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	<description>touaregs dans le nord-mali et le nord-niger</description>
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		<title>Réouverture des écoles de l&#8217;Azaouad sur fond de charia radicale</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 06:28:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Jemal Oumar pour Magharebia à Nouakchott – 16/05/12 Après avoir pris le contrôle de Tombouctou et de Gao le mois dernier, les extrémistes ont réouvert les écoles et imposé de nouvelles règles aux élèves et aux professeurs.</p> <p>Les groupes armés présents dans le nord du Mali obligent les populations captives à adopter leur interprétation salafiste <p> <a href="http://www.tamoudre.org/developpement/education/reouverture-des-ecoles-de-lazaouad-sur-fond-de-charia-radicale.html"> Lire la suite </a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Jemal Oumar pour Magharebia à Nouakchott – 16/05/12<br />
Après avoir pris le contrôle de Tombouctou et de Gao le mois dernier, les extrémistes ont réouvert les écoles et imposé de nouvelles règles aux élèves et aux professeurs.</p></blockquote>
<p>Les groupes armés présents dans le nord du Mali obligent les populations captives à adopter leur interprétation salafiste de la charia. Principale cible : les enfants des écoles.</p>
<p>Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et ses alliés d&#8217;Ansar al-Din ont réouvert les écoles à Tombouctou et à Gao le 7 mai, mais les élèves ont réintégré un système scolaire qui leur était inconnu avant le coup d&#8217;Etat du mois de mars.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Les islamistes ont imposé un système de séparation entre les filles et les garçons dans les salles de classe&nbsp;&raquo;, a indiqué le <em>Journal du Mali</em>. &laquo;&nbsp;Les élèves sont également séparés en équipes, les garçons étudiant le matin et les filles le soir&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Les islamistes ont également décrété que les écoles ne pouvaient désormais plus enseigner la philosophie et la biologie.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Outre la suppression de certaines matières et la ségrégation entre garçons et filles, les islamistes ont contraint les jeunes écolières à porter des vêtements islamiques qui les obligent à se couvrir totalement la tête et le corps&nbsp;&raquo;, a expliqué à Maghrebia Abou Bacrin Cissé, représentant du ministère de l&#8217;Education à Tombouctou.</p>
<p>En réponse, certaines familles ont retiré leurs enfants de l&#8217;école, certains élèves ont refusé de passer leurs examens dans de telles conditions, tandis que d&#8217;autres ont toutefois dû &laquo;&nbsp;accepter le statu quo parce qu&#8217;ils n&#8217;ont pas d&#8217;autre choix&nbsp;&raquo;, a-t-il précisé.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Cela n&#8217;est pas acceptable&nbsp;&raquo;, a déclaré le maire de Tombouctou Hallé Ousman en condamnant l&#8217;approche pédagogique de ces groupes radicaux. &laquo;&nbsp;Cela a été un choc pour les habitants, en particulier pour les parents d&#8217;élèves&nbsp;&raquo;, a-t-il ajouté.</p>
<p>A Gao, la situation n&#8217;est pas très différente. Même si garçons et filles sont autorisés à être dans la même salle de cours, les garçons sont assis devant et les filles derrière, a indiqué le quotidien malien <em>L&#8217;Express</em>.</p>
<p>Anara Miga, enseignante à Gao, a parlé de son travail depuis la réouverture des écoles fin avril.</p>
<p>&laquo;&nbsp;En tant qu&#8217;enseignants, nous sommes fouillés chaque jour par Ansar al-Din&nbsp;&raquo;, explique-t-elle, ajoutant : &laquo;&nbsp;Ils craignent que nous n&#8217;enseignons des matières qu&#8217;ils considèrent comme &#8216;interdites&#8217; et &#8216;contraires à la charia divine&#8217;&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Pour Abdallah Hamanu, père d&#8217;élève à Tombouctou, une telle situation est semblable à &laquo;&nbsp;l&#8217;époque médiévale&nbsp;&raquo;. Ces similitudes se manifestent &laquo;&nbsp;en termes de restriction de la pensée, de l&#8217;interdiction d&#8217;enseigner certaines matières au prétexte qu&#8217;elles favorisent l&#8217;infidélité, et de la mise en place de tribunaux de l&#8217;inquisition&nbsp;&raquo;, a-t-il indiqué.</p>
<p>&laquo;&nbsp;C&#8217;est un crime contre les enfants&nbsp;&raquo;, a-t-il conclu.</p>
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2012-04-16</div>
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		<title>Tamoudré plie sa tente pendant quelques jours!</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 06:23:25 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Merci de votre confiance.De retour mardi.</p> ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Merci de votre confiance.De retour mardi.</p>
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		<title>Les Etats-Unis haussent le ton envers les militaires maliens</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 06:15:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ </p> Johnnie Carson, secrétaire d&#8217;Etat américain adjoint aux Affaires africaines a déclaré ce mercredi 16 mai 2012 que l&#8217;action des mutins maliens a notamment « mis en péril l&#8217;intégrité territoriale du Mali ».</p> <p>Le secrétaire d&#8217;Etat adjoint américain chargé de l&#8217;Afrique, Johnnie Carson, ne mâche pas ses mots envers les militaires maliens. Ils leur <p> <a href="http://www.tamoudre.org/geostrategie/les-etats-unis-haussent-le-ton-envers-les-militaires-maliens.html"> Lire la suite </a></p>
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<div><img class="alignleft" title="Johnnie Carson, secrétaire d'Etat américain adjoint aux Affaires africaines a déclaré ce mercredi 16 mai 2012 que l'action des mutins maliens a notamment « mis en péril l'intégrité territoriale du Mali »." src="http://www.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_43_large/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/Johnnie_Carson432.jpg" alt="Johnnie Carson, secrétaire d'Etat américain adjoint aux Affaires africaines a déclaré ce mercredi 16 mai 2012 que l'action des mutins maliens a notamment « mis en péril l'intégrité territoriale du Mali »." width="344" height="257" /></p>
<div>Johnnie Carson, secrétaire d&#8217;Etat américain adjoint aux Affaires africaines a déclaré ce mercredi 16 mai 2012 que l&#8217;action des mutins maliens a notamment « mis en péril l&#8217;intégrité territoriale du Mali ».</p>
<div></div>
</div>
</div>
<p>Le secrétaire d&#8217;Etat adjoint américain chargé de l&#8217;Afrique, Johnnie Carson, ne mâche pas ses mots envers les militaires maliens. Ils leur demande de se retirer totalement du jeu politique. Selon lui, l&#8217;aventurisme du capitaine Sanogo et de ses hommes est sans lendemain.
