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Les enseignants du nord du Mali réclament une prime de risque en raison de la menace terroriste dans la région. Ici, dans une rue de Gao le 21 février 2013. (Photo d’illustration) © REUTERS/Joe Penney

Selon le coordonnateur régional de l’AEEM de Gao, les élèves ont plusieurs fois manifesté leur ras-le-bol face à cette situation. Il a indiqué que les élèves ont été évalués par soit des administrateurs qui ne sont pas imprégnés de la question de l’école soit surveillés par des personnels du lycée. Les enseignants ont aussi refusé de corriger les copies.

A Ménaka, selon un parent d’élève, l’éducation est depuis longtemps reléguée au second plan par les autorités. Il laisse entendre que les autorités locales ne profitent que du budget de fonctionnement des écoles et la gestion de dons.

“Plusieurs écoles ici sont fermées depuis le début de la crise… Des milliers d’enfants sont privés de leur droit à l’éducation”, déclare un membre d’une organisation de la société civile de Ménaka.

L’inquiétude des parents des élèves est justifiée. En observant l’actualité dans cette zone, on a l’impression que le seul sujet qui préoccupe est la mise en place des autorités intérimaires. Les groupes armés qui s’entredéchirent sont les mêmes qui contrôlent certaines zones dans lesquelles la présence de l’Etat n’est pas effective. Et pourtant ils n’ont déployé aucun effort pour accompagner les populations dans la gestion des écoles.  Le comble est qu’ils revendiquent leurs actes au nom de bonheur des celles-ci.

A quelques mois des examens de fin d’années, les élèves ne savent plus à quel saint se vouer. Le gouvernement doit s’intéresser à cette question.  Les autorités intérimaires installées sont aussi attendues sur la gestion épineuse de l’école.

En tout cas, l’avenir de ces pauvres enfants doit être pris en compte. Ils ont besoin de formation et suivi.

Yehia M. Baby

Stagiaire

Source : L’Indicateur du Renouveau, http://maliactu.net/mali-nord-du-mali-qui-pour-sauver-lannee-scolaire/