélérateur de trajectoires individuelles, soumise aux impératifs de la vitesse, la ville des flux perd progressivement son attache avec le territoire. Elle oscille ainsi entre les friches urbaines des non-lieux que les flux contournent – les favelas de Rio ou Sao Paulo, les bidonvilles de Kinshasa et de Johannesburg – et le paroxysme de la communication des hyperlieux branchés sur les réseaux, où s’affichent les signes d’une modernité agressive et insolente – comme à Singapour, Doha ou Dubaï. Y a-t-il encore une place pour l’émergence de milieux qui cherchent à soumettre ces flux à l’exigence anthropologique de l’habiter, ainsi qu’à celle, politique, de l’agir ensemble – comme le symbolisent désormais la place Tahrir du Caire ou la place Taksim d’Istanbul ?

Pour déjouer les projections fonctionnalistes des architectes-urbanistes ainsi que les tentatives de planification des édiles et des aménageurs, pour résister aux nostalgies patrimoniales comme aux séductions des images futuristes, il faut être sensible aux pouvoirs de l’informel, celui des quartiers tremplins qui font des migrants les inventeurs de nouvelles pratiques urbaines, comprendre les raisons de l’attractivité des façades maritimes et des ports, et entendre l’enchevêtrement des récits de la ville invisible.

Olivier Mongin nous propose un panorama magistral des évolutions contemporaines de la ville et de la diversité des scénarios urbains, en nourrissant ses réflexions des réalisations des architectes et urbanistes, mais aussi des fulgurances des cinéastes.

. Xavier Bernier et Christophe Gauchon, Atlas des montagnes : espaces habités, mondes imaginés, Paris, éd. Autrement, 2013.

« La densité des phénomènes spatiaux et de leurs arrangements fait des montagnes du monde les lieux d’une évidente géodiversité où s’exprime la fantaisie des sociétés. »
90 cartes et infographies pour mieux comprendre les liens tissés entre les sociétés et les montagnes du monde : une invitation à un grand voyage géographique.

. Des clés d’interprétation pour saisir la place des montagnes dans le monde à travers les grands enjeux contemporains : le développement économique, l’environnement, l’aménagement, la géopolitique.

. Une occasion de découvrir la diversité des montagnes : lieux d’aventures et de découvertes, habités ou simplement traversés, refuges de peuples opprimés ou théâtres de guerre.

. Une ouverture sur les montagnes magiques et sacrées, rêvées ou cauchemardées, transcendées par les arts.

Cet atlas se nourrit d’exemples choisis sur tous les continents, y compris ceux de l’imaginaire, et propose un regard neuf sur les pratiques associées aux mondes d’en haut.

Xavier Bernier et Christophe Gauchon sont enseignants-chercheurs en géographie à l’université de Savoie, au sein du laboratoire Edytem CNRS : Environnements, dynamiques et territoires de la montagne.

. Bruno Alomar, Sébastien Daziano et Thomas Lambert, Grandes questions européennes, Paris, éd. Sedes, 2013.

L’Union européenne a connu ces dernières années de profondes mutations. L’élargissement aux États d’Europe de l’Est, la réforme des institutions, timide avec le traité de Nice, plus substantielle avec le traité de Lisbonne, ont renouvelé tant la place de l’Union dans le monde que la conduite de ses politiques publiques et le fonctionnement de ses institutions. C’est dans ce contexte qu’a été rédigée la deuxième édition du présent ouvrage, après le succès de la première. L’approche, pluridisciplinaire, fait une large part à l’histoire de l’Union et aborde les différents aspects de la construction européenne. L’ouvrage traite tour à tour des dimensions institutionnelle, juridique, économique et géopolitique, tout en abordant l’ensemble des politiques conduites au niveau européen. L’action de l’Union est ainsi appréhendée dans sa globalité.

Cet ouvrage est destiné principalement aux étudiants, notamment dans la perspective des concours administratifs. Clair et pédagogique, il s’adresse également à tous ceux qui s’intéressent aux questions européennes et qui y trouveront des connaissances actualisées permettant de nourrir leur réflexion.

. Pierre Dallenne et Frédéric Buchy, La mondialisation : nouvelles dynamiques géopolitiques et géoéconomiques, Paris, éd. Ellipses, 2013.

Avec la Fin de l’Histoire, la phase d’hypermondialisation a bousculé les rapports de force géoéconomiques : États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France et Italie (G6) étaient les principales puissances économiques au début des années 1980. Aujourd’hui, la Chine fait quasiment jeu égal avec les États-Unis en termes de PIB et les autres puissances émergentes talonnent ou dépassent les anciennes « économies-mondes » européennes du début du XXe siècle. Ce « basculement » du monde est à l’origine de défis et enjeux inédits : ruptures productives, hypertrophie de la finance, gouvernance mondiale, émergence et ré-émergence source de concurrences nouvelles, croissance démographique, urbanisation galopante, défis alimentaires, énergétiques, de l’eau et du développement durable… sans compter l’existence de nouvelles dynamiques géopolitiques qui conduisent à la naissance d’un monde fait de menaces plus que de risques.

En 21 chapitres et 22 cartes, les auteurs décryptent les problématiques et les enjeux géoéconomiques et géopolitiques d’un monde en construction.

Frédéric Buchy est professeur au lycée industriel et commercial de Tourcoing. Il intervient également en classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Saint-Paul à Lille.

Pierre Dallenne est professeur en classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Saint-Paul à Lille. En plus de ses fonctions d’enseignement, il en assure la direction pédagogique.

. Frédéric Lambert, Les mondialisations : les dessous d’un monde pluriel, Paris, éd. Ellipses, 2013.
L’ouvrage :
Une approche pluridisciplinaire : histoire, géographie, économie, géopolitique, développement durable, culture…
Des fiches en double page pour une lecture simplifiée des problématiques, avec tous les outils indispensables : chronologie, glossaire, l’essentiel à retenir…
Un cahier central avec les cartes de synthèse en couleur.
Des exemples nombreux.
Des sujets corrigés.
Une bibliographie sélective.
Un lexique pour les mots essentiels.
Le public :
Étudiants en classes préparatoires économiques et littéraires.
Étudiants à Sciences Po.
Étudiants en Licence.

. L’Atlas satellite, Paris, éd. Larousse, 2013.
Un atlas mondial pour découvrir la Terre grâce à 65 cartes et 50 images satellites époustouflantes.

Des cartes physiques : Une cartographie du monde à l’échelle 1/30 000 000. Une cartographie des continents à l’échelle 1/4 500 000. Et toutes les régions de France. 50 magnifiques photos satellites en 3D. Un zoom sur les grandes métropoles : Paris, New-York, Pékin, Moscou… La découverte de lieux emblématiques : le Vatican, le Taj Mahal, la barrière de Corail, le delta du Danube, les chutes du Niagara… Une précision au détail près grâce à un degré de résolution unique
Pour voir la Terre autrement !

. Michel Foucher (dir.), Atlas de l’influence française au XXIème siècle, Paris, éd. Robert Laffont, 2013.

En des domaines aussi divers que l’humanitaire, le droit international, l’archéologie, le code civil, l’art de vivre, la culture ou le luxe, la France exerce depuis des décennies une influence incontestable dans le monde. Cette influence est un instrument de pouvoir qui, s’il est utilisé à bon escient, peut être très bénéfique à l’Hexagone, aussi bien en termes d’image que d’un point de vue économique et stratégique.

Notamment à travers des comparaisons avec les autres puissances mondiales, l’atlas analyse la place réelle de notre pays, mais aussi la façon dont il est perçu d’une nation à l’autre. C’est ainsi que la France peut aussi bien évoquer avant tout le romantisme pour un Chinois que le positivisme pour un Brésilien. Au-delà d’un simple état des lieux, cet atlas affirme et démontre, cartes à l’appui, l’ampleur du pouvoir d’influence « à la française » à travers le monde.

Il trace aussi les contours futurs de ce pouvoir et les moyens de le redéployer le plus efficacement possible pour donner un nouveau souffle au rayonnement de la France dans le monde. Il ne s’agit plus, comme nous l’avons fait trop longtemps, de dispenser des leçons aux autres pays, mais bien plutôt de devenir une référence, une nation créative, un lieu d’initiative qui inspire et entraîne nos partenaires mondiaux.

. Maxime Lefebvre, Plaidoyer pour une Europe des nations, Armand Colin, 2013.

L’Europe ne peut être comprise sans prendre en compte la diversité et l’identité des nations qui la composent. La crise de la zone euro, l’importance toujours redécouverte de la relation franco-allemande sont là pour le montrer.

Les différences entre la latinité et la germanité, entre le nord et le sud, entre l’est et l’ouest, entre les grands et les petits pays sont toujours bien présentes malgré l’approfondissement de la construction européenne depuis plus d’un demi-siècle.

L’Europe ne se fera pas contre, mais avec les nations. Elle ne peut ni se transformer en État fédéral, ni se déterminer uniquement en fonction de la mondialisation, des Nations Unies ou de l’Occident. Elle ne sortira de ses difficultés actuelles que si elle parvient à réinventer la coexistence de ses nations et à renforcer sa cohésion, en particulier à partir de l’union monétaire. En remettant les nations au coeur de la réflexion, cet ouvrage livre de nouvelles perspectives, pleines d’espoir pour le projet européen.

Sommaire : Introduction : réincarner l’Europe par les nations. 1. L’énigme de l’identité européenne. 2. La profondeur des nations. 3. La fédération d’États-nations. 4. Entre compétition et solidarité. 5. L’Europe et le monde. 6. Du rôle particulier de la France et de l’Allemagne. Conclusion : organiser le continent européen à partir des nations

Maxime Lefebvre est diplomate et professeur à l’Institut d’études politiques de Paris.

. Corinne Balleix, La politique migratoire de l’Union européenne, Coll. Réflexe Europe, Paris, La documentation française, 2013.

Pierre Verluise, Directeur du Diploweb.com : « Dans un monde idéal, les commentateurs de la tragédie de Lampedusa s’imposeraient de lire cet ouvrage. A défaut, les citoyens le feront dans le monde réel. »

Axée pour l’essentiel sur la maîtrise des frontières extérieures de l’Union et la lutte contre l’immigration irrégulière, mais aussi sur l’accueil des demandeurs d’asile, la régulation de l’immigration légale et l’intégration des migrants, la politique migratoire européenne n’en reste pas moins dominée par des États membres soucieux de décider souverainement qui peut entrer et séjourner sur leur territoire. Après avoir retracé les étapes marquantes de cette politique, l’auteur de cet ouvrage en dresse le bilan et en évalue la portée : certes, la gestion des frontières extérieures de l’Union est aujourd’hui régie par un ensemble de règles communes, auquel s’ajoutent des dispositifs opérationnels très intégrés ; mais est-elle pour autant efficace, solidaire au niveau européen et respectueuse des droits fondamentaux des migrants ? Que dire de l’accueil réservé aux ressortissants des pays tiers et de la protection accordée aux demandeurs d’asile ou aux réfugiés ? L’harmonisation des règles en matière d’immigration légale, notamment à dimension économique, est-elle suffisante ? Le modèle d’intégration « à double sens » promu par l’Union européenne a-t-il des manifestations tangibles ?


Le livre recommandé par le Diploweb.com pour le mois d’octobre 2013

. Pierre Razoux, La guerre Iran-Irak. Première guerre du Golfe 1980-1988, Paris, Perrin, 2013.

Pierre Verluise, Directeur du Diploweb.com : « Voici une somme impressionnante par la quantité et la qualité des sources utilisées, mais aussi par l’aisance de l’écriture … et le plaisir de la lecture. Sur des pages particulièrement sombres, P. Razoux donne à chacun des clés de lecture indispensables pour saisir la mémoire géopolitique des acteurs. »

4e de couverture

Un livre essentiel nourri aux meilleurs sources avec des archives inédites par l’un des meilleurs spécialistes actuels du Moyen Orient. Il permet de comprendre non seulement ce qui s’est joué à l’aube des années 1980 au Moyen Orient mais aussi les enjeux géopolitiques actuels.

La guerre Iran-Irak aura marqué un tournant dans l’histoire du Moyen-Orient. On ne peut pas comprendre la situation qui prévaut aujourd’hui dans le Golfe, le dossier nucléaire iranien ou les crises politiques à Bagdad et Téhéran, sans saisir les frustrations et craintes persistantes qui découlent directement de cette guerre. Terriblement meurtrière, elle a frappé à jamais l’imaginaire des protagonistes mais aussi des Occidentaux : en mémoire, les images dramatiques d’enfants envoyés au combat, les villageois gazés, les villes en ruines, les pétroliers en feu ou les tranchées ensanglantées.

Pour retracer cette histoire à la fois militaire et diplomatique, aux enjeux économiques certains, Pierre Razoux a eu accès à des sources inédites de première main, dont les fameuses bandes audio de Saddam Hussein. Il détaille ici les nombreuses affaires ? Irangate, Luchaire, Gordji, attentats en France, enlèvements au Liban ? toutes étroitement liées à ce conflit. Une histoire faite de rebondissements permanents au gré de l’attitude des pétromonarchies, de la Russie, de la Chine et des Etats-Unis, mais aussi caractérisée par la compromission de nombreuses nations, parmi lesquelles la France…

Directeur de recherches à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM), spécialiste reconnu du Moyen-Orient, Pierre Razoux est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur les conflits contemporains, notamment Tsahal ? Nouvelle histoire de l’armée israélienne (Perrin).


. Isabelle Feuerstoss, La Syrie et la France. Enjeux géopolitiques et diplomatiques, Paris, L’Harmattan, 2013.

