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Cependant, il y a un danger particulier dont l’ampleur pourrait être exacerbée par ces nouveaux moyens de communication et de socialisation.

De nos jours, internet devient de plus en plus incontournable dans nos habitudes. Ici, son utilisation grand public est très axée sur les réseaux sociaux et concerne toutes les catégories de la société, même si les jeunes constituent l’écrasante majorité d’internautes maliens. Certains adolescents passent même davantage de temps à naviguer à travers l’univers virtuel qu’à s’investir dans des activités traditionnelles de leur tranche d’âge.

La tendance des jeunes maliens à s’approprier des outils comme Facebook ou Twitter présente des avantages inestimables pour notre pays. Malheureusement, cela peut également être une aubaine pour les filières terroristes qui peuvent facilement manipuler les esprits vulnérables du lot. Dans ce monde où l’anonymat est un garanti absolu, quoi de plus facile que d’entrer en contact avec un individu en manque de repère pour l’orienter dans la direction souhaitée.

Les terroristes du 21e siècle ont bien compris que c’est là également que se joue leur avenir.

La toile est infestée par les fous de la terreur.

Ceci est autant une réalité dans les pays occidentaux densément connectés qu’en Afrique. En Europe, par exemple, où tout est mis en œuvre dans le domaine du renseignement pour empêcher que des groupuscules physiques ne voient le jour sur leur territoire, les cellules terroristes passent par le web pour recruter la plupart de leurs bombes humaines occidentales envoyées en Syrie ou en Irak.

Le péril djihadiste au Mali est en train de s’estomper grâce l’accompagnement dont bénéficie le pays. Les formations reçues par les forces armées de défense et de sécurité leur permettent désormais de mieux prévenir les actions terroristes. Cet facteur, ajouté à la présence des forces étrangères (Barkhane et la MINUSMA) au Mali, sabote considérablement les entreprises terroristes et empêche la constitution de groupuscules terroristes physiques.

Certes. Mais l’évolution prévisible va concerner internet, notamment les réseaux sociaux qui vont bientôt servir, comme en Occident, de lieu privilégié à la diffusion des messages de propagande et au recrutement de bombes humaines. Les prémices sont déjà là et sont perceptibles dans la communication des groupes terroristes.

La pénétration d’internet dans notre pays comme partout en Afrique s’est accompagnée d’une floraison d’activités répréhensibles dont le terrain favori est les réseaux sociaux. De nos jours, nombreux sont les jeunes qui tombent naïvement dans les pièges des cyber-escrocs. La misère et l’absence de perspectives conditionnent certainement la plupart de ces gens à croire à la première opportunité, aussi invraisemblable qu’elle puisse paraitre.

Dans un pays où la pauvreté chronique pousse des milliers de bras valides à risquer leur vie dans la traversée périlleuse de la Méditerranée à la recherche d’un avenir plus radieux pour leur famille, il ne fait aucun doute que les fous de la terreur, avec leurs billets d’argent, ne manqueront pas de public à convaincre au Mali.

Alors, vigilance !

A. H.

© maliactu.net