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La montée en puissance des drones armés, un défi mondialisé

Le Monde- Publié le 31-12-2019 à 04h21

En une décennie, le nombre de pays utilisant des « systèmes d’avions pilotés à distance » à des fins militaires, 95, aurait bondi de 58 %, selon les chercheurs.

Un drone militaire américain RQ-4 Global Hawk. Un drone militaire américain RQ-4 Global Hawk. US AIR FORCE/ REUTERS

Le 20 juin 2019, Donald Trump est à deux doigts de déclencher une nouvelle guerre. L’Iran vient d’abattre, d’un tir de missile sol-air SA-6, un drone de renseignement américain Global Hawk. L’avion sans pilote, un géant bourré d’électronique, volait à plus de 10 000 mètres d’altitude au-dessus du détroit d’Ormuz. Mais le président des Etats-Unis retient son poing.

L’escalade est encore évitée, le 18 juillet, quand, à son tour, le navire USS Boxer détruit un drone iranien qui s’est approché trop près de lui, dans le détroit. Puis, le 14 septembre, coup de tonnerre : un raid attribué au régime de Téhéran frappe par surprise deux sites majeurs de la compagnie pétrolière Aramco en plein territoire saoudien, à l’aide de douze missiles de croisière et d’une vingtaine de drones utilisés comme des bombes guidées. L’Iran n’a reconnu aucun de ces actes. Les Etats-Unis n’ont pas riposté.

Toutes les ambiguïtés de cette séquence ne sont pas levées, mais une leçon peut en être tirée : les drones militaires ont gagné toute leur place dans la compétition stratégique entre puissances. Avec le raid du 14 septembre, « l’Iran a démontré sa supériorité asymétrique dans le Golfe et la vulnérabilité de son adversaire principal – alors que l’Arabie saoudite possède le troisième budget de défense mondial –, d’une façon qui pourrait déstabiliser un peu plus le front des monarchies arabes contre lui et continuer d’éroder la confiance que les Etats du Golfe placent dans le soutien défensif américain », a analysé en Israël l’Institut des études de sécurité nationale (INSS) de Tel-Aviv.

« Avoir abattu un Global Hawk, un avion à 130 millions de dollars, dans un espace aérien international, sans avoir rien déclenché en retour, est un acte stratégique », au sens où il a fait reculer les lignes rouges américaines, estime Christophe Fontaine, un ancien spécialiste de l’armée de l’air française recruté chez l’américain General Atomics, qui fabrique l’un des drones le plus vendus au monde, le Reaper. « De même, poursuit-il, l’emploi de drones dans le raid contre Aramco n’est pas une rupture technologique, mais stratégique. Cela reste le choix d’une armée de l’air du pauvre, qui a procédé avec ce qu’elle avait faute de disposer des armements propulsés que les Occidentaux possèdent dans leur aviation. »

Une décennie de bascule

L’année 2019 clôt une décennie de bascule, marquée par l’explosion des « systèmes d’avions pilotés à distance » sur tous les fronts. Dans la période, le nombre de pays utilisant ces drones (95), a crû de 58 %, selon les chercheurs du Bard College (Etat de New York, Etats-Unis), qui ont publié en septembre un « Drone Databook ». Dans les airs, ils ont recensé quelque 171 modèles différents, les derniers venus étant des « voilures tournantes » – des hélicoptères. La flotte mondiale connue atteint 21 000 engins opérationnels, l’inventaire restant lacunaire pour la Chine et l’Iran. Dans le même temps, le développement des robots terrestres et marins s’amorce.

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L’explosion quantitative s’accompagne d’une normalisation : en octobre 2019, une toute nouvelle médaille, créée pour les militaires déployés « hors du champ traditionnel des opérations », a été décernée par l’armée britannique. Les récipiendaires étaient des équipages engagés (depuis les bases de Waddington au Royaume-Uni et de Creech aux Etats-Unis) dans les frappes contre l’organisation Etat islamique (EI), en Syrie et en Irak. Le Parlement de Londres a validé une extension des critères traditionnels qui réservaient les récompenses aux soldats ayant mis leur vie en danger.

Ces armes sont devenues « un équipement militaire standard », résume Dan Gettinger, coordonnateur du « Drone Databook ». « Les champs de bataille d’Ukraine, de Syrie et du Yémen, mais aussi les régions d’affrontements géopolitiques, tel le golfe Persique ou la mer de Chine, sont de plus en plus encombrées de drones de tailles et de caractéristiques variées. Qu’ils soient utilisés pour la collecte du renseignement, les frappes aériennes, le ciblage de l’artillerie ou la guerre électronique, les drones sont un facteur majeur d’évolution de la guerre moderne. »

La lutte contre les « groupes terroristes », d’Al-Qaida à l’EI, continue d’en former le terrain d’expérimentation militaire le plus visible. Ainsi, c’est au service de « la poursuite 24 heures sur 24 » des djihadistes que les premiers Reaper français armés de bombes ont commencé à voler fin 2019, au Sahel. Le premier tir français en opération a eu lieu le 21 décembre dans le centre du Mali, contre des djihadistes.

