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Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel : L’harmonisation des interventions souhaitée

Souleymane Diam SY- lesoleil.sn-04 Mai 2017

La composante « santé animale » constitue une donnée essentielle dans la mise en œuvre du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps). D’où l’appel du ministre sénégalais de l’Élevage et des Productions animales pour l’harmonisation des interventions et des stratégies.Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel : L’harmonisation des interventions souhaitée

Le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, a appelé les experts du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps), notamment ceux de la composante « Santé animale », à « travailler au développement de mécanismes consensuels pour l’harmonisation des interventions et des stratégies ». Elle présidait, hier, la réunion de concertation, de partage et d’appui à la mise en œuvre de la composante « Amélioration de la santé animale » dudit projet. Pour impacter positivement sur les sociétés pastorales dans l’exécution du projet, Mme Ndiaye a indiqué que nos gouvernements respectifs doivent, entre autres, « renforcer la protection zoo-sanitaire et la préservation de la santé publique, à travers la mise en place de services vétérinaires performants et conformes aux normes de l’Organisation mondiale de la santé animale (Oie) ». Pour ce faire, ils doivent réviser les textes réglementaires et créer un système dynamique de formation, d’information et de communication. Elle a invité les experts à entretenir et à pérenniser la « flamme allumée » de la Déclaration de Nouakchott du 29 octobre 2013, invitant le secteur public, le privé, les Ong, les partenaires techniques et financiers, la société civile, les organisations africaines d’intégration, les gouvernements et les populations des pays saharo-sahéliens « à synchroniser leurs énergies et à mutualiser leurs moyens afin de réaliser un effort ambitieux pour un pastoralisme sans frontières ».

Le coordonnateur de la composante « Santé animale » du Praps, Dr Oumar Idriss Alpha Roukoh a insisté sur l’importance de la formation qui, à ses yeux, est « un facteur de succès dans la vie, une source importante pour le développement économique, social, culturel et technologique dans un pays ». « On doit renforcer la dynamique engagée par tous les pays à travers le Praps pour améliorer les capacités des services vétérinaires nationaux », a déclaré Dr Roukoh. Il estime que les investissements dans la formation constituent un « pilier très important dans les stratégies de développement qui mettent l’accent sur la construction des économies et des sociétés démocratiques fondées sur le savoir ». Selon lui, les pertes économiques et parfois la propagation rapide des maladies animales exigent une « amélioration permanente de la qualité des actions des services vétérinaires pour faire face à cette pathologie ».

Le directeur général de l’École inter-États des sciences et médecine vétérinaires (Eismv), le Pr Yalacé Yamba Kaboret a salué les efforts du gouvernement sénégalais pour faire du secteur de l’élevage un pilier essentiel du Plan Sénégal émergent (Pse). La réussite d’un tel engagement oblige, à l’en croire, nos pays de disposer de « ressources humaines compétentes et de qualité ».

La représentante du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), Cécile Squarzoni Diaw a indiqué que la stratégie de sa structure est liée essentiellement aux valeurs de partage de connaissances, de transfert de savoir, d’ouverture sur les autres et d’engagement pour le développement et la qualité dans la recherche et dans l’appui aux partenaires. Pour le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel, assure-t-elle, le Cirad va appuyer les pays à atteindre les objectifs visés par le projet en termes d’appuis scientifiques et d’expertises. « La formation est au cœur du dispositif de la santé animale et il faut un suivi régulier et rapproché dans les projets », a poursuivi Mme Diaw. L’idée, c’est de faire face aux changements globaux et de partager, avec tous les pays, les méthodes, les outils innovants développés en termes de méthodologie de contrôle et de surveillance des maladies animales prioritaires et émergentes.

Souleymane Diam SY

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