booklet 8 pages

QUI SOMMES-NOUS ?


Association TAMOUDRE,“Touareg, vie et survie”.
Informations, réflexions et actions ciblées autour du DÉVELOPPEMENT et des problèmes de GÉOSTRATÉGIE, [...]

Lire la suite

TERRITOIRES ET ACTIONS

Événements

  • Aucun événement

Le découpage électoral et le redéploiement des nouvelles unités de l’armée sont des défis majeurs pour la réussite de la mise en œuvre de l’Accord

The Carter Center Waging Peace. Fighting Disease. Building Hope. 13 avril 2020

BAMAKO, MALI (13 avril 2020) — Le Carter Center, en tant qu’Observateur indépendant de l’Accord de paix de 2015 au Mali, a aujourd’hui rendu public son nouveau rapport détaillant deux obstacles persistants à la mise en œuvre de l’Accord : le retardement d’un nouveau découpage administratif et électoral, et les problèmes persistants qui empêchent le redéploiement complet des unités intégrées de l’armée.

Le rapport exhorte les Parties signataires et les garants internationaux à s’attaquer au problème de longue date du redécoupage administratif et électoral ainsi qu’à parvenir à un accord quant à la structure de commandement de l’armée nationale nouvellement reconstituée. Il signale l’écart important entre l’attention accrue accordée au processus de redéploiement des forces intégrées, et la faible mobilisation autour des questions de redécoupage administratif et électoral.

Depuis 2015, les Parties débattent, et le Gouvernement a maintes fois promis de parachever de manière inclusive la réorganisation territoriale, sans pour autant donner suite. En ne s’attaquant pas à la sous-représentation des populations du nord au sein des institutions nationales, les Parties et les garants internationaux perpétuent l’une des causes politiques fondamentales de la rébellion de 2012.

Le rapport souligne également que les conditions autour du déroulement des élections législatives de 2020 portent atteintes aux engagements pris dans l’Accord et inscrits dans la loi malienne. Comme prévu à l’Article 6 de l’Accord, l’Assemblée Nationale a institué les régions de Taoudéni et Ménaka comme collectivités territoriales. Cependant, en l’absence de redécoupage, leurs populations ne pourront pas élire les représentants qui leur sont accordés par la loi.
L’Observateur indépendant recommande que le Comité de suivi de l’Accord place le redécoupage administratif et électoral au cœur de ses priorités et soutienne les Parties dans leur dialogue actuel à ce sujet.

Le rapport salue le récent redéploiement de 1000 soldats nouvellement intégrés (ex-combattants des Mouvements signataires faisant désormais partie de l’armée nationale malienne) à Kidal, Gao, Tombouctou et Ménaka. Il déplore cependant les six mois de négociations supplémentaires qui ont été requis pour le redéploiement. En particulier, le rapport souligne la lenteur du Gouvernement, ainsi que son manque de préparation pour le redéploiement, mais aussi la réticence des commandants des Mouvements à rompre complètement les liens de commandement avec leurs anciens combattants. L’Observateur indépendant constate avec inquiétude que le redéploiement des unités intégrées eut lieu au moment même où la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) étendait ses opérations sécuritaires et sa présence territoriale dans le nord du Mali. Le rapport souligne que, les Parties n’ayant pas encore trouvé d’entente sur la question du commandement des unités intégrées redéployées, celles-ci ne sont toujours pas pleinement opérationnelles.

Les Parties sont également en désaccord quant à la structure globale et les besoins de l’armée reconstituée. Au vu des difficultés observées, auxquelles vient s’ajouter la pandémie de COVID-19, il est peu probable que les Parties atteignent l’objectif fixé par le Conseil de sécurité des Nations unies, consistant à former et redéployer 3000 soldats nouvellement intégrés d’ici juin 2020. L’Observateur indépendant prévient qu’à moins que les Parties accordent autant d’attention à la réforme politique qu’elles en accordent aux questions de sécurité, la mise en œuvre de l’Accord restera sujette à d’importants blocages et au risque d’échouer.

Le rapport complet est disponible ici: https://www.cartercenter.org/resources/pdfs/peace/conflict_resolution/mali-independent-observer-report-april2020-fr.pdf.

Contexte: Le Carter fut désigné comme Observateur indépendant fin 2017. Selon l’article de l’Accord de 2015, le rôle de l’Observateur indépendant consiste à identifier les blocages dans le processus de mise en œuvre. Le rôle de l’Observateur indépendant a été reconnu par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans les résolutions 2391 (décembre 2017), 2423 (juin 2018) et 2480 (juin 2019), et il a assumé ses fonctions en janvier 2018. Ce rapport, destiné aux Parties maliennes, à la communauté internationale et au public, est le septième présenté par l’Observateur indépendant.

Contacts: À Atlanta, Soyia Ellison, soyia.ellison@cartercenter.org
À Bamako, Laurence Barros, laurence.barros@cartercenter.org

The Carter Center Waging Peace. Fighting Disease. Building Hope.

Le Centre Carter, une organisation non gouvernementale à but non lucratif, a contribué à l’amélioration de la vie des personnes dans plus de 80 pays en résolvant des conflits, en promouvant la démocratie, les droits de l’homme et le développement, en prévenant les maladies et en améliorant les soins de santé mentale. Le Centre Carter a été fondé en 1982 par Jimmy Carter, ancien président des Etats-Unis, et Rosalynn Carter, ancienne première dame, en partenariat avec l’Université Emory, afin de promouvoir la paix et la santé dans le monde.

Visitez notre site web CarterCenter.org |
Suivez nous sur Twitter @CarterCenter |
Suivez nous sur Instagram @thecartercenter |
Aimez nous sur Facebook Facebook.com/CarterCenter |
Regardez nous sur YouTube YouTube.com/CarterCenter

Envoyer un commentaire