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Un chef militaire d’un groupe pro-gouvernemental assassiné à Ménaka

La ville de Ménaka, dans le nord du Mali.
© Wikimedia Commons / Animali

Almadi Ag Lengach était à son domicile situé au nord de la ville de Ménaka. Pour éviter ses gardes du corps en faction devant sa maison, les assaillants auraient escaladé le mur avant de tirer sur lui à bout portant, dans la nuit de jeudi à vendredi. Le chef militaire local du Gatia, groupe des Touaregs de la tribu des Imghad et alliés, est tué sur le coup. Les assaillants réussissent à se retirer précipitamment des lieux. Des bruits de moto ont été par la suite entendus.

Vendredi matin, au moins deux suspects ont été arrêtés, mais impossible pour le moment de mettre un nom précis sur le visage des auteurs de cet assassinat. S’agit-il d’un règlement de comptes ou s’agit d’une opération menée par des jihadistes ?

L’homme tué jouait un rôle important dans les opérations de sécurisation de la ville de Ménaka. Il avait une double casquette. Outre celle de chef militaire local du Gatia, un groupe armé proche du gouvernement malien, Almadi Ag Lengach était également localement le chef de la plateforme qui regroupe tous les groupes armés pro-gouvernementaux du Nord.

Quelles forces en présence ?

Ménaka est une bourgade où forces conventionnelles et groupes armés cohabitent. A l’ouest de la ville, on trouve un camp militaire de l’armée régulière. Les militaires maliens partagent le camp avec un bataillon nigérien des Casques bleus de l’ONU. Pas question de donner le nombre de ces troupes. Secret défense. Les forces maliennes, elles contrôlent les check-points qui forment une ceinture autour de Ménaka. Et comme les Casques bleus il est plutôt rare de les voir patrouiller en ville.

A Ménaka, on voit aussi des groupes armés impliqués dans le processus de paix. Théoriquement, ils sont en dehors de la ville, mais on les voit à l’intérieur. Il y a donc le Gatia, partenaire du gouvernement. Il y a également les deux branches du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA). Mais dans la ville, parade également, le MSA, Mouvement pour le salut de l’Azawad, dont le noyau dur est composé d’anciens membres de l’ex-rébellion CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad).

Les jihadistes mènent régulièrement des attaques contre les check-points de la ville. Et vers l’ouest, quand on quitte Ménaka, et sur l’axe Ménaka-Ansongo, des bandits armés rackettent et tuent parfois des civils

http://www.rfi.fr/afrique/20170317-mali-chef-militaire-groupe-pro-gouvernemental-assassine-menaka

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