booklet 8 pages

QUI SOMMES-NOUS ?


Association TAMOUDRE,“Touareg, vie et survie”.
Informations, réflexions et actions ciblées autour du DÉVELOPPEMENT et des problèmes de GÉOSTRATÉGIE, [...]

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TERRITOIRES ET ACTIONS

Coups de gueules…

Suite à l’article de « Menaka, mourir en silence », quelques  « causeries » de toubabs amoureux du nord-Mali…

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Gervais Coppé

Et à Ménaka, cette mosaïque de populations -Touaregs de toutes classes, Dahoussaqs, Songhoys, Peuls…- continuent de supporter la dictature terrifiante de tous ces groupes narco-terroristes qui ne veulent que les dominer et les exploiter ! Cela est désespérant.
Mettre en place des formes d’agro-écologie, créer pour la population des activités rémunératrices, et aussi assurer la santé, la sécurité et l’instruction publique -ce qui a pu être assuré autrefois par l’Etat du Mali- ces nouveaux prédateurs s’en contrefoutent. Avant de pouvoir résoudre le problème de l’eau potable, du paludisme et de l’approvisionnement vital, ce sont ces prédateurs suceurs de sang (les groupes dits politiques) qu’il faut d’abord chasser, éliminer. Même si des liens claniques les attachent aux populations locales.

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Jacqueline Dupuis

On peut dire qu’à part les groupes narco-terroristes, plus rien d’autre ne peut exister. Dans la brousse et dans les villages tout le monde sait tout sur tout le monde.Et personne ne dit rien à cause des représailles.
Quand on lit toute la littérature autour des savantes discussions sur le nord, on voudrait tout mettre à la poubelle. Toujours et encore les mêmes paroles depuis des années. La seule donne qui change, c’est l’intrusion des islamistes. Et ça, c’est un gouffre sans nom…
Quand on parle de réunions (100, 1000 !!!) pour expliquer à la population le devenir ensembles qui va changer le monde, je pense aux per-diem qui nourrissent les discutailleurs et aux déplacements grassement payés. Je ne pense à plus rien d’autre.Je n’arrive plus à penser à quelque chose d’autre.On est tellement dans la dérision, quand rien ne bouge depuis des années et tourne en boucle, quand on voit passer sur le papier des milliers et des millions deFCFA et de dollars, distribués par…et par…pour qui, comment ?

La planète narco est bien plus rentable . Tout tout de suite, et on peut nourrir ses enfants avec ça.
De toute façon il n’y a rien d’autre pour bouffer. « On n’a pas le choix ».

En tant que webmaster je suis toujours ahurie du nombre de connexions quand on parle de terrorisme dans les articles. Quand on parle de développement ou de scolarisation personne ne lit !!!

Voilà, c’était le coup de gueule de Jacqueline, webmaster de Tamoudré, qui croit encore à des petites choses de l’ordre de la dignité et du courage et qui sait, quand on lui dit tous les jours au téléphone, (merci Whatsapp), qu’il y a encore dans le nord des hommes et des femmes incroyablement travailleurs et droits qui voudraient faire encore plus. Cotiser pour faire fonctionner une école, ne serait ce qu’un maître pour les petits,  beaucoup de villages le font, et ca marche. Faire du maraîchage, aller soigner en brousse avec des moyens dérisoires, des ONG locales qui y croient, souvent au péril de leur vie, et tout le reste.La liste est longue.

Ils font avec. On appelle ca la résilience, et c’est une leçon de vie dans ce monde de …
Bon, stop, on bosse, OK, et ce sera mieux que de causer.

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Maurice Freund


oh combien des mots sont justes et pertinents ….
tout est dramatique et chaque jour l occident perd du terrain
arretons de soutenir les dirigeants de ce pays qui sont totalement responsables de cet etat de fait…
Plus nous intervenons plus forte est la degradation
L occident va devenir insupportable pour les populations qui chaque jour nous rejettent un peu plus
c est desolant !!!

