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TERRITOIRES ET ACTIONS

La démocratie est-elle nécessaire au développement ? Etude de cas: l’Afrique Susaharienne

Moussa Ag Attaher-7 avril 2017

Le débat récurent en Afrique qu’est celui de «démocratie/développement» relève d’une actualité marquante de la situation politico-sociale sur le continent Africain. L’un est-il né de l’autre ou en dépend t-il inévitablement?
Le débat sur le duo « démocrate-développement » et sur lequel les analyses ne s’accordent pas toujours sur une réponse consensuelle; pose un débat: la démocratie précède-elle le développement ou le développement constitue-t-il une condition nécessaire la démocratie?
En fait, la question qui sous-tend le rapport entre développement et démocratie peut se poser en ces termes: la démocratie est-elle compatible avec le sous-développement et la pauvreté qui en découle?
Si l’on ne devait s’en tenir qu’à la vision néo-libérale qui est dominante actuellement et aux diverses théories du néo-libéralisme, la question du rapport entre démocratie et développement ne devrait plus se poser.
Elle ne se poserait plus simplement parce que la réponse serait connue d’avance : il n’y a pas de développement sans démocratie. Le sens de l’Histoire serait donc la course automatique et naturelle vers la démocratie, laquelle porte en elle les germes du développement.
La réalité des faits est malheureusement beaucoup plus complexe, pour ne pas dire plus compliquée.
En effet, si tout le monde s’est réjoui de la vague de démocratisation que connaît l’Afrique depuis deux décennies déjà, il reste qu’on ne saurait, sérieusement, ignorer l’essentielle question de la prospérité de la démocratie dans un environnement socio-économique marqué par la pénurie et la pauvreté.
Eu égard à cette problématique que nous venons de poser, se pose également l’épineuse question qui toujours d’actualité sur continent noir à savoir:
« Les pays sous-développés ont-ils les moyens d’intégrer la démocratie et de la rendre applicable dans la réalité de la pratique politique ? »
Il nous parait nécessaires de commencer le développement de notre étude de cas , par un essai de définition des termes du débat afin qu’un accord minimal s’établisse sur l’objet de notre sujet.