</p></div>
<div>
<div>
<p>Les Américains n&#8217;apprécient pas beaucoup le capitaine Sanogo et le CNRDRE, le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l&#8217;Etat. Il ne se passe pas une semaine sans que le département d&#8217;Etat critique l&#8217;action de l&#8217;ex-junte.</p>
<p>Ce mercredi 16 mai 2012, Johnnie Carson, le secrétaire d&#8217;Etat adjoint chargé de l&#8217;Afrique, y est allé de ses commentaires virulents au cours d&#8217;une conférence de presse retransmise dans plusieurs pays africains. Selon lui, <em>« les quelques mutins qui ont balayé 21 ans de démocratie au Mali sont davantage préoccupés par leur bien-être personnel que par celui des Maliens.</em><em> Leur action a mis en péril non seulement l&#8217;intégrité territoriale du Mali, permettant aux rebelles du nord de prendre la moitié du pays, mais a mis aussi en danger le développement économique du pays. »</em></p>
<p>Selon le secrétaire d&#8217;Etat américain adjoint chargé de l&#8217;Afrique, les militaires putschistes doivent se retirer totalement : <em>« Ceux qui ont pris le pouvoir de façon illégale n&#8217;ont pas le droit d&#8217;y rester »</em> dit-il, avant d&#8217;ajouter que les militaires n&#8217;ont aucune autorité pour répondre aux défis sécuritaires et humanitaires auxquels doit faire face le Mali.</p>
<p>Washington appuie sans réserve les actions de la Cédéao, précise le secrétaire d&#8217;Etat adjoint américain. Les Etats-Unis sont prêt à apporter une aide logistique et en matière de planification à la Cédéao pour la constitution d&#8217;une force pour le Mali. Mais avant cela, précise Johnnie Carson, l&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest devra avoir défini clairement les missions et les objectifs de cette force.</p>
<p><a href="http://www.rfi.fr/afrique/20120516-le-departement-etat-americain-critique-ex-junte-malienne">http://www.rfi.fr/afrique/20120516-le-departement-etat-americain-critique-ex-junte-malienne</a></p>
</div>
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		<title>Les américains renouvellent leurs messages:  l&#8217;Algérie, leader incontournable au Sahel</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 06:10:50 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ <p>Selon le sous-secrétaire d&#8217;Etat adjoint américain pour le Maghreb, les Etats-Unis travailleront avec tout gouvernement qui respecte les principes démocratiques.</p> <p>Les réactions internationales consécutives à la consultation du 10 mai 2012 soulignent le caractère positif et transparent du scrutin, en dépit du grand bruit déclenché par la minorité islamiste qui clame une fraude massive <p> <a href="http://www.tamoudre.org/geostrategie/les-americains-renouvellent-leurs-messages-lalgerie-leader-incontournable-au-sahel.html"> Lire la suite </a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p>Selon le sous-secrétaire d&#8217;Etat adjoint américain pour le Maghreb, les Etats-Unis travailleront avec tout gouvernement qui respecte les principes démocratiques.</p>
</div>
<div id="article_body">
<p>Les réactions internationales consécutives à la consultation du 10 mai 2012 soulignent le caractère positif et transparent du scrutin, en dépit du grand bruit déclenché par la minorité islamiste qui clame une fraude massive et ose un ton, le moins que l&#8217;on puisse dire, menaçant. L&#8217;Algérie est considérée comme «un leader naturel» dans la région, selon le sous-secrétaire d&#8217;Etat adjoint américain pour le Maghreb au département d&#8217;Etat, Raymond Maxwell. Après la secrétaire d&#8217;Etat américaine, Hillary Clinton, qui s&#8217;est félicitée du bon déroulement des élections législatives organisées en Algérie, c&#8217;est au tour de ce responsable américain d&#8217;exprimer sa satisfaction. Dans un entretien accordé à l&#8217;Agence Presse Algérie, il souligne que «les Etats-Unis se réjouissent de la tenue des élections législatives couronnées de succès».</p>
<p>Raymond Maxwell ajoute: «Je voudrais me joindre à Mme Hillary Clinton pour féliciter le peuple algérien sur des élections législatives couronnées de succès qui lui ont permis d&#8217;exprimer sa volonté.» Pour ce responsable, le plus important consiste en l&#8217;opération elle-même, peu importe qui sort victorieux, sachant que les Américains formulent généralement les critiques les plus farouches quand il s&#8217;agit du déroulement d&#8217;un scrutin.<br />
A ce propos, le même responsable soutient: «L&#8217;important n&#8217;est pas dans le fait qui des partis est élu. L&#8217;essentiel est plutôt que le processus soit libre, juste et transparent. Et plus important encore est que le peuple algérien ait eu l&#8217;occasion d&#8217;exprimer son opinion.» Au même titre qu&#8217;Hillary Clinton, le sous-secrétaire d&#8217;Etat adjoint américain pour le Maghreb au département d&#8217;Etat ajoute: «Les Etats-Unis sont prêts à travailler avec tout gouvernement qui respecte les principes démocratiques qui incluent aussi bien les élections que les principes de tolérance, le respect des minorités et des femmes et les droits fondamentaux de la liberté d&#8217;expression.»<br />
Les Etats-Unis semblent surtout apprécier la représentativité féminine au sein du nouveau Parlement, qui occupe désormais 31% du total des sièges. La secrétaire d&#8217;Etat américaine l&#8217;avait bien souligné, autant que Raymond Maxwell, qui s&#8217;est félicité de cette évolution en Algérie en déclarant: «Il est important, non seulement en Algérie mais dans toute la région, que les femmes jouent un rôle plus actif dans le gouvernement et dans la société civile, et nous en voyons des preuves dans un certain nombre de pays.»</p>
<p>S&#8217;exprimant sur un autre chapitre relatif aux relations bilatérales entre l&#8217;Algérie et les USA, Raymond Maxwell intervient pour dire: «Les relations bilatérales algéro-américaines n&#8217;ont jamais été aussi fortes», en tenant à rappeler les multiples visites de haut niveau effectuées entre les deux pays. Il relève notamment, que «les entreprises américaines commencent à voir des opportunités économiques disponibles en Algérie, et pas seulement les compagnies pétrolières et de gaz, mais aussi celles du high-tech et de l&#8217;industrie pharmaceutique». Nul n&#8217;ignore, cependant, que ce qui a rapproché les deux pays c&#8217;est la lutte antiterroriste. Le responsable du département d&#8217;Etat américain considère à ce propos que «les Etats-Unis et l&#8217;Algérie ont une relation militaire forte et croissante et constituent des partenaires dans la lutte antiterroriste depuis de nombreuses années».<br />
A ce même sujet, il rappelle que le gouvernement algérien a joué un rôle clé dans le Forum global de la lutte contre le terrorisme (Fgct), dont une réunion tenue récemment en Algérie sur la prise d&#8217;otages contre le paiement de rançons, qui est un problème vis-à-vis duquel nos deux pays partagent le même point de vue». Il insiste: «L&#8217;Algérie et les Etats-Unis ont constamment condamné le paiement de rançons qui sont une source de financement du terrorisme.»</p>
