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TERRITOIRES ET ACTIONS

Communiqué du Conseil Supérieur des Imghad et Alliés: le Général Gamou appelle à une « action commune de protection des populations et de leurs biens »

Conseil Supérieur des Imghad et Alliés-29-09-2018
Communiqué du Conseil Supérieur des Imghad et Alliés : le Général Gamou appelle à une « action commune de protection des populations et de leurs biens »

 

Vu la grave dégradation de la situation socio-sécuritaire, et les graves atteintes aux droits humains qui en résultent,

Vu la croissance inexorable du nombre des massacres de masse et des assassinats ciblés non justifiés et non revendiqués,

Compte tenu des insuffisances des forces publiques nationales et internationales pour assurer la protection des personnes et des biens,

Vu la nécessité de mutualiser les efforts de tous,

Je lance un appel à toutes les composantes de la population,
particulièrement aux mouvements de la CMA, de la CME, du CJA, du MSA et de la PLATEFORME à se retrouver pour engager ensemble une action commune de protection des populations et de leurs biens.

J’en appelle à tous pour la défense des fondamentaux que sont et seront toujours, l’Union , la Liberté, l’Egalité dans la démocratie.

Le 27 septembre 2018

Le Président

Alhaji ag Gamou

1 commentaire pour Communiqué du Conseil Supérieur des Imghad et Alliés: le Général Gamou appelle à une « action commune de protection des populations et de leurs biens »

  • AÏTA

    « Mali : GATIA, la bête noire du MNLA et alliés » par Aliou Hasseye; MaliActu, 30 décembre 2014.

    http://maliactu.net/mali-gatia-la-bete-noire-du-mnla-et-allies/

    Le GATIA (Groupe d’Auto-défense Touareg Imghad et Alliés), de sa création, il y a 5 mois, à nos jours, a bouleversé l’équilibre des forces dans le septentrion malien. Les succès militaires du groupe d’auto-défense se multiplient sur le terrain. Le Mali devrait-il s’en réjouir ou s’en inquiété ?
    Après les sonrhaï du Ganda Koï – Ganda Izo et les arabes du MAA, les touaregs prennent les armes pour se défendre contre les groupes armés séparatistes, des rebelles qui veulent asseoir leur domination par la force sur les communautés locales.
    La nouvelle bête noire de la rébellion, GATIA, a vu le jour en aout dernier, au moment où la coordination des mouvements de l’Azawad, regroupant notamment le MNLA, le HCUA, la CPA et une dissidence du MAA, faisait la pluie et le beau temps dans le septentrion malien. Après la cuisante défaite de l’armée nationale, subie au mois de mai à Kidal, cette coordination de groupes armés aux velléités sécessionnistes étendait peu à peu sa mainmise sur plusieurs localités abandonnées par l’armée dans sa réorganisation.
    L’aile du MAA qui refusait de s’allier aux séparatistes paraissait bien impuissante à se défendre contre la horde de combattants de cette multitude de groupes armés. Elle ne pouvait donc rêver mieux que de voir jaillir un allié qui l’aiderait dans sa guerre qui, à cette époque, était plus une guerre d’existence que de conquête.

    GATIA, le conquérant

    Au fil du temps, le GATIA, grâce à ses actions militaires, s’est forgé une reconnaissance et une respectabilité qu’aucun autre groupe armé, hormis le MNLA et le HCUA de la puissante tribu des Ifoghas, n’avait réussi depuis 2012.
    Dans un Mali où seuls les gens armés ont droit à la considération de l’Etat, la prise des armes par la communauté Imghad, que dit représenter le GATIA, avait pour objectif de se faire entendre, puisqu’il « fallait nécessairement avoir un groupe armé afin de participer au processus de paix » d’Alger.
    Aujourd’hui, le GATIA n’est plus un groupe armé comme les autres. Il existe bel et bien sur le terrain, reconnait le Mali dans sa plénitude et a cela de particulier qu’il lui arrive même de conquérir des territoires pour ensuite les restituer à l’armée régulière.
    Le GATIA : un groupe armé pro gouvernemental ou une milice gouvernementale ?
    Les fondateurs du mouvement armé, qualifié de « milice ethnique » par certains, n’ont jamais caché leur proximité avec le général El Hadj Gamou, un haut gradé malien de la tribu touareg Imghad. Ils s’affichent fièrement avec ce touareg qui, malgré les nombreuses occasions qui se sont offertes à lui, est toujours resté loyal, quitte à faire l’objet de menaces de mort par ses compatriotes ayant choisi de combattre le Mali et de défendre l’ « Azawad ».
    Cependant, même s’il est évident que le GATIA est toléré par Bamako, il n’a jamais été établi une quelconque manœuvre cachée de l’Etat malien dans la création de ce groupe armé.
    La fulgurante ascension de ce nouveau venu dans le maquis des groupes armés maliens pourrait laisser perplexe mais à ce sujet, il est important de noter que le nord malien est rempli de groupuscules qui n’ont souvent aucune dénomination particulière et qui s’arrangent derrière tel ou tel mouvement politico-militaire en fonction de la prise en compte de leurs aspirations.
    Avant la création du GATIA, de nombreux Imghad combattaient auprès du MAA originel. Les combattants du GATIA étaient donc de toute évidence déjà aguerris au combat avant l’avènement de leur propre mouvement.
    Depuis un moment, le GATIA bouleverse une nouvelle fois, et nous nous en réjouissons, la donne militaire au nord en infligeant de lourdes pertes aux ennemis du Mali. Mais il est à craindre que la reprise des affrontements entre les mouvements séparatistes et ceux d’auto-défense ait des conséquences sur les négociations d’Alger qui sont à quelques semaines de l’entame de la phase présentée comme décisive.
    Un examen de conscience s’impose alors nous : Devons-nous plus nous réjouir de la débâcle du MNLA que de ses répercussions sur la paix ?

    © maliactu.net

    tamoudre.org du 01/01/2015

    Commentaires:
    • Gervais Coppé, 2 janvier 2015:
    « Oui, la paix… Est-elle un objectif réel pour l’un des groupes constituant cette constellation guerrière ?
    Lucidement, on peut en douter.
    L’article de Aliou Hasseye a le grand mérite d’oser ouvrir les yeux et de s’interroger sur la substance réelle de tous ces groupes qui se disent « libérateurs »…
    Il rejoint une récente analyse de André Bourgeot qui regrettait que le mouvement patriote touareg avait été démantelé, émietté, par les forces centrifuges du tribalisme.

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