Caractérisée en 2011 par le pacifisme des manifestants et l’aspect séculier des revendications démocratiques, la nature de la crise syrienne a depuis profondément changé. La répression massive et aveugle des forces armées de Bashar al-Assad ainsi que l’internationalisation du dossier ont progressivement transformé le soulèvement populaire en une guerre civile. Comment comprendre la ligne intransigeante de la politique française dès l’été 2011, inédite mais risquée (car fondée sur le pari de la chute inexorable du régime à court terme) et les réponses disproportionnées et violentes de Damas à l’égard de Paris ? Désormais, le sort du régime syrien est devenu un enjeu géopolitique de première importance pour les puissances régionales et internationales. En effet, compte tenu de l’importance stratégique de la Syrie dans l’équation moyen-orientale, la reconfiguration des rapports de force internes laisse présager des contrecoups à portée régionale, si ce n’est au-delà. Dans ce contexte, quel est l’avenir des relations entre la France et la Syrie ? Cet ouvrage se propose d’apporter quelques clefs permettant de mieux appréhender la complexité et la portée des enjeux en présence. Il est tiré d’une thèse.

Isabelle Feuerstoss est docteur en géopolitique et spécialiste de la Syrie où elle y a effectué de nombreux longs séjours. Arabisante, elle est chercheuse postdoctorale à l’Institut français de géopolitique (IFG) et au Pôle Méditerranée de l’université Paris VIII.

. Alain Nonjon (Coord.), Histoire, géographie et géopolitique du monde contemporain, nouveau programme prépas ECS 1ere année. L’essentiel du cours et les clés pour réussir. Paris, Ellipses, 2013.

Pour donner de l’épaisseur à ce nouveau programme ambitieux mais exaltant, les auteurs de cet ouvrage ont décidé de donner aux étudiants des moyens proportionnés à ces ambitions : un unique volume qui couvre tout le programme, de façon synthétique… mais offrant un cours complet.

Une équipe d’enseignants rodés au terrain de la préparation et à la mise en avant des problématiques (trois ou quatre par chapitre). Une maquette simple, axée sur ce qu’il faut retenir, ce dont il faut débattre, ce qu’il faut hiérar­chiser dans le temps (des chronologies épurées), ce qui doit être évalué (chiffres clés), ce qui doit bien s’énoncer (lexique en fin d’ouvrage).

Un souci constant de déboucher sur une réflexion originale éloignée des clichés, avec un rappel en fin de chapitre des idées reçues débattues.

Des bibliographies commentées et ciblées : un ouvrage indispensable décrypté, des livres, des sites, des films…

Une préparation explicite aux quatre types d’exercices demandés aux candidats : des cartes croquis de synthèse conformes aux exigences des concours, des cartes commentées, des dissertations et des questions d’oral… rédigées et structurées.

. Yves Doutriaux et Christian Lequesne, Les institutions de l’Union européenne après la crise de l’euro. Coll. Réflexe Europe. Paris, La documentation française, 9e édition entièrement revue et mise à jour.

Un livre de référence actualisé qu’il faut avoir à portée de main pour éviter d’avoir un propos dépassé par les évolutions des institutions européennes.

. Enseigner la mer. Des espaces maritimes aux territoires de la mondialisation. Coll. Trait d’Union, Université, collège, lycée. CNDP-CRDP, 2013. Un outil multisupport pour lier mise au point scientifique et application pédagogiques.

Un document référence, qui apporte une synthèse sur le vaste sujet de la mer. Le DVD-ROM contient de très nombreux documents et études de cas pour le collège et le lycée.

La mondialisation a accru l’importance géostratégique des mers et des océans : avec des conséquences économiques et écologiques, géographiques et politiques, maritimes et militaires. L’ouvrage présente un état de la recherche sous ces différents angles et décrit le mouvement de « territorialisation » des espaces maritimes qui les place au cœur des enjeux de puissance actuels. Adossé à cette mise au point scientifique, le DVD-Rom offre un ensemble de ressources exceptionnel (études de cas, cartes, animations, photographies, documents…) pour l’enseignant ou l’étudiant. Des séquences pédagogiques proposent d’enseigner ces questions maritimes en géographie, en histoire et en éducation civique. Appuyées sur les programmes du collège et du lycée, elles permettent aux élèves de construire progressivement une représentation de plus en plus complexe des espaces maritimes aujourd’hui. L’accent est particulièrement mis sur la relation étroite entre le contenu scientifique, l’approche didactique et les démarches pédagogiques adaptées aux ambitions des programmes.

. Henry Laurens et Mireille Delmas-Marty, Terrorismes. Histoire et droit. Coll. Biblis, éd. CNRS, 2013.

Le terrorisme, une « technique » de combat parmi d’autres ? Comment définir cette forme de violence dont l’apologie constitue un délit ? « Terroriste », Robespierre ? Et les nihilistes russes ? Et les combattants du Hezbollah, les poseurs de bombe du Hamas, les djihadistes d’Al-Qaïda ? Quelle est la vraie nature du terrorisme ? Et quel est son avenir ? Autant de questions fondamentales traitées en profondeur par les plus grands spécialistes du sujet, historiens, juristes, politologues. Voici donc, pour la première fois, un tour d’horizon complet du terrorisme tel qu’il fut et tel qu’il est devenu, enfant de l’âge des extrêmes, arme du faible contre le fort, violence accoucheuse d’histoire et de chaos.

. Isabella Damiani, Géopolitique de l’Asie centrale. Entre Europe et Chine : le coeur de l’Eurasie. Coll. Major. Paris, PUF, 2013.

Vingt ans après la chute de l’URSS, l’Asie centrale reste l’une des régions les plus méconnues de la planète. Son importance grandit cependant : cœur de l’Eurasie, maillon central d’une Route de la Soie réactivée, au contact de l’Afghanistan en guerre et du Xinjiang chinois rebelle, riche en hydrocarbures, la région retrouve toute la dimension qu’elle avait acquise au XIXe siècle, à l’époque du « Grand Jeu » opposant Russes et Britanniques.

L’ouvrage s’adresse à tous ceux qui veulent connaître une région aux enjeux croissants et multiples, et en particulier aux étudiants en géopolitique et dans les IEP.

. Une étude de l’ensemble des cinq ancien-nes républiques soviétiques (Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Turkménistan, Ouzbékistan) étendue jusqu’à l’Afghanistan septentrional et le Xinjiang chinois.

. Un portrait de l’Asie centrale en pleine évolution : ses conditions physiques et climatiques extrêmes, ses héritages culturels et religieux uniques, ses identités en reconstruction.

. Un panorama complet de la région, ses acteurs (clans, pouvoir politique, islam…), ses enjeux et ses conflits.

. Vingt ans après la chute du système géopolitique qui l’a créée, les relations de la zone avec les grandes puissances mondiales (Russie, Chine, États-Unis…) et régionales (Inde, Iran, Pakistan…).

Voir un extrait sur le Diploweb.com à propos du narcotrafic en Asie centrale


Le livre recommandé par le Diploweb.com pour le mois d’octobre 2013

. Maurice Vaïsse, Les relations internationales depuis 1945, Armand Colin, 2013, 13e édition.

Pierre Verluise, Directeur du Diploweb.com : « Voici un ouvrage classique qu’il faut avoir à portée de main pour mettre en perspective l’actualité, vérifier un fait, s’assurer d’une date, trouver une carte de référence. Ce manuel, équipé d’un index, est indispensable à l’étudiant en relations internationales ou géopolitique. Il fera aussi le plaisir de celui qui – un peu plus âgé – dispose de quelques éléments mais manque d’une vision d’ensemble claire et précise. »


. Romain Thomas, Russie et Caucase. Jeux d’influence et nouveaux défis. Préface de Jean Radvanyi. Paris, Ellipses, 2013.

Une approche pluridisciplinaire : histoire, géographie, économie, géopolitique, développement durable, culture… Des fiches en double page pour une lecture simplifiée des problématiques, avec tous les outils indispensables : chronologie, glossaire, l’essentiel à retenir… Un cahier central avec les cartes de synthèse en couleur. Des exemples nombreux. Des sujets corrigés. Une bibliographie sélective. Un lexique pour les mots essentiels.

. Stéphane Audouin-Rouzeau (et alii), Etat de guerre. L’année 1914 à travers les publications officielles, La Documentation française, 2013.

. Maxime Lefebvre, Le jeu du droit et de la puissance Précis de relations internationales, Coll. Major, PUF, 2013

En quoi la politique de Barack Obama constitue-t-elle une rupture dans l’histoire des États-Unis ? L’Asie et l’Afrique sont-elles l’avenir du monde ? Entre printemps arabes, drame syrien, conflit israélo-palestinien et crise nucléaire iranienne, le Moyen-Orient peut-il se stabiliser ? Comment internet devient-il un enjeu majeur dans les relations internationales ? Où en est le chantier de la gouvernance mondiale au lendemain de la crise financière et économique de 2008 ? Quel sont les défis posés à l’Union européenne après le traité de Lisbonne et la crise de la zone euro ?

Autant de questions d’actualité que ce livre remet en perspective. Fidèle à son approche originale, il fournit une lecture d’ensemble des relations internationales en croisant toutes les disciplines : l’histoire, le droit, l’économie, la géopolitique. Il permet de rendre compte d’une mondialisation qui n’est plus seulement le fait des Etats mais fait de plus en plus de place aux institutions, aux entreprises et aux individus, et dans laquelle la puissance doit composer avec le droit.

Depuis sa première parution en 1997, ce manuel s’est vendu à près de 10000 exemplaires et est devenu une référence pour tous les étudiants qui cherchent à préparer les concours (ENA, concours du ministère des Affaires étrangères) ou les examens universitaires, et plus largement pour tous ceux qui veulent s’initier aux mécanismes et aux enjeux des relations internationales contemporaines.

Maxime Lefebvre est diplomate et professeur à l’Institut d’études politiques de Paris.


Le livre recommandé par le Diploweb.com pour le mois de septembre 2013

. Philippe Delivet, Les politiques européennes, coll. réflexeeurope, Paris, La documentation française, 2013.

Pierre Verluise, Directeur du Diploweb.com : « Voici un chef d’oeuvre d’intelligence et un bijou pédagogique. Un livre de référence, documenté, clair, actualisé, à recommander à tout citoyen qui veut – vraiment – comprendre le fonctionnement de l’UE. »

Aujourd’hui encore, l’Union européenne reste trop souvent étudiée sous le seul angle de ses institutions ou de sa réglementation. Pourtant, elle conçoit et met en œuvre de nombreuses actions publiques, dans le cadre de stratégies pluriannuelles cohérentes et coordonnées, qui ont un impact direct sur l’agenda politique de ses États membres et sur la vie quotidienne de ses citoyens.

Mieux comprendre les politiques de l’Union est donc un impératif pour qui veut saisir le sens du projet européen. À cet égard, le chemin parcouru depuis l’origine de la construction européenne est saisissant : d’abord déployées dans le domaine économique (intégration économique et monétaire, marché unique, politiques sectorielles), les politiques européennes n’ont cessé de revêtir de nouvelles dimensions (judiciaire et pénale, sociale et environnementale, culturelle), sous le regard parfois inquiet d’États membres toujours solidement attachés à leur souveraineté.

Avec un réel souci pédagogique, l’auteur de cet ouvrage retrace l’histoire des politiques européennes et précise le cadre institutionnel, juridique et financier dans lequel celles-ci prennent place. Il dresse ensuite de façon synthétique et claire le panorama des politiques européennes actuelles en veillant, pour chacune d’elles, à souligner ses développements, son mode de prise de décision, ses principales réalisations et ses perspectives à moyen terme. Les étudiants, les enseignants et le simple citoyen trouveront ici un outil de compréhension efficace et actualisé.

Philippe Delivet est conseiller à la Direction de la législation et du contrôle du Sénat (Commission des affaires européennes), maître de conférences à Sciences Po Paris et chargé de cours sur les questions européennes à l’université Panthéon Assas Paris II et au Celsa Paris-Sorbonne.

Lire un entretien Philippe Delivet – Pierre Verluise sur le Diploweb.com


. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Ryoa Chung (dir), Ethique des relations internationales, Paris, PUF, 2013.

Ce premier manuel d’éthique des relations internationales, en français, apporte un éclairage unique sur la question syrienne. Y a-t-il des guerres justes ? Existe-t-il un droit à la santé et une obligation de secourir ? Quels sont nos devoirs à l’égard des générations futures ? Le commerce international doit-il se soumettre à des contraintes morales ? Qui est garant de l’environnement et qui est responsable de sa dégradation ? Quels sont les défis éthiques auxquels doivent faire face les tribunaux pénaux internationaux ? Le monde serait-il meilleur sans frontières ? Qu’est-ce qu’un compromis acceptable en matière d’humanitaire ? Est-il seulement possible d’atteindre une gouvernance globale juste et efficace ? Ce ne sont que quelques-unes des nombreuses questions qui mettent en évidence la nature et le rôle des valeurs morales, des enjeux et des dilemmes éthiques dans les relations internationales. Réunissant une vingtaine d’auteurs internationaux, ce livre est le premier et le seul manuel d’éthique des relations internationales en français.

Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, philosophe et juriste, est chercheur à la Faculté de droit de l’université McGill. Il est notamment l’auteur de La Guerre au nom de l’humanité : tuer ou laisser mourir (Puf, 2012).

Ryoa Chung est professeur de philosophie à l’université de Montréal. Elle a notamment codirigé, avec Geneviève Nootens, Le Cosmopolitisme : enjeux et défis contemporains (Presses de l’Université de Montréal, 2010).


