Représentation de la Banque mondiale : LOGEE DE NEUF

 Banque mondiale Mali

A en croire Boubacar Sidiki Walbané, la Banque mondiale de concert avec la Banque islamique de développement, la Banque africaine de développement et les autres agences du système des Nations-Unies présentes au Mali a conduit une mission d’identification et d’évaluation conjointe (Miec) des besoins au nord du Mali.

La mission a pour objectif principal de procéder à l’identification des besoins en matière de prélèvement rapide, de réduction de la pauvreté et de développement dans le nord du pays. Le rapport liste les besoins à court, moyen et long terme à satisfaire pour le développement, le relèvement économique et le retour de la sécurité au nord du Mali.

La Miec formule aussi une série de recommandations relatives aux modalités de mise en œuvre et esquisses des pistes en termes de stratégie pour le nord.

Pour assurer le suivi, le Miec a élaboré une liste d’indicateurs qui devaient permettre de renseigner le gouvernement du Mali et les partenaires financiers au sujet des changements dans les conditions de vie au nord. Ces indicateurs permettent de mesurer les résultats à cinq niveaux. Il s’agit de la restauration de la sécurité au nord, l’amélioration des capacités du gouvernement à remplir ses fonctions de base et fournir les services, le renforcement de la paix à travers la réconciliation et la coopération pratique entre les autorités locales et la communauté, le relèvement économique et le bien-être durable pour tous ainsi que l’intégration des régions du nord dans l’économie malienne.

Selon André Marie Taptue, économiste à la Banque mondiale, les indicateurs donne une vue d’ensemble de l’évolution de la situation au nord depuis 2016.

En ce qui concerne la restauration de la sécurité au nord, tous les villages ne bénéficient pas de la présence permanente de la police, de la gendarmerie ou de l’armée. Plusieurs personnes se sentent en sécurité en sortant le jour, en allant dans le village voisin le plus proche ou en envoyant leurs enfants à l’école.

L’amélioration des capacités du gouvernement à remplir ses fonctions de base et à fournir les services, est mitigée. Les écoles et les Centres de santé fonctionnement. L’offre en eau reste insuffisante.

Le renforcement de la paix à travers la réconciliation et la coopération pratique entre les autorités locales et la communauté a beaucoup fluctué pour certains indicateurs depuis janvier 2016. La confiance au gouvernement et la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation est en baisse ainsi que la confiance à l’armée, à la police et à la gendarmerie croit et décroit d’un mois à un autre.

Le relèvement économique et le bien-être sont relativement satisfaisants pour certains indicateurs.

Le pourcentage de ménages qui estiment que leur bien-être s’améliore décroit avec le temps tout comme le pourcentage de ceux qui estiment que leur bien-être va s’améliorer au cours des 12 prochains mois.

Quant à l’intégration des régions du Nord dans l’économie malienne, le degré de connexion des villages à un réseau électrique, téléphonique, à un réseau internet, à une antenne radio ou à une antenne TV n’a pas significativement changé au cours de l’année 2016.

Abou Kamara

Source : Les Echos, http://maliactu.net/mali-retour-de-la-securite-au-nord-du-mali-la-banque-mondiale-explique-ses-efforts/