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Vaccination du cheptel dans la région de Kidal : la campagne est ouverte

Le coup d’envoi de la campagne de vaccination du cheptel 2011-2012 dans la région de Kidal a été donné par le gouverneur Salifou Koné, jeudi dernier, à Tassik, une localité située à une cinquantaine de kilomètres de la ville de la capitale régionale. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs chefs de services régionaux, le 1er adjoint au maire de la commune urbaine de Kidal, Abda Ag Kazina, des responsables de projets et programmes partenaires de la région. La campagne prévoit de vacciner 12 000 bovins, 244 000 petits ruminants, 36 000 camelins et 5000 volailles.

Elle va lutter contre des maladies réputées légalement contagieuses (selon la terminologie officielle) comme la péripneumonie contagieuse bovine (ppcb) ; la dermatose nodulaire contagieuse bovine (dncb) ; la peste des petits ruminants (ppr) ; la fièvre aphteuse (fa) ; les charbons bactéridien et symptomatique ; les pasteurelloses et la maladie de Newcastle chez la volaille. Le chef de l’exécutif régional, après avoir inoculé la première dose de vaccin, a rappelé que « les efforts des services techniques doivent être soutenus par l’ensemble des communautés, les leaders et responsables des collectivités de la région pour l’atteinte des objectifs indiqués. Cela est d’autant souhaité que la campagne 2010-2011 a été caractérisée dans notre région par une insuffisance de pluies et de pâturages engendrant d’importants déplacements des animaux hors de leurs terroirs habituels de transhumance en direction des régions voisines favorisant l’apparition et la diffusion de maladies animales ».Dans la région de Kidal, zone à forte tradition d’élevage transhumant et nomadisant, le bétail joue un rôle central dans l’environnement socio-économique des ménages. Les habitudes alimentaires des habitants de la région reposent principalement sur la consommation de lait et de produits d’élevage. Les effectifs animaux de la région de Kidal, estimés à partir des données du recensement national du cheptel transhumant et nomade de 2001, sont de 14.000 bovins ; 385.000 ovins ; 357.000 caprins et 114.600 camelins, soit la moitié des effectifs nationaux de camélidés et plus de 10% des effectifs nationaux de petits ruminants, selon le directeur régional des services vétérinaires, Alhader Amadou Bella. Cet ingénieur d’élevage a loué l’accompagnement des partenaires d’appui : DDRK III, CICR, MDM, PIDRK, ONG-SPANA. « Même si la couverture sanitaire a été améliorée par rapport à la précédente campagne (775 bovins vaccinés contre la PPCB), elle reste faible dans la région de Kidal (13%), or l’adage nous enseigne qu’il vaut mieux prévenir que guérir », a-t-il noté.

 

La réticence des éleveurs à la vaccination, l’insécurité résiduelle, l’insuffisance des moyens humains et logistiques, d’infrastructures pastorales (parcs de vaccination mal construits), la faible implication des élus et leaders communautaires dans la sensibilisation des éleveurs à la vaccination sont autant de réalités auxquelles font face les services vétérinaires de la Région. Kidal dispose d’énormes potentialités pastorales qu’il convient de sécuriser et de promouvoir. Dans cette optique, la santé animale constitue une priorité et la protection du cheptel par la vaccination doit demeurer une préoccupation pour chacun. La vaccination du cheptel contre les maladies réputées légalement contagieuses, est un acte, rendu obligatoire par une loi datant de 2001, régissant la répression des infractions à la police sanitaire des animaux : « seront punis d’une amende de 100.000 Fcfa à 200.000 Fcfa, et d’un emprisonnement de 30 à 45 jours, ou de l’une de ces deux peines, tous ceux qui auront refusé de soumettre leurs animaux aux vaccinations obligatoires ou tenté de les y soustraire ».

 

Adama Diarra (AMAP Kidal),l’Essor, 18 janvier 2012

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