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«Uraniumgate» au Niger: une commission parlementaire va enquêter

RFI Publié le 17-03-2017 à 23:07

Une commission de parlementaires va enquêter sur l’affaire dite de l’«Uraniumgate» au Niger. Les députés viennent de donner leur accord ce vendredi matin. Cette commission va enquêter sur une affaire révélée par le journal nigérien Le Courrier. Dans son édition du 16 février, l’hebdomadaire a dénoncé un système de vente circulaire d’uranium entre Areva et le Niger, via des sociétés russes et libanaises qui auraient permis en 2011 à Niamey de gagner des centaines de millions de francs CFA. Une opération qui soulève de nombreuses questions, selon l’opposition.

La mine d’uranium à ciel ouvert de Tamgak à Arlit, exploitée par la Somaïr, une filiale d’Areva.
© Reuters/Joe Penney

Une commission de parlementaires va enquêter sur l’affaire dite de l’«Uraniumgate» au Niger. Les députés viennent de donner leur accord ce vendredi matin. Cette commission va enquêter sur une affaire révélée par le journal nigérien Le Courrier. Dans son édition du 16 février, l’hebdomadaire a dénoncé un système de vente circulaire d’uranium entre Areva et le Niger, via des sociétés russes et libanaises qui auraient permis en 2011 à Niamey de gagner des centaines de millions de francs CFA. Une opération qui soulève de nombreuses questions, selon l’opposition.

L’affaire remonte à 2011. Le groupe nucléaire Areva propose alors aux autorités nigériennes de participer à une opération de trading sur le marché de l’uranium. A la clé, la possibilité de gagner de l’argent sans effort, c’est ce qu’explique aujourd’hui Hassoumi Massaoudou qui était directeur de cabinet du président à l’époque. Il dit donc «oui» à la proposition.

L’opération financière a lieu dans la foulée. Areva vend 5 millions de livres d’uranium à une société russe qui les revend à une société libanaise qui les revend à la société nigérienne Sopamin. Qui les revend à son tour, sans qu’on sache précisément si c’est à Areva ou à un autre intermédiaire. Peu de preuves de ces transactions ni de leur montant circulent pour l’instant. Si ce n’est quelques fac-similés publiés dans la presse qui font état notamment d’un virement de 200 milliards de francs CFA d’un compte de la Sopamin, vers un compte à Dubaï.

Dans cette opération financière, Niamey dit avoir gagné en quelques mois 800 millions de francs CFA, qui ont été versés au Trésor public. Selon l’hebdomadaire Marianne, le groupe Areva aurait lui en revanche perdu suite à ces transactions près de 18 millions d’euros. Y a-t-il eu détournement d’argent ? Paiement de commissions ? Et si oui, au profit de qui ? Ce sont quelques-unes des questions posées par l’opposition.

Une commission parlementaire a été créée à la demande, entre autres, de Lamido Moumouni Harouna, président du Rassemblement des démocrates Hankuri-Nassara-Tabat.

Nous ne pouvons pas connaître le fond du sujet tant qu’il n’y a pas une enquête en profondeur qui puisse nous dire les tenants et les aboutissants. C’est une question qui a été géré par l’exécutif, il appartient maintenant à l’Assemblée de savoir si ça a été fait dans les règles de l’art, dans l’intérêt des Nigériens.

Installée lundi, la commission aura 15 jours pour mener son enquête. Ils disposeront ensuite de 45 jours pour rendre leur rapport.

A (RE)LIRE : Niger: accusées d’avoir caché 200 milliards de FCFA à Dubaï, les autorités répondent

http://www.rfi.fr/afrique/20170317-niger-uranium-nucleaire-etat-nigerien-areva-commission-enquete-parlementaire

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