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TERRITOIRES ET ACTIONS

A la Une: à l’ONU, Macron l’Africain

RFI-Norbert Navarro-

Le président français a plaidé en faveur de l’Afrique hier à l’ONU. Et le quotidien congolais Le Potentiel a beaucoup apprécié ce plaidoyer. A la tribune des Nations unies, c’est en « grand défenseur de l’Afrique » que le chef de l’Etat français a parlé, lance ce journal congolais, à la Une duquel apparaît en gros plan un Emmanuel Macron au regard tout de détermination.

« Face à l’approche unilatéraliste de Trump, Macron prône une vision multilatérale du monde, où l’Afrique aura un rôle à jouer », se réjouit ce journal kinois, et le président français « a promis de consentir 0,55 % d’aide au développement en faveur du continent noir », souligne encore Le Potentiel. Qui estime en conséquence que l’Afrique a trouvé en Macron un « défenseur de premier rang ».

Le président français Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse en marge de la 72e Assemblée générale des Nations unies à New York, le 19 septembre 2017. REUTERS/Brendan McDermid

 

Plus prosaïquement, L’Observateur Paalga ne se paie pas de mots en estimant sans détour que l’Assemblée générale des Nations unies offre « l’occasion ou jamais de faire de bonnes affaires » ! Derrière ce titre, provocateur s’il en est – pensez-donc, il s’agit rien moins que de l’ONU -, ce quotidien ouagalais présente cette septuagénaire institution comme un « immense gâteau ».

Et sous la plume de L’Observateur, cette pâtisserie taille XXL est ornée d’une « cerise », à savoir les « sujets clés » dont certains présentent des « enjeux » pour la sous-région du Sahel qui intéresse (c’est le cas de le dire) et excite le flair de notre confrère burkinabè au flair aiguisé par lesdits « enjeux ». Sans commentaire.

Constitution togolaise : la voix du peuple

Au Togo, le projet de réforme de la Constitution a été soumis au vote des députés, mais faute de majorité requise, le recours au référendum est en principe nécessaire pour la faire adopter. Mais justement, la réforme de la Constitution sera-t-elle vraiment adoptée par référendum ? C’est ce que prévoit l’article 144 de la Constitution, dans la mesure où le quorum requis pour toute modification de la Loi suprême n’a pas été atteint hier lors de la plénière.

On soulignera néanmoins ici que, dans l’article qu’il consacre à ce référendum, le journal République togolaise accompagne d’un énigmatique point d’interrogation ledit « recours à l’article 144 ? » Car le ministre de l’Administration territoriale a dit que cela « ouvre la voie » à cette disposition constitutionnelle. Nuance.

Quoi qu’il en soit, si voie ouverte ne signifie pas, effectivement, voie empruntée, attention, prévient L’Observateur Paalga, « la voie référendaire, c’est aussi la voie incendiaire, voire suicidaire » ! Cette prophétie naufrageuse, pour quelle raison ? Parce que « la bagarre qui a lieu depuis dans la rue va s’intensifier et se durcir », prédit ce quotidien ouagalais.

Wakat Sera estime de son côté « qu’il faut saluer le projet de loi soumis par le gouvernement togolais à l’Assemblée nationale », même si l’opposition a boycotté la plénière qui l’a adopté hier à l’Assemblée togolaise. Ce site internet burkinabè a fait les comptes, l’expression « nul ne peut faire plus de deux mandats » contient huit mots, « trente-et-une lettres qui mettent le Togo sens dessus dessous », et ces huit mots « peuvent mettre le feu au pays », prévient ce confrère ouagalais en ligne manifestement amateur de poésie puisque féru de métrique.

Togo/Macron : l’épreuve du feu

Le président français est concerné au premier chef par la situation prévalent au Togo, et pas qu’un peu ! C’est ce que soulignent les journaux togolais Ici Lomé et L’Alternative, le « désir d’alternance au pourvoir (qui se manifeste au Togo est un) premier test pour Emmanuel Macron », qui serait, selon ces confrères, « à l’épreuve du Togo », pays faisant, pour le président français, figure de « test grandeur nature ».

Que doit faire Emmanuel Macron ? Il doit « jouer franc jeu, enjoignent en chœur ces deux organes de presse. Autrement, s’il en vient à continuer dans les sillons pourris creusés par ses prédécesseurs et qui retardent les pays francophones d’Afrique par rapport aux ex-colonies anglaises, il noiera toute l’admiration que lui vouent les Togolais. » Le chef de l’Etat français doit montrer qu’il va réellement agir au Togo « loin des réseaux françafricains », martèlent tout à la fois Ici Lomé et L’Alternative.

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