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Mali : l’ONU va identifier ceux qui font obstruction à l’accord de paix en vue de sanctions

Jeune Afrique avec AFP-11 avril 2018 à 19h48

Les Nations unies ont annoncé leur intention d’identifier les Maliens  » ceux qui font obstruction à la mise en oeuvre de l’accord de paix », en vue de leur imposer des sanctions, ont annoncé mercredi la France et les États-Unis.

« Les retards conséquents » dans l’application de l’accord de paix de 2015 « nous conduisent à devoir aller plus loin », a souligné l’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre, lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur le Mali. « Aucun progrès substantiel n’a été réalisé dans l’application de l’accord » de paix « et nous souhaitons travailler avec nos partenaires pour identifier les responsables et prendre les mesures qui s’imposent », a abondé Amy Tachco, diplomate américaine, en évoquant la perspective de sanctions.

« Des promesses aux actes »

« La France engagera avec ses partenaires dès les prochaines semaines (…) un travail visant à identifier ceux qui font obstruction à la mise en oeuvre de l’accord de paix », a précisé François Delattre. L’objectif est de viser « dans un premier temps une série de responsables qui nuisent à l’application de l’accord sur le terrain, notamment par leur collusion avec des groupes terroristes ou des activités de trafic », a indiqué le diplomate français.


>>> A LIRE – Mali : l’ONU brandit des sanctions, les experts des Nations unies attendus en mars


L’émissaire de l’ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, a aussi souligné qu’il était, pour les Maliens, « temps de passer des promesses aux actes en respectant les échéances convenues ».

Plusieurs pays, comme l’Éthiopie, ont affiché leur insatisfaction devant l’absence de progrès. La Chine a appelé « à un rôle constructif du comité de sanctions » de l’ONU, tout en demandant « à la communauté internationale de respecter la souveraineté du Mali ».

Régime de sanctions

Fin janvier, le Conseil de sécurité avait accordé jusqu’à fin mars aux parties maliennes pour montrer des avancées dans l’application de l’accord de paix signé en 2015 faute de quoi elles s’exposeraient à des sanctions pour obstruction.

En septembre, il avait adopté un régime général de sanctions face au risque d’effondrement de l’accord de paix. Une fois des individus et/ou entités identifiées, le Conseil de sécurité peut décréter des interdictions de visas et geler des avoirs.


>>> A LIRE – L’ONU crée un régime de sanctions pour le Mali


L’accord de paix de 2015 a été signé par le gouvernement malien avec des coalitions de groupes armés. Il était destiné à mettre fin aux combats mais les rebelles restent très actifs dans le pays.

Des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (force de Casques bleus Minusma), régulièrement visées par des attaques meurtrières. Un scrutin municipal est prévu en avril au Mali, qui organise aussi une élection présidentielle le 29 juillet.

http://www.jeuneafrique.com/550725/politique/mali-lonu-va-identifier-ceux-qui-font-obstruction-a-laccord-de-paix-en-vue-de-sanctions/

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1 commentaire pour Mali : l’ONU va identifier ceux qui font obstruction à l’accord de paix en vue de sanctions

  • Le Veilleur Saharien

    La répétition étant pédagogique, si vous lisez, sans œillères, l’article suivant que je réchauffe, vous trouverez les noms de ceux qui empêchent à l’Accord d’Alger de s’appliquer!

    « Chronique satirique de Tiékorobani : La CMA se paie la tête des maliens » par Tiékorobani ; Procès-Verbal du 19/01/2016. Extraits et commentaires.

    En somme, autant Ladji Bourama (IBK, NDLR) a son programme de gouvernement (“Mali d’abord, inch Allah”), autant la CMA a son programme de conquête dont voici les grands articles :

    Article 1: L’Azawad s’étend sur le territoire que le Mali appelle “régions de Gao, Tombouctou et Kidal”.

    Article 2: Les accords de paix signés à Alger et Bamako n’engagent aucun Azawadien adulte; ils servent à amuser la galerie.

    Article 3: Iyad Ag Ghali reste et demeurera l’unique mentor de l’Azawad.

    Article 4: Pour que les armées de l’Azawad foutent la paix au Mali, il faut que ce pays paie un tribut aux chefs politiques et militaires azawadiens. Ce tribut prendra la forme de postes ministériels croustillants et de places fortes dans l’administration, l’armée, la police, la garde, la gendarmerie et les Eaux et Forêts du Mali. En cas de besoin et sur demande nocturne des chefs azawadiens, