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Niger: la sécheresse provoque la fermeture de nombreuses écoles

RFI Publié le 11-03-2017 – 22:15

Des dizaines d’écoles sont fermées ou partiellement fermées, dans plusieurs régions du Niger, à cause de la sécheresse. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU à Niamey, 33 000 enfants d’éleveurs ont abandonné leur scolarité pour suivre leur parents à la recherche d’aires de pâturages. Les zones les plus affectées sont Zinder avec plus de 17 000 abandons d’élèves et Tahoua avec 12 000 élèves concernés selon l’ONU. Des zones particulièrement frappées par le manque de fourrage.

Salle de classe au Niger.
© AFP PHOTO/PIERRE VERDY

Des élèves qui suivent leurs parents éleveurs pendant deux ou trois semaines, voire un mois et des écoles qui perdent 50 % ou plus de leur effectif. Dans les zones d’élevage, la déscolarisation atteint ces dernières semaines un niveau alarmant selon les Nations unies.

En cause, la sécheresse qui assèche les points d’eau et fait qu’il n’y a plus de fourrage.

Les enseignants qui voient leur classe se vider sont démunis. C’est le cas d’Abdelwahab Souley Magagi, instituteur dans une école nomade du département de Belbedgi au nord de la région de Zinder. Il faut trouver des moyens d’aider les parents insiste t-il : « Il n’y a pas une cantine scolaire dans mon école, il n’y a pas une banque d’aliments de détail dans mon village. S’il y avait une banque céréalière, peut-être on va se concerter entre nous avec les parents d’élèves. Au moins payer de quoi garder leurs enfants avec nous. Peut-être on va trouver une solution, construire des dortoirs, pour retenir les élèves pendant un temps donné ».

En attendant, Abdelwahab Souley Magagi se contente de faire l’appel chaque jour. Sur 300 élèves ils ne sont plus qu’une cinquantaine dans son école. Il ne reste plus que ceux dont les parents ne sont pas éleveurs.

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