<p>Tout en espèrant que l&#8217;Algérie continuera à jouer un rôle majeur dans la recherche d&#8217;une solution politique face aux troubles actuels au Mali, il poursuit: «Avec sa taille géographique, ses richesses et sa population instruite, l&#8217;Algérie est un leader naturel dans la région et au-delà de cette région», non sans avoir affiché sa satisfaction quant aux efforts engagés par l&#8217;Algérie pour assister la Tunisie et la Libye.</p>
<p>Ikram GHIOUA - Jeudi 17 Mai 2012 - <a href="http://www.lexpressiondz.com/actualite/153831-l-algerie-leader-incontournable-au-sahel.html">http://www.lexpressiondz.com/actualite/153831-l-algerie-leader-incontournable-au-sahel.html</a></p>
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		<title>Atteinte à la liberté de la presse : Le directeur de l’Indépendant, El Hadji Saouti Haïdara, arrêté hier puis relâché</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 04:02:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Notre confrère et directeur de publication du quotidien «L’Indépendant » a été arrêté hier après-midi par des éléments de la sécurité d’Etat à son siège à Hamdallaye ACI. En l’embarquant, les barbouzes ont affirmé que « c’est le président qui a besoin de lui ». Cette interpellation qui est sans nul doute une tentative de <p> <a href="http://www.tamoudre.org/medias/mali-un-journaliste-malien-arrete-par-les-services-secrets-confreres.html"> Lire la suite </a></p>
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Notre confrère et directeur de publication du quotidien «L’Indépendant » a été arrêté  hier après-midi par des éléments de la sécurité d’Etat à son siège à Hamdallaye ACI. En l’embarquant, les barbouzes ont affirmé que «  c’est le président qui a besoin de lui ». Cette interpellation qui est sans nul doute une tentative de musellement de notre confrère qui a refusé de faire allégeance à la junte, intervient 5 petits jours après celle d’un autre patron de presse.</p>
<div id="attachment_56902"><img class="aligncenter" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/03/Saouti-HAIDARA.jpg?5fc7fe" alt="" width="310" height="233" />Saouti Labass Haïdara, Dirpub L&#8217;Indépendant</div>
<p>En effet, notre confrère et directeur de publication du Bi-hebdomadaire le Prétoire, Birama Fall, a lui aussi été interpellé samedi  par les services de sécurité d’Etat et retenu pendant plusieurs heures pour avoir reçu des informations sur un prétendu charnier dans les environs de Kati.</p>
<p>Ces accusations font suite aux écoutes des communications téléphoniques de Birama Fall qui a confirmé avoir eu lesdites informations, mais s’est volontairement abstenu de les publier pour n’avoir pas pu « les vérifier ». Il  a été interrogé aussi sur ses écrits contre l’ex- junte dont les enquêteurs ont évoqué la sensibilité de la période.</p>
<p>On assiste donc à une chasse aux journalistes hostiles à la junte. Quant au Directeur de Publication du quotidien l’Indépendant, il aura été détenu quelques heures durant avant d’être relâché dans la soirée. Mais jusque-là on ignore le mobile de son arrestation. De toutes les  façons, il s’agit là d’une autre tentative de musellement ou d’une atteinte à la liberté de la presse par la junte.<br />
<strong><br />
La Rédaction</strong></p>
<p>http://www.maliweb.net/news/armee/2012/05/17/article,66977.html</p>
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		<title>Alors que le MNLA prônait un état laïque en AZAWAD,  Ançar Eddine impose l’application de la charia</title>
		<link>http://www.tamoudre.org/touaregs/societe/alors-que-le-mnla-pronait-un-etat-laique-en-azawad-ancar-eddine-impose-lapplication-de-la-charia.html</link>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 09:57:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Salima Tlemçani, El Watan-16-05-2012</p> <p>Un gouvernement provisoire de 22 ministres a été formé et pourrait être annoncé demain par le MNLA.</p> <p>Ançar Eddine a imposé l’application de la charia. A Gao, les interdits imposés par la milice islamiste ont provoqué des affrontements armés avec la population, faisant de nombreux blessés. Le chef d’état-major militaire du <p> <a href="http://www.tamoudre.org/touaregs/societe/alors-que-le-mnla-pronait-un-etat-laique-en-azawad-ancar-eddine-impose-lapplication-de-la-charia.html"> Lire la suite </a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Salima Tlemçani, El Watan-16-05-2012</p>
<p>Un gouvernement provisoire de 22 ministres a été formé et pourrait être annoncé demain par le MNLA.</p>
<div id="texte">
<p>Ançar Eddine a imposé l’application de la charia. A Gao, les interdits imposés par la milice islamiste ont provoqué des affrontements armés avec la population, faisant de nombreux blessés. Le chef d’état-major militaire du MNLA, le colonel Mohamed Ag Najiim, affirme que Ançar Eddine sera la seule organisation qui gardera les armes.<br />
Au moment où les dirigeants du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) discutaient avec les chefs de Ançar Eddine sur l’avenir du nord du Mali, des affrontements armés entre la milice islamiste et la population faisaient de nombreux blessés.<br />
Les interdictions de jouer au football, d’écouter la musique ou tout simplement de regarder la télévision. «C’est vrai que Ançar Eddine est entré en conflit avec la population, mais sachez que le MNLA n’a aucun problème avec ce groupe. Il est du même niveau que le MNLA. Lors de la réunion de Gao, nous nous sommes entendus sur beaucoup de choses. Tout le monde sait que la religion ne peut être imposée par la force. Mais il faut aussi prendre en considération que l’islam fait partie intégrante de la société de l’Azawad. Il prendra une grande place dans la vie quotidienne», a déclaré Mohamed Ag Najiim, chef d’état-major militaire du MNLA, dans une déclaration, faite par téléphone à El Watan.</p>
<p>Le responsable confirme la constitution d’un gouvernement provisoire, dont l’annonce sera faite demain à Gao, sans pour autant donner de détails sur sa nature. «Il est encore tôt de parler de la nature du régime que nous allons mettre en place. Ce qui est certain, c’est que la priorité de ce gouvernement est de récupérer les armes qui circulent sur le terrain et de mettre en place les institutions de l’Etat», note l’officier. Il précise qu’à l’exception de Ançar Eddine et du MNLA, aucune autre organisation ne doit détenir des armes. Une décision qui démontre que le groupe islamiste, que dirige Ayad Ag Ghaly, a fini par avoir le dessus sur un MNLA qui s’est présenté au monde comme un mouvement laïque qui veut faire de l’Azawad un Etat républicain et laïque.</p>
<p>Or, sur le terrain, la réalité est tout autre. Le chef d’état-major militaire, Mohamed Ag Najiim, explique d’ailleurs : «L’islam ne nous fait pas peur. Nous sommes tous musulmans. Pour nous, le plus urgent est de débattre du sujet avec toute la composante de la société.» A propos de la présence d’Al Qaîda, l’officier ne laisse aucun doute sur l’impuissance du mouvement qu’il commande face à ce danger. «Nous ne pouvons pas combattre militairement Al Qaîda. Seule l’Algérie peut le faire», dit-il. Et de poursuivre : «Nous allons utiliser des moyens politiques pour la faire partir de notre territoire.» Mohamed Ag Najiim trouve que parmi ces «moyens politiques», il y a la parole qui, selon lui, peut donner de bons résultats sans être en confrontation. «Les conditions de vie dans le désert sont très difficiles. Si nous arrivons à leur couper le soutien de la population, ils ne pourront plus résister. Ils seront obligés d’aller ailleurs», note le responsable.</p>