– Une définition de la démocratie et du développement
Il s’agit ici d’une définition parmi tant d’autres et non de la définition de la démocratie et du développement.
1.Une définition de la démocratie
Nous aurions pu nous contenter de la célèbre définition d’Abraham Lincoln : « La démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », et tout le monde y trouverait son compte. Or l’apparente simplicité et la réelle beauté de cette définition en fait aussi un outil difficilement manipulable.
Cela dit et avant de proposer une définition relativement acceptable de la démocratie, interrogeons trois auteurs, un français et deux américains : Duverger, Hallowell et Rawls.
Pour M. Duverger, la démocratie est le système où « les institutions politiques reposent sur les principes fondamentaux suivants : souveraineté populaire, élections, parlements, indépendance des juges, libertés publiques, pluralisme des partis », tout cela devant permettre d’ « empêcher que le pouvoir politique ne soit trop fort, afin de préserver les libertés des citoyens ».
On peut retenir de cette définition que la démocratie est l’instrument qui permet de réaliser la liberté des citoyens.
Pour J.H. Hallowell, « la démocratie repose sur le principe que nul gouvernement n’est légitime si son autorité et ses fonctions ne découlent pas du consentement des gouvernés ». Dès lors, « afin de garantir qu’un gouvernement est effectivement fondé sur le consentement des gouvernés, que la politique gouvernementale est bien le reflet d’une réflexion et d’une décision populaires, il existe un certain nombre d’institutions créées à cette fin ». Parmi ces institutions, il cite les « libertés civiles », un « système judiciaire impartial » et une « Assemblée législative élue par le peuple ».
On peut constater que, à la différence de Duverger, Hallowell insiste sur le fondement du pouvoir pour définir la démocratie. Son apport qui s’inscrit dans la lignée de Montesquieu, apparaît nettement plus idéal, sinon idéaliste.
Pour J. Rawls enfin la démocratie s’établit dans ce qu’il appelle la théorie de la justice comme équité. Cette théorie énonce deux principes :
<<(1) Chaque personne a un droit égal au système le plus étendu de libertés de base égales pour tous qui soit compatible avec un même système de libertés pour tous.
(2) Les inégalités sociales et économiques sont autorisées à condition (a) qu’elles soient au plus grand avantage du plus mal loti ; et (b) qu’elles soient attachées à des positions et à des fonctions ouvertes à tous, dans des conditions de juste égalité des chances>>.
Cette dernière proposition est intéressante surtout en ce qu’elle intègre la dimension socio-économique, même s’il reste à déterminer comment résoudre le paradoxe des inégalités qui seraient au bénéfice du plus mal loti, tout en supposant que l’égalité des chances ne reste pas au stade du principe.
Partant donc de tout ce qui précède, nous proposerons l’esquisse de définition suivante : La démocratie est le règne de la plus grande liberté qu’une société peut réaliser à un moment donné en garantissant la plus grande égalité entre ses membres sur le fondement d’un pouvoir légitime et légal, produit de la responsabilité de tous dans la plus grande tolérance.
– Une définition du développement
Autant la définition de la démocratie n’est pas évidente, autant celle du développement semble carrément improbable. En effet qu’est-ce que le développement ?
Le terme développement se caractérise d’abord aujourd’hui par la diversité de ses définitions et de son appréhension. D’où une réelle difficulté à donner une définition du développement
Ainsi le développement peut s’entendre dans son sens le plus courant, celui de développement économique. Mais, il peut aussi s’entendre dans celui de développement humain ou de développement durable. Il est donc impérieux, pour la clarté du débat, de revenir rapidement sur chacune de ces notions.
1. Par développement économique, il faut entendre un ensemble de mutations à priori positives que peut connaître un pays ou tout autre cadre géographique sur les plan techniques, démographiques, sociales, sanitaires etc…
L’idée de développement économique suppose une création de richesse et est sous-tendue par l’idée de progrès dès lors qu’il entraîne, en principe, une progression du niveau de vie des populations concernées.
Enfin, en termes d’évaluation, il convient de noter que l’indicateur habituel du développement économique, même s’il est contesté, reste le PIB qui est une somme des valeurs ajoutées sur un territoire donné.
2. Le développement humain est une contestation de la notion de développement économique en partant du principe que le bien-être des hommes ne se résume pas à l’économie et aux revenus. Il s’appuie sur les articles 22 et suivants de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 (droits économiques, sociaux et culturels) et consiste concrètement en la satisfaction des besoins recensés par Abraham Maslow dans sa pyramide des besoins. Son indice d’évaluation, l’indice de développement humain a été imaginé par le grand économiste indien Amartya Sen. C’est du reste cet indice que l’ONU, par le biais du PNUD, utilise chaque année pour son Rapport Mondial sur le Développement Humain.
3. Par développement durable, on entend enfin, selon la définition de Gro Harlem Brundtland (Rapport ONU, 1987), un mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes en répartissant équitablement les fruits de la croissance, sans compromettre la capacité des générations futures de satisfaire leurs besoins.
Plus concrètement, c’est au sommet de la Terre de Rio de Janeiro qu’ont été définis les trois piliers du développement durable : le progrès économique, la justice sociale et la préservation de l’environnement.
Au vu de tout ce qui précède, on tentera la définition suivante : par développement, nous entendrons ici le processus qui permet à une population de vivre dans la dignité par la satisfaction de ses besoins fondamentaux et le respect des équilibres naturels.

– Le développement comme condition de la démocratie
Une partie importante de la doctrine en science politique considère qu’il ne peut y avoir de démocratie sans développement et que, par conséquent, le développement devrait précéder la démocratie.
Les tenants de cette affirmation se recrutent essentiellement au sein de l’école développementaliste qui connaîtra son heure de gloire à la fin des années 1950 et dont le postulat peut être ainsi résumé : un système politique ne peut être « développé », c’est-à-dire démocratique, que s’il est fondé sur un minimum de développement économique. Dès lors la priorité doit être accordée à la mobilisation des énergies et des moyens pour assurer le développement économique et social avant de songer à démocratiser.
Représentatif de ce courant de pensée, l’Américain S. HUNTINGTON estimait qu’une libéralisation politique trop brutale et désordonnée (liberté totale de la presse, instruction généralisée, compétition électorale…) ne pouvait que conduire à des impasses qui allaient très vite révéler une « saturation du système » en aspirations et revendications.
Analysant la société comme un système, c’est-à-dire « un ensemble d’éléments liés entre eux et formant un tout organisé », les tenants de cette thèse estiment que le système (dans ses composantes économiques et politico-administratives) ne pouvant manifestement pas satisfaire toutes ces demandes ne peut qu’imploser. Ainsi donc, en croyant paver le chemin du paradis démocratique, on arriverait tout droit à l’enfer du désordre.
Illustrons ce qui précède par une image : le système social peut ici être assimilé à un standard téléphonique. Tout standard téléphonique est, par définition, conçu et programmé pour recevoir un nombre d’appel déterminé au même moment. Ce nombre d’appels dépendant, par ailleurs, du nombre de lignes desservies par ce standard.
Les appels symbolisent ici les demandes, besoins et attentes exprimés par le corps social. Ainsi, plus le standard est puissant, plus il peut recevoir d’appel simultanés. Enfin la puissance du standard représente ici le niveau de développement.
En situation démocratique, le système socio-politique, parce qu’il est ouvert, reçoit forcément plus de demandes qu’en situation autoritaire. Or, et c’est bien là le problème, sollicité au dessus de ses capacités, le système ne pourrait que se bloquer, de la même façon que les standards des chaînes de télévisions finissent par sauter quand il y a trop d’appels en même temps.