Le livre évènement du nouvel élargissement de l’UE

. Pierre Verluise, Géopolitique des frontières européennes. Elargir, jusqu’où ? Illustré de 20 cartes, éd. Argos, diffusion Puf, 2013, 192 p. ISBN : 9 782366 140064, 14,90 €.

Actualité du livre géopolitique

L’incertitude qui règne sur la délimitation des frontières de l’Union européenne contribue à nourrir une inquiétude que les élites européennes sous-estiment volontiers. À l’image d’un boomerang cette préoccupation alimente une prise de distance croissante à l’égard de l’Union européenne.

Cet ouvrage propose des réponses claires et précises aux questions suivantes :

. jusqu’où l’Union européenne compte-t-elle encore s’élargir ?

. quelles relations l’UE entretient-elle aujourd’hui avec des pays de l’Est qui étaient hier considérés comme des ennemis ?

. comment s’organisent les relations de l’UE avec le Sud ?

Ainsi, le lecteur peut disposer d’une vision géopolitique des frontières de l’Union européenne. Les candidats aux concours trouverons la une ressource claire et efficace.

Pierre Verluise est Directeur du site Diploweb.com. Directeur de recherche à l’IRIS, P. Verluise étudie l’Union européenne et ses frontières. Il enseigne la géopolitique à la Sorbonne (MRIAE). Il a créé le séminaire géopolitique de l’Europe à l’École de guerre. Distinguished Professor de Géopolitique à GEM.

. Commander le nouveau livre de Pierre Verluise, Géopolitique des frontières européennes (Argos) sur Amazon


. Frédéric Charillon et Alain Dieckhoff (dir.), Afrique du Nord et Moyen-Orient. La double recomposition. Edition 2013-2014. Coll. Mondes émergents. Paris, La documentation française.

Le monde arabe a connu depuis janvier 2011 des mouvements de protestation d’une ampleur inégalée depuis un demi-siècle. Une grande partie des Etats de la région ont été affectés par cette mobilisation. L’édition 2013-2014 de la collection « Mondes émergents » poursuit son étude des conséquences du « printemps arabe » dans les relations internationales ainsi que du point de vue géopolitique.

En 2012, la configuration géographique du « printemps arabe » a été globalement stable. Les pays qui avaient été à l’avant-garde des mouvements ont continué à être travaillés par ces révoltes. En Tunisie, en Libye et en Égypte, les anciens régimes ont disparu. Un nouvel ordre politique y voit progressivement le jour, non sans tensions et difficultés, à des rythmes variables mais toujours avec une forte audience des mouvements se réclamant de l’islam et une fragmentation du camp laïc.

Ces recompositions internes ont naturellement des conséquences dépassant les frontières nationales. Elles posent la question de la stabilité politique d’ensemble et celle de la viabilité d’un pouvoir exercé par un parti religieux.

Or, sous la surface d’une stabilité des situations sud-méditerranéennes (aucun nouveau régime n’est tombé), les plaques tectoniques politiques et sociales se recomposent, le plus souvent dans la douleur, en tout cas dans l’incertitude. Une transition est toujours bien à l’œuvre, dont la temporalité a changé, mais dont la profondeur, se fait jour désormais.


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. Barthélémy Courmont, Géopolitique du Japon. Une puissance inquiète, Paris, Argos, 2013, 160 p.

Le Japon est-il entré dans une phase de déclin inévitable ? De manière cyclique, pour ne pas dire permanente, Tokyo s’interroge sur sa géopolitique. En panne de croissance, les Japonais observent avec inquiétude la montée en puissance d’une Chine ambitieuse, tandis que les Américains réinvestissent le Pacifique. Vus de Tokyo, les dilemmes d’aujourd’hui ressemblent à bien des égards à ceux d’hier. S’y ajoute cependant une dimension de crise interne très lourde de défis. Assommée par un tsunami dévastateur et une crise de son modèle énergétique, la société japonaise, qui pensait avoir trouvé un équilibre efficient entre traditions culturelles et dynamisme économique, voit se fendiller le consensus collectif qui faisait sa force. Pour saisir les mutations contemporaines du Japon, et mieux anticiper les positionnements internes et externes de ce pays aux trajectoires singulières, il est plus que jamais nécessaire de comprendre sa culture et son histoire.

C’est le défi que relève ici Barthélémy Courmont. Claire et précise, son analyse informée permet de mieux appréhender les particularités de cet archipel énigmatique, aujourd’hui à un tournant de son parcours de puissance.

. Sébastien Abis, Thierry Pouch, Agriculture et mondialisation. Un atout géopolitique pour la France. Coll. Nouveaux Débats, Paris, éd. Les Presses de SciencesPo, août 2013, 192 p.

La crise économique de 2007 a mis en relief les lourdes contraintes d’approvisionnement qu’éprouvent certaines régions du monde. Défis stratégiques et conflits d’intérêts se multiplient, alors que les enjeux alimentaires et écologiques vont s’amplifier. De nouveaux pays se mobilisent pour participer à cette nouvelle géoéconomie des ressources alimentaires.

Première puissance agricole et céréalière européenne, la France détient avec ce secteur – auquel elle doit redonner sens dans ses aspects sociaux, territoriaux et économiques – un avantage compétitif important. Ce rendez-vous géopolitique ne peut être manqué !

Enjeu majeur du XXIe siècle, fer de lance de la balance commerciale française, l’agriculture doit s’inscrire dans le débat sur la puissance de la France, dans une diplomatie agricole au service de son influence, de sa compétitivité et de ses devoirs de coopération.


Découvrez le 1er e-book publié par le Diploweb.com, L’Europe éclatée ? sous la direction de Pierre Verluise [Kindle]

Ce dossier rassemble les contributions de 5 experts des questions européennes et internationales. Ils vous invitent à laisser de côté « la petite musique » de la construction européenne et à mettre le doigt là où ça fait mal.

Thierry Garcin s’interroge : allons-nous vers une Europe de plus en plus éclatée ? Franck Tétart poursuit la réflexion : les nationalismes régionaux conduisent-ils vers une fragmentation accrue de l’Europe ? Pierre Verluise répond à la question : la crise a-t-elle stoppé le « rattrapage » économique des nouveaux États membres ? Pierre Berthelet explique pourquoi la réforme de la gouvernance Schengen coince. Pierre Verluise aborde la question qui fâche : quelles sont les modalités de suspension d’un Etat membre de l’Union européenne qui serait en contradiction avec les valeurs de l’Union ?

Des experts reconnus apportent des réponses claires et documentées. Citoyens, étudiants et enseignants y trouveront leur compte.

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. Claire Mouradian, L’Arménie, Paris, PUF, 2013. 128 p.

Malgré des siècles de dominations successives de toute nature, qui sont allées jusqu’au génocide, entrecoupées de tentatives parfois réussies d’indépendance, l’Arménie, n’abandonnant jamais la lutte pour le maintien de son identité, n’a cessé en ce sens d’être une Arménie arménienne. L’auteur évoque dans ces pages l’histoire de ce peuple maudit, courageux et finalement irréductible, de cette terre en perpétuelle reconquête, carrefour convoité entre l’Europe et l’Asie, enjeu passé et présent aux confins de trois empires (perse, russe, turc), rendant hommage à la grandeur d’une civilisation. Claire Mouradian est directrice de recherche au CNRS, au Centre d’études du Monde russe soviétique et post-soviétique, et chargée de cours à l’INALCO.

. Judith Assouly, Morale ou finance ? La déontologie dans les pratiques financières, Coll. Nouveaux Débats, Paris, éd. Les Presses de SciencesPo, août 2013

. Alain Rouquié, Le Mexique. Un état nord-américain, Paris, Fayard, 2013. 496 p.

L’histoire du Mexique a été marquée de manière indélébile par une fatalité géographique : sa frontière de plus de 3 000 kilomètres avec la première puissance mondiale. « Pire ami », les États-Unis sont depuis 1890 le premier partenaire commercial de leur voisin méridional, et plus de 10 millions de Mexicains vivent de l’autre côté du Río Bravo. Washington influence aussi, par action ou par omission, à travers l’opinion ou par des décisions gouvernementales, les grandes orientations de la politique mexicaine. Des deux côtés de la frontière, les optimistes saluent cette interdépendance. Les pessimistes, eux, craignent que l’avenir du Mexique ne soit à terme celui d’un « État libre associé », riche en ressources naturelles et humaines, mais dont la forte identité nationale serait en voie de dissolution. La singularité et l’ambiguïté du Mexique viennent de là. Premier pays de langue espagnole, l’un des deux grands d’Amérique latine, il était donné en modèle aux autres États du continent au début des années 1990. Il présente néanmoins aujourd’hui l’image d’un pays incertain, enlisé dans ses problèmes de sécurité interne, en proie à des crises économiques récurrentes et peu présent sur la scène internationale. Ce livre, richement documenté, issu d’une longue familiarité de l’auteur avec le pays, propose un portrait du Mexique contemporain dans toutes ses contradictions : celles d’un « pays du Sud en Amérique du Nord ». Il traite de l’exceptionnalité d’un grand émergent et de ses avenirs possibles.

Alain Rouquié, politologue et spécialiste de l’Amérique latine contemporaine, a été ambassadeur de France au Mexique et au Brésil. Il a notamment publié Le Brésil au XXIe siècle. Naissance d’un nouveau grand (Fayard, 2006) et À l’ombre des dictatures. La démocratie en Amérique latine (Albin Michel, 2010).

. Georges Couffignal, La Nouvelle Amérique latine. Laboratoire politique de l’Occident. Coll. Nouveaux Débats, Paris, éd. Les Presses de SciencesPo, août 2013.

. Sous la direction de Gilles Rouet & François Soulages, Frontières géoculturelles et géopolitiques, Paris, L’Harmattan, 2013. 184 p.

Les limites, bordures, frontières, seuils délimitent les réalités physiques comme les cadres conceptuels. Les frontières sont instables dans leur contenus, leurs réalités, leurs significations et leurs représentations. Chacun a besoin d’une géographie concrète, pas celle des cartes scolaires ou institutionnelles, ni celle des discours politiques, mais celle de l’appropriation et de la rencontre, par la lecture, l’image ou le voyage.

Il s’agit d’intégrer les dimensions et frontières géoculturelles, passages et transferts, qui incitent à l’échange alors que les murs ne peuvent (ne devraient) qu’aboutir à des transgressions. Le géoculturel est au cœur de la nécessaire appropriation d’un espace mythifié par une globalisation dévorante, absorbé dans une géopolitique omniprésente, imprégné par une normalisation utilitariste.

Cet ouvrage aborde les frontières de l’art, du temps, des textes et présente quelques exemples locaux qui permettent d’apprécier ces évolutions et d’en appréhender les enjeux.

. Sous la direction de Marlène Laruelle & Sébastien Peyrouse Eclats d’empires. Asie Centrale, Caucase, Afghanistan, Paris, Fayard, 2013. 440 p.

Guerre d’août 2008 entre la Géorgie et la Russie, changements de pouvoir violents au Kirghizstan en 2010, départ des troupes occidentales d’Afghanistan en 2014 : le Caucase, l’Asie centrale et l’Afghanistan continuent à occuper l’espace public et à susciter une attention inquiète.

La représentation occidentale de cette région, fondée sur le mythe des routes de la Soie et un orientalisme fantasmatique, semble avoir cédé la place à une appréhension timorée de ces « éclats d’empires » perçus comme des creusets du tumulte mondial. Or l’ouverture de l’espace postsoviétique et l’accès facilité à l’Afghanistan post-2001 ont profondément enrichi les savoirs sur ces pays.

Loin des clichés médiatiques qui se limitent aux situations de conflit, aux enjeux énergétiques et aux concurrences géopolitiques entre grandes puissances, une trentaine de chercheurs témoignent ici des avancées de cette connaissance. Transformations politiques sans précédent, changements sociaux et culturels de grande ampleur, intégration dans une économie mondialisée, développement de nouveaux partenariats stratégiques sont au cœur de cet ouvrage.

. Pierre Dallenne & Frédéric Buchy, La mondialisation Nouvelles dynamiques géopolitiques et géoéconomiques, Paris, Ellipses, 2013, 322 p.

Avec la Fin de l’Histoire, la phase d’hypermondialisation a bousculé les rapports de force géoéconomiques : États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France et Italie (G6) étaient les principales puissances économiques au début des années 1980. Aujourd’hui, la Chine fait quasiment jeu égal avec les États-Unis en termes de PIB et les autres puissances émergentes talonnent ou dépassent les anciennes « économies-mondes » européennes du début du XXe siècle. Ce « basculement » du monde est à l’origine de défis et enjeux inédits : ruptures productives, hypertrophie de la finance, gouvernance mondiale, émergence et ré-émergence source de concurrences nouvelles, croissance démographique, urbanisation galopante, défis alimentaires, énergétiques, de l’eau et du développement durable… sans compter l’existence de nouvelles dynamiques géopolitiques qui conduisent à la naissance d’un monde fait de menaces plus que de risques.

En 21 chapitres et 22 cartes, les auteurs décryptent les problématiques et les enjeux géoéconomiques et géopolitiques d’un monde en construction.

Frédéric Buchy est professeur au lycée industriel et commercial de Tourcoing. Il intervient également en casses préparatoires économiques et commerciales au lycée Saint-Paul à Lille.

Pierre Dallenne est professeur en classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Saint-Paul à Lille. En plus de ses fonctions d’enseignement, il en assure la direction pédagogique.

. Sous la direction d’Alexandre Rojey, Le gaz naturel. De la production aux marchés. Paris, Technip, 2013. 216 p.

