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Les liens étroits entre le groupe EI et al-Qaïda au sein de groupes armés libyens

RFI Publié le 18-03-2017 à 04:30

En Libye, l’annonce à l’est du pays de la mort dans les combats de certains chefs des Brigades de défense de Benghazi met de nouveau en lumière les liens supposés entre ces brigades et l’organisation Etat islamique. Si certains groupes islamistes de cette coalition hétéroclite sont connus pour être issus d’al-Qaïda, à l’image du Conseil de la Choura des révolutionnaires de Benghazi, les liens avec le groupe EI paraissaient moins évidents. Mais plusieurs déclarations officielles sont venues le confirmer ces derniers jours.

Un véhicule en feu après des affrontements entre l’armée libyenne et des combattants des Brigades de défense de Benghazi, à Ras Lanuf le 14 mars 2017.
© REUTERS/Stringer

Au-delà des déclarations de certains responsables des Brigades des révolutionnaires de Benghazi eux-mêmes, c’est maintenant Mahdi al-Barghathi, le ministre de la Défense au gouvernement d’union nationale à Tripoli, qui fait état d’un lien existant en Libye entre al-Qaïda et l’organisation Etat islamique. « L’EI cherche à réorganiser ses rangs et se positionne dans le sud de la Libye avec l’appui d’al-Qaïda et de Mokhtar Belmokhtar », a affirmé le ministre la semaine dernière, dans le Daily Telegraph.

Déjà cet été, un ensemble de documents trouvés à Syrte et diffusés par les milices de Misrata constituait une preuve matérielle établissant ce lien. Ces pièces montrent que plusieurs groupes jihadistes proches d’al-Qaïda sont financés par l’organisation EI dans les villes de Benghazi, Ajdabiya et Derna.

D’ailleurs, il y a quelque mois, Mohammed al-Darsi, le chef du conseil de la Choura, l’un des groupes qui combattent aujourd’hui sous l’étendard des Brigades de défense de Benghazi (BDB), reconnaissait que son groupe « s’est allié avec l’EI pour combattre l’armée libyenne ». Une déclaration faite à une revue d’al-Qaïda éditée au Yémen et reprise dans la presse libyenne.

Contrairement à la scène syrienne ou irakienne, ces groupes jihadistes, qui se régénèrent en permanence en Libye, appartiennent à al-Qaïda. Mais ces groupes n’hésitent pas à faire allégeance à l’organisation EI, qui les finance.

L’inquiétude de l’Africom

Le 9 mars dernier, le général Thomas D. Waldhauser, exprimait son inquiétude devant le Sénat américain. Il a souligné que le groupe EI était en train de se reconstruire au sud de la Libye. « La multiplication des milices et les fractures entre les factions de l’est et de l’ouest ont exacerbé la situation sécuritaire » en Libye, ce qui risque, selon lui, d’impacter les pays voisins. Il a estimé que l’instabilité en Libye constituait à court terme « la menace la plus significative » pour les intérêts des Etats-Unis et ses alliés dans le continent. (Son intervention devant le Sénat en anglais)

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