Dès lors, l’enfer dont nous parlions plus haut se manifeste par ce que, en voulant bien faire et réaliser ce qui peut être considéré comme un progrès (la démocratie), on fera, en fait, le lit de la régression en ce sens que non seulement on ne réalisera pas la démocratie mais, pire, on compliquera l’entreprise de développement. Du reste, certains observateurs en sont arrivés, par exemple, à la conclusion que depuis 1990 (date d’engagement du processus de démocratisation en Afrique), la situation économique aurait plus stagné que progressé du fait de la démobilisation des énergies orientées vers le développement au profit de l’action (sinon de l’agitation) politique. Les plus radicaux dans ce camps estiment même que non seulement on n’aura pas de vraie démocratie, mais de surcroît, on aura miné les conditions du développement.

Si on admet que la démocratie est potentiellement constitutive de demandes et de revendications de toutes sortes (politiques, économiques, sociales, matérielles…), est-il raisonnable de l’introduire dans un système qui n’a pas les moyens d’y répondre ?
Dans cet optique, G. LAVAU estimant que « la démocratie, c’est le contraire du loto : ce n’est jamais “facile’’, cela peut coûter cher, et il est rare que cela “rapporte gros’’, du moins en seul coup » en arrive à la conclusion que « force est de reconnaître, même si on n’aime guère les raisonnements de S. HUNTINGTON, que, dans une société contenant de fortes inégalités sociales, certaines extensions mal équilibrées de la démocratie activiste peuvent provoquer des désordres ».
Si de tels propos peuvent paraître pessimistes, ils n’en posent pas moins de réels problèmes. Un exemple peut être trouvé dans la manifestation de la liberté syndicale et du droit de grève, expressions parmi d’autres de la démocratie. Comment concilier ces libertés (ou du moins leurs manifestations excessives) avec l’état actuel des économies africaines qui ne peuvent pas, c’est une évidence, supporter des mouvements de grèves trop fréquents ou désordonnés ? Il n’est ni aisé ni légal d’interdire les grèves même si on en mesure les conséquences économiques : on n’a jamais autant moins travaillé que depuis 1990 en Afrique, d’où une baisse subséquente de productivité. De même, comment prendre certaines décisions fondamentalement impopulaires mais peut-être nécessaires pour l’équilibre général du système ? Comment répondre à des demandes légitimes auxquelles on ne peut manifestement apporter aucune solution ?

Ce sont des questions de ce type qui ont conduit un auteur kényan à conclure que ce qu’il fallait aujourd’hui en Afrique ce serait une « démocratie minimaliste » reposant d’avantage « sur un gouvernement efficace que sur un gouvernement démocratique ». M. MUGYENYI reconnaissait d’ailleurs avoir pris le risque de se voir critiqué pour avoir proposé « une dictature qui ne dit pas son nom ». On retrouve là la thèse de l’opposition entre « bonne gouvernance » et « pure démocratie » : il vaudrait mieux des gestionnaires intègres et responsables, même autoritaires, que des démocrates démagogues et peu scrupuleux.
En illustration à ces thèses, les tenants de ce courant affirment que, sans les régimes autoritaires qu’ils ont eu à connaître les « nouveaux pays industrialisés » (Corée du Sud, Taïwan…) n’auraient pas pu atteindre le stade de développement qui est le leur aujourd’hui.

Enfin, il n’est pas inutile de signaler que la plupart des chefs d’État africains s’inscrivent volontiers dans ce courant. Et, c’est ce qui a pu faire dire à B. BADIE que « les “derniers développementalistes’’, les plus intransigeants, sont désormais les princes des sociétés en développement ». Ainsi donc, « de paradigme de la science politique, le développement est devenu une idéologie du pouvoir ».