. Gilles Andréani, Pierre Hassner (dir.), Justifier la guerre ? De l’humanitaire au contre-terrorisme (2e édition actualisée et augmentée), Paris, éd. Les Presses de SciencesPo, août 2013.

Avec Mats Berdal, Christoph Bertram, Pierre Buhler, Éric Chevallier, Ariel Colonomos, Vincent Desportes, Antoine Garapon, Michael J. Glennon, Stanley Hoffmann, Christian Mellon, Michael Quinlan, Adam Roberts, Ward Thomas.

. Ahmed Zoubdi, Les pays du sud dans le système mondial. Polarisation, démocratisation, intégration polycentrique, Paris, L’Harmattan, 2013.

. Sous la direction de Vincent Rodriguez, Nouvelle-Calédonie Des tabous, du nickel et des hommes. Paris, L’Harmattan, 2013. 172 p.

. Aurélien Liarte, L’altermondialisme : Théories et pratiques, Les éditions Ovadia, mai 2013

. Gilles Rouet, Quelles frontières pour quels usages ? Paris, L’Harmattan, 2013. 236 p.

. Ph. Lemarchand, P. Orcier, S. Herbert, N. Barbier, G. Billard, J. Heude, Ch. Montes & J.-M. Zaninetti, L’Amérique du Nord. Un atlas. , Neuilly-sur-Seine, Atlande, 2013. 157 p.

. Thibaut Klinger, Thèmes de culture générale. Géopolitique. Concours et examens 2013, Paris, Vuibert, 2013. 205 p.

Sommaire : Le « printemps arabe », un an après. La crise syrienne. – Quelle Lybie un an après la chute de Kadhafi ? Mali : crise du Sahel et du Sahara. La bombe iranienne : à quel jeu joue l’Iran ? La Russie de Poutine en 2012. Législatives en Géorgie : un événement géopolitique. Obama, « quatre ans de plus ». La crise de la zone euro, une crise géopolitique pour l’Europe.

. Frédéric Encel, De quelques idées reçues sur le monde contemporain. Précis de géopolitique à l’usage de tous, Paris, éd. Autrement, septembre 2013, 169 p.

La géopolitique, une discipline compliquée ? Le monde d’aujourd’hui, une affaire de spécialistes ? Certes pas ! Excellent pédagogue, Frédéric Encel s’empare d’une vingtaine d’idées reçues parmi les plus communément admises sur le monde contemporain : « La France n’est plus une grande puissance », « L’ONU ne fait rien ! », « Les médias ne nous disent pas tout », « L’Occident a créé Israël à cause de la Shoah ». Il démonte brillamment ces fausses évidences, offrant au passage une analyse percutante et accessible. Un ouvrage indispensable pour comprendre notre époque.

Frédéric Encel enseigne la géopolitique à l’ESG Management School et à Sciences Po Paris.

. Pierre Pahlavi (et allii), Les études stratégiques au XXIe siècle, Canada, éd. Athéna.

Les grands évènements qui ont marqué le début du XXIe siècle ont démontré que les études stratégiques représentent encore un domaine de recherche et de réflexion important et nécessaire. Mais ce siècle, en se dirigeant des époques précédentes, appelle les études stratégiques à se repenser. Les auteurs de ce collectif considèrent que trois enjeux méritent une plus grande attention pour renouveler ce champ d’analyse. D’abord, les diverses constructions théoriques dans le domaine sont souvent simplifiées au point où elles sont déconnectées de leur fondement. La notion de puissance, qui sous-entend l’usage potentiel de la force, trouve sa place et son utilité dans la mesure où elle n’est pas tributaire des choix normatifs et idéologiques des théories des relations internationales. Enfin, les études stratégiques ont longtemps ignoré le caractère sociologique de l’usage de la force, en se limitant à concevoir les organisations militaires et de sécurité comme des « boîtes noires » au service des décideurs politiques.

. Olivier Zajec, Introduction à l’analyse géopolitique, Paris, Argos, 2013, 140 p.

La « géopolitique » passionne. Autour d’un fleuve, d’un massif montagneux, d’une plaine fertile, d’un gisement de matières premières, d’une île bien placée, d’un détroit, les ambitions s’affrontent, les stratégies se confrontent, parfois jusqu’à la guerre, de siècles en siècles. Ossétie du sud, Iles Kouriles, Tibet, Ogaden, Cachemire, Iles Spratly, Kosovo, Pays basque…l’actualité est pleine de conflits déclarés, sourds ou larvés, « points chauds » parsemant le globe et remplissant les journaux télévisés. Révolutions arabes, montée en puissance chinoise, tensions sur les ressources rares…

Devant les soubresauts de l’actualité et les drames d’un monde instable, chacun souhaite comprendre les racines et la dynamique des conflits intra et inter-étatiques. Maîtriser la grille de lecture de ces enjeux apparaît essentiel. La méthode géopolitique prétend y aider. Pourtant, la discipline géopolitique proprement dite demeure méconnue : Pourquoi et comment s’est-elle imposée ? Qui sont les fondateurs de cette grille d’analyse ? Quels outils indispensables met-elle à notre disposition pour comprendre les permanences et les ruptures du monde contemporain ? C’est ce que nous fait découvrir cette introduction claire, synthétique et richement illustrée de cartes originales en couleur.

. Jean-Claude Zarka, Relations internationales, Paris, Ellipses, 5e édition, août 2013 Cet ouvrage, conçu comme un manuel, s’adresse en priorité aux étudiants (IEP, Droit, AES, Sciences économiques, licence d’Administration publique) et à tous ceux qui préparent les concours administratifs. Mais il est également destiné à tous les citoyens qui souhaitent mieux comprendre les questions internationales. Quelles sont les grandes conceptions des relations internationales ? Quelles sont les caractéristiques du monde de l’après-guerre froide ? Quelles sont les grandes conférences des Nations unies consacrées au développement ? Quel est le rôle des institutions internationales en matière de protection de l’environnement ?

. Régis Bénichi (dir.), Les grands mutations du monde au XXe siècle, Prépa HEC 1ère année, éd. Nathan, 2013.

Ce manuel consacré aux grandes mutations du monde au XXe siècle est conforme au nouveau programme des classes préparatoires aux grandes écoles.

Il s’adresse également aux étudiants en IEP, aux personnes se préparant à des concours, etc. ainsi qu’à ceux qui s’intéressent à l’évolution de notre monde.

Parfaitement à jour, il se compose de 20 chapitres courts et très structurés afin d’en rendre la lecture stimulante.

Pour chaque chapitre, une brève introduction permet de présenter le contexte et les enjeux. Une chronologie, des définitions des termes clés, des repères sur les grands personnages, des cartes et des schémas viennent éclairer le propos. Des « zooms » donnent accès aux grands textes et discours ou offrent des éclairages précis sur des problématiques particulières.

Cet ouvrage a été rédigé par une équipe regroupant des enseignants de classes préparatoires, des universitaires et des chercheurs qui ont eu pour ambition d’allier la rigueur scientifique à l’accessibilité de leurs propos.

. Wolfgang Krieger, Services secrets. Une histoire, des pharaons à la CIA, traduit de l’allemand par Tilman Chazal et Prune Le Bourdon CNRS éditions, 2013.

Agents secrets, techniques de codage, infiltrations, intox, manipulations… L’espionnage est une pratique presque aussi vieille que l’humanité, déjà mentionnée dans la Bible et L’Art de la guerre de Sun Tzu.

Le sabotage, la subversion, la déstabilisation de l’adversaire ? Autant de stratagèmes déjà rodés par Alexandre le Grand, Jules César, Gengis Khan, Guillaume le Conquérant, passés maîtres dans l’art du camouflage et de la désinformation. KGB, CIA, Stasi, Mossad et autres services d’espionnage ne feront que perfectionner ces pratiques. C’est en historien et en expert reconnu, que Wolfgang Krieger dévoile ce panorama sans précédent des espions de tous les pays et de tous les temps.

Spécialiste du renseignement, Wolfgang Krieger est professeur d’histoire à l’université de Marbourg (RFA).

. Thierry Garcin, Géopolitique de l’Arctique, éd. Economica, 2013

L’Arctique est devenu un véritable enjeu des relations internationales. C’est un théâtre qui s’ouvre et un nouvel objet de convoitise. Mais c’est aussi un monde complexe, que la grande presse a beaucoup simplifié. Raison de plus pour identifier les grands dossiers et évaluer les logiques de puissance à l’œuvre, à moyen et à long termes.

Dix chapitres, clairement subdivisés, identifient les questions clés. Vingt encadrés précisent des points essentiels. Un cahier en couleurs central de seize cartes familiarise le lecteur avec cette nouvelle problématique.

. Emmanuel Lincot, Esquisse de Chine, éd. Belin, 2013.

Cet essai aborde l’épopée des relations franco-chinoises sous un angle inédit. Avec humour et sans complaisance, l’auteur s’interroge sur la nature des enjeux et des liens que cultivent la France et la Chine. Lieux de mémoire, singularités nationales, anthropologie culturelle sont tour à tour étudiés. Émergent des figures majeures de l’histoire, ainsi que des trajectoires politiques divergentes ou complémentaires, mais qui laissent rarement indifférent.

Esquisse de Chine interroge ainsi la nature des relations complexes entre ces deux grands pays, relations dont la singularité est réelle. Trop imprévisible ou trop prévisible, nous croyons que cette singularité est engluée dans l’urgence du seul présent. Or, celle-ci ne demande qu’à se porter vers le futur. À travers les tableaux ici brossés se devinent les configurations d’un monde en devenir  : plus de liberté pour la Chine, plus de sagesse pour la France. Cet ouvrage trace aussi les linéaments possibles de nos conduites pour les temps à venir.

Fondateur de la Chaire des Etudes Chinoises Contemporaines (CECC) et Vice Doyen chargé des Affaires Internationales (Institut Catholique de Paris), Emmanuel Lincot est spécialiste d’histoire culturelle contemporaine de la Chine. Rédacteur en chef de la revue Monde Chinois Nouvelle Asie, il a vécu en Chine cinq ans. Il s’est rendu en Asie plus d’une centaine de fois. Il a notamment publié : Peinture et pouvoir en Chine (1979-2009) : une histoire culturelle, 2010 ; Carnets Ouïgours de Chine, 2009 ; La figure de l’artiste et le statut de son oeuvre en Chine contemporaine, 2009 ; Regard sur la Chine, 2008 ; Arts, propagandes et résistances en Chine contemporaine, 2008.

. Jean-Luc Racine (dir.) Asie, édition 2013-2014. Coll. Mondes émergents. Paris, La documentation française, 2013.

L’Asie ne cesse de se métamorphoser. En témoigne cette nouvelle édition de la collection « Mondes émergents ». Selon le principe de la collection, l’ouvrage est consacré aux principales évolutions que le continent a connues, ces douze derniers mois.

L’Asie, où la Chine occupe la première place, se reste la principale zone de croissance du monde, bien que ses résultats soient moins brillants qu’auparavant. Ce nouveau numéro de « Mondes émergents » commence par un bilan des quatre pays clés de la région asiatique : Chine, Japon, Inde et Indonésie. Ensuite, deux « points chauds » sont analysés en détail : l’Afghanistan, en proie à de graves problèmes de gouvernance, et la Birmanie, occupée à définir son modèle de transition. En outre, l’ouvrage se penche sur deux questions transversales : l’une, géopolitique, porte sur la stratégie américaine du « pivot asiatique » ; l’autre, économique, interroge le parcours des pays d’Asie à l’heure de la crise qui frappe les pays occidentaux. Il se clôt sur la chronologie 2012.

. Ulrich Beck, Non à l’Europe allemande. Vers un printemps européen ? Préface de Daniel Cohn-Bendit, éd. Autrement, 2013.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Peut-on venir à bout de la crise européenne ? L’union politique est-elle envisageable ? Pour Ulrich Beck, nous avons trop longtemps mis de côté la question dune société commune au profit de l’économie. Le célèbre sociologue allemand dénonce la politique d’austérité menée par Angela Merkel, qu’il nomme merkiavélisme en référence au Prince de Machiavel. Ulrich Beck appelle de ses voeux un réveil démocratique et pose les principes d’un contrat social européen, seule alternative possible à cette « Europe allemande » vouée à l’échec.

. Gilles Darmois, Le partage de la rente pétrolière. Etat des lieux et bonnes pratiques. Editions technip, 2013.

Il y a 60 ans, une industrie cartellisée pouvait dicter sa loi aux États producteurs. La création de l’OPEP puis les avancées contractuelles ont contribué à rééquilibrer les termes du partage. Aujourd’hui les États peuvent obtenir des conditions favorables de partage de la rente pétrolière, sous réserve de bien analyser leurs besoins et leurs forces. Ce livre décrit l’évolution des modalités de partage de la rente pétrolière :

. le fonctionnement de l’industrie de l’exploration-production et les trois types de rente pétrolière. Il introduit la question des réserves, sous ses aspects technico-économiques et politiques ;

. les deux principales modalités de relations entre un État pétrolier et une compagnie internationale ;

. les options d’organisation qu’un État producteur peut retenir pour tirer le maximum de son potentiel pétrolier ;

. les développements des modalités contractuelles ;

. les recommandations aux États sur les avantages et défauts des diverses options contractuelles.

Cet ouvrage s’adresse à la fois à un public curieux de comprendre les enjeux du partage de la rente pétrolière et à un public averti (professeurs, étudiants, ingénieurs, chercheurs…) souhaitant développer et approfondir ses connaissances sur le sujet.

