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Lancement des activités de l’Observatoire de la Santé de la Région d’Agadez (OSRA) : souci de préserver la santé des populations d’Agadez

Le Secrétaire général du ministère des Mines et du Développement Industriel, M. Mamadou Sékou Diakouma, a présidé, hier matin dans la salle de conférence de l’ONAREM, la cérémonie de lancement des activités de l’Observatoire de la Santé de la Région d’Agadez(OSRA).

Cet Observatoire  a pour objet le suivi de la santé des anciens travailleurs exposés à l’uranium dans les mines d’AREVA au Niger, ainsi que la veille sanitaire des populations riveraines. Il permettra d’informer en toute transparence les autorités nigériennes, les anciens salariés et les populations environnantes sur les résultats du suivi sanitaire autour des sites miniers exploités par AREVA.

En procédant au lancement des activités de l’OSRA, le Secrétaire général du ministère des Mines et du Développement Industriel, a  rappelé que le secteur des Mines joue un rôle important dans l’économie du Niger, à cause des milliers d’emplois induits, de la contribution importante aux recettes de l’Etat et à la balance commerciale, de la participation au développement local, etc.

«C’est pourquoi le ministère des Mines estime que le Niger doit beaucoup aux travailleurs des Mines. Quoi donc de plus normal que nous nous réjouissions de la mise en place d’un observatoire dont la vocation est de suivre ces travailleurs, actuels et anciens, mais aussi les populations environnantes, de détecter les maladies professionnelles liées aux activités minières et le cas échéant, d’apporter les réponses appropriées».

M. Mamadou Sékou Diakouma a indiqué que la mise en place de l’Observatoire a été un long processus ayant impliqué le ministère de la santé, celui des Mines, la Sopamin, Areva, les sociétés uranifères Somair et Cominak, les travailleurs, les syndicats et la société civile dans une démarche largement participative.

A son tour, le Directeur Général d’Areva Niger, M. Imad Toumi, a souhaité beaucoup de succès à ce projet important pour les anciens travailleurs de la Somair  et de la Cominak, pour les populations d’Arlit et d’Akokan et aussi pour les travailleurs de la future mine d’Imouraren SA. Le Directeur des responsabilités environnementales et sociétales d’Areva BG Mines, M. Didier Fohlen, a lui exprimé sa reconnaissance  à toutes les organisations de la société civile du Niger pour leur persévérance et leur soutien sans failles depuis plus d’un an. Il a ajouté que la  mise en place de l’OSRA répond à la démarche de transparence d’Areva.

«Il s’agit pour le groupe d’assurer une expertise sanitaire indépendante en mesure de démontrer scientifiquement si l’exploitation uranifère présente ou non un impact sanitaire significatif sur les travailleurs et les populations. Areva est un industriel responsable, et si à l’issue de la période d’observation, les experts concluent que des cas de maladies imputables à l’activité professionnelle sont mis en évidence, le groupe prendra en charge les soins correspondants à l’identique de la couverture médicale française », a conclu M. Didier Fohlen.

Quant au Directeur médical d’Areva, M. Alain Acker, il a souligné que cette première dans le monde industriel a été initiée en 2007 pour répondre aux préoccupations et aux questionnements légitimes des anciens travailleurs et de la Société Civile. « Ces interrogations concernant la santé des travailleurs exploitant le minerai de l’Uranium et des populations riveraines, nous ne pouvions y apporter une réponse qu’au travers d’une démarche scientifique rigoureuse et robuste.

Cette veille sanitaire unique, qui a une vocation de santé publique, s’appuie sur deux dispositifs à savoir l »installation d’un suivi médical  tous les deux ans de tous les anciens mineurs ; ce suivi médical totalement pris en charge comportera différents examens médicaux dont  l’examen par un médecin spécialiste, la prise de sang et la radiographie des poumons. Ces examens ont pour but de prévenir l’apparition de maladies qui pourraient être liées à  l’activité professionnelle et ce, dès les premiers symptômes pour éviter une aggravation.

Dans le même temps, l’état de santé général des anciens mineurs sera évalué et pourra donner lieu à des indications de suivi médical au travers le système de soins nigériens. Ce système de prévention unique existe presque uniquement en France» ; a-t-il ajouté.  M. Alain Acker a indiqué que si  des maladies imputables à l’activité professionnelle étaient dépistées au travers du processus installé au sein de l’observatoire, celles-ci seraient prises en charge au travers d’un système de soins et de compensation financé par AREVA.

«Nous espérons à terme participer à la mise en place d’un système nigérien de prise en charge des Maladies Professionnelles. Nous allons aussi installer une veille sanitaire des populations riveraines des sites miniers en  relevant les données sanitaires locales des services de soins et en initiant progressivement des études épidémiologiques à l’instar de celles qui sont faites en France et en Europe (Allemagne, France ) sur les populations de travailleurs miniers ainsi qu’au Canada» a souligné le Directeur médical d’Areva.

La société civile d’Arlit, par la voix de M. Azaoua Mahaman, a également exprimé toute sa satisfaction pour la mise en place de cet observatoire. Il s’en est suivi une présentation de l’observatoire par le Dr Barazé d’Areva. Son exposé a clairement fait ressortir toute l’organisation qui entoure l’observatoire, ainsi que ses différents objectifs. Les premiers examens médicaux des anciens travailleurs de SOMAIR  et COMINAK, filiales nigériennes du Groupe AREVA, démarreront au premier semestre 2012.

Les consultations des patients comprendront un examen clinique, une analyse sanguine et une radiographie des poumons. Le site d’Imouraren a également été identifié comme site pilote pour mener une Etude d’Impact Sanitaire (EIS), afin de servir de référence et de déterminer le point sanitaire initial avant l’exploitation du site. A l’occasion du point de presse qu’ils ont animé à l’issue de l’exposé sur l’Observatoire, M. Alain Acker, M. Didier Fohlen et M. Almoustapha Alhacen de la société civile d’Arlit, ont largement expliqué les objectifs visés à travers la création de l’ OSRA.

OUMAROU MOUSSA

MERCREDI, 07 DÉCEMBRE 2011

 

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