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TERRITOIRES ET ACTIONS

Sahel: la saison pastorale pour l’an prochain risque d’être laborieuse

RFI Publié le 30-11-2017 Modifié le 30-11-2017 à 02:35

La saison pastorale 2018 s’annonce sous tension. Ce sont les conclusions de trois jours de rencontres organisées par le PREGEC, un réseau de prévention et de gestion des crises alimentaires dans le Sahel, qui se sont achevées mercredi 29 novembre à Bamako au Mali. Les pluies en 2016 ont été extrêmement faibles. Le manque d’eau et de pâturage ont provoqué une transhumance précoce qui risque de créer des tensions. Le PREGEC publie une carte des zones à risque dans la bande sahélienne.

Paysage sahélien un jour d’Harmattan au Niger (photo d’illustration).
© © IRD / Florence Boyer

C’est un document unique. Cette carte est issue de la combinaison de données satellites, fournies par l’ONG Action contre la faim et le Programme alimentaire mondial, et de données de terrain récoltées auprès des éleveurs eux-mêmes. Le réseau Bilital Maroobe, qui regroupe près de 750 000 éleveurs, a mis en place un questionnaire auquel les bergers répondent trois fois par an.

Sur la carte, un trait violet dessine des poches dans le sud de la Mauritanie, dans la région de Ferlo au nord du Sénégal ou encore vers Tenenkou au centre du Mali. C’est là que le PREGEC redoute des conflits entre éleveurs, mais aussi entre éleveurs et agriculteurs pour l’eau et les pâturages.

L’accès à ces ressources est capital pour l’économie des pays sahéliens. L’élevage nomade occupe un tiers de la population de la région. Et à terme c’est aussi toute la sécurité alimentaire qui est en jeu.

Les membres du PREGEC insistent sur la nécessité d’agir dès maintenant. Les Etats doivent débloquer des fonds pour fournir des aliments de bétail aux éleveurs. Pour l’heure seule la Mauritanie s’est engagée, dans son budget 2018, à débloquer 41 milliards d’ouguiyas, soit près de 100 millions d’euros.

http://www.rfi.fr/afrique/20171130-sahel-saison-pastorale-an-prochain-risque-etre-laborieuse

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