Table des matières : Préface. Unités, abréviations et monnaies. Introduction. 1. L’industrie d’exploration-production, la rente pétrolière, les réserves. 2. Les deux principales formes contractuelles. 3. Organisation pour un Etat producteur. 4. De 1980 à 2010. 5. Proposition de meilleures pratiques contractuelles, depuis l’appel d’offres jusqu’à l’abandon. Conclusion : enrichir le pays ou ses dirigeants ? Exercices. Corrigé des exercices. Annexe au chapitre 2 : calcul pour la concession angolaise. Table des figures et tableaux. Bibliographie. Index.

. Dušan T. Batakovic’, Les sources françaises de la démocratie serbe. Préface de Georges-Henri Soutou, CNRS édition, 2013.

Georges-Henri Soutou, Membre de l’Institut : « Nous avons affaire ici, au-delà du titre même de ce livre, à une véritable histoire du développement politique et institutionnel de la Serbie avant 1914, dans le contexte de ses rapports avec la France.

Le grand livre de Dušan T. Batakovic’, dont les conclusions sont toujours actuelles, montre admirablement l’évolution progressive et la modernisation d’un pays qui doit résoudre à la fois son problème politique interne et son problème national, cas fréquent à cette époque. Mais la Serbie disposait d’une base de départ, la démocratie agraire, qui n’existait pas ailleurs dans cette partie de l’Europe. Elle recevait d’autre part des influences multiples, françaises mais aussi britanniques, et pas seulement russes et austro-hongroises. Ce qui contribue à expliquer la situation très particulière de la Serbie dans cette partie du monde. Plus que d’autres pays de la région, la Serbie s’est montrée très tôt ouverte aux influences de l’Europe occidentale, et on comprend que l’alliance privilégiée franco-serbe reposait sur des réalités profondes, et pas seulement sur des considérations tactiques transitoires. »

. Jean-Claude Zarka, L’essentiel des institutions de l’Union européenne, 2013-2014, 15e édition, Gualino lextenso éditions, 2013.

Ce livre présente en 11 chapitres l’ensemble des connaissances nécessaires à la compréhension du rôle et des mécanismes d’action des différents acteurs institutionnels de l’Union européenne ainsi que le régime qui s’applique aux actes juridiques de l’Union. Il tient compte des évolutions les plus récentes avec notamment le traité TSCG, le MES et l’entrée de la Croatie. Au total, une présentation synthétique, rigoureuse et pratique du Droit des Institutions de l’UE.

Jean-Claude Zarka, docteur en droit, est Maître de conférences à l’Université Toulouse 1 Capitole. Il est l’auteur de nombreux livres et articles sur les institutions européennes.


Le livre recommandé par le Diploweb.com pour le mois de mai 2013

. Gérard Chaliand, avec la collaboration de Michel Jan, Vers un nouvel ordre du monde, Seuil, 2013

P. Verluise, Directeur du Diploweb : « Une écriture limpide pour expliquer de façon lucide et accessible les nouvelles lignes de force du monde. Une documentation solide, enrichie par la pratique du terrain, voilà les caractéristiques de ce bel ouvrage. »

4e de couverture

Le déclin relatif de ce qu on appelle l’Occident est désormais un fait qui ne semble plus discutable. La crise actuelle, jointe à la montée très dynamique de l Asie, Chine en tête, est à l’origine de la fracture et de la recomposition géopolitique en cours.

Contrairement à certaines idées toutes faites, la période que nous traversons n’a pas commencé avec la chute du Mur de Berlin et la fin de la Guerre froide, mais trouve sa source en 1979 : à cette date, les questions coloniales sont à peu près réglées, le déclin du communisme s’accélère, mais l’année est surtout marquée par deux faits majeurs, la révolution khomeyniste et le grand tournant initié par Deng Xiaoping. Aujourd hui, la fracture géopolitique que révèle ce livre provient de deux bouleversements essentiels : l’évolution de la dimension démographique globale, où l’Occident ne cesse de reculer par rapport au reste de la planète, et la crise économique mondialisée, qui a vu l’accès aux premiers rangs des pays dits émergents, et qui sont pour la plupart des pays « réémergents ». En analysant le parcours et les évolutions des grandes puissances actuelles (Etats-Unis, Europe, Chine, Inde, Turquie et Moyen-Orient…), cet ouvrage s interroge également sur l avenir géopolitique mondial, et les destins possibles de l Europe. Il dessine les contours du monde de demain.

Gérard Chaliand, historien, poète, traducteur et géostratège, est aujourd hui l’un des plus éminents spécialistes des conflits internationaux, auteur d’une vingtaine d’études comme Anthologie mondiale de la stratégie (Robert Laffont, 1990), Voyage dans quarante ans de guérillas (Lignes de Repères, 2006), Les guerres irrégulières (Folio Actuel, 2008)… sans oublier de nombreux titres au Seuil. Il est également conseiller auprès du Centre d’analyse et de prévision du ministère des Affaires étrangères français depuis 1984. Michel Jan, sinologue réputé, membre du groupe de réflexion Asie 21 auteur d’une dizaine d’ouvrages sur la Chine et sur l’Asie centrale dont La grande muraille de Chine (Imprimerie Nationale, 2000), a écrit les chapitres consacrés à la Chine.


. Barthélémy Courmont et Eric Mottet (dir.), Repenser la multipolarité. Post-face de Charles-Philippe David. Coll. Géopolitique. Canada, Québec, éd. Septentrion

Équilibre des puissances, impérialisme, unipolarité, bipolarité et multipolarité figurent au nombre des appellations permettant de définir les rapports de force dans les relations internationales. L’hégémonie américaine, issue de la fin de la Guerre froide, semble vouée à disparaître. La montée en puissance de nouveaux pôles, la Chine au premier rang, impose de nouvelles règles. Sera-t-il davantage difficile de maîtriser toute forme de gouvernance internationale ?

Repenser la multipolarité s’interroge sur le sens que les acteurs internationaux donnent à ce concept et sur les tensions qui peuvent directement découler des nouvelles conceptions des relations internationales.

Barthélémy Courmont est professeur de science politique à Hallym University (Chuncheon, Corée du Sud), chercheur-associé à l’IRIS et directeur-associé sécurité et défense à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques (UQAM). Il a notamment signé La tentation de l’Orient (Septentrion, 2010) et Chine, la grande séduction (Éditions Choiseul, 2009).

Éric Mottet est professeur de géopolitique au département de géographie de l’Université du Québec à Montréal et directeur de l’Observatoire de géopolitique de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques. Il a notamment dirigé Géopolitique et virages de la F1 (Septentrion, 2012) et Géopolitique de la Coupe du monde de football 2010 (Septentrion, 2010).

Ont aussi collaboré à cet ouvrage Philippe Beaulieu-Brossard, Pierre-Alain Clément, Colin Geraghty, Vincent Joubert, Frédéric Lasserre, Irving Lewis, Pierre-Louis Malfatto, Carmen Mboumba Nzamba, Barah Mikaïl, Joël Plouffe, Yann Roche, Jean-Loup Samaan, Julien Tourreille et Pierre Verluise.

. Laurence Briday, Alain Chaffel, Pierre Dallenne et Axelle Degans, Les grandes questions internationales. Prépa, Concours & examens, Sciences Po, éd. Studyrama, 2013.

Cet ouvrage a pour ambition de vous aider à mieux connaître les thèmes qui animent aujourd’hui les débats internationaux, de l’économie mondiale en passant par la crise à la situation des Etats les plus stratégiques, sans oublier le rôle de la France.

Les thèmes abordés ne se veulent évidemment pas exhaustifs, mais entendent couvrir un spectre suffisamment large des enjeux internationaux. Chaque sujet est traité de manière synthétique, complète et actualisée, à partir d’une problématique claire. Volontairement accessible à tous, cet ouvrage intéressera principalement les étudiants préparant un examen (IEP, classes préparatoires, études universitaires, concours de la fonction publique catégorie A…) ou tous ceux qui souhaitent enrichir leur culture générale. Voir sur le site des éditions Studyrama

. Xavier Paulès, La Chine, des guerres de l’opium à nos jours, Coll. Documentation photographique n°8093, Mai-Juin 2013, Paris, La documentation Française.

Un document synthétique, pratique, richement illustré. A utiliser sans modération.

. Xavier Raufer, Géopolitique de la mondialisation criminelle. La face obscure de la mondialisation. Coll. Major, série Géopolitique. PUF, 10 avril 2013.

La mondialisation, universel bienfait ? Pas vraiment. Comme tout phénomène humain, la mondialisation est semblable à la « langue d’Ésope » – la meilleure et la pire des choses à la fois. La meilleure face de la mondialisation est sans cesse vantée par ses thuriféraires, pour l’essentiel des libéraux proches du monde des affaires, et par les médias qu’ils possèdent souvent : c’est la « mondialisation heureuse » qu’on nous vante depuis les années 1990. Sa face obscure, ces mêmes intérêts tentent de la noyer dans le silence, ou bien, quand la réalité est trop grave pour être tue ou niée, ce « pire » est morcelé et présenté comme un épiphénomène (une collection de « fait divers ») étranger à la mondialisation. Alors qu’en Europe, le terrorisme islamiste se dissipe (aucun attentat en 2012 selon Europol), alors qu’à l’échelle européenne la toxicomanie baisse chez les jeunes, quelle est aujourd’hui cette « face criminelle de la mondialisation » ? Quel est son avenir ?

Xavier Raufer est docteur en géographie/géopolitique et directeur des études du Département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines (Paris II). Il est également professeur associé au Centre de recherche sur le terrorisme et le crime organisé à l’université de sciences politiques et de droit de Pékin. Il a publié dernièrement Les nouveaux dangers planétaires (CNRS-Éditions).

. Edwin Le Héron, A quoi sert la Banque centrale européenne ? Coll. Réflexe Europe, Paris, La documentation française, 2013.

Depuis sa création en 1999, la Banque centrale européenne (BCE) fait l’objet de controverses récurrentes : son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et sa mission centrale de stabilité des prix concentrent la plupart des critiques. L’auteur répond dans ce nouvel ouvrage de la collection « Réflexe Europe, série Débats », aux différentes questions que l’on peut se poser sur le rôle, la place et l’avenir de la BCE au sein des institutions européennes.

La Banque centrale européenne est l’institution communautaire qui définit et met en œuvre la politique monétaire de la zone euro. Elle a mis fin aux guerres des monnaies en Europe et a assuré à l’euro un statut international. La crise financière récente a permis aussi de mesurer son importance cruciale en cas de turbulences financières. La BCE est pourtant régulièrement l’objet de jugements sévères. Quel peut être son avenir dans une Union économique et monétaire bancale que seul un fédéralisme économique et solidaire permettrait de sauvegarder ?

. L’Union européenne. Institutions politiques. Paris, La documentation française, 4e édition, 2013.

. Jean-Baptiste Vouilloux, La démilitarisation de l’Europe. Un suicide stratégique, Coll. Stratégie, éd. Argos, 2013.

Pour parler de l’Europe de la défense avec les yeux ouverts.

Persuadés que le reste du monde adoptera leur modèle d’intégration pacifique, les Européens renoncent aux attributs de la puissance guerrière, héritage d’une longue histoire troublée. Animée par des forces profondes de nature politique, culturelle et sociale, la démilitarisation de l’Europe n’est pas un épiphénomène ou une dynamique passagère. Elle prend racine dans une tentation de « sortir de l’Histoire » et s’inscrit dans l’évolution des sociétés postmodernes. Depuis 2009, les Etats membres de l’Union Européenne réduisent leur budget de défense de manière constante et déterminée. Cette démilitarisation se traduit déjà par des déficits capacitaires et opérationnels.

Le problème est que cette atrophie, que l’on justifie par la crise financière de 2008, est loin de s’appliquer aux autres parties du globe. Ce désarmement unilatéral ne comporterait-t-il pas une part de danger, dans un monde où les tensions se multiplient ?

Dans cet ouvrage informé, Jean-Baptiste Vouilloux suggère que le mouvement n’est pas inéluctable, à condition que les Européens appréhendent avec lucidité la nouvelle donne stratégique et remettent en perspective l’outil militaire et leurs intérêts de long terme.

. Mehdi Lazar, Le Qatar aujourd’hui. La singulière trajectoire d’un riche émirat, éd. Michalon, 2013.

Un excellent ouvrage.

Incontournable Qatar. Agaçant, visible, ambitieux : les adjectifs ne manquent pas pour qualifier un émirat qui ne laisse pas indifférent. De la chaîne de télévision Al-Jazeera à ses investissements massifs dans le sport, l’industrie et la finance en passant par son activité diplomatique, l’émirat qatari est omniprésent dans les médias. Que cherche donc le Qatar ? Comment et pourquoi un pays géographiquement et démographiquement aussi faible est-il devenu aussi visible ? La réponse est à la fois dans la géographie du Qatar et dans l’histoire du Moyen-Orient. L’émirat a considérablement changé au cours de ces cinquante dernières années. À quoi ressemble-t-il aujourd’hui ? Immensément riche de son gaz, composé à 85% d’immigrés, le Qatar est un pays où l’avènement de la société de consommation ne s’est pas traduit par un changement des structures sociales. Un pays où le poids des fragilités géographiques et géopolitiques pèse sur les choix diplomatiques et économiques. Un pays, enfin, qui s’interroge sur le rythme à donner aux réformes politiques. Dans cette étude complète et détaillée, Mehdi Lazar propose de retracer la montée en puissance de l’émirat à travers ses lignes de force et de faiblesse et tente ainsi de comprendre les raisons de sa surexposition.

