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COORDINATION DES MOUVEMENTS DE L’AZAWAD-COMMUNIQUE N°23

(CMA)-COMITE DIRECTEUR-Kidal le 2 Décembre 2018

La CMA découvre avec surprise sur les réseaux sociaux, une correspondance adressée à Monsieur Elghabass AG INTALLA Président en exercice de la CMA – désigné ici comme Secrétaire Général de la CMA – émise par le Commander Force de la Minusma, dans laquelle il lui fait reproches de la violation manifeste du consensus qui avait prévalu en 2017 pour l’intégration des combattants des GANS dans le bataillon MOC de GAO !

Partant du principe de la réciprocité, la CMA se réserve le droit de réponse dans les mêmes normes de procédures sciemment appliquées tout en se défendant de toute controverse improductive.

1. Faut-il rappeler au Commander Force de la MINUSMA et à toutes autres parties prenantes pour la mise en œuvre de l’accord la nécessité de bien vouloir distinguer entre les principes consensuels retenus d’une part ; et les impératifs de leurs d’applications d’autres parts.

2. La CMA reste strictement attaché à l’Accord pour la Paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, se réfère à ses annexes et mécanismes, au Pacte de Paix et en particulier à la note explicative tenant lieu d’instructions aux équipes chargées du screnning des bataillons MOC de Gao, Tombouctou et Kidal qui fait référence dans son paragraphe 2 à « l’inclusivité en fonction des réalités locales ».

3. La CMA refuse d’endosser la responsabilité de faits accomplis alors que le principe et le cadre du partage consensuel de responsabilité est justement mis en place au sein des collèges et structures multipartites pour éviter toutes décisions unilatérales. Nos représentants au sein de la CTS bénéficient de toute notre confiance en concertation et sauront être à hauteur de responsabilités qui nous engagent.

4. La CMA ne saurait cautionner les errements d’une ou des parties quant aux prises de décisions contraignantes et palliatives, porteuses en leur sein de germes de dissensions quelles que soient la partie ou les parties qui les ont émises ;

5. Elle s’obstine à dénoncer les sempiternelles accusations de « violations manifestes du consensus» devenues une sorte d’exercice de pression lorsqu’elle ne demande qu’une application rigoureuse des principes et/ou procédures arrêtés initialement d’un commun accord.

6. La CMA n’a eu cesse de se battre pour la prise en charge des combattants issus de différents mouvements en attendant leur intégration ou démobilisation sans aucun résultat malgré la précarité de leurs situations respectives. Il est presque facétieux que la Minusma en fasse cas uniquement cette fois-ci.

7. Enfin, elle réitère son attachement à la primauté et aux préséances de la concertation constructive au détriment de celui de la polémique stérile et de rejet de responsabilité.

Fait à Kidal le 2 Décembre 2018

Le Porte-Parole
Eouari Ibrahim AG EOUEGH

1 commentaire pour COORDINATION DES MOUVEMENTS DE L’AZAWAD-COMMUNIQUE N°23

  • Il faut le dire!

    Dixit Eouari Ibrahim AG EOUEGH: « Enfin, la CMA réitère son attachement à la primauté et aux préséances de la concertation constructive au détriment de celui de la polémique stérile et de rejet de responsabilité. »; c’est, on ne peut plus, la réponse du berger à la bergère, voire de la litote de la part d’une organisation mafieuse qui ne représente que ses intérêts; mêmes les députés, des représentants élus, représentants des populations, n’ont pas pu amener la « Minus-amusement » à mettre en oeuvre « la concertation constructive au détriment de celui de la polémique stérile et de rejet de responsabilité. »; pour illustrer mon propos, je réchauffe l’article de presse malienne suivant dont l’auteur diabolise la Minusma plus que la CMA qui est la protégée des Nations-Unies.

    « Tirs croisés des députés sur la MINUSMA : «Il y a un laisser-aller de la part de la MINUSMA à Kidal» par Youssouf Diallo ; Journal 22 Septembre du 02 Juillet 2015.
    «La confiance entre le Mali et la MINUSMA a pris un grand coup»

    «La MINUSMA, suivant son mandat, ne répond pas aux préoccupations des Maliens»

    Rarement les préoccupations des populations maliennes ont retenti à l’Assemblée nationale comme ce fut le cas le mardi 30 juin dernier Place de la République. En effet, les députés se sont fait les porte-paroles du peuple du Mali pour dénoncer le comportement de la MINUSMA dans le processus de sortie de crise. Ce fut un véritable récital de coups de gueule à l’endroit de la mission onusienne.
    C’était à l’occasion d’une séance de présentation de son mandat à l’Assemblée nationale, première du genre depuis l’installation de la MINUSMA au Mali. Cette séance, présidée par le 1er Vice-Président de l’Assemblée nationale, Mamadou Tounkara, a regroupé les députés des 4 groupes parlementaires Place de la République à Bagadadji. Ils étaient tous là, curieux de connaitre le mandat de la MINUSMA. Mais, très vite, la rencontre a tourné au procès de la MINUSMA, très critiquée dans l’opinion au Mali.