II – La démocratie comme préalable au développement
Ce postulat qui apparaît comme une évidence est aujourd’hui celui de la doctrine dominante. Les tenants de ce courant érigent la liberté et partant la démocratie au rang de valeur cardinale dont le sacrifice ne saurait par rien être justifié. Ils arguent, par conséquent que, non seulement l’autoritarisme n’est en rien une condition du développement, mais en plus sans démocratie (entendue comme obligation pour les gouvernants de rendre compte aux gouvernés) il ne peut y avoir de réel développement.
C’est donc uniquement dans la liberté que l’homme peut créer et prospérer. La création de richesse, condition d’un véritable développement, n’est guère possible dans un système oppressif. L’homme, pour s’épanouir, a donc besoin de ce qui constitue la « condition humaine naturelle ».
Résumant cette conception, J.F. REVEL déclarait : <<D’authentiques démocrates occidentaux disent souvent avec tristesse : « l’Afrique n’est pas mûre pour la démocratie ». Sans doute l’est-elle fort peu. Mais elle l’est encore moins pour la dictature>>. Autrement dit, s’il fallait choisir entre deux maux, le moindre resterait encore la démocratie.
De plus, des économistes comme A. LIPIETZ affirment que la sortie des régimes autoritaires est un préalable absolu au développement économique. À l’appui de cette affirmation, ils démontrent que les pays européens les moins développés sont aussi ceux qui sont plus tardivement sortis de l’autoritarisme. Ainsi, des pays comme l’Espagne, le Portugal, la Grèce ou la Turquie n’auraient amorcé leur développement économique qu’après leur entrée en démocratie.

À l’inverse, il n’est pas ardu de démontrer que, sur le continent africain, l’autoritarisme n’a généré nul développement véritable. Au contraire, l’un des exemples de relatif développement sur le continent, le Botswana, cultive une déjà longue tradition démocratique.

Conclusion
En guise de conclusion à notre raisonnement sur l’équation « Démocratie-Développement »; on le voit clairement, l’Afrique a besoin de régimes démocratiques très élaborés, conçus pour gérer la complexité des pays et des défis sécuritaires, économiques, sociaux et culturels qu’ils doivent relever.
On peut soutenir la démocratie parce qu’on considère qu’elle est le régime politique le plus compatible avec les valeurs humanistes telles que le respect d’un certain nombre de droits et de libertés individuels fondamentaux. Cela revient à soutenir la démocratie pour les valeurs qui la fondent, et donc pour elle-même. Mais on peut aussi soutenir la démocratie, et la préférer à toutes les options alternatives, parce qu’on pense que les régimes démocratiques sont plus efficaces que les autres pour produire de la sécurité, de la paix, de la stabilité, du développement économique ou tout autre progrès apprécié par les humains. Cette vision plus utilitariste qu’idéaliste fait de la démocratie plus un moyen qu’une fin en soi.
Le continent africain n’a aucune chance de connaître davantage de paix, de stabilité, de prospérité économique, de cohésion sociale s’il ne renonce pas au choix de la facilité qui équivaut aussi toujours à celui de la mauvaise qualité, de la courte vue et du renoncement à toute éthique.
Les régimes démocratiques que les pays africains doivent construire doivent être davantage pensés pour favoriser l’émergence du type de sociétés que l’on souhaite pour les futures générations. Et non pensés pour être des méthodes adaptés aux réalités du moment. C’est l’avenir qui compte.
L’exigence fondamentale des régimes politiques africains est celle de véhiculer des messages très clairs sur les valeurs auxquelles l’on voudrait que les sociétés africaines s’identifient dans le futur, même si on sait très bien que les pratiques réelles ne s’y conformeront jamais totalement. Les pays africains dans leur diversité peuvent et doivent s’inspirer des modèles existants de démocratie dans leur grande variété pour concevoir, tester et faire vivre leurs propres modèles, résolument modernes, parce que tournés vers l’avenir et libérés de tous les complexes hérités de l’Histoire.
La réalité qui doit être particulièrement prise en compte est celle de la grande diversité interne des pays, sociétés et populations africains : diversité ethnique, religieuse, socioéconomique, culturelle et éducative… Cette diversité, qui devrait être un atout et qui n’est certes pas une exclusivité africaine, prend, dans beaucoup de pays africains, la forme d’une polarisation de la société, qui ne tarde pas à aboutir à l’intolérance, l’exclusion et la violence. On ne compte plus les conflits violents qui sont dramatiquement aggravés par la mobilisation politique de l’appartenance ethnique ou de l’affiliation religieuse. Les régimes démocratiques à construire par les Africains doivent permettre de décourager ces manières dangereuses de faire de la politique, en prévoyant explicitement dans les textes constitutionnels des institutions, des incitations et des sanctions visant à fixer des limites claires dans les moyens qui peuvent être mobilisés par les acteurs politiques dans l’entreprise de conquête ou la de conservation du pouvoir.

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1 commentaire pour La démocratie est-elle nécessaire au développement ? Etude de cas: l’Afrique Susaharienne

  • Moi je pense que comme l’a été dit dans le développement du sujet,la démocratie est la seule option de gouvernance capable de faire sortir les pays africains du sous-développement mais ils doivent dans un premier temps revoir la diversité des langues qui est retrouvée dans ces régions qui devrait être un atout pour eux mais qui est maintenant un problème à la compréhension des citoyens d’un même pays et qui entraîne souvent des violences et le régionalisme dans ses sociétés.

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