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François Hollande, ses temps forts avec l’Afrique

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 Alors que se pose la question de son testament africain, le président français aura à coup sûr marqué de son empreinte les relations franco-africaines.

À un peu plus d’un mois de la fin de son mandat présidentiel, François Hollande reçoit pas moins de quatre présidents africains en exercice. Du Nigérien Mahamadou Issoufou à son ami de toujours, Alpha Condé (membre de l’Internationale socialiste), président de la Guinée, qui est reçu ces 11 et 12 avril, en tant qu’invité d’honneur, le chef de l’État français veut consacrer ses dernières heures de pouvoir à un sujet qu’il pense bien maîtriser : sa relation avec l’Afrique.

« La France vis-à-vis de l’Afrique n’intervient plus comme une puissance tutélaire. Ce temps-là est terminé. La France n’intervient pas pour gérer ses propres intérêts, elle a à faire valoir la qualité de ses entreprises. La France n’intervient pas pour faire infléchir ou pour faire changer des règles politiques, des régimes électoraux. Elle est en soutien de l’Afrique parce qu’elle pense que ce grand continent a un grand potentiel et aussi des difficultés qu’il faut régler », a déclaré ce 11 avril François Hollande, dont l’action en Afrique a été déterminante pour plusieurs régions et pays du continent africain. À commencer par le Sahel.

Arrivé au pouvoir avec la promesse de bousculer la Françafrique, il avait soulevé un immense espoir de changement après le quinquennat de Nicolas Sarkozy – comme ce fut le cas en 1981 pour François Mitterrand. Mais l’heure n’en est pas moins à faire son bilan qu’à savoir comment son successeur va s’occuper des urgences que vit le continent. Sa décision, le 11 janvier 2013, d’envoyer les troupes françaises au Mali pour stopper l’offensive de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda aura marqué son mandat, de même que l’engagement de la France contre les groupes islamistes au Maghreb et en Centrafrique. Reste que la paix au Mali est loin d’être acquise : les attaques meurtrières se multiplient et se prolongent dans le centre et le sud du pays. Tous les pays du Sahel sont touchés, comme le Burkina Faso ou le Niger : malgré la mise en place du G5 Sahel, ses dirigeants comptent beaucoup sur l’appui de Paris pour parachever leur opérationnalité. Le président Alpha Condé, dont le pays ne fait pas partie du Sahel, est devenu un pilier dans la résolution de nombreuses crises en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, il a la lourde de tâche de traiter directement avec le futur locataire du palais de l’Élysée.

À l’issue de son entretien avec le dirigeant français, ce dernier, à l’instar du Malien Ibrahim Boubacar Keïta en janvier, lors du sommet Bamako-France, a tenu à lui rendre un hommage appuyé : « Les Africains sont très reconnaissants au président Hollande pour tout ce qu’il a fait pour l’Afrique », a de son côté affirmé Alpha Condé, soulignant aussi qu’entre la Guinée et la France « une nouvelle page désormais » est ouverte « grâce à (s)on ami Hollande ». « Il est important que les problèmes africains soient désormais résolus par les Africains. C’est le point de vue du président Hollande, j’espère que ça continuera d’être le point de vue des dirigeants français », a-t-il dit alors que, mi-mai, François Hollande donnera les clés de l’Élysée à son successeur. « Sans l’Afrique, il n’y aura pas d’histoire de France au XXIe siècle », écrivait en 1957, dans Présence française et abandon, François Mitterrand, alors ministre de la Justice. Soixante après, qu’en sera-t-il pour le prochain président français ?

http://afrique.lepoint.fr/actualites/francois-hollande-ces-temps-forts-avec-l-afrique-12-04-2017-2119191_2365.php

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