Vue aérienne des environs de Gao. RFI/David Baché
Vue aérienne des environs de Gao. RFI/David Baché

Le 12 avril dernier,  il a abrité une journée porte ouverte sur le blé. Depuis 2012, un projet d’une durée de 5 ans a démarré dans les sous-stations de Kogoni, Niono, Diré et Bangoudié en vue de l’identification de variétés performantes de blé et l’amélioration des techniques culturales (fertilisation et rotation).
La crise multidimensionnelle de 2012  a fortement entamé les acquis de la recherche et la sous-station de recherche agronomique de Bagoundié. Depuis le retour à la normale, les cadres du Centre de recherche agronomique de Gao ont retroussé leurs manches et ont remis le centre sur la voie du renouveau avec la reprise des activités.

La journée porte ouverte sur le blé  du 12 avril,  placée sous la présidence du gouverneur de Gao, Seydou Traoré a permis aux paysans venus de différentes contrées de la 7ème région, aux partenaires et autres services techniques associés de découvrir les acquis de la recherche transférable en milieu paysan.
La recherche sur le blé porte sur un hectare  avec deux variétés : Norma et Altila. Oumarou Goïta et Bréhima Traoré du centre régional de recherche agronomique de Gao, ont expliqué que le projet dans sa globalité doit accompagner les producteurs en performances dans les semences et les engrais.
Cette journée porte ouverte sur le blé a permis de voir de près la réussite de l’hectare en question. Ce qui suscite beaucoup d’espoirs. La question de l’intérêt du projet blé dans la zone de Gao,  ne se pose plus, tant les résultats obtenus sur le terrain sont probants.
Le gouverneur et sa suite ont visité les parcelles d’essai de 4 variétés de riz tolérantes au froid, et les dattiers et autres jujubiers griffés (communément appelés pommes du Sahel). La sous-station de recherche agronomique de Bagoundié occupe une superficie de 50 ha dont 34 aménagés présentement.
Les échanges permanents entre les chercheurs, les autorités villageoises et coutumières doivent permettre de lever  les équivoques sur le blé, a souligné le gouverneur Seydou Traoré.

Avant de regagner, Gao satisfaits, les visiteurs du jour n’ont pas manqué de remercier les différents partenaires de la recherche, notamment la BAD et le Centre international de recherche pour le développement des cultures en zone arides (ICARDA).

Moussa Balla Niaré, de la direction nationale de la recherche agronomique a salué le fort engagement des cadres sur le terrain et l’accompagnement dont ceux-ci bénéficient de la part des autorités régionales.
M. B. CISSE
Amap-Gao

Source : L’Essor,http://maliactu.net/mali-gao-les-promesses-de-la-culture-du-ble/