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TERRITOIRES ET ACTIONS

Grève des enseignants : Le Nord toujours paralysé

Journal du Mali-Boubacar Sidiki Haidara- 12.05.2017 à 16h19

Bientôt 3 mois que les établissements au Nord du Mali demeurent fermés suit à une grève des enseignants.

Le mardi 2 mai 2017, le syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales mettaient fin à une grève qui avait paralysé l’enseignement secondaire et fondamentale pendant plus d’un mois. Une levée de mot d’ordre qui ne semble pas satisfaire tout le monde, puisque les enseignants du Nord restent, eux, toujours en grève.

Étonnant paradoxe dans l’enseignement au Mali. Tandis que les élèves du Sud, ont repris le chemin des salles de classe à la faveur de la fin de la grève, ceux du Nord continue de fulminer et de prendre leur mal en patience. « Nous avions engagé un premier préavis puis un deuxième bien avant celui du syndicat national, auxquels le gouverneur de la région de Gao nous a rétorqué que ça dépassait ces compétences, nous nous sommes donc tournés vers le ministère de la fonction publique » explique Aziz Maiga, secrétaire général de la coordination régionale du syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT). Une sollicitation qui leur a valu une invitation à Bamako. « Nous y avons passé huit jours, mais rien de concret n’en est sorti et il n’y avait aucune considération à notre égard, c’est là que nous avons décidé de continuer jusqu’au bout » renchérit-il.

Les enseignants du Nord estiment également que leurs revendications n’ont pas été prises en compte. « Chaque syndicat au niveau régional transmet ses doléances au syndicat national, mais pourquoi les nôtres ne sont pas prises en compte » s’interroge Maiga. Du côté du syndicat national, on se défend de toutes accusations. Ils estiment avoir bel et bien intégré les doléances des enseignants du Nord dans leurs préavis. « Ils (enseignants du Nord) avaient neuf revendications, parmi eux six figuraient déjà dans le nôtre » précise Ousmane Almoudodu, secrétaire à la formation et à la culture du SYNEFCT. Là où le bas blesserait est que le syndicat régional de Gao aurait transmis une lettre au ministère de l’éducation disant ne pas accepter que le bureau national parle en leur nom. «  Nous leurs avons demandé de revenir sur ce geste, ils ont refusé, ils sont donc rentrés chez eux sans avoir négocié » assure Almoudou.

Points non satisfaits Les enseignants du Nord estiment ne pas avoir eu gain de cause sur les primes de zones, les primes de transport qui s’élèvent à 100.000 FCFA, d’installations qui sont de 150.000 FCFA mais aussi sur le fait que depuis 2003, aucun inspecteur ne serait venu évaluer les enseignants qui du coup sont toujours stagiaires. 1703 enseignants exactement ne seraient pas encore rétablis dans leurs droits selon Aziz Maiga. « Nous voulons également la mise en place d’une université publique au Nord, deux fonctionnent déjà à Gao, mais sont privés, et beaucoup d’élèves abandonnent leurs études après le Bac, puisque les moyens ne sont pas réunis pour qu’ils aillent à Bamako ».http://www.journaldumali.com/2017/05/12/greve-enseignants-nord-toujours-paralyse/

 

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