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TERRITOIRES ET ACTIONS

Les mouvements touaregs MSA/GATIA et les Peulhs GANDA IZO se mettent ensemble pour sécuriser leurs zones

Kibaru-6 mai 2018

Cette décision a été matérialisée à travers un protocole d’accord tripartite signé, dans la soirée d’hier samedi 5 mai, par trois mouvements armés à savoir le Ganda Izo (groupe d’autodéfense à dominante peule) le Groupe d’Autodéfense Imghad et Alliés (GATIA) et le Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA).

Signalons que la signature de ce protocole d’accord a été motivée par la grave dégradation de la situation sécuritaire dans les zones où ces mouvements interviennent. S’y ajoute le nombre élevé et inadmissible de crimes de masse et d’autres graves violations des droits de l’homme. Sans compter les insuffisances constatées en matière de sécurisation des personnes et des biens.

C’est donc conscients du fait que la lutte contre tous ces fléaux ne peut se faire sans une implication des acteurs que ces trois mouvements ont décidé de se donner la main. Grâce à cette nouvelle alliance c’est donc un sale temps qui attend les malfaiteurs qui commettent des exactions contre de paisibles civils innocents dans la région de Ménaka et une partie de celle de Gao. En témoigne le massacre de civils innocents dans la région de Ménaka, la semaine dernière. Parmi les victimes figuraient malheureusement des femmes, des enfants et des personnes âgées dont des notables.

Parmi les engagements pris par les trois mouvements (MSA, GATIA et Ganda Izo) dans le cadre de cette alliance figurent entre autres, la mutualisation de toutes les ressources pour faire face à la situation dans le strict respect des textes nationaux et internationaux en vigueur ; l’assistance et l’appui de toutes les initiatives nationales et internationales dans le cadre de la protection des personnes, des biens et leurs droits ; la conjugaison des efforts pour mettre fin aux souffrances des populations.

Par ailleurs, ces mouvements entendent inscrire leurs actions dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. Pour ce faire, ils ont sollicité l’appui et l’accompagnement des gouvernements malien, nigérien et de leurs partenaires. Raison pour laquelle ils ont lancé un vibrant appel à toutes les communautés vivant dans ces zones pour s’unir, sauvegarder leurs liens de bons voisinage et de solidarité et le légendaire vivre ensemble du peuple malien. Aussi, ils ont adressé leurs vifs remerciements à la communauté internationale, notamment le chef de file de la médiation internationale qu’est l’Algérie, pour son accompagnement dans l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

Ainsi, à travers cet engagement, la Coalition MSA-GATIA, déjà très engagée dans la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes dans la région de Ménaka, notamment et une partie de Gao, s’agrandit. Cela, en dépit de commentaires malveillants émanant de certains bords qui tentaient désespérément de remettre en cause l’énorme sacrifice consenti par les combattants de cette coalition. Lesquels mènent une lutte acharnée pour anéantir tous ceux qui terrorisent les populations dans les régions de Gao et Ménaka.Aucun texte alternatif disponible.

Kibaru, https://teles-relay.com/les-mouvements-touaregs-msa-gatia-et-les-peulhs-ganda-izo-se-mettent-ensemble-pour-securiser-leurs-zones/

1 commentaire pour Les mouvements touaregs MSA/GATIA et les Peulhs GANDA IZO se mettent ensemble pour sécuriser leurs zones

  • Éleveur du Levier de l'Azawak

    « La Question peuhle se « bokoharamise au Mali » suis-je tenté de dire après cette qualification par Balata SIDIBE, un peulh instruit « multiculturel peuhl-songhoï-touareg » qui a les yeux et les oreilles bien ouverts sur le prolongement de la crise malienne en 2018 vers le Macina, le Séno-mango et l’Azawak , suite à la baisse de température de la crise malienne dite du Nord touareg qui était en ébullition, entre 2012 et 2015.

    La crise malienne se « bokoharamise » pourrait être le titre d’un article de presse écrit par un historien qui observe l’actualité malienne depuis 2012.

    A la bonne question de Balata « Qu’est ce qui explique ce changement perceptible depuis janvier 2018 avec l’explosion de la mine contre le bus à Boni? », je répondrais que la question peuhle, déjà « mujaoïsée » en 2012-2013, qui se « djihadise et se radicalise », en obéissant à un appel digne du réveil du Djihadiste Pular-Tekrour Elhadj Oumar Tall qui, à la fin du 19ième siècle, a balayé par ses troupes de Talibés le Sahel, du Sénégal-Mauritanie au Pays Dogon, en passant par Nioro du Sahel et Ségou, en brûlant et en pillant les populations déjà musulmanes en vue d’une « colonisation-réislamisation »; le Djihadiste Toucouleur, s’il ne fut pas stoppé dans les grottes de Déguimbéré-Plateau Dogon, par les impérialistes français, allait faire une jonction djihadiste avec le Royaume Peuhl de Sokoto-Nigéria pour l’érection d’un Royaume théocratique islamique peuhl, de l’Océan Atlantique à la forêt camerounaise.

    De mon point de vue, le projet « djihad peuhl » au Mali est nourri par le MUJAO qui, se nourrissant du modèle Boko Haram au Nigéria, a fait jonction avec des Terroristes EIL venant du Sahara, du côté de l’Algérie, essentiellement des camps des réfugiés sahraouis de Tindouf qui sont terro-djihado-narcotrafics et qui discutent les routes cocaïnes qui passent par Ménaka et Tilabéri (au Niger) aux milices touarègues Imghad du Gatia qui ont impliqué une milice Daouçahak commandée par Moussa ag-Chaghtman, un thuriféraire du MNLA qui se cherche une assise politique dans son pays, l’Azawak.

    Dans le Macina-bambara et dans le Séno-dogon, le projet « djihad peuhl » cherche à obtenir, par la terreur djihadiste, pour les pasteurs peulhs, sinon le pouvoir politique de contrôle primordial de l’espace agro-pastoral selon le modèle de la Dina de Chékou Amadou, le roi théocratique islamique du Macina-Débo, du moins l’accès égal à la gestion des ressources naturelles productives qui était assuré, jusqu’à date, par les sédentaires agraires.

    Au total, je conclurais en disant que le projet « djihad peuhl » vise le chamboulement de la tenure foncière agricole et pastorale, voire une nouvelle gouvernance locale qui prendrait en compte la composante peuhle qui s’estime marginalisée, à juste titre, dans certains terroirs des régions en question.

    Sincèrement,

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