<p>Interrogé sur le nouveau mouvement armé créé par l’ancien colonel-major Elhadj Ag Gamou qui appelle à une autonomie politique de l’Azawad, sous la direction du Mali et déclare la guerre à Al Qaîda, Mohamed Ag Najiim affirme : «Il était l’un des héros du gouvernement du Mali qui, pendant 52 ans, n’a rien fait pour l’Azawad. S’il pouvait faire quelque chose, il n’aurait pas fui la région. Pourquoi n’a-t-il pas combattu Al Qaîda lorsqu’il dirigeait l’armée malienne au Nord, avant la libération de l’Azawad ? Je ne pense pas qu’il puisse faire quoi que ce soit.»</p>
<p>Le responsable évite de s’étaler sur la sortie du colonel-major Ag Gamou préférant «laisser la question au temps». Interrogé sur le sort des sept otages algériens détenus par Al Qaîda, depuis près de 40 jours, notre interlocuteur soutient : «Nous n’avons pas et nous ne voulons pas avoir de contacts directs ou indirects avec ces organisations. Nous ne savons rien au sujet de ces otages. Mais nous pensons qu’ils ne peuvent être indéfiniment en captivité. Leur libération doit être une question de temps.»</p>
<p>Le chef d’état-major militaire conclut : «Nous sommes très optimistes quant à l’avenir de notre région, même si sur le terrain, nous faisons face à beaucoup de défis. Les islamistes sont pour nous comme tous les partis islamistes qui exercent dans les pays musulmans, à commencer par l’Algérie. Nos défis sont ailleurs que dans la nature du régime qui va être adopté.»<br />
Force est de constater que face à la montée des forces intégristes dans le nord du Mali, le MNLA sera totalement dépassé. Et rien n’exclut une rébellion de la population contre le diktat de ces groupes, et de ce fait, contre le principe de l’indépendance du Mali.</p>
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<h5>Salima Tlemçani,<a href="http://www.elwatan.com/international/ancar-eddine-impose-l-application-de-la-charia-16-05-2012-170836_112.php">http://www.elwatan.com/international/ancar-eddine-impose-l-application-de-la-charia-16-05-2012-170836_112.php</a></h5>
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		<title>Insécurité au nord Mali : Quand la barbe de ton voisin prend feu&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 09:02:03 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Ibrahim Manzo DIALLO, Aïr Info-16-05-2012</p> <p>Depuis le 17 janvier dernier, notre voisin le Mali est confronté à la rébellion armée du MNLA qui a pour seul objectif la création d’une République de l’Azawad. Le théâtre de cette nouvelle insécurité étant de 650 000 km2 que l’armée malienne peine à contrôler constitue une poudrière pour les <p> <a href="http://www.tamoudre.org/non-classe/insecurite-au-nord-mali-quand-la-barbe-de-ton-voisin-prend-feu.html"> Lire la suite </a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Ibrahim Manzo DIALLO, Aïr Info-16-05-2012</p>
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<p>Depuis le 17 janvier dernier,  notre voisin le Mali est confronté à la rébellion armée du MNLA qui a pour seul objectif la création d’une République de l’Azawad.  Le théâtre de cette nouvelle insécurité étant de 650 000 km2 que l’armée malienne peine à contrôler constitue une poudrière pour les pays voisins comme le nôtre.  En effet, le Mali ayant 1800 km de frontière avec l’Algérie, 600 avec notre pays le Niger, et 22 00 avec la Mauritanie risque d’être à coup sûr un déterminant dans l’embrasement de la bande sahélo-saharienne. La position mitigée du pouvoir malien face à cette nouvelle rébellion constitue aussi une source d’inquiétude.  Depuis le récent revers infligé à Tessalit aux forces républicaines par les rebelles du MNLA, le pouvoir malien ne cherche qu’à utiliser une vieille méthode : celle de dresser les ethnies l’une contre l’autre.</p>
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<p>Cette nouvelle rébellion nous donne  la preuve mordante que ces nouveaux “ Ishoumars” ne ressemblent point aux précédents. Ils ont beaucoup plus d’assurance. Beaucoup plus de pugnacité. Dire carrément qu’ils se sont armés à volonté aux fins de ce chambardement. D’aucuns diront même qu’ils sont en « mission commandée » pour déclencher un printemps “ touareg”.</p>
<p><strong>Un laisser-aller suicidaire</strong></p>
<p>Mais disons que cet état de déliquescence au nord Mali est la combinaison de plusieurs facteurs. Tout d’abord, un manque criard de franchise de deux côtés des belligérants depuis les premiers soulèvements. L’Etat du Mali a toujours fermé les yeux sur les réelles pistes de sortie de ce cycle infernal de rébellions. Outre le monopole de violence qu’il doit brandir à toute petite insoumission aux lois de la République, il doit véritablement accompagner les populations du nord du Mali par une politique de développement proprement malienne et non proposée et conduite par des experts venus d’ailleurs.</p>
<p>Et finalement, l’Etat malien, de concession en concession cédait de sa souveraineté sans oser le reconnaître ou même se l’avouer. Premièrement, il a été piégé depuis la  révolution arabo-touarègue de 1990 car dans les dits accords appelés Pacte national   pour la réconciliation du Mali, il y avait eu un point extrêmement important qui était celui de la démilitarisation du nord. Ce qui a été fait mais hélas devenu le ventre mou du pays d’où transitaient toutes sortes de marchandises.</p>
<p>Du côté de la rébellion, on a toujours regardé ces efforts de l’Etat malien comme des actions vides de sens. Les leaders d’alors qui ont compris le rendement pécuniaire de ces soulèvements ont oublié l’intérêt des communautés au nom desquelles ils prétendaient agir pour s’enrichir honteusement du malheur de l’Etat et d’une grande partie de ces citoyens.</p>
<p>Mais au lieu de brandir l’argument de la justice là où celui de la force a échoué, le pouvoir malien a préféré faire du maquillage. Résultat : les éléments d’une contagion sont en train de se mettre en place.</p>
<p><strong>Le Niger beaucoup trop confiant</strong></p>
<p>Malgré le spectre du chaos qui risque d’arriver au nord Mali, on constate avec effarement  que les autorités de la septième République du Niger restent imperturbables sur ce dossier. C’est comme si, elles ont l’assurance qu’il n’y aurait aucun effet boule de neige de cette insécurité. Et pourtant, plusieurs dizaines de jeunes peulhs et touaregs ont quitté et quittent encore le Niger pour servir dans les rangs du MNLA. On sait aussi que des armes, beaucoup d’armes ont été enterrées sur le territoire nigérien après le “self-service” dans les casernes libyennes. On sait enfin que de milliers de jeunes au Niger ayant été entraînés au maniement des armes se rongent les ongles à Agadez; Tahoua, Diffa, Tanout et nord Tillabéry devenant du coup des proies faciles au MNLA.</p>