    «La MINUSMA étant une opération de maintien de la paix, je voudrais insister sur le caractère unique de ce type d’opération. Son action se limite à conduire des patrouilles, surveiller le respect du cessez-le-feu et vérifier la mise en œuvre des arrangements sécuritaires. La MINUSMA n’est pas mandatée pour faire usage de la force. Cet usage ne peut intervenir qu’en cas de danger imminent contre la MINUSMA ou les civils.

    Notre mandat ne nous donne pas la possibilité de conduire des opérations conjointes avec les forces armées maliennes. En outre, il ne nous permet pas non plus de lutter contre les groupes jihadistes et terroristes, une mission confiée par le Conseil de sécurité à la force française Barkhane». Cette déclaration du Chef adjoint de la MINUSMA, Arnauld Akodjenou, a eu l’avantage d’éclairer les lanternes des députés.
    Mais elle a également suscité le courroux des élus de la Nation contre la mission onusienne de maintien de la paix au Mali. Tour à tour, chaque intervenant, tout en reconnaissant ses efforts dans le processus de sortie de crise au Mali, a dénoncé l’inaction et le parti pris de la MINUSMA.

    Le premier intervenant, le 1er Questeur de l’Assemblée nationale, l’Honorable Mamadou Diarrassouba, député élu à Dioïla, a interrogé la MINUSMA en ces termes: «quelle est la crise, dites-nous une seule crise, que les Nations unies ont résolue dans le monde. Si la MINUSMA refuse de tirer sur les jihadistes, les gens qui ne veulent pas la paix, comment a–telle a pu tirer sur les jeunes de Gao? La confiance entre le Mali et la MINUSMA a pris un grand coup. Comment instaurer cette confiance?».

    De son côté, l’Honorable Dédeou Traoré, élu à Niafunké, a fait savoir que les députés du Nord sont quotidiennement interpellés par leurs populations pour savoir pourquoi la MINUSMA est là. «Vous dites que vous ne tirez pas sur les terroristes, comment comptez-vous protéger les populations sans agir? Comment assurer la protection des agents de l’Etat, dans le cadre de la restauration de l’Etat. L’exemple c’est Goundam, où le préfet a été tué au nez et à la barbe des forces de la MINUSMA, sans qu’elles agissent. Kidal est-il devenu un Etat dans un Etat? Comment gérer ce cas?», s’est-il interrogé.

    Pour sa part, l’Honorable Bakary Fomba, élu à Dioïla, a plaidé qu’il était temps d’opérer des réformes au niveau des Nations Unies. «La MINUSMA, suivant son mandat, ne répond pas aux préoccupations des Maliens. S’il y a un autre mandat, pour faire la guerre, c’est de cela dont le Mali a besoin. Vous avez dit que le Mali est face à son destin. Alors, s’il doit assurer sa sécurité, qu’on ne l’empêche pas de le faire», a-t-il déclaré. Au fur et à mesure, les débats étaient rythmés de dénonciations du comportement de l’organisation onusienne au Mali. Et les propos donnaient l’impression de venir directement de la bouche du peuple malien.

    Ce fut le cas du député élu à Kidal, Ahmoudène Ag Iknass, qui a invité la représentation de l’ONU au Mali à changer de comportement. «Si la MINUSMA ne change pas de comportement, on ne s’en sortira pas. Il y a un laisser-aller de la part de la MINUSMA à Kidal. Elle laisser les séparatistes faire tout ce qu’ils veulent. Les soldats de la MINUSMA ne faisaient aucune fouille des véhicules qui entraient et qui sortaient. La MINUSMA n’a pas été impartiale. Il faut que cela change.
    Un jour, dans notre quartier, nous avons été harcelés par les éléments du MNLA, parce que nous sommes pro-Maliens. Des éléments de la MINUSMA étaient là, seulement pour faire des photos», a-t-il déploré.

    De son côté, l’Honorable Idrissa Sankaré, élu à Bankass, a déploré la manière dont l’ONU dressait ses rapports. «On se débrouille toujours pour mettre l’armée malienne en cause, alors qu’on ne nous a jamais montré de preuve», a-t-il regretté. A sa suite, l’Honorable Issa Togo, élu à Koro, a déclaré que si l’on résolvait le problème des jihadistes et celui des narcotraficants, le Mali n’aurait plus aucun problème. «Le problème, c’est eux. Il n’y a pas de démarcation possible entre le MNLA, le HCUA, le MAA, etc … les jihadistes. Nous vous invitons à vous engager aux côtés du Mali. La MINUSMA n’a pas été juste. Si vous êtes venus pour régler le problème, faites-le, au lieu d’en rajouter», a-t-il martelé.

    Visiblement très atteint par ces propos, le Chef adjoint de la MINUSMA n’a pas pu cacher son malaise. «L’ONU, c’est nous, c’est vous. Il y a un idéal à défendre», a-t-il déclaré, avant de s’engager à corriger ces imperfections et à travailler dans la neutralité et l’impartialité.

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