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Depuis la première élimination réussie d’un chef d’Al-Qaida par la CIA au Yémen, fin 2002, les drones américains dits « de moyenne altitude et longue endurance » comme les Reaper ont conduit des dizaines de milliers de missions en Afghanistan. Mais aussi un millier de frappes ciblées au Pakistan, au Yémen et en Somalie. L’illégalité et le caractère non éthique des frappes menées sous l’autorité civile de la CIA ont suscité un profond débat. Mais les drones, actionnés par le Pentagone, ont aussi rejoint les rangs des armes conventionnelles et le droit des conflits armés en étant partie prenante de toutes les opérations.

De nouveaux usages s’installent dans le monde. Sur les frontières sensibles, les engins sans pilote sont intégrés aux manœuvres de sanctuarisation agressive. Depuis 2013, la marine chinoise mène des patrouilles aériennes régulières au-dessus des îles Senkaku/Diaoyu, disputées avec le Japon et Taïwan. Fin 2017, un modèle Heron de l’armée indienne s’est écrasé de l’autre côté de la frontière, en Chine, sur le plateau du Doklam, revendiqué par les deux pays. Le « Drone Databook » ajoute que « l’Iran a installé au moins quatre bases de drones autour du Golfe », notamment pour conduire des survols réguliers de navires américains transitant dans la zone.

Les appareils de type militaire remplissent aussi des tâches de sécurité intérieure, jusqu’à la répression de minorités. Le « Drone Databook » mentionne huit bases, dans le sud de la Turquie, consacrées aux opérations contre les Kurdes. En Chine, dans la province du Xinjiang, où Pékin réprime les Ouïgours musulmans, des avions sans pilote sont lancés depuis la base de Kashi et l’aéroport de Hotan. Une trentaine de bases similaires sont identifiées dans le pays.

Vulnérabilité des engins

Des drones « tombent » donc de plus en plus fréquemment sur les champs de bataille, qu’il s’agisse d’accidents ou de prises de guerre, comme l’a illustré l’été 2019 dans le Golfe. En novembre, le commandement américain pour l’Afrique a annoncé qu’un Reaper avait été abattu par « un système russe » au-dessus de la capitale libyenne, Tripoli. L’Italie a vu un de ses appareils semblables détruit dans la même zone.

« On a surtout assisté ces dernières années à une explosion de créativité. Comme à l’arrivée de la bombarde, au XVe siècle, on voit les châteaux forts tomber », analyse le chercheur Jean-Christophe Noël

Les armées modernes préfèrent perdre une machine plutôt qu’un homme. Mais la vulnérabilité des engins, qui n’était qu’un problème secondaire, suscite désormais de nouvelles adaptations militaires. Après l’attaque iranienne d’Ormuz, l’US Air Force a même proposé de remiser 21 de ses 35 Global Hawk, en raison du coût élevé de leur maintenance et de leurs faiblesses – suivant une route préprogrammée, ces robots de 39 mètres d’envergure sans autoprotection forment des cibles abordables. S’il y avait à choisir, mieux vaudrait financer des bombardiers lourds furtifs, capables de déjouer des défenses sol-air très robustes face à la Chine et à la Russie, plaident des experts américains.

L’emploi des drones n’est pas arrivé à maturité, analyse Jean-Christophe Noël, chercheur à l’Institut français des relations internationales. Pour cet ancien pilote de chasse, « on a surtout assisté ces dernières années à une explosion de créativité. Comme à l’arrivée de la bombarde, au XVe siècle, on voit les châteaux forts tomber. Mais la révolution n’est pas achevée, on ne sait pas bien ce qui sera le plus adapté aux besoins militaires à terme ».

Les engins pilotés à distance « ajoutent une nouvelle strate dans la guerre aérienne qui oblige à repenser la manœuvre offensive et défensive et cet apprentissage prendra encore du temps, estime M. Noël. Actuellement les armées adaptent les capteurs, et l’explosif des missiles emportés par les drones. Elles tâtonnent sur le compromis taille-puissance, et sur la place de l’homme dans l’autonomie de ces armes ». Un drone kamikaze est-il autre chose qu’un petit missile ? Qu’apportera un essaim de mieux qu’une salve de bombes ? Sans l’intelligence artificielle, le drone ne sera-t-il jamais qu’un missile de croisière ? Après la course des années 2010-2020, les doctrines s’affinent dans le secret des états-majors.