<p>Certes tout le monde sait avec quel courage, l’Etat du Niger tente d’endiguer leur chômage par le biais de la Haute Autorité pour la Consolidation de la Paix. Mais le fait d’occulter certains points des accords de paix de 1995 n’arrange pas les choses.</p>
<p><strong>D’où viendra alors la menace ?</strong></p>
<p>Avec ce qui se passe au Mali, on est en droit de se demander d’où viendra la menace du Niger ! Pour nous, il serait désormais illusoire de penser que les anciens leaders de l’ex-rébellion puissent se livrer à des actes de déstabilisation. Analysons les cas par cas.</p>
<p>Aghali Alambo, ex-chef de front du MNJ, aujourd’hui conseiller au Président de l’Assemblée nationale : Il mène une vie modeste à Niamey. Il y a longtemps qu’on l’a pas aperçu à Agadez pas même au forum d’Arlit qui s’était tenu du 22 au 24 janvier dernier. Aghali Alambo a véritablement déposé les armes et avec lui ses lieutenants fidèles comme Amoumane Kalakouwa et Tankari.</p>
<p>Avec l’arrivée de SEM Birgi Rafini à la tête de la Primature du Niger, il n y a plus aucun doute que ceux-là se sont rangés et font de leur mieux pour aider à sauver l’idéal de la Paix.</p>
<p>Rhissa Ag Boula, ex-chef de front du FFR, il est conseiller du président de la République et conseiller régional à Agadez en charge de la commission Paix, sécurité et développement. Rhissa Ag Boula a totalement changé. Pour ceux qui l’ont entendu au forum d’Arlit, ils vous diront que Rhissa est désormais un patriote sincère pour qui rien ne vaut la République. Cet homme est résolument engagé dans la voie de la lutte contre les ennemis de la République unie et indivisible.</p>
<p>Donc, tout danger est écarté du côté de ces anciens rebelles touaregs. Nous sommes presque unanimes. Mais n’empêche que le feu couve sous des non-dits et des non-faits.</p>
<p><strong>Un sentiment d’injustice règne chez certains arabes</strong></p>
<p>Un problème auquel l’Etat du Niger doit rapidement faire face est celui du cas  “ABTA Hamidine”.En effet, cet ex-chef de front arabe en prison depuis plus de huit mois pour des griefs partagés avec Aghali Alambo adhère à sa cause plusieurs personnalités arabes qui y voient dans sa détention une rupture d’égalité devant la justice.  A tort ou à raison, elles avancent que Abta purge seule une peine collective. La détention prolongée  de Abta risque de froisser les rapports entre certains groupes habitant  le nord Niger. Et si ce sentiment d’injustice prend de l’ampleur, il ne serait pas étonnant que des milices vengeresses y voient le jour. Des malins esprits peuvent bel et bien utiliser ce cas délicat de Abta Hamidine pour souléver les vieux démons de la haine inter-ethnique qui deviendra un casse-tête pour les autorités de la septième République. Pour parer à toute éventualité, il n y a qu’une seule solution : libérer Abta Hamidine ou donner force à la loi d’agir en toute impartialité.</p>
<p><strong>Craindre la colère de la jeunesse citadine d’Agadez</strong></p>
<p>Ce qu’il faut aussi prévenir au plus vite, c’est la colère grandissante de la jeunesse citadine d’Agadez. Elle constitue un cocktail molotov terrible. Elle est stressée par le manque de travail et se sent oppressée par une batterie de lois qui frise le harcélement. La police d’Agadez en est l’exemple patent. En moins d’une semaine, deux mouvements de colère contre cette police et ses actes ont été organisés. Pour gérer cette humeur de la jeunesse, l’Etat du Niger doit faire une “ salubrité conséquente” dans le rang de ce corps. Tous les griefs faits à la Police d’Agadez sont  l’oeuvre de quelques agents indélicats qui font tout pour créer la zizanie à Agadez. Il est temps qu’on les dégage.</p>
<p>Le président Issoufou doit se ressaisir. Une dynamique est en branle depuis l’effondrement de la Libye. Rien n’est fruit du hasard. Un schéma odieux a été tracé ailleurs par quelques idéologues sans foi ni loi. Nigériens de tous bords, mobilisons-nous !</p>
<p><strong>Ibrahim Manzo DIALLO,<a href="http://airinfo-journal.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=315:insecurite-au-nord-mali-quand-la-barbe-de-ton-voisin-prend-feu&amp;catid=32:politique-nation&amp;Itemid=37">http://airinfo-journal.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=315:insecurite-au-nord-mali-quand-la-barbe-de-ton-voisin-prend-feu&amp;catid=32:politique-nation&amp;Itemid=37</a></strong></p>
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		<title>Amnesty International tire le signal d&#8217;alarme sur le Mali</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 07:07:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[amnesty]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Dans un rapport intitulé &#171;&#160;Mali : retour sur cinq mois de crise&#160;&#187;, Amnesty Internationaldécrit le chaos qui s&#8217;est installé dans tout le nord du pays, tombé aux mains de rebelles touareg et d&#8217;islamistes, et documente violences et arrestations arbitraires pratiquées par les militaires putschistes dans le Sud.</p> <p>Gaëtan Mootoo, chercheur sur l&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest à <p> <a href="http://www.tamoudre.org/geostrategie/resistance/amnesty-international-tire-le-signal-dalarme-sur-le-mali.html"> Lire la suite </a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un <a href="http://www.amnestyusa.org/news/news-item/mali-s-worst-human-rights-situation-in-50-years" target="_blank">rapport</a> intitulé &laquo;&nbsp;<a href="http://www.lemonde.fr/mali/">Mali</a> : retour sur cinq mois de crise&nbsp;&raquo;, Amnesty <a href="http://www.lemonde.fr/international/">International</a>décrit le chaos qui s&#8217;est installé dans tout le nord du pays, tombé aux mains de rebelles touareg et d&#8217;islamistes, et documente violences et arrestations arbitraires pratiquées par les militaires putschistes dans le Sud.</p>
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<p>Gaëtan Mootoo, chercheur sur l&#8217;<a href="http://www.lemonde.fr/afrique/">Afrique</a> de l&#8217;Ouest à Amnesty International et un des auteurs du rapport, estime que <em>&laquo;&nbsp;le <a href="http://www.lemonde.fr/voyage-mali/">Mali</a> est confronté à la plus grave crise depuis son indépendance en 1960&#8243;</em>. Une crise qui avait poussé <em>&laquo;&nbsp;fin avril 300 000 personnes à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/quitter" target="_blank">quitter</a> le nord&nbsp;&raquo;</em> du pays, dans un contexte de pénurie alimentaire qui<em>&laquo;&nbsp;affecte 15 millions de personnes dans la région du Sahel&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Le Mali est coupé en deux depuis la fin mars : après un putsch militaire qui a renversé le président <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/9f4a/amadou-toumani.html" target="_blank">Amadou Toumani</a> Touré le 22 mars, des rebelles touareg, des islamistes et d&#8217;autres groupes <a href="http://www.lemonde.fr/arm/">arm</a>és, actifs depuis janvier, ont pris le contrôle des principales villes du nord : Kidal, Gao et Tombouctou. Amnesty International, qui a enquêté pendant trois semaines en avril dans la capitale malienne, Bamako, mais aussi dans quatre camps de réfugiés au <a href="http://www.lemonde.fr/voyage-niger/">Niger</a> voisin, estime que <em>&laquo;&nbsp;toutes les parties au conflit ont commis et continuent de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/commettre" target="_blank">commettre</a> des violations&nbsp;&raquo;</em> des droits de l&#8217;homme.</p>