Mehdi Lazar est géographe et spécialiste du Qatar. Il est chercheur associé au laboratoire Géographie-cités et docteur de l’université Panthéon-Sorbonne.

. Rapport Schuman sur l’Europe. L’état de l’Union 2013. Paris, éditions Lignes de Repères.

Une lecture indispensable pour distinguer l’essentiel de l’accessoire, comprendre et donner du sens.

Une source unique : les plus hautes personnalités et les meilleurs experts développent leurs analyses et passent en revue l’Union européenne et ses politiques – gouvernance, fédéralisme, régulation financière, budget, mondialisation, modèle social,…

Un outil pratique : plus de 35 cartes inédites, une synthèse de l’Europe politique et juridique, un ensemble complet de statistiques commentées sur l’Europe.

Cette 7ème édition contient un entretien exclusif avec José-Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et des contributions d’A. Lamassoure, J. Ackermann, S. Serfaty, M. Lemoine, P. Perrineau, et d’autres experts parmi les meilleurs connaisseurs des dossiers européens.

. Georges Couffignal (dir.), Amérique latine, 2012 année charnière, édition 2013, Paris, la Documentation française, 2013.

Même si, dans quantité de domaines, les trajectoires nationales sont de plus en plus singulières et distinctes, l’Amérique latine continue à se vouloir « une », à être considérée comme un « tout ». La démocratie s’enracine, certes de manière parfois imparfaite, les sociétés civiles s’affirment, la corruption est de moins en moins tolérée.

D’une façon générale, la croissance est toujours soutenue, la pauvreté recule. Et le relatif désintérêt des États-Unis incite certains pays à s’émanciper désormais de l’ancienne puissance tutélaire et à se tourner, comme le Brésil, vers l’Asie, notamment vers la Chine.

En fin d’ouvrage, une fiche signalétique par pays en présente la synthèse politique, économique, sociale et environnementale.

. Arnaud Duval, Le dernier testament de Kim Jong-Il. Il était une fois la Corée du Nord. Coll. Document. Michalon, 2013.

. Jean-Charles Jauffret, La guerre inachevée. Afghanistan, 2001-2013, Paris, Autrement.

À la suite des élections américaines et en plein retrait des troupes occidentales d’Afghanistan, cette nouvelle édition revue et augmentée d’un ouvrage lauréat du prix du livre de Verdun en 2010 analyse l’un des plus grands conflits contemporains. Un remarquable essai d’histoire immédiate. Depuis octobre 2001 dans les montagnes afghanes, une guerre qui a mis du temps à dire son nom perdure, rappelant parfois les précédents algérien ou vietnamien. S’il ne s’agissait, au début, que de détruire les camps d’entraînement d’Al-Qaida et de désarmer les talibans, le conflit a vite basculé dans une guerre sordide faite d’attentats-suicides, d’engins piégés, de crimes de guerre et d’incessants combats entre une coalition suréquipée mais dépassée par un ennemi insaisissable. À la veille de leur retrait, qu’en est-il de l’engagement des forces françaises, de leur culture de guerre issue des vieilles recettes coloniales ? Terrain d’expérimentations tactiques et technologiques de tout ordre, cette « campagne d’Afghanistan » deviendra-t-elle celle qui aura vu la dernière génération du feu ? Quel type de narco-Etat la coalition laisse-t-elle derrière elle ? Quelles solutions auraient pu être mises en avant pour garantir l’avenir de ce pays où tout est désormais possible, de l’espoir d’une vie meilleure au cauchemar du retour des talibans ? Jean-Charles Jauffret aborde l’ensemble de ces questions en croisant les témoignages d’acteurs de cette guerre, et tirent les conclusions qui s’imposent sur la pratique militaire occidentale et sur l’avenir de l’Afghanistan.

. Yvette Veyret & Richard Laganier, Atlas des risques en France Prévenir les catastrophes naturelles et technologiques, Paris, Autrement, 2013.

100 cartes et infographies pour mieux appréhender les dangers qui menacent les populations et expliquer les moyens mis en oeuvre pour prévenir les catastrophes et réduire leurs impacts.

Tempêtes, séismes, inondations, accidents industriels : les réactions des sociétés face à ces phénomènes. – Comment la gestion du risque s’organise-t-elle ? Quels sont les enjeux, les acteurs, les coûts, les obstacles ? L’importance d’une analyse spécifique des risques naturels et technologiques selon les territoires, en métropole et en outre-mer. Concilier l’aménagement, le développement économique des territoires et la sécurité des individus : tel est l’enjeu, depuis quelques décennies, de la « culture du risque » en France.

. Dr. Muriel Salmona, Le livre noir des violences sexuelles, éd. Dunod, 10 avril 2013.

Les violences sexuelles, familiales, conjugales sont une réalité toujours peu prise en considération par les acteurs médico-sociaux et politiques. C’est aussi une dimension des réalités géopolitiques. Or les conséquences psychotraumatiques de ces violences sont énormes en terme de santé publique. Cet ouvrage entend dénoncer ce silence et cette démission pour permettre aux victimes d’être réellement et efficacement traitées. Un livre document qui éclaire, explique et interpelle !

Sommaire. Penser les violences sexuelles (un non sens traumatisant ; les mécanisme à l’origine des violences ; pourquoi les violences ne sont pas dénoncées ; le cycle infernal des violences). Les pathologies liées aux violences sexuelles (la mémoire traumatique ; la dissociation et l’anesthésie émotionnelle ; l’hypervigilance ; les conduites de contrôle et les conduites d’évitement ; les conduites dissociantes ; les autres conséquences psychotraumatiques). Survivre à la violence (pourquoi est-on choisi comme victime ? Pourquoi comment-on des violences ? Comment gérer sa mémoire traumatique ? Comment survivent les victimes ? Prise en charge et traitements. Glossaire. Bibliographie.

Muriel Salmona est psychiatre, spécialisée dans la clinique des psychotraumatismes. Elle est responsable de l’Antenne 92 et l’Institut de victimologie. Elle a fondé l’association Mémoire traumatique et victimologie. Extrêmement active, elle mène un combat largement relayé par les médias. Elle anime un blog (stop aux violences conjugales, familiales et sexuelles).

. Philippe Chassaigne & Marie-Claude Esposito, Londres. La ville-monde, Paris, Vendémiaire, 2013.

. David Blanchon, Atlas mondial de l’eau Défendre et partager notre bien commun (édition revue et augmentée), Paris, Autrement, 2013.

En 100 cartes et infographies, cet atlas propose une excellente synthèse sur la question de l’eau, traitant à la fois des ressources, de leur utilisation, de leur gestion et des défis à venir.

Un bien commun mal réparti, révélateur d’inégalités et de tensions sociales. Un défi à la fois sanitaire et social, économique et environnemental, mais surtout un choix politique. Une ressource irremplaçable à protéger des pollutions industrielles et agricoles, de la dégradation, de la surexploitation, de la marchandisation. Dans cette nouvelle édition entièrement remise à jour, David Blanchon démontre qu’il n’y a pas de fatalité et que des solutions existent afin de remédier aux pénuries locales, de mieux gérer l’eau, de généraliser son accès dans le Sud et de réduire la pollution au Nord.

David Blanchon est géographe et maître de conférences à l’université de Paris-X (Nanterre). Aurélie Boissière est cartographe géographe indépendante et travaille régulièrement pour Courrier international.

. Sous la direction de Philippe Norel et Laurent Testot Une histoire du monde global, Auxerre, Éditions Sciences Humaines, 2012.

Le présent a besoin d’une histoire, ou plutôt d’histoires plurielles, qui considèrent à parts égales le passé de toute l’humanité. Mieux comprendre ce qui s’est réellement joué entre les différentes parties d’un monde clivé par ses frontières est une nécessité vitale. Et celle-ci ne peut être mise en œuvre que dans une perspective élargie, qu’entend apporter l’histoire globale : une analyse innovante, jouant des échelles temporelles et géographiques, s’affranchissant des frontières disciplinaires. Depuis des millénaires, les humains ont été en connexion : par les échanges, les transferts de techniques et d’idées, la circulation des religions, les migrations, l’acclimatation des plantes comme par les conquêtes impériales, leurs crimes et leurs apports… Les textes réunis dans cet ouvrage esquissent, à travers différents thèmes (mondialisation, capitalisme, modernité, échanges, environnement…), une histoire de notre Monde, de nos passés divers qui se sont rencontrés depuis fort longtemps et qui, sinon, auraient à coup sûr été différents… En annexe, le géohistorien Vincent Capdepuy livre des analyses de documents comme autant d’exemples d’une « Histoire globale par les sources », afin de promouvoir l’enseignement d’une nouvelle histoire mondiale.

. Mohammad-Reza Djalili, Thierry Kellner, L’Iran, collection « 100 questions sur », Édition La Boétie, Paris, 2013, 292 p.

. Gael Baryin, Dans les mâchoires du chacal, mes amis touaregs en guerre au Nord-Mali, éditions le passager clandestin, 2013 – ISBN 9782916952888

Depuis bientôt 35 ans, Gael Baryin vit entre la France et le Nord du Mali, très exactement la région de Kidal. Dans l’urgence de l’intervention française de janvier, il a rédigé ce texte qui nous éclaire sur les enjeux de la guerre en cours.

« Il me demande de quelle tribu je suis, chez moi, en France. Il y a un désert entre nous. Je lui explique que chez nous on n’a pas de tribus. Il me regarde, regarde le feu, reste silencieux un long moment. « Alors, si vous n’avez pas de tribus, comment vous faites pour savoir qui vous êtes ? » Je pourrais répondre qu’on a des psychanalystes mais ce serait beaucoup trop compliqué… » (Gael Baryin)

Un témoignage rare, qui permet de comprendre une situation complexe et que n’éclairent en rien les discours médiatiques et politiques actuels ; ce livre nous fait mesurer à quel point il est urgent, si c’est la paix qu’on souhaite pour le Mali, que le point de vue des Touaregs soit enfin pris en compte.


Le livre recommandé par le Diploweb.com pour le mois d’avril 2013

. Alexis Bautzmann, Atlas géopolitique mondial, édition 2013, éd. Argos.

Pierre Verluise, Directeur du Diploweb : « Voici un chef d’oeuvre d’intelligence : de superbes cartes réalisées par Laura Margueritte, commentées par des auteurs de la qualité de Sébastien Abis, Guillaume Fourmont, Thierry Pouch, Frank Tétart… Le tout placé sous la direction d’Alexis Bautzmann qui prouve depuis plusieurs années avec les publications d’Areion group (Diplomatie, Carto, Moyen-Orient…) ses compétences à la fois intellectuelles et managériales. Un bel outil, un document de référence à conseiller à tous ceux qui veulent interroger et comprendre le monde. »

En près de 300 cartes en couleurs, l’Atlas géopolitique mondial offre un panorama complet de l’ensemble de l’actualité géopolitique, géoéconomique et géostratégique mondiale. La richesse de son support cartographique est inégalée en France. Il prend appui sur les magazines du groupe Areion (Carto, Diplomatie, Défense et sécurité internationale, Moyen-Orient…) qui garantissent au lecteur le plus large balayage international actuellement disponible dans la presse française. Outil indispensable à qui veut comprendre les bouleversements qui atteignent nos sociétés, l’Atlas géopolitique mondial traite de toutes les tendances de fond qui redessinent notre futur : origines et développement de la Crise économique mondiale ; relativisation du poids stratégique des puissances « occidentales » ; montée en puissance des radicalismes religieux ; extension de la prolifération nucléaire, biologique et chimique ; problèmes démographiques et migratoires ; rareté des ressources naturelles. En fournissant au lecteur des cartes prospectives, l’Atlas géopolitique mondial se démarque résolument des limites des autres ouvrages. L’ensemble des futurs est scruté : l’Union européenne est-elle condamnée à un inéluctable déclin ? Comment évoluera le flanc sud de la Méditerranée après le « printemps arabe » ? La Chine basculera-t-elle dans le chaos avant d’avoir réussi à stabiliser sa société et son modèle de développement ? Quels rapports de force dans le très opaque régime nord coréen ?


Le livre recommandé par le Diploweb.com pour le mois de mars 2013

. Maya Kandel, Mourir pour Sarajevo ? Les Etats-Unis et l’éclatement de la Yougoslavie, CNRS éditions, 2013.

Le colonel Michel Goya a écrit à propos de cet ouvrage : « Issu d’un travail de thèse récompensé en 2010 par le prix scientifique de l’Institut des hautes-études de défense nationale, Mourir pour Sarajevo ? est un document unique à la fois sur cette période sombre de l’histoire de l’Europe mais aussi sur les institutions américaines et leur fonctionnement. Dans un contexte de doute pour les nations de l’Europe et où les Etats-Unis sont encore persuadés, non sans raison, que le reste de l’univers a encore besoin d’eux, cette lecture est doublement indispensable à ceux que le monde intéresse. »


. Jean-Marie Bouissou, François Godement & Christophe Jaffrelot, Les géants d’Asie en 2025, Chine, Japon, Inde, Arles, Philippe Picquier, 2013.

Il y a longtemps que l’Asie est le centre de gravité démographique du globe. Aujourd’hui, elle est essentielle à l’économie mondialisée. Demain, elle pourrait se trouver au coeur des équilibres géostratégiques et militaires de la planète. Trois des meilleurs spécialistes français se livrent ici à un exercice de prospective. Ils nous donnent leur vision de l’évolution des trois géants d’Asie dans les dix années à venir.

