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TERRITOIRES ET ACTIONS

Grande muraille verte : La seconde phase, plus opérationnelle lancée

Tiga Cheick Sawadogo-Lefaso.net-mercredi 29 novembre 2017 à 22h57min

La session inaugurale du comité de pilotage de la seconde phase du Programme de renforcement des capacités de l’initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le sahel a eu lieu ce 29 novembre 2017 à Ouagadougou. L’acte 2 de l’initiative, couvre une période de cinq ans et coutera plus de deux milliards de Franc CFA. Cette fois, il s’agira de la rendre plus opérationnelle avec à la clé, des résultats plus concrets.

Grande muraille verte : La seconde phase, plus opérationnelle lancée Après la première phase de trois ans (2014-2016), le Programme de renforcement des capacités de l’initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le sahel (PRC-IGMVSS), rempile pour une deuxième. Au regard des acquis enregistrés dans la mise en œuvre des activités de la première phase, le Burkina Faso a soumis une requête pour la mise en œuvre d’une seconde, a expliqué le secrétaire général du ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, Dr Sibidou Sina.

De l’avis du Coordinateur national de l’initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le sahel (IGMVSS), Adama Doulkom, dans la première phase, l’accent a été mis sur le renforcement des capacités. « En terme d’investissement direct sur le terrain, nous ne pensions pas avoir atteint le niveau souhaité. Cette seconde phase doit nous permettre d’améliorer cette situation, faire en sorte qu’au-delà du renforcement des capacités, nous puissions avoir des actions opérationnelles et visibles », a-t-il dit.

Concrètement et puisque l’initiative au Burkina est orientée vers la gestion durable des terres, dans son deuxième volet, il s’agira « de travailler à améliorer la production et la productivité des terres de sorte à ce que dans les zones arides, nous puissions assurer une production soutenue pour les populations. Il s’agit également de travailler à promouvoir les actions génératrices de revenus », a poursuivi Adama Doulkom.

Cinq ans pour des résultats concrets

Tout comme à la première expérience, cette fois encore, le PRC/IGMVSS a bénéficié de l’accompagnement de l’Association pour la promotion de l’éduction et de la formation à l’étranger (APEFE) et de Wallonie Bruxelles International pour sa mise en œuvre. Ce sont exactement 2 148 574 875 F CFA qui seront affectés à la réalisation des activités, pour une durée cette fois de 5 ans.
Pour Didier Woirin, administrateur de programme de l’APEFE, cette présente phase va permettre de consolider les acquis de la première notamment, au niveau :
-  de l’appui aux organes de coordination, de concertation et de pilotage de l’IGMVSS,
-  du suivi évaluation de l’initiative de la Grande muraille verte ;
-  de la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre de son plan d’action au Burkina.

Il est également prévu la mise en place un comité scientifique et technique dans le but de valoriser les résultats de recherche en matière de gestion durable des terres, ce avec l’appui de l’Université catholique de Louvain en Belgique.
Quatre régions ont été retenues comme zones prioritaires de mise en œuvre du Plan d’action de l’IGMVSS au Burkina. Le plateau central, le centre nord, le sahel et l’Est. Soit 15 provinces, 101 communes avec une population estimée à 4 076 238 habitants. La région du Nord intégrera la 2e phase.

Le secrétaire général du ministère en charge de l’environnement a réaffirmé l’engagement de son département à travailler avec tous les acteurs, en vue de faire de la grande muraille verte un tremplin pour la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté, la lutte contre la désertification et pour une plus grande résilience des milieux humains et naturels au changement climatique.

En rappel, l’idée du projet de la grande muraille verte a été lancée en juin 2005 à Ouagadougou, à l’occasion de la conférence des chefs d’Etat membres de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens. Il s’agissait entre autre d’ériger une barrière physique d’arbres, large de 15 km, long de 7000 km et reliant Dakar à Djibouti pour arrêter « l’avancée du désert ».

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net,http://lefaso.net/spip.php?article80709

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