<p>L&#8217;ONG a rapporté les témoignages de soldats brièvement faits prisonniers par le groupe islamiste <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/8b2f/ansar-dine.html" target="_blank">Ansar Dine</a> lors de la prise d&#8217;Aguelhok en janvier. Un soldat raconte que <em>&laquo;&nbsp;95 militaires ont été arrêtés&nbsp;&raquo;</em> sans <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/opposer" target="_blank">opposer</a> de résistance. <em>&laquo;&nbsp;Les islamistes ont dit qu&#8217;ils allaient les égorger pour <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/montrer" target="_blank">montrer</a> ce qu&#8217;ils font aux </em>kfar<em></em>(infidèles, en arabe)<em>. On m&#8217;a dit que ceux qui ont résisté ont été fusillés et que d&#8217;autres ont été égorgés&nbsp;&raquo;</em>. Un témoignage confirmé par un habitant d&#8217;Aguelhok :<em>&laquo;&nbsp;Certains militaires ont péri les armes à la main, d&#8217;autres ont été pris et égorgés au portail du camp&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Un autre militaire a décrit les <em>&laquo;&nbsp;conversions forcées&nbsp;&raquo;</em> à l&#8217;<a href="http://www.lemonde.fr/islam/">islam</a> imposées par Ansar Dine et ses alliés d&#8217;<a href="http://www.lemonde.fr/al-qaida/">Al-Qaida</a> au Maghreb islamique (<a href="http://www.lemonde.fr/aqmi/">AQMI</a>), et a affirmé <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/auxiliaire/avoir" target="_blank">avoir</a> vu dans les rangs des islamistes des <em>&laquo;&nbsp;jeunes de 12 à 17 ans&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Dans le Nord, les civils, et surtout les femmes, ont subi une série de violences : pillages, viols, arrestations arbitraires. De nombreux témoignages attestent de viols, parfois collectifs, <em>&laquo;&nbsp;par des hommes armés dont des membres du groupe armé touareg, le Mouvement national de libération de l&#8217;Azawad (MNLA), notamment à Ménaka et Gao&nbsp;&raquo;</em>. D&#8217;autres témoignages font état d&#8217;exécutions sommaires perpétrées par des militaires sur les routes.</p>
<p>Amnesty International dénonce aussi des exactions commises par les soldats putschistes à Bamako, notamment les détentions arbitraires de responsables politiques hostiles à la junte auxquels l&#8217;organisation s&#8217;est vu <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/refuser" target="_blank">refuser</a> l&#8217;accès, au camp militaire de Kati. L&#8217;ONG appelle toutes les parties au conflit à <em>&laquo;&nbsp;respecter le droit international humanitaire&nbsp;&raquo;</em> et demande aux autorités maliennes de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/cesser" target="_blank">cesser</a> <em>&laquo;&nbsp;de<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/harceler" target="_blank">harceler</a> ceux qui militent pacifiquement pour l&#8217;Etat de droit&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2012-05-16T08:09:41+02:00" itemprop="datePublished">16.05.2012 à 08h09</time> • Mis à jour le <time datetime="2012-05-16T08:09:40+02:00" itemprop="dateModified">16.05.2012 à 08h09,<a href="http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/05/16/amnesty-international-tire-le-signal-d-alarme-sur-le-mali_1701829_3212.html">http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/05/16/amnesty-international-tire-le-signal-d-alarme-sur-le-mali_1701829_3212.html</a></time></p>
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		<title>Le Mali, un pays en miettes, soumis à l’appétit des uns et des autres.</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 07:04:23 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ <p>Au Mali (ou ce qui en reste), le chaos règne au Nord, tandis que le Sud est K.O. Ne s’expriment plus, dans ce pays, que des intérêts personnels. Aucun des discours que tiennent ceux qui pensent avoir une parcelle de pouvoir n’est crédible. Les « intérimaires » (présidence de la République + Premier ministre <p> <a href="http://www.tamoudre.org/geostrategie/le-mali-un-pays-en-miettes-soumis-a-lappetit-des-uns-et-des-autres.html"> Lire la suite </a></p>
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<p>Au Mali (ou ce qui en reste), le chaos règne au Nord, tandis que le Sud est K.O. Ne s’expriment plus, dans ce pays, que des intérêts personnels. Aucun des discours que tiennent ceux qui pensent avoir une parcelle de pouvoir n’est crédible. Les « intérimaires » (présidence de la République + Premier ministre + ministres) fonctionnent selon de vieux schémas ; ceux qui avaient cours quand tout était normal.</p>
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<p>Et les « journaliers » (la junte militaire au Sud + les groupes « rebelles » au Nord), comme il se doit, jouent leur jeu, au jour le jour, sans se préoccuper de ce que sera demain. Non seulement la situation paraît inextricable mais, plus encore, on a la désagréable impression que personne ne maîtrise quoi que ce soit. Pire encore, on peut douter que quelqu’un ait une idée quelconque de la façon dont les Maliens vont pouvoir s’extraire de ce maelström. Du même coup, on s’étonne que le Mali ait fait si longtemps illusion. Il y a dans ce pays profusion de personnalités politiques, de personnalités intellectuelles, de diplomates, d’entrepreneurs, d’hommes d’affaires… A commencer par Cheick Modibo Diarra, aujourd’hui Premier ministre de transition.</p>
<p>Ce pays a été dirigé, pendant vingt ans, par deux chefs d’Etat qui n’étaient pas des imbéciles ni, non plus, des dictateurs : Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré. Bien évidemment, on peut écouter avec intérêt le discours « anti-impérialiste » d’Aminata Dramane Traoré*, figure de proue malienne du mouvement altermondialiste africain, mais ce qu’attendent les Maliens, c’est une solution à leurs problèmes : un Sud K.O. et le chaos au Nord.</p>
<p>Au Sud, malgré les médiations à répétition, rien n’est réglé et la junte n’entend pas céder la place malgré les engagements souscrits. Les événements du 30 avril/1er mai 2012 ont ajouté à la confusion. Et les propos de Modibo Diarra, lors de son adresse à la Nation le mercredi 2 mai 2012, n’ont pas permis d’y voir plus clair : « Nous avons assisté, a-t-il déclaré, à une tentative de déstabilisation du pays ces dernières 48 heures qui se sont soldées par une victoire, en tout cas temporaire, pas complète encore, de notre armée et de nos forces de sécurité ». « Déstabilisation » dont le premier ministre ne dit rien, si ce n’est qu’elle serait le fait « d’éléments en civil et armés ».</p>
<p>Un discours qui laisse penser que Diarra et la junte sont sur la même longueur d’onde – il y a eu un « contre coup d’Etat » –, ce qui ne manque pas d’être… déstabilisant puisque, justement, la nomination d’un gouvernement très majoritairement civil (et dans une configuration « Tout va très bien Madame la Marquise »**) résultait du retrait de la junte de la scène politique. Or, il n’en est rien.</p>