Quand nombre d’experts se contentent de prolonger les courbes de croissance, eux multiplient les hypothèses qui se répondent d’un chapitre à l’autre. Leurs scénarios se fondent sur une profonde connaissance du passé et du présent de la Chine, du Japon et de l’Inde, et des très nombreux facteurs de tous ordres (économique, démographique, politique, culturel, géostratégique) dont dépend leur avenir – et avec lui, le nôtre.

. Frédéric Encel, Perspectives énergétiques, Paris, Ellipses, 2013.

Dans un monde énergétique et géopolitique en pleine évolution, l’évaluation anticipée des grands enjeux énergétiques apparaît de plus en plus capitale. Croissance de la demande des pays émergents et tarissement de l’offre, épuisement des ressources fossiles et nouveaux gisements, tensions géopolitiques sur les routes de l’énergie, sûreté nucléaire post-Fukushima, contraintes sociétales et environnementales, investissements dans les nouvelles énergies… Alors que les mix énergétiques des nations développées et émergentes sont appelés à évoluer drastiquement au cours des prochaines décennies, les choix stratégiques dans chacune des filières énergétiques n’ont jamais été aussi cruciaux.

Perspectives énergétiques apporte un éclairage nouveau sur les enjeux énergétiques de la prochaine décennie grâce à une quinzaine d’articles originaux, rédigés par des chercheurs pluridisciplinaires spécialisés dans le domaine de l’énergie. Il s’adresse à un large public soucieux de mieux comprendre les problématiques spécifiques au secteur de l’énergie.

. Victor Piché (sous la direction de), Les théories de la migration, Paris, INED éditions, 2013.

Après un chapitre introductif expliquant les choix retenus replacés dans leur contexte, l’ouvrage s’articule autour de trois grandes parties. La première partie : Origines et causes des migrations, se consacre aux textes qui ont établi des théories explicatives sur les causes des migrations, qu’elles soient de nature individuelle (le choix de partir) ou structurelle (le contexte économique et social). La deuxième partie : Les effets et les conséquences des migrations, s’intéresse aux effets des migrations tant dans les pays développés que dans les pays en voie de développement. Quels sont les effets des courants migratoires sur l’emploi, sur les classes sociales, sur le niveau des salaires ? De façon plus profonde quels sont, à plus long terme, les impacts sociétaux et culturels ? La troisième partie : Les politiques migratoires, ouvre la discussion sur la dimension éminemment politique du phénomène migratoire en termes de gouvernance, de citoyenneté et d’intégration et soulève celle plus délicate de l’immigration clandestine.

. Hervé Kempf, Fin de l’Occident, naissance du monde, Paris, Seuil, 2013

Cessons de nous raconter des histoires sur « la crise » ! Et regardons de face le coeur du problème qui se pose à la société humaine en ce début du XXIe siècle : les contraintes écologiques interdisent que le niveau de vie occidental se généralise à l’échelle du monde. Il devra donc baisser pour que chacun ait sa juste part. Autrement dit, l’appauvrissement matériel de l’Occident est inéluctable. Comment allons-nous vivre cette mutation : en changeant nos sociétés pour nous adapter au mieux à ce nouveau monde, ou en nous opposant au sens de l’histoire, au prix d’un déchaînement de la violence ? Déjà en cours de traduction dans plusieurs langues, ce récit phosphorescent d’idées originales prend comme fil conducteur les tribulations de l’humanité depuis son apparition sur terre.

Captivant et à rebours du discours dominant, il nous invite à une dérangeante lucidité. Mais ce livre est également habité par un optimisme communicatif : oui, un nouveau monde est possible.

. Gérard-François Dumont, Manuel de géographie CM1-CM2, La Librairie des Ecoles, 2012, 26 rue Vercingétorix, 75014 Paris.

70 leçons pour découvrir les paysages et les territoires en France, en Europe et dans le monde. Le Recteur G-F Dumont se fait pédagogue pour les plus jeunes. C’est évidemment le plus difficile, mais il y arrive aussi.

. Yves Lacoste, Atlas géopolitique. Pour comprendre le monde de demain, Paris, Larousse, 2013. 191 pages.

Dans cette nouvelle édition revue et actualisée, particulièrement consacrée à l’analyse de l’actualité et des grands changements géopolitiques de ces dernières années, Yves Lacostes vous propose une approche originale des enjeux majeurs de notre temps. Par le biais de ses fameux diatopes, son objectif est d’analyser des phénomènes en les reliant les uns aux autres, à travers la superposition de cartes de différentes régions du monde à différentes échelles.

. Vincent Hugeux, Afrique : le mirage démocratique, Paris, CNRS Éditions, 2012, 80 p.

Il est de bon ton de considérer que la démocratie progresse en Afrique subsaharienne. Pour l’auteur, la réalité́ est beaucoup plus contrastée. Putsch militaires, coups d’État, refus de certains présidents de quitter le pouvoir ponctuent régulièrement la vie politique de nombreux pays africains. L’obsession de l’Occident pour des échéances électorales considérées comme une fin en soi et non comme l’aboutissement d’un long processus a créé́ une illusion dont il faut désormais se défaire : les simulacres électoraux auxquels on assiste suffisent à relativiser la démocratisation réelle du continent africain et témoignent de la bienveillance complice de la France, de l’Union européenne et des États-Unis. Ce respect formel des normes démocratiques masque mal un enlisement, voire une régression des pratiques politiques africaines. Les exemples sont nombreux : dérives dynastiques au Gabon, en RDC ou au Sénégal, refus de Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir en Côte d’Ivoire, bricolages constitutionnels permettant à des chefs d’État d’être réélus indéfiniment, déni du fait ethnique qui demeure une réalité́ politique incontournable, acceptation du « modèle » rwandais associant croissance économique et répression des opposants. Le populisme, la réécriture magnifiée de l’Histoire et la martingale coloniale qui expliquerait les difficultés africaines actuelles : tout est bon pour alimenter le mirage démocratique en Afrique. Un essai dérangeant mais bienvenu au moment où̀, en un saisissant contraste, les peuples arabes se lancent, eux, dans l’aventure démocratique.

. Mohamed-Ali Adraoui, Du golfe aux banlieues. Le salafisme mondialisé, PUF, mars 2013.

Cet ouvrage est le produit d’une immersion de plusieurs années parmi les groupes salafis français. Il met en perspective leur mode de vie, leurs conceptions religieuses, leur vision de la France et des enjeux contemporains, ainsi que leur rapport au politique.

Le salafisme n’en finit pas d’interpeller. Des bouleversements politiques dans le monde arabe à « l’affaire Mohamed Merah », en passant par le débat sur le voile intégral, ce courant de l’islam intrigue d’autant plus qu’il fait trop souvent l’objet d’analyses superficielles. De la diversité des mouvements affirmant emprunter la voie des Salaf Salih (« les Pieux Ancêtres ») à la manière dont les adeptes, majoritairement quiétistes dans notre société, envisagent leur rapport au politique, à l’économie ou aux débats français et internationaux, le présent ouvrage constitue l’une des premières tentatives pour faire la lumière sur une idéologie qui connaît un certain succès, notamment en banlieue. Il est issu d’une immersion de plusieurs années parmi les communautés salafies installées en France, mais dont l’ambition affichée est de rompre avec une société jugée « impie » pour gagner la « terre d’islam », promesse d’une vie en concordance avec les enseignements religieux. Pratique mondialisée, le salafisme apparaît comme la quête d’un « islam véritable » dont l’attrait auprès des jeunes générations doit être analysé. Au-delà de la critique de l’époque contemporaine, les salafis ne sont-ils pas plus modernes qu’ils le prétendent ?

. F. Douzet, et Béatrice Giblin, Des frontières indépassables ? Des frontières d’Etat aux frontières urbaines , Paris, Armand Colin, 2013.

Accroissement des mobilités et des échanges, instantanéité de l’information et de la communication, multiplication des réseaux (financiers, urbains, sociaux.) : la mondialisation semble avoir aboli toute notion d’espace et de temps entre les territoires et augurer l’ère d’un monde « sans frontières ». Pourtant, dans le même temps, les frontières ne cessent de se multiplier : construction de murs, renforcement des contrôles et des dispositifs sécuritaires, partition et création d’États, dynamiques ségrégatives au sein des villes ou encore frontières « mentales » propres aux réseaux sociaux. La notion même de frontière mérite donc d’être interrogée. Car si sa définition fut longtemps simple et admise de tous (limite du territoire sur lequel s’exerce la souveraineté nationale, institution établie par des décisions politiques et régie par des textes juridiques), désormais il n’en va plus de même. L’emploi de ce terme sert parfois à caractériser des limites qui n’ont plus rien à voir avec celles de l’exercice de la souveraineté nationale. Les meilleurs spécialistes de ces questions s’emparent de cette notion en proposant une approche novatrice de la frontière à différents niveaux d’analyse : des États aux quartiers « ghettos », en passant par les réseaux (cyberespace, migrations, trafics, etc.).

Une publication indispensable pour nourrir le débat intellectuel et politique sur l’ouverture et/ou la fermeture des frontières.

Frédérick Douzet est maître de conférences (HDR) à l’Institut français de géopolitique de l’université Paris 8, membre honoraire de l’Institut universitaire de France et membre du comité de rédaction de la revue de géographie et de géopolitique Hérodote.

Béatrice Giblin est professeure à l’Institut français de géopolitique et directrice de la revue de géographie et de géopolitique Hérodote.

Avec les contributions de David Amsellem, Philippe Boulanger, Kevin Braouezec, Diana Burgos-Vigna, Sébastien Colin, Mathilde Costil, Alix Desforges, Isabelle Feuerstoss, Thibaud De Fortescu, Michel Foucher, Agnès De Geoffroy, John Hanley, Yohann Le Moigne, Benjamin Leclère, Guilhem Marotte, Rodrigo Nieto Gomez, Côme Pérotin, Diane Reay, Charlotte Recoquillon, Isabelle Saint-Mézard et Alex Schafran.

. Sous la direction de Hans Stark, Martin Koopmann & Joachim Schield Les relations franco-allemandes dans une Europe unifiée. Réalisations et défis. Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2013.

Loin des sentiers battus et des discours convenus, cet ouvrage dresse ainsi un bilan des deux dernières décennies (depuis Maastricht) et revient en détail sur un grand nombre de défis auxquels se heurte la relation franco-allemande : la réforme des institutions européennes, la montée des résistances à l’Europe, l’élargissement à l’Est et l’ouverture sur le Sud méditerranéen, la coopération en matière de défense et de sécurité, la crise de l’euro, la crise économique, les défis de la globalisation, le nucléaire civil après Fukushima, les relations socioculturelles et la « perception de l’Autre ».

. Gilbert Ziebura, Les relations franco-allemandes dans une Europe divisée. Mythes et réalités, Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2013.

Peu de pays ont connu une histoire aussi conflictuelle que la France et l’Allemagne. Aussi la réconciliation fut-elle longue et difficile. Pourtant, les anciens « ennemis héréditaires » sont si bien parvenus à surmonter le passé que leur « modèle » de réconciliation est aujourd’hui étudié et envié partout dans le monde.

Gilbert Ziebura retrace l’histoire de ce processus, de Potsdam (1945) à Maastricht (1992), en analysant le rôle des différents « couples » emblématiques qui se sont succédé au cours de cette période : Adenauer-Schuman, de Gaulle-Adenauer, Schmidt-Giscard d’Estaing et Mitterrand-Kohl. Il démontre que la réconciliation n’est jamais allée de soi, qu’elle a été le fruit de compromis permanents et de la volonté de dépasser les clivages d’autrefois, mais qu’elle s’est aussi inscrite dans un contexte international marqué par la guerre froide et la construction européenne qui ne laissait d’autre choix aux Français et aux Allemands que de s’entendre. Il met en lumière les divergences d’intérêts qui se cachaient derrière le discours de l’amitié, divergences qui ont toujours existé et qui n’ont pas disparu aujourd’hui, alors que l’Union européenne traverse la crise la plus grave depuis sa création.

G. Ziebura analyse la relation franco-allemande dans sa dimension européenne et transatlantique, mais aussi dans sa dimension politique, économique et sociale – condition indispensable pour comprendre les enjeux actuels de la relation entre Paris et Berlin.

. Michel Deshaies, Atlas de l’Allemagne.Les contrastes d’une puissance en mutation, Paris, Autrement, 2013. 96 pages

. Sous la direction de Charles-Philippe David, Théories de la politique étrangère américaine. Auteurs, concepts et approches, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2013

Quand il s’agit de comprendre pourquoi les États-Unis agissent d’une façon ou d’une autre dans le monde, les débats sont généralement virulents, et souvent réducteurs. Les théories peuvent alors être très utiles pour éviter ces dérapages dans la mesure où elles permettent de structurer l’expression des enjeux et des arguments.

. Claude Chancel et Libin Liu Le Grix, Le grand livre de la Chine. Histoire, géographie, civilisation et pensée, économie et géopolitique, Eyrolle, 2013, 265 p.

Ce guide dresse un panorama inédit pour rendre compte de la réalité chinoise. Il aborde successivement histoire, géographie, civilisation, pensée, vie quotidienne et économie.

Conçu conjointement par un historien et un chef d’entreprise, validé et cautionné par une équipe de sinologues, il constitue un outil unique de découverte et d’étude.

. Christian Lequesne et Maurice Vaïsse (dir.), La politique étrangère de Jacques Chirac, éd. Riveneuve, 2013.

