booklet 8 pages

QUI SOMMES-NOUS ?


Association TAMOUDRE,“Touareg, vie et survie”.
Informations, réflexions et actions ciblées autour du DÉVELOPPEMENT et des problèmes de GÉOSTRATÉGIE, [...]

Lire la suite

TERRITOIRES ET ACTIONS

A la Une: des sanctions au Mali pour ceux qui s’opposent à la paix

RFI- Frédéric Couteau-

Le palais des Nations à Genève abrite l’Office des Nations unies. Wikimedia/Groov3

« Le Conseil de sécurité de l’ONU a en effet adopté hier à l’unanimité, pointe Malijet, une résolution créant un régime général de sanctions pour le Mali où les entraves au processus de paix et de réconciliation se multiplient. Le texte prévoit la possibilité d’interdictions de voyages et de gels d’avoirs pour les individus ou les entités liés à des violations du cessez-le-feu, à des obstructions à la mise en œuvre de l’accord de paix, à des attaques contre les forces armées maliennes ou les casques bleus, à des violations des droits de l’homme ou des obstacles à l’acheminement d’aide humanitaire. »

« Tous les pêcheurs en eau trouble sont visés, s’exclame Aujourd’hui à Ouaga, qu’ils soient de la CMA, la Coordination des mouvements de l’Azawad, de la Plateforme Gatia (progouvernementale) ou carrément logés au sein des arcanes du pouvoir de Koulouba. Il s’agit de mettre fin ou de circonscrire la corruption, les rapts, les guerres, les assassinats et les attentats qui rythment le Nord, le Centre et même le Sud du Mali, toutes choses qui prouvent à souhait que l’Accord de paix obtenu à force de patience et d’âpres négociations est toujours bancal. Cette résolution a pour objectif de suppléer cet état de fait. »

Les appliquer !

Interrogé par L’Indicateur Renouveau à Bamako, Almou Ag Mohamed, l’un des leaders de la Coordination des mouvements de l’Azawad se dit favorable à une telle mesure : « au niveau de la CMA, nous pensons que c’est une bonne chose, affirme Almou Ag Mohamed. Nous avons d’ailleurs demandé à la méditation depuis fort longtemps de mettre en œuvre des sanctions contre les violeurs de l’accord et des droits humains, mais rien ! C’est toujours le même jeu d’équilibriste de la part de la Minusma qui ne parvient même pas à appeler le chat par son nom quand il y a violation, encore moins situer les responsabilités. »

Pour Le Pays au Burkina, « c’est tant mieux si l’ONU a décidé de prendre ses responsabilités, face aux pantalonnades et volte-face sans cesse répétées des acteurs de la crise malienne. Mais le tout n’est pas de prendre des sanctions. Il faut mettre un point d’honneur à les appliquer, estime le quotidien burkinabé. C’est seulement à ce prix que l’on pourra faire bouger les lignes au pays d’Ibrahim Boubacar Keïta, aujourd’hui presque sous coupe réglée des groupes armés. En témoigne la ville de Kidal devenue le fief des irrédentistes qui, en plus de narguer les autorités de Bamako, ne donnent pas l’impression d’avoir totalement rompu les ponts avec les djihadistes, en l’occurrence Iyad Ag Ghali et sa bande de criminels. »

Front commun autour du Sahel

Pour sa part, Ledjely.com en Guinée note une « mobilisation accrue et généralisée autour du Sahel » ces derniers temps : en plus de l’adoption de ce régime général de sanctions, « on apprend que la France a décidé de l’armement des drones qui sont appelés à survoler dorénavant le désert sahélien. Ces avions sans pilotes ne se contenteront donc plus de recueillir des renseignements à destination des troupes au sol ou aux soldats dans les airs. Parallèlement à ce recueil stratégique, ils pourraient directement neutraliser certaines cibles qui seront identifiées. Sur la même lancée, poursuit Ledjely, on apprend que l’Otan vient d’ouvrir en Sicile un centre militaire dédié au Sahel en général et à la Libye en particulier. Si l’on se rappelle que cette organisation, du fait de son intervention inappropriée et injustifiée en Libye, est de beaucoup dans le chaos que connaissent aujourd’hui ce pays et l’ensemble de la région, l’ouverture de ce centre passe alors pour un juste retour des choses, estime le site guinéen. Cependant, il serait naïf de croire que cet interventionnisme militaire à outrance en Afrique n’a que des effets bénéfiques. Malheureusement, conclut Ledjely, c’est le prix à payer pour un continent qui, plus de cinquante ans après les indépendances, se singularise par sa tendance trop prononcée à provoquer les crises et son incapacité notoire à y faire face. »

http://www.rfi.fr/emission/20170906-une-sanctions-mali-ceux-s-opposent-paix

1 commentaire pour A la Une: des sanctions au Mali pour ceux qui s’opposent à la paix

  • tissekheren

    Tout ce remue-ménage doit se faire avec discernement avec en toile de fond la justice – Sinon se serait l’amalgame et le désordre pour longtemps.
    Aider le Mali, c’est reconstituer et réconcilier a le Nord et Sud sous la même enseigne – Qu’on ne perde de vue les éléments constitutifs d’un Etat, ceux de prendre en compte le développement de son peuple et ses régions sans discrimination

Envoyer un commentaire