<p>La preuve en est qu’à l’occasion du premier conseil des ministres (30 avril 2012), Diango Cissoko a été chargé de « mener la discussion avec le Comité national de redressement de la démocratie et de la restauration de l’Etat (CNRDRE, junte militaire) sur le rôle qui doit être le sien pendant la transition ». Ce qui implique que le CNRDRE est toujours en place et qu’il ne veut pas la céder. Constat d’échec ? De la facilitation menée conjointement par le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire au nom de la Cédéao ? Du gouvernement Diarra ? C’est dire que le Nord-Mali peut dormir tranquille (enfin, façon de parler) ce n’est pas demain que les militaires maliens vont entreprendre sa reconquête ; ils sont occupés à conforter leur pouvoir à Bamako puisque, une fois encore, les « politiques » ont failli et que la société civile n’a pas envie d’aller, à nouveau, au « casse-pipe pour des prunes ».</p>
<p>Certains ne manqueront pas de penser que, finalement, ce n’est peut-être pas la pire des solutions dans l’état de déliquescence où se trouve le Mali. L’armée à voulu prendre le pouvoir parce que, disait-elle, les civils avaient failli ; eh bien, qu’ils prouvent ce dont ils sont capables ! Le problème avec les militaires, c’est que l’on sait quand ils s’installent au pouvoir mais jamais quand ils vont en partir ; c’est ce qu’illustre, d’ailleurs, l’actuelle situation au Mali. On pense donc aujourd’hui, à Bamako, que le CNRDRE « doit » avoir un « rôle ». Et c’est Diango Cissoko qui va négocier ce « rôle ».</p>
<p>Ce docteur en droit (doctorat de 3ème cycle + doctorat d’Etat, les deux obtenus à l’Université de Rouen), qui a débuté sa carrière d’administrateur civil dans les services pénitentiaires (il a été le directeur de la prison centrale de Bamako), a été ministre de la Justice, Garde des Sceaux (1984-1988), secrétaire général de la présidence de la République (avec rang de ministre) du 15 février 1988 jusqu’au 26 mars 1991, jour de la chute du régime de Moussa Traoré. Une chute qui va être fatale à sa carrière.</p>
<p>Il va connaître alors une longue traversée du désert (qu’il occupera comme « consultant », ce qui signifie en clair qu’on n’a pas de boulot mais que, malgré tout, on entend encore gagner de l’argent grâce à son carnet d’adresses et aux services rendus par le passé) jusqu’à sa nomination, le 13 novembre 2002, comme directeur de cabinet (avec rang de ministre) du Premier ministre. ATT venait de conquérir le pouvoir (par les urnes cette fois) et avait nommé à la primature un Touareg : Mohamed Ag Hamani. Cissoko restera directeur de cabinet du Premier ministre jusqu’au 28 janvier 2008 (c’est Modibo Sidibé qui est alors premier ministre), date à laquelle il sera nommé secrétaire général de la présidence de la République. En mai 2011, il obtiendra le poste de Médiateur de la République.</p>
<p>Aujourd’hui, il va pouvoir mettre son talent de médiateur à l’épreuve en négociant le rôle que doit jouer le CNRDRE dans la transition. Celui du ramasse-miettes. Car il ne faut pas s’y tromper : la préoccupation de Ouaga et d’Abidjan (la seconde capitale s’alignant nécessairement sur la première, Alassane D. Ouattara, qui a déjà du mal à être en Côte d’Ivoire – cf. LDD Côte d’Ivoire 0368/Mercredi 9 mai 2012 – ne peut pas être partout) est de régler le problème majeur qui est celui de l’absence de contrôle étatique de Bamako sur « l’Azawad » et, du même coup, de l’émergence d’une multitude de pôles d’insécurité sur ce territoire qui jouxte la Mauritanie, l’Algérie, le Niger et le Burkina Faso.</p>
<p>Ouaga a d’ores et déjà envoyé ses émissaires dans le Nord-Mali, au contact avec les différents groupes de « rebelles », ceux qui sont les plus aptes à engager un dialogue avec les patrons de la sous-région afin « de ne pas injurier l’avenir ». Pour mener à bien cette diplomatie secrète, Ouaga a besoin de stabiliser le pouvoir en place à Bamako. Cette stabilisation vaut bien quelques breloques et autres colifichets pour des militaires qui préfèrent les plans de carrière plutôt que la guerre. Cela tombe bien : la guerre, Ouaga sait qu’elle ne pourra pas résoudre la situation qui prévaut dans le Nord-Mali et entre le Nord et le Sud du pays.</p>
<p>Ce serait répondre à la provocation des groupuscules islamistes – qui ont l’avantage du terrain – alors que l’objectif est de les éradiquer. Et pour cela, il y a d’autres moyens et d’autres alliés pour y parvenir. Le principal allié étant la pression exercée sur les différents acteurs par la « communauté internationale » et la Cédéao qui n’entend rien lâcher sur le fond mais est disposée à y mettre la forme.</p>
<p><em>* Dans un long entretien – deux pages – avec Rosa Moussaoui (L’Humanité du 4/5/6 mai 2012), Aminata Dramane Traoré explique que la crise malienne résulte directement de la guerre de l’OTAN en Libye, expression d’une « démarche de reconquête » de l’Afrique par la France et d’une « démarche de conquête » de cette même Afrique par les Etats-Unis. Elle dénonce aussi, dans les pays africains, « une démocratie affairiste et corrompue, où aller aux affaires signifie s’enrichir, enrichir le parti, pour être en capacité d’acheter les voix qui permettront de se maintenir au pouvoir sans jamais rien changer ».</em></p>
<p><em>Selon elle, Paris a entrepris de « sous-traiter » aux Touareg la lutte contre les groupes islamistes armés « quitte à entretenir un foyer de tension interne au Mali ». Rien n’est faux dans ce qu’elle dit, mais le discours manque cruellement de cohérence, la preuve en est qu’elle ne dit pas un mot (il est vrai que Moussaoui ne l’interroge pas sur ce sujet qui fâche L’Humanité) de son soutien à la junte militaire.</em></p>
<p><em>** Je m’étonne toujours que dans des gouvernements de « transition », plus encore en période de crise, les responsables aient toujours le désir de faire « comme si », comme si tout marchait bien. Il y a quand même, dans le gouvernement formé le 24 avril 2012, un tas de ministres qui doivent se la couler douce. Quid « des relations avec les institutions » (il n’y a même pas de président de l’Assemblée nationale), « de la jeunesse, du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle » &#8211; ils ont même, l’un et l’autre, un ministre délégué &#8211; « de l’artisanat, de la culture et du tourisme », « des sports »… ?</em></p>
<p>Jean-Pierre BEJOT<br />
La Dépêche Diplomatique,<a href="http://www.lefaso.net/spip.php?article48011&amp;rubrique361">http://www.lefaso.net/spip.php?article48011&amp;rubrique361</a></p>
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		<title>Touaregs, la « marche en vrille »</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 07:02:51 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Histoire et territoire]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Hawad, Le Monde Diplomatique, mai 2012</p> <p>Les soulèvements armés touaregs qui ont jailli depuis les années 1960 dans l’Azawad (Mali), l’Aïr, l’Azawagh (Niger) ou l’Ajjer (Algérie) sont-ils surprenants, contingents, imprévisibles ? Certainement pas. Ils s’inscrivent dans la prolongation de la résistance des Touaregs aux empires coloniaux.</p> <p>« O monde désastre, quelle désolation / ma nation <p> <a href="http://www.tamoudre.org/touaregs/societe/touaregs-la-marche-en-vrille.html"> Lire la suite </a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Hawad, Le Monde Diplomatique, mai 2012</p>
