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TERRITOIRES ET ACTIONS

Quels défis pour la Grande Muraille Verte?

7sur7.be/Morgane Goffin

 

La Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel est un projet initié en 2007 par une dizaine de pays africains afin de lutter contre la désertification dans cette région du monde. Si le projet s’était donné d’ambitieux objectifs, ceux-ci ont évolué depuis et les résultats ne sont pas toujours ceux que l’on attendait.

© DR

Présenté comme une large bande de végétation, reliant Dakar à Djibouti sur près de 8.000 km, et passant par onze pays, la muraille ferait une quinzaine de kilomètres de large. Un rempart ténu contre ce qui était perçu, auparavant, comme le résultat de l’avancée du désert.

Si le désert avance, ou recule, naturellement au fil des siècles, il est loin d’être le principal problème. Ce sont les activités humaines, l’augmentation de la population et leur impact sur le climat, qui en sont les principaux responsables. Il ne s’agit donc plus uniquement de planter des arbres mais d’utiliser le reboisement comme un moyen de faire face aux défis humains et climatiques qui affectent profondément la région.

Défis et utilité du projet

Éradication de la pauvreté, développement de l’économie locale, lutte contre le réchauffement climatique, les objectifs sont nombreux. Il s’agit de mettre en place des actions holistiques et cohérentes dans des régions politiquement instables. Ainsi, les échanges de pratiques et de savoirs entre les régions ne sont pas toujours évidents. On assiste donc, depuis le lancement du projet, à la création d’une multiplicité d’actions locales, qui ne sont pas toujours connectées, mais qui peuvent porter leurs fruits.

Les actions adéquates aux endroits adéquats

Afin d’obtenir des résultats sur le long terme, la mise en place d’actions au niveau local doit répondre à des critères bien précis. Selon Mourad Briki et Nabil Ben Khatra, membres de l’Observatoire du Sahara et du Sahel, les projets doivent tenir compte du statut juridique des terres, de la sensibilisation des acteurs aux niveaux local et national, des besoins des populations locales en bois, en eau ou en énergie ou encore des types d’arbres et de plantes que peut accueillir la région.

Richard Escadafal précise, dans son interview réalisée dans The Guardian, que lorsque les fermiers ne savent pas ce qu’ils peuvent attendre comme retour de leur travail, les résultats ne sont présents que sur le court terme. Au Niger, par exemple, les arbres gaos fournissent de la nourriture pour les animaux, du bois pour le feu, des médicaments pour la communauté et fertilisent le sol. Ils sont donc protégés et entretenus par les villageois, favorisant ainsi le reboisement.

Ce focus appliqué au niveau local semblent donc donner des résultats plus probants que la création d’une bande de végétation longue de plusieurs milliers de kilomètres, qui sert surtout aujourd’hui de prétexte à une collaboration plus étroite entre les différents acteurs.https://www.7sur7.be/ecologie/quels-defis-pour-la-grande-muraille-verte~a1bbd70b/?referrer=https://www.google.com/

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