Ainsi, dans le domaine pourtant déjà largement exploré de la surveillance, de nouvelles questions s’ouvrent. En 2019, l’OTAN a mis en œuvre ses propres Global Hawk, dont l’acquisition a pris beaucoup de retard. L’organisation militaire estime que les alliés, avec leurs moyens nationaux, devraient cumuler 9 000 drones de tous types, aériens et autres.

Les pionniers conserveront-ils leur avance dans la décennie prochaine ? Les Etats-Unis, dont les bases hébergent 15 000 appareils, ont peu de risques d’être rejoints

Mais l’enjeu n’est déjà plus dans la quantité des capteurs, il réside dans le traitement des données à collecter au service des opérations. « La donnée est un objet sensible, elle est difficile à échanger, et si l’on veut intégrer une intelligence artificielle, tout résultat dépendra d’une masse de données cohérente. A partir de prototypes, nous avons besoin de travailler ensemble pour établir une politique et collecter massivement des données en temps de paix » en vue des guerres futures, expliquait récemment au Monde le général André Lanata, le commandant allié pour la transformation de l’OTAN.

Les pionniers de la guerre des drones conserveront-ils leur avance dans la décennie prochaine ? Les Etats-Unis ont peu de risque d’être rejoints. Leurs bases hébergent 15 000 appareils. En 2019, le Pentagone a demandé au Congrès 9,5 milliards de dollars pour acheter 3 500 nouveaux drones de toute nature, aériens, terrestres et navals – soit 2 milliards de plus qu’en 2018.

Les drones américains couvrent la planète. En 2011, ils sont lancés depuis la base italienne de Sigonella contre les forces de Mouammar Kadhafi en Libye. Ensuite depuis la Tunisie, contre les groupes djihadistes sunnites. En 2014, ils frappent Boko Haram au Tchad. Mais aussi l’EI en Irak et en Syrie, depuis cinq bases du Moyen-Orient. En 2015, après l’annexion de la Crimée par la Russie, ils arrivent en Lettonie. En 2018, à Campia Turzii, en Roumanie. Puis en Corée du Sud après un test nucléaire du régime de Pyongyang. En 2019, la base d’Agadez, au Niger, où l’armée américaine a installé des Reaper, est déclarée opérationnelle…

Israël, le véritable précurseur, compte également garder son avance. Le pays « a commencé à utiliser les drones pour des photographies dans les années 1970, puis pour des opérations de déception et de renseignement, pendant la première guerre du Liban en 1982, notamment dans l’opération “Artzav 19” », rappelait fin 2018 Liran Antebi, dans une note de l’INSS.

La prolifération, un défi pour Israël

« Artzav 19 », la destruction des batteries antiaériennes syriennes de la Bekaa, fut une opération pionnière dans la combinaison des drones avec les avions de chasse et les missiles. Pour le Français Jean-Christophe Noël, qui l’a analysée comme une « occupation de la terre depuis les airs », elle a formé un premier tournant. Des drones d’observation israéliens avaient repéré les défenses sol-air syriennes. Des drones leurres les ont approchées pour les déclencher en se faisant passer pour des avions sur les radars. Ce faisant, ils ont désigné leurs cibles aux bombardiers. D’autres appareils, pilotés à distance, eux, ont surveillé les Mig syriens décollant pour la riposte : ils ont donné un coup d’avance à l’aviation israélienne, qui en a abattu une vingtaine en une demi-heure.

Suivront dans la décennie 2000 les opérations de la deuxième guerre du Liban ; celles de la bande de Gaza contre le Hamas ; les frappes contre le Hezbollah chiite libanais. « L’emploi des drones par Israël a atteint un pic en 2006 quand le pays est devenu le premier à enregistrer plus d’heures de vol de drone que d’avions de chasse pilotés durant une guerre », poursuit Liran Antebi. Son expérience militaire a fait du pays, entre 2005 et 2013, le premier exportateur mondial de ces engins.

Iran, Turquie, Chine, Emirats arabes unis… Les nouveaux venus ont peaufiné leurs armes avec les références problématiques instaurées par les éliminations ciblées américaines. Ils écrivent à présent une nouvelle page en bouleversant la géopolitique des drones.

L’enquête de Bard College montre que sept pays opèrent leurs aéronefs depuis des bases à l’étranger : les Etats-Unis (dans 13 pays), le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Russie ou les Emirats arabes unis. Mais deux fois plus de pays ont déjà utilisé leurs appareils hors de leurs frontières. Et au moins dix armées s’en sont servi pour conduire des frappes – dont l’Azerbaïdjan, l’Iran, le Nigeria, le Pakistan, la Turquie… Pas moins d’une vingtaine de belligérants utilisent leurs appareils en Afghanistan. Ils sont huit en Irak et en Syrie.

