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TERRITOIRES ET ACTIONS

Trafic de migrants: des élus d’Agadez demandent des mesures économiques

RFI Publié le 04-07-2017 

Le désert du Ténéré nigérien est en train de devenir un véritable «cimetière à ciel ouvert pour les bras valides d’Afrique de l’Ouest et du centre, attirés par le mirage européen», ont expliqué dans un communiqué 37 élus du conseil régional d’Agadez. Porte du Sahara, Agadez, plus grande ville du Nord nigérien, représente une plaque tournante du trafic d’êtres humains voulant gagner l’Europe.

Ces derniers mois, les drames se multiplient dans le désert du Ténéré que les migrants tentent de traverser pour rallier la Libye.
© Getty Images/ Frans Lemmens

Au Niger, le conseil régional d’Agadez, dans le nord du pays, a publié lundi un communiqué pour attirer l’attention de la communauté internationale, de l’Etat nigérien et des acteurs qui vivent de la migration au sujet de la situation des migrants qui meurent par dizaines dans le désert.

Depuis plusieurs mois, les drames se multiplient. Des dizaines de migrants sont régulièrement retrouvés morts dans le désert. Conséquence indirecte d’une loi de 2015, appliquée depuis quelques mois à Agadez qui réprime sévèrement les passeurs, les poussant à faire prendre davantage de risques aux migrants. Pour les élus de la région, la migration devient plus chère et plus dangereuse depuis cette loi.

« Cela fait cinq mois que la loi est entrée en vigueur dans la région, mais d’un autre côté, les acteurs sont toujours là et cette loi favorise la clandestinité, explique Mohamed Anako, président du conseil régional d’Agadez. Les passeurs continuent de violer la loi et de transporter des migrants et ils doivent contourner tous les circuits traditionnels, et généralement c’est de cette manière que les incidents arrivent dans le désert. Les convois tombent en panne, ils sont tout le temps en train de fuir car ils craignent les forces de défense et de sécurité. »

Le désert du Ténéré, au Niger. © ONU

A (RE)ECOUTER → Migrants africains : la traversée du désert

Et sans accompagnement économique local, l’activité des passeurs ne pourra pas être enrayée, pointe Mohamed Anako, président du conseil régional d’Agadez. « La migration a toujours constitué l’activité principale sur le plan économique depuis que le tourisme a cessé. Elle a toujours été considérée comme une activité licite à Agadez. Donc avec la loi, il fallait créer des mesures compensatrices pour tous ces acteurs qui ont toujours vécu de la migration, c’est-à-dire qu’il faut un plan de reconversion de ces acteurs et lutter contre la migration. Mais il faut que ce soit fait en même temps. C’est pour cette raison qu’on a tiré la sonnette d’alarme afin que des mesures puissent être trouvées très rapidement. »

Et les élus en appellent aussi aux pays de la région.

On lance un appel à la Cédéao pour qu’elle réfléchisse aux voies et aux moyens par lesquels ces jeunes Africains candidats à la migration puissent être retenus chez eux.
 http://www.rfi.fr/afrique/20170704-trafic-migrants-elus-agadez-demandent-mesures-economiques

■ Mohammed VI pour une « vision africaine » de la migration

De source officielle, on a appris lundi 3 juillet que le roi du Maroc veut une « vision africaine commune » sur la migration et fera des propositions en ce sens aux pays africains. Représenté par son frère au sommet de l’Union africaine, le roi a dit avoir « l’intention de soumettre une contribution axée sur la nécessité de développer une vision africaine commune sur la migration, ses enjeux et ses défis », appelant les pays du continent à « travailler conjointement à l’élaboration d’un agenda africain sur cette thématique ».

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