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Comprendre les points clés de l’affaire de 200 milliards de Fcfa (Uranium Gate) qui défraie la chronique au Niger

Niamey et les 2 jours-   lundi, 20 février 2017 02:35

Le sujet est sur toutes les lèvres depuis l’accusation faite par le journal nigérien « Le Courrier », incriminant le ministre des Finances d’être au centre d’une affaire de virement de près de 200 milliards de Fcfa sur un compte bancaire à Dubaï en 2012. Laquelle somme résulterait selon le journal, de la vente de 5000 tonnes d’uranium. Version des faits d’une affaire qui a connu un développement grâce à la sortie médiatique du ministre des Finances, Hassoumi Massaoudou (photo) rejetant en bloc les faits à lui reprochés.Comprendre les points clés de l’affaire de 200 milliards de Fcfa (Uranium Gate) qui défraie la chronique au Niger

Incrimination

Dans sa publication du 16 février 2017, le journal « Le Courrier » (document à l’appui) revient sur une affaire liée à l’Uranium datant de juillet 2011. Selon le journal, « Areva Ug (groupe commercial d’Areva Groupe) avait vendu une très forte quantité d’uranium à Energo Alyans, une société de distribution russe qui ne s’intéressait pas, au commerce d’uranium ou même au négoce de matières premières. Le 24 novembre suivant, la société Energo Alyans a vendu cet uranium à la société Optima Energy Offshore SAL au Liban. Les deux ventes ont été notifiées à la société Areva. Selon une source proche du dossier, un virement bancaire de 319 millions de dollars, soit près de 200 milliards de francs cfa, a été fait le 12 décembre 2011 du compte de Sopamin logé à Bnp Paribas, à Paris, au compte d’Optima à Dubaï. Au bas du document, on voit clairement la signature de Hassoumi Massaoudou. Ce qui pose le problème de la gestion des comptes de la Sopamin.»

Faux

Lors d’un point de presse tenu le 18 février 2017, le ministre des Finances Hassoumi Massaoudou a balayé d’un revers de la main les accusations qu’il qualifie d’amalgames et de manipulation. En prime abord, le ministre des Finances a rappelé le mode opératoire de la vente d’uranium dans le pays. « Ce sont les sociétés Somaïr et Cominac qui vendent l’uranium. Elles le vendent à 2 catégories de personnes morales : à leurs actionnaires étrangers et aux nationaux (enlèvements). Areva, Sopamin, Ourd (japonais) Enouza (espagnol) sont les actionnaires et chacun achète au prorata de sa participation au capital. Donc il n’y a pas de possibilité d’achat clandestin d’uranium. »

Second argument, avancé par l’ancien Directeur de cabinet du Président, la quantité de vente d’uranium du Niger. « On m’accuse d’avoir vendu 5000 tonnes pour 200 milliards que j’ai placé dans une banque. En 2011, la production du Niger était autour de 4000 tonnes. Ça veut dire que si j’ai enlevé 5000 tonnes, c’est que j’ai acheté toute la production du Niger et ça n’aurait même pas suffit. Ce qui voudrait supposer que parmi les autres actionnaires, aucun actionnaire n’a acheté pendant toute l’année. C’est inimaginable, » commente-t-il.

Rien à voir

Le Journal parle de 200 milliards de Fcfa avec un document à l’appui. Le ministre des Finances parle plutôt de 800 millions de Fcfa et livre sa version des faits. « Areva m’a contacté (Directeur de cabinet du Président à l’époque, ndlr) pour me dire qu’ils ont l’habitude de faire du trading sur le marché boursier par l’entremise de l’Urangesellschaft (société de trading d’Areva, ndlr). Et s’ils obtiennent des gains à l’issue de l’opération, ils peuvent rétrocéder une partie au Niger. La seule contrepartie est qu’ils mettent le nom de la Sopamin (Société du patrimoine des mines du Niger). J’ai appelé le Directeur de l’époque (Hama Amadou), je lui ai dit que nous gagnerons 800 millions de Fcfa dans cette histoire. Ce qu’il a accepté et les 800 millions sont arrivés sur le compte de la Somaïr que nous avons versé ensuite au Trésor public. Nous avions utilisé cet argent ensuite pour des dépenses publics notamment des véhicules de la Garde présidentielle. Ce qui n’a rien à voir dans cette histoire d’uranium, » commente-t-il.

Quant à sa signature sur le document, Hassoumi Massaoudou laisse entendre que « c’est parce que ce n’est pas une activité de la Sopamin. La Sopamin n’a pas acheté et vendu sur le marché. Ils avaient juste besoin du nom de la Sopamin. »

En ce qui concerne la traçabilité de l’argent sur un compte bancaire à Dubaï, le ministre des Finances se justifie : « Dans les opérations de trading, cela implique beaucoup de banques, la somme est passée par une banque de Dubaï. »

Guevanis DOH,http://www.niameyetles2jours.com/la-gestion-publique/gouvernance-economique/2002-407-comprendre-les-points-cles-de-l-affaire-de-200-milliards-de-fcfa-uranium-gate-qui-defraie-la-chronique-au-niger

1 commentaire pour Comprendre les points clés de l’affaire de 200 milliards de Fcfa (Uranium Gate) qui défraie la chronique au Niger

  • AOUGUI MAINASSARA Tanimoudari

    Si la démocratie consiste à considérer le peuple comme des « pions » alors là le mensonge à beau courir la vérité finit toujours par le rattraper.

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