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TERRITOIRES ET ACTIONS

Après le Sahel, Macron met la main dans le bourbier libyen

African Manager

Le président français, Emmanuel Macron, est décidément très actif sur le contient africain. Après avoir parrainé la force conjointe anti-djihadiste des pays du Sahel, le voilà qui met la main dans le bourbier libyen. Macron a réuni à Paris ce mardi 25 juillet les deux protagonistes de cette crise complexe, le chef du gouvernement de Tripoli, Fayez al-Sarraj et le maitre de l’Est, le maréchal Khalifa Haftar, pour tenter de rapprocher les positions. D’autres avant lui s’y sont cassé les dents ; on se souvient de la forte mobilisation début mai à Abou Dhabi, une montagne qui accoucha d’une souris. Mais le palais de l’Elysée s’est monté plus réaliste en espérant, tout au plus, arracher aux deux hommes un engagement écrit pour fixer les grandes lignes permettant de sortir d’un chaos qui déstabilise toute la région…

Il n’était pas question, il y a à peine quelques mois, de négocier avec l’imprévisible Haftar, mais voilà, le maréchal a fait du chemin depuis, engrangeant les succès militaires et tenant fermement tout l’Est du pays. “L’équilibre des forces sur le terrain a basculé en faveur d’Haftar : il a sécurisé plusieurs bases dans le sud du pays, a conquis la base stratégique d’Al Joufra dans le centre et pourrait se diriger vers Syrte (ouest) dans les prochaines semaines“, déclare Matitia Toaldo, spécialiste de la Libye à l’ECFR (European Council on foreign relations). Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense, et qui donc maitrise parfaitement ces questions, a par conséquent agi en pragmatique en prenant “en compte la réalité du terrain“. Haftar est apparu comme la principale arme contre le péril jihadiste. Le Drian s’est donc rapproché des soutiens du maréchal, l’Egypte et les Emirats arabes Unis…

C’est l’incapacité d’al-Sarraj à sécuriser le pays plus d’un an après l’installation du GNA à Tripoli qui a poussé les Occidentaux à changer de fusil d’épaule et à intégrer Haftar dans l’équation de la crise libyenne…https://africanmanager.com/apres-le-sahel-macron-met-la-main-dans-le-bourbier-libyen/

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