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En se concentrant au Moyen-Orient, la prolifération des « systèmes d’avions pilotés à distance » a posé un redoutable défi à Israël, car elle favorise leur usage offensif, souligne Liran Antebi, de l’INSS. « La technologie est maintenant largement diffusée », écrit-elle. L’armée russe a affirmé avoir abattu une soixantaine de drones rebelles dans le nord-ouest de la Syrie en 2019. Selon Moscou, sa base aérienne de Hmeimim, dans le sud-est de la Syrie, a été visée à deux reprises, début 2018 et à l’été 2019, par des attaques d’essaims. Rudimentaires mais au potentiel meurtrier, ils comportaient respectivement treize et six engins commandés à distance par des groupes rebelles.

« Les drones armés ont fourni à différents groupes une nouvelle capacité de conduire des attaques aériennes sans en assumer la responsabilité, en maintenant le secret sur l’origine d’une attaque, estime la chercheuse de Tel-Aviv. La capacité à mener des opérations de renseignement s’est elle aussi accrue de manière significative, le fait de ne plus avoir d’opérateur à bord ayant permis aux responsables politiques et militaires d’appréhender le risque différemment. »

« Missiles de croisière du pauvre »

Après ses premiers déploiements réussis de drones pour des opérations de renseignement au-dessus d’Israël en 2004 et 2005, le Hezbollah libanais avait franchi une étape décisive en 2006, lors des 34 jours de confrontation avec les forces de défense israéliennes, rappellent Guillaume Lasconjarias et Hassan Majed, de l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire, à Paris. « Contrairement aux fois précédentes, les drones ont été utilisés à des fins offensives », avec trois Ababil de fabrication iranienne portant des charges de 50 kg dont le mouvement chiite s’est servi « comme de missiles de croisière du pauvre contre des installations stratégiques israéliennes ».

Ce faisant, il créait également un précédent : « Il a démontré qu’il acquérait le statut d’un acteur étatique capable de déployer des moyens hybrides. » Ce savoir-faire s’est transmis aux brigades Ezzedine Al-Qassam du Hamas palestinien, en 2014. Puis aux houthistes du Yémen contre les systèmes antimissiles Patriot saoudiens.

Les compétences militaires du Hezbollah, aidé par les gardiens de la révolution iraniens, ont bondi sur le terrain syro-irakien : l’organisation chiite réussira sa première frappe aérienne par drone en septembre 2014 contre le groupe sunnite Jabhat Al-Nosra à la frontière syro-libanaise, depuis la vallée de la Bekaa. Depuis 2016, Israël a mené des centaines de raids contre le Hezbollah en Irak et en Syrie. En août 2019, l’Etat hébreu conduira une frappe « préventive » par drone jusque dans la banlieue de Damas.

Un autre acteur cherche à s’imposer : la Turquie. Elle mène déjà une diplomatie du drone en vendant ses machines – à l’Ukraine, à la Tunisie, et à la Libye du gouvernement officiel (GNA) de Faïez Sarraj. En Libye, où ils compensent l’absence d’aviation de chasse des belligérants, les engins pilotés à distance mettent ainsi en scène la confrontation par procuration qui déchire le pays : d’un côté les Bayraktar TB2 turcs (et des Orbiter-3 israéliens) dont se sert le GNA de Tripoli ; de l’autre les Wing Loong chinois, mis en œuvre par les Emirats arabes unis au profit de « l’armée nationale » du maréchal Khalifa Haftar.

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Mi-décembre 2019, Ankara a pour la première fois déployé un drone armé à Chypre Nord. De quoi accentuer la pression mise sur la Grèce, après avoir unilatéralement redessiné la frontière maritime turque en mer de Libye. La Chine, elle, s’apprête à bouleverser le marché mondial, après avoir acheté des drones israéliens dans les années 1990 – notamment le Harpy, « tueur » de radars antiaériens –, puis copié à tout-va les autres armées. Selon le Pentagone, Pékin a pour objectif de produire 42 000 drones de tous types d’ici 2023.

« Les Chinois sont encore en phase d’apprentissage de la technique, mais d’ici dix ans ils produiront l’équivalent d’un Reaper américain à moitié prix. Partout où ils seront implantés, en Afrique notamment, ils en vendront », assure Christophe Fontaine. Pékin vend déjà des appareils à bas coût à une dizaine de pays alors qu’il ne se plie pas aux accords internationaux limitant ces exportations, tels que le régime de contrôle de la technologie des missiles instauré en 1987.

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« Conséquence, le Pakistan, l’Irak et le Nigeria ont déjà conduit des attaques avec des drones armés fournis par la Chine ou fabriqués en coopération avec elle », souligne Liran Antebi. L’année 2019 s’est achevée sur une surprise pour les experts : des photos satellites ont révélé le stationnement de plus de vingt modèles différents de drones sur les parkings de la base aérienne de Malan, au Xinjiang.

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