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Mali : les cartes sont brouillées mais le jeu se clarifie

Guineenews.org – sam, 11 Mar 2017, 13:26 –    

A quel jeu jouent tous les protagonistes dans la crise malienne, personne ne peut le dire. Les forces d’intervention ou d’interposition de l’ONU et de la France ne savent plus sur quel pied danser. Les forces gouvernementales sont consignées et se contentent de réagir après avoir reçu des coups. Aucune des forces n’a le mandat et surtout les moyens de prendre des initiatives dans une situation de guerre d’usure qui n’a ni nom ni visage.

Par contre, de l’autre côté, de celui de l’ASAWAD, les cellules cancéreuses se sont démultipliées dans cette austérité économique. Après la Coordination des Mouvements de l’ASAWAD et le Gatia, une milice touaregue favorable au gouvernement central, dit-on, il y a maintenant sur le terrain du nord le Congrès pour la Justice dans l’ASAWAD et le Mouvement Arabe de l’ASAWAD.

Pendant que le CJA et le MAA se contentent de donner des coups dans les gants sans atteindre le visage, la surprise est venue du bas, au sud, d’un autre groupe qui se fait appeler « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans » qui, lui, a donné des coups lourds au foie.

Ainsi pris en tenaille, assailli de partout par une multitude d’organisations de tous poils, le Mali ne sait plus à quel Saint se vouer, la MINUSMA et Barkhane n’ont pas de mandat d’intervention, mais de simple interposition, ce qui ne signifie pas beaucoup de choses.

Le pire est que les choses ne peuvent pas évoluer dans le sens que veulent et attendent les Maliens, c’est-à-dire que ces forces étrangères nettoient complètement le nord pour leur permettre de faire face au sud.

Dans l’état actuel des choses, le Mali ne peut plus avancer et ne peut plus reculer. Il n’a pas les moyens d’aller chercher les indépendantistes et les djihadistes confondus dans ce panier de crabes et il ne veut pas faire marche-arrière, une abdication humiliante.

Pour dire vertement les choses en un mot, les « hommes en bleu » ont toujours tenu tête au colon blanc, vont-ils accepter la domination d’anciens esclaves et colonisés ? Voilà la vraie question. L’éluder est une fuite en avant.

Peut-être que le docteur Ben Carson, le Secrétaire aux logements de Donald Trump, qui ne sait absolument rien sur les conditions de l’esclavage, pourrait faire fi de la chose, pas les Maliens qui ont connu cet esclavage depuis la plus haute antiquité. Les vendeurs d’esclaves d’hier ne peuvent pas gober ce que l’on veut leur proposer au nom d’une certaine souveraineté, mais qui n’est pas la leur. L’impasse est totale.

Cependant, il y a quelqu’un qui pourrait trouver une solution de compromission moins contraignante pour l’orgueil et la fierté du Mali, quitte à avaler quelques couleuvres. En ce moment, il n’est pas trop tard pour explorer cette issue. Mais plus les choses tireront en longueur, plus les enchères seront élevées à l’avenir, à cause de la «dépréciation», quand on n’a plus les cartes maîtresses en main. Les choses étaient plus simples en 1961 qu’en 1972 ; malgré l’escalade, elles ont été plus faciles en 2012 qu’actuellement. Cette fuite en avant n’a aucun bon sens, d’un certain avis. http://guineenews.org/mali-les-cartes-sont-brouillees-mais-le-jeu-se-clarifie/

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