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Gervais Coppé 

Les paroles de Jacqueline Dupuis et de Maurice Freund sont bien claires, franches, fondées sur l’expérience et les témoignages; mais elles semblent désabusées, désillusionnées.
A en pleurer de rage!
J’étais bien disposé à consacrer le reste de mes jours à la mise en place d’une économie d’oasis, avec mes amis honnêtes et dévoués du nord-Mali. Hélas, les années passent à se désoler et à égréner des fausses promesses et des mensonges.
Les populations souffrent,sans plus d’espoir, les enfants et les jeunes seront tentés par de nouvelles chimères, de nouvelles idoles : la violence, l’argent facile, la drogue, l’exode…
J’en arrive à comprendre et soutenir les pays (Malaisie, Singapour) qui interdisent et punissent de mort le trafic et la consommation de drogues, même le banal cannabis. A cet égard,j’ai honte pour nos états occidentaux alanguis dans le laxisme, la « tolérance », et l’hypocrisie.
Qu’en pensent mes deux amis Aïta et Rousmane ag Assilaken, eux qui sont enfermés dans cet enfer ?

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Un ancien toubab de Aguelhok

Ô rage! Ô désespoir…
ParoLé! Parolé !
OK !mais que cela ne nous empêche pas de nous critiquer…
Il y a les interventions musclées, qui n’arrangeront rien, mais n’oublions pas que pendant une quarantaine d’années, « l’armée des humanitaires, les compatissants professionnels » ont été le terreau de cette corruption généralisée…

Malheureusement, le pharmacien de Mme Bâ était sans doute plus clairvoyant que toute cette armada bien intentionnée, quand il disait que : « La France a honte alors nous nous nourrissons de sa honte, comme d’habitude. Voilà ce que nous sommes : un continent de mangeurs de honte » .
Eh oui, « Ce n’est pas parce qu’une action est réalisée bénévolement qu’elle est nécessairement utile ».
(La méprise humanitaire de Laurent Bucchini).
Désolé d’avoir une autre analyse, mais sans avoir honte, essayons d’être un peu plus critiques sur nos actions passées .
En tous les cas un grand merci à Jacqueline qui maintient avec passion, courage et dévouement, ce fil si fragile avec le Pays…

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Aïta

Puisque je suis « interpelé » par mon cher ami Gervais du Lot, éleveur de Lévriers Oska (souche Ezawagh-Ménaka) et concepteur-développeur de l’économie des Oasis sahariennes – la palmeraie de Tessalit étant son dada -, je vais me faire violence sur moi-même en « mettant ma bouche » dans cette palabre « toubabesque » en me fendant de ce qui suit sur le site Tamoudré dont je viens de déménager mon campement – « timchagh », comme dirait Ahar – parce que l’expression-critique n’y est pas libre que pour … les Toubabs et pour leurs « amis intimes » touareg ; clin d’œil-fléchette à Madame Jacqueline, la webmaster du site Tamoudré (« vie » en Tamacheqh) que je qualifierais de « Tamatant » (« mort » en Tamacheq).

Assurément que ce sont bien des « coups de gueules » de Toubabs, nostalgiques des vrais Hommes Bleus Libres et de leur vie « sans soucis » dans les immensités désertiques qu’amoureux du Grand Nord du Mali squatté par trois « étrangers » indésirables (Barkhane, Minusma et Terroristes) qui n’auront les honneurs de l’accueil chaleureux et généreux d’antan chez les vrais et honnêtes bédouins mais des « massages » des Ichoumar « kadhafo-azawadiens rêveurs et cauchemardeux qui sont leurs clients que je classe en deux catégories :
1) ceux de la « Mission néocoloniale saharienne française», pont avancé de la base militaire de Tessalit, un ersatz de la défunte OCRS ;
2) ceux des narcotrafiquants ayant pignon sur rue à Bamako, Gao et Kidal qui disposent de sous-traitants de deux regroupements mafieux :
i) Imghad (Gatia) et arabes Kounta-Lemhar (MUJAO) du Tilemsi et de l’Ezawagh ;
ii) Ifoghas et Idnan (MNLA) de l’Adghagh-Timétrine et du Tamasna.