Que reste-t-il des douze années de présidence de Jacques Chirac (1995-2007) dans le monde ? Une politique étrangère active et pragmatique, que le président a toujours considérée comme au cœur de ses responsabilités : la suspension de la conscription, l’arrêt des essais nucléaires dans le Pacifique, l’opposition résolue à la guerre des Etats-Unis en Irak, le soutien au projet de Constitution européenne malgré le rejet de la population française. Les contributions de ce livre – écrites par les meilleurs spécialistes – s’appuient sur les archives, les mémoires et les témoignages des acteurs. Elles illustrent la densité d’une période marquée par l’attentat du 11 septembre, les guerres d’ex-Yougoslavie et d’Irak, la cohabitation en France.

Pendant le premier mandat de Jacques Chirac, la France semble reculer en Europe face à l’élargissement et au poids grandissant de l’Allemagne et elle est paralysée par la pesanteur de vieilles pratiques diplomatiques avec l’Afrique. Placé davantage sous le signe de la politique étrangère, le deuxième mandat est celui de l’opposition de Jacques Chirac à l’intervention en Irak, une décision qui divise l’Europe mais rehausse aussi le prestige de la France dans le monde non occidental.

Christian Lequesne est directeur du Centre d’études et de recherches internationales (CERI) et professeur de politique européenne à Sciences Po.

Maurice Vaïsse est professeur émérite des universités à Sciences Po, spécialiste de l’histoire des relations internationales. Il est également éditeur de la série la plus récente des Documents diplomatiques français.

. Assemblée nationale, Commission des affaires européennes, J. Pueyo et Y. Fromion, Rapport d’information, n°536, L’Europe de la défense à la veille du Livre blanc, 85 p.

. Yves Plasseraud, L’Europe et ses minorités, Coll. Europa, PUG, 2013.

Depuis des décennies, la question des minorités agite le continent européen, conduisant parfois à la guerre, voire à la guerre civile. Aujourd’hui, si l’Union européenne nous épargne les conflits majeurs que l’Europe a connus, la question des minorités reste préoccupante : séparatistes basques, nationalistes corses, mais aussi Roms, Ossètes ou Tchétchènes s’invitent régulièrement à la une des journaux. Mais au-delà de ces minorités historiques, il existe aussi des minorités plus récentes, issues de l’immigration de ce dernier demi-siècle.

Fort de son expérience internationale, Yves Plasseraud constate combien l’intégration de nouvelles minorités extra-européennes est difficile, à cause notamment de la précarité qui entraîne le rejet, le racisme et la xénophobie. Qui sont ces minoritaires européens, quelles sont leurs demandes, comment nos États peuvent-ils y répondre ? Quelles politiques adopter ? Comment rendre celles existantes efficaces ? Autant de questions sur lesquelles il est urgent de réfléchir. L’enjeu est de taille : l’Europe a besoin de cet apport démographique ; sa survie est à ce prix.

S’interrogeant sur une problématique majeure de la société contemporaine, cet ouvrage donnera aux étudiants et enseignants en science politique mais aussi à tout un chacun une vision historique et actuelle des enjeux fondamentaux que sont l’accueil de nouvelles populations et l’aménagement du statut des minorités autochtones.

. Marc-Antoine de Montclos, Les humanitaires dans la guerre. Coll. Les études, Paris, La documentation française, 2013.

L’aide à destination de régions en crise est une ressource politique pour les belligérants comme pour les pays donateurs. À partir de ce constat et de l’étude de plusieurs conflits survenus au XXe siècle, l’auteur ouvre le débat. Il donne de nombreux éléments d’information sur la façon dont les institutions humanitaires tentent de gérer de pareils dilemmes et propose de réfléchir aux effets de ces interventions.

Dans la tradition de la Croix-Rouge, l’aide humanitaire apportée aux victimes de conflits armés se présente comme neutre et apolitique. Mais la réalité est plus complexe : trop souvent rackettées et attaquées par les combattants, les organisations de secours peuvent alimenter les guerres par leurs effets d’entraînement économiques ou du fait qu’elles déchargent les belligérants de leurs obligations sociales en leur permettant de concentrer toutes les ressources locales vers l’action militaire. Paradoxalement, il arrive donc que les interventions humanitaires contribuent à prolonger les conflits.

Elles peuvent également être instrumentalisées par les États et les bailleurs de fonds. À l’épreuve du terrain, la neutralité et l’indépendance revendiquées par les organisations non gouvernementales doivent notamment se plier à des impératifs de coordination et d’efficacité qui les obligent à entretenir des relations ambiguës avec les militaires déployés dans le cadre d’opérations de paix.

Marc-Antoine Pérouse de Montclos est docteur en sciences politiques, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), enseignant à l’IEP de Paris

. Hervé Coutau-Bégarie, Bréviaire stratégique, Argos, janvier 2013.

Le Bréviaire stratégique d’Hervé Coutau-Bégarie, lecture célèbre dans les milieux militaires français et qui est édité ici pour la première fois, est l’initiation à la stratégie la plus synthétique et la plus suggestive qui soit. Le style très ciselé privilégie la clarté et, en dépit d’un niveau conceptuel élevé, l’ouvrage est d’un abord facile. Il offre une synthèse de la réflexion stratégique par l’apport de principes clairs, de définitions essentielles et de références fondamentales. Sous une forme identique aux pensées de Pascal ou à la Théorie du combat de Clausewitz, 555 courts paragraphes s’inscrivent dans l’enchaînement d’une démonstration, bien que chacun puisse être lu séparément. Vrai outil de travail pour tous les amateurs de stratégie, il part d’une réflexion sur la nature de la stratégie (essence, spécificité et évolution) pour conclure sur la personne du stratège, spécialiste de la dialectique des volontés utilisant la force pour régler leur conflit. Une lecture essentielle, un grand classique, par le plus éminent des stratégistes français, disparu au début de l’année 2012.

L’auteur : Hervé Coutau-Bégarie disparu en 2012 à l’âge de 55 ans, était directeur d’études à l’Ecole pratique des Hautes Etudes et directeur du cours d’introduction à la stratégie au Collège Interarmées de Défense (Ecole de Guerre). Pendant quinze ans, il aura formé des générations d’officiers à la science stratégique. Président de la Commission Française d’Histoire Militaire et de l’Institut de Stratégie Comparée, Membre de l’Académie royale des sciences navales de Suède, il a publié en trente ans une somme considérable d’articles et d’ouvrages sur la stratégie, traduits dans plus de douze langues, dont son monumental Traité de Stratégie, qui en est à sa septième édition. Il demeure célébré comme l’un des meilleurs stratégistes français.

. Etienne Grass, L’Europe sociale. Coll. réflexeeurope, La documentation française, 2013.

La Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux, adopté en décembre 1989 par une déclaration commune de chefs d’Etat et de gouvernement (hors Royaume-Uni) a dressé les contours du modèle social européen. Cependant, depuis les années 2000, les équilibres politiques au sein de l’Union européenne ont évolué au détriment de la convergence sociale, la culture du dialogue social s’est dissipée et l’idée d’un modèle unique est aujourd’hui contestée. Dans ce contexte, le juge de l’Union semble devenu le principal moteur de l’Europe sociale à travers la reconnaissance de droits nouveaux au profit des salariés et des citoyens européens.

Comment consolider cet acquis communautaire dans une Union élargie fragilisée par les crises ? C’est à cette question de fond que cet ouvrage répond, après avoir abordé tour à tour les principaux apports de l’Europe sociale dans les domaines du travail, de la protection sociale et dans ses nouveaux champs d’intervention (pauvreté, handicap, égalité hommes-femmes). Et si l’Europe sociale parvenait finalement à se relancer en s’imposant comme la juste contrepartie au renforcement de la gouvernance économique de l’Union européenne ?

. Abdelassiem El Difraoui, Al-Qaida par l’image. La prophétie du martyre, Coll. Proche-Orient dirigée par Gilles Kepel, PUF, 2013.

Al-Qaida et la plupart des groupes alliés auraient probablement déjà disparu sans l’élaboration d’une stratégie de communication redoutable dont la production audiovisuelle est devenue l’instrument principal. L’analyse systématique de ce phénomène de propagande, probablement le plus important depuis le début du XXIe siècle, n’avait encore jamais été effectuée. Pourtant, son corpus visuel nous offre un aperçu extraordinaire de l’histoire du jihadisme global.

Après avoir analysé les principaux producteurs de la propagande jihadiste et présenté son langage visuel, Abdelasiem El Difraoui expose l’évolution du Grand Récit jihadiste et de sa production audiovisuelle des trois dernières décennies. Au-delà de la propagande, cette production détourne la mythologie de l’islam pour en créer une nouvelle au sein de laquelle le culte du martyre joue un rôle central est alors créée une nouvelle cosmologie qui élève Ben Laden au rang de prophète.

De cette analyse il ressort que, en dépit de leur échec à mobiliser les masses musulmanes, Al-Qaida et sa nébuleuse sont parvenues à créer des images et des symboles reconnus aujourd’hui par de nombreux croyants et qui pourraient continuer à inspirer les générations à venir.

Abdelasiem El Difraoui, germano-égyptien, est docteur de Sciences Po Paris. Il a gagné de nombreux prix internatio-naux pour ses reportages et documentaires, notamment pour Le Siège de Bagdad, qu’il a réalisé, et pour Tahrir 2011, qu’il a coproduit. Il a conseillé le gouvernement allemand en matière de politique étrangère et est actuellement senior fellow à l’Institut de recherches sur la politique des médias et de la communication de Berlin. Il a particulièrement travaillé sur le rôle des médias pendant les printemps arabes.

. Olivier Kempf, Géopolitique de la France. Entre déclin et renaissance, 8 cartes en couleurs, Paris, éd. Technip, 2013.

Alors que le public français se passionne pour la géopolitique, il n’existe pas d’ouvrage de référence sur la géopolitique de la France. Or, notre pays constitue un sujet éminemment géopolitique. Héritier d’une longue histoire, inventeur de l’État-nation, acteur européen central que ce soit par les guerres du passé ou la construction plus récente de l’Union, il a besoin que l’on comprenne sa géopolitique : c’est une tâche d’autant plus urgente que les bouleversements du monde mettent en question les dispositifs anciens et les certitudes héritées.

Le livre est divisé en deux grandes parties :

. La géopolitique intérieure : l’auteur y décrit la construction de la France, son cadre géographique qui incline mais ne décide pas, son histoire très riche mais reconstruite en une véritable géohistoire, enfin la question de la centralité de Paris et de l’État, ces deux passions françaises. Il s’agit ensuite de comprendre les structures de la nation : les Français, le rapport entre villes et campagnes, la géoécononomie de la France et sa culture.

. La géopolitique extérieure : il s’agit d’étudier la richesse et la complexité des liens entre la France et chacun de ses voisins, mais aussi la question européenne, les héritages coloniaux ou les rapports de la France avec le reste du monde. Le livre décrit les fondements de l’action extérieure, en passant en revue le dispositif militaire, les logiques de son utilisation à l’extérieur (des opérations aux alliances) avant de décrypter sa diplomatie et sa place dans l’ordre international, et son attitude face à la mondialisation et à l’émergence. Cet ouvrage permet d’analyser les logiques à l’oeuvre dans la géopolitique de la France, pour comprendre qu’elle a, d’une certaine façon, achevé son projet géopolitique et qu’il lui faut en concevoir un nouveau. Pour cela, bien saisir ce qu’on est et d’où l’on vient constitue un diagnostic indispensable pour définir une stratégie : en cela, cet ouvrage est un outil essentiel qui constitue d’emblée la référence sur le sujet. Un livre à la fois permanent et actuel.

. Cécile Calla et Claire Demesmay, Que reste-t-il du couple franco-allemand ? Coll. réflexeeurope, La documentation française, 2013.

Le 22 janvier 2013, sera célébré le cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée signé entre le chancelier allemand Konrad Adenauer et le président français Charles de Gaulle. Il fixait les objectifs d’une coopération accrue entre l’Allemagne et la France dans les domaines des relations internationales, de la défense et de l’éducation, institutionnalisant une relation privilégiée.

Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? L’ouvrage de Cécile Calla et Claire Demesmay – spécialistes des relations franco-allemandes – revient sur l’histoire de ce couple incarné par leurs dirigeants respectifs, et constamment présenté, surtout dans l’Hexagone, comme le moteur fondamental de la construction européenne.

Amorcé à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le rapprochement politique et civil entre la France et l’Allemagne reposait sur un savant équilibre. La chute du mur de Berlin et l’élargissement de l’Union européenne, par leurs répercussions géopolitiques, ont modifié en profondeur ses fondements. L’affirmation politique d’une Allemagne unifiée et économiquement dynamique, sur fond de perte d’influence française, alimentent aujourd’hui les interrogations.

Depuis 1963, les médias et les observateurs n’ont en fait eu de cesse de s’interroger sur la force, sur les soubresauts, voire sur la réalité même, du couple franco-allemand. Sans minimiser les divergences passées et présentes entre les deux pays, ni les défis qui les attendent dans un contexte de crises, les auteures montrent que l’ancrage de leur relation au sein de la société civile confère au couple franco-allemand une solidité au-delà des soubresauts politiques. Sans doute n’est-il plus désormais le moteur de la construction européenne, mais ce couple demeure, aujourd’hui comme hier, incontournable pour la faire progresser. Pour retrouver un nouveau souffle, il lui faudra cependant innover et échapper aux écueils du vase clos, de l’ennui et du repli.

Préface d’Alfred Grosser, professeur émérite des Universités à Sciences Po

Cécile Calla, ancienne correspondante pour Le Monde à Berlin est rédactrice en chef du magazine franco-allemand « Paris-Berlin ». Claire Demesmay est responsable du programme Relations franco-allemandes de l’Institut allemand de politique étrangère (DGAP)


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