<div align="left"><img class="alignleft" src="http://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L239xH246/arton10251-33f04.png" alt="" width="239" height="246" /></div>
<p>Les soulèvements armés touaregs qui ont jailli depuis les années 1960 dans l’Azawad (Mali), l’Aïr, l’Azawagh (Niger) ou l’Ajjer (Algérie) sont-ils surprenants, contingents, imprévisibles ? Certainement pas. Ils s’inscrivent dans la prolongation de la résistance des Touaregs aux empires coloniaux.</p>
<p><em>« O monde désastre, quelle désolation / ma nation qui se soulève dans la tourmente / elle qui chevauche la balle en direction de Médine (1) / nous abandonnant dans les pays de la soumission / où je me recroqueville dans l’angoisse / de la colonne envoyée par le commandant / qui réunit tous ses tirailleurs… »</em></p>
<p>Poème de Bila, vers 1900 (2).</p>
<p>Les Touaregs sont répartis aujourd’hui entre le Mali, le Niger, le Burkina Faso, la Libye et l’Algérie. Après leur défaite face aux armes à feu des troupes coloniales au XIXe siècle – ottomanes, françaises ou italiennes –, qui décimèrent l’ancienne élite militaire et politique des Touaregs ainsi qu’une grande partie de la population, ruinant le pays et le plaçant sous un contrôle militaire implacable – ce que les Touaregs appellent tiwta, le « désastre » –, émergent des formes de résistance impliquant des transformations profondes de la société sur les plans militaire, politique, idéologique et social.</p>
<p>Cette résistance d’un nouveau type prit corps dès 1900. Elle prépara l’insurrection générale des Touaregs en 1916. Celle-ci était dirigée par Kawsen, qui l’avait dénommée la « marche en vrille », car elle utilisait des stratégies d’esquive adaptées à un rapport de forces inégal. La guerre héroïque chantée par la poésie épique touarègue fut remplacée par la guérilla, l’embuscade, la mobilité des combattants, mais aussi l’exil et la quête de savoirs techniques et militaires modernes. La défaite finale des insurgés et la pendaison de Kawsen, en 1919, furent suivies d’une sévère répression qui, loin d’effacer la « marche en vrille », contribua à en prolonger l’esprit dans l’imaginaire touareg.</p>
<p>Les années 1950 et 1960 virent la création des Etats du Mali, du Niger, de l’Algérie, de la Libye, du Burkina Faso (anciennement Haute-Volta). Les Touaregs refusèrent d’être « des pièces rapportées sur la trame artificielle des nouveaux Etats (3) » ; mais leur contestation fut écrasée. Se bricolera alors une autre phase de la résistance des marges : la teshumara. Ce nom, formé à partir du mot français « chômeur », renvoie à la situation d’exclusion et de marginalisation des Touaregs qui ne peuvent plus vivre chez eux et doivent à nouveau s’exiler, fabriquer d’autres manières d’être, trouver de nouveaux partenaires, acquérir des savoirs qui permettront de recycler la faiblesse, la défaite et les horizons étranglés en outils pour un jour revenir « raccommoder les déserts » et « reconstruire le pays ».</p>
<p>Résister consiste d’abord à s’assumer en dépit de l’adversité et de la défaite, à ne pas épouser la logique des vainqueurs ni être impressionné par leur armada, bref, à continuer de fourmiller sous le rouleau compresseur. Cette période sera marquée par une créativité artistique intense, qui renouvelle les genres poétiques et musicaux classiques du monde touareg, scandant et imposant comme valeur de référence la vie des marges.</p>
<p>C’est dans ce contexte qu’en 1980 un grand nombre de jeunes répondent à l’appel de Mouammar Kadhafi, alors en manque de chair à canon. Portant le fardeau de l’iniquité des indépendances et des révoltes anciennes noyées dans des bains de sang, ils reprennent la route de l’exil. Ils partent, comme avant eux leurs parents, à la recherche de moyens pour affronter un monde qui ne leur concède aucun rôle. Leur devise : « troquer son sang contre le savoir » – sous entendu militaire. S’ils rejoignent les casernes libyennes, ce n’est ni pour l’argent, ni pour l’illusion d’un soutien à leur cause ; ils savent que Kadhafi, pétri de nationalisme panarabiste et antiberbère, n’aidera jamais les Touaregs à libérer leurs terres. Mais ils ont besoin de s’aguerrir au nom de leur pays qu’ils espèrent un jour libérer, ainsi que l’exprime leur poésie des années 1980 à 1990 (4).</p>
<p>L’itinéraire de ces hommes, récemment revenus de Libye, est semblable à celui de leurs ancêtres qui, dans les années 1900, combattaient pour la confrérie des Senoussi contre les armées coloniales dans le nord du Tchad actuel, au Soudan, en Libye orientale et dans le Fezzan, pour enfin rentrer chez eux, seize ans plus tard, équipés de fusils et de canons destinés à faire « recracher leur pays » à l’occupant français.</p>
<p>Que les différents courants de rébellion choisissent de prendre les armes ou qu’ils restent dans une clandestinité silencieuse, conscients de leur faiblesse, tous se nourrissent de cette longue expérience de résistance et de douleur : celle de ne pouvoir être ce que l’on veut être sur la terre de ses ancêtres.</p>
<p>Depuis longtemps, les Touaregs suivent leur chemin, et il est solitaire. Leur difficile marche est bien sûr entravée par les contorsions de la realpolitik, par la manipulation de certains leaders de la rébellion au profit de divers groupes d’intérêts, sur fond de concurrence mondiale pour l’accès aux ressources minières qui excitent la rapacité de puissances déjà obèses, mais jamais rassasiées. La « marche en vrille » patauge dans la radioactivité, les poussières d’uranium, les émanations de gaz toxique, les nappes d’eau et l’air pollués par l’extraction des minerais. Et pourtant, elle tourne.</p>
<p><strong><em>Hawad, Ecrivain et peintre touareg. Dernier ouvrage paru : <a href="http://iremam.univ-provence.fr/spip.php?article1023">Houle des horizons, Non Lieu, Paris, 2011.</a></em></strong></p>
<p>http://www.monde-diplomatique.fr/2012/05/HAWAD/47655</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><em><strong>Notes :</strong></em></p>
<p><em>(1) C’est-à-dire l’est, orientation des morts, mais aussi des exilés touaregs partant vers la Cyrénaïque, le Soudan, l’Egypte, l’Arabie pour se rapprocher des mouvements de résistance qui commençaient à s’organiser dans ces régions.</em></p>
<p><em>(2) Le poète participera plus tard, entre 1916 et 1919, à l’insurrection générale desTouaregs aux côtés de Kawsen.</em></p>
<p><em>(3) Cf. les pétitions et lettres adressées en vain, dès 1957, à Charles de Gaulle par les Touaregs, dans Hélène Claudot-Hawad, Le Politique dans l’histoire touarègue, Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (Iremam), Aix-en-Provence, 1993.</em></p>
<p><em>(4) Cf. Hélène Claudot-Hawad et Hawad (sous la dir. de), Tourne-tête, le pays déchiqueté. Anthologie des chants et poèmes touaregs de résistance, 1980-1995, Amara, La Bouilladisse, 1996.</em></p>
<p><em><br />
</em></p>
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