En tout état de cause, au regard de ce que chacun des toubabs a dit de la situation du Nord du Mali (pays touareg) qui, s’ils le pouvaient, seraient vautrés en ce moment, touristiquement, sous des tentes en peaux de chèvres-moutons dans les campements nomades en fête de cure salée dans l’Ezawagh (cas de Gervais Coppé) et de la « getna » (récolte des dattes dans les Oasis) pour Jacqueline Dupuis et Maurice Freund.

J’acclame la bonne analyse du « toubab » Maurice Freund qui ose critiquer les toubabs des « EN-HAUTS DES HAUTS », comme disent les ivoiriens et je la reprends in extenso, tellement elle est agréable à mes oreilles, je le cite : «Tout est dramatique et chaque jour l’occident perd du terrain ; arrêtons de soutenir les dirigeants de ce pays qui sont totalement responsables de cet état de fait… Plus nous intervenons, plus forte est la dégradation.L’occident va devenir insupportable pour les populations, qui chaque jour, nous rejettent un peu plus. C’est désolant !!! »

Je suis d’accord pour la solution « radicale » proposée par Gervais Coppé que je cite : « … ce sont ces prédateurs suceurs de sang (les groupes dits politiques) qu’il faut d’abord chasser, éliminer. Même si des liens claniques les attachent aux populations locales. »

Au total, je tire une bonne leçon de ces échanges croisés entre toubabs sur le site Tamoudré et je vois là un encouragement pour moi et Gervais de reprendre, là où on les avaient laissé, nos échanges croisés (« Vieux Français d’Afrique-Mali » et vieux targui malien désabusé par la Tachoumara) sur la crise du Mali dont la « question touarègue est la cause déclenchatrice.

Sincèrement

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Tissekheren

Qui aime bien châtie bien, est-ce le cas pour les populations du Nord du Mali et de leurs amoureux, les occidentaux ? Alors là, il faut moins les aimer pour sauver les pauvres populations innocentes qu’on piétine chaque jour un peu plus, au nom de cette affection ambiguë.

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Gervais Coppé 

Je ne répondrai pas à « Tissekheren », car je ne m’adresse jamais aux pseudos ni aux cagoulés. Mais, regardant Jacqueline et Maurice Freund, je suis gêné envers eux que nous soyons amalgamés au camp des hypocrites qui, « sous couvert d’un discours amoureux piétinent les populations du nord-Mali ».
Personnellement, j’ai pu payer de mon engagement en étant durement sanctionné par la Françafrique au temps du Sdece de M. Foccard. Médaille en chocolat d’un ancien combattant…
Entre nous,l’heure devrait être à la lucidité, et non au jeu de ping pong et à la repentance.
Revenons à la franchise positive autour de notre « thé web » judicieusement proposé par notre hôtesse Jacqueline.

Timetrine, photo J.Dupuis

 

1 commentaire pour Coups de gueules…

  • AG AZAMANE

    J’avais saisi une réponse peu amène – qui n’est pas partie suite à la perte de ma connexion par clé USB MaliTel dans la périphérie Sud – ouest de Bamako – à la gifle magistrale infligée par Tissekeren, le pseudo enturbane (de 5m de Chachi-Boukar) à nos « amis(ies) français amoureux moins du Grand Nord Mali  » sali par la Tachoumara n’Takaraket, que de la touareguiculture salie par des ignares qui se foutent de la Toumast n’Tamouchagha-Tahoulessa, comportement identitaire (achak) qui interdit aux touareg d’insurger nos amis Ikoufar qui nous aiment pour ce que nous étions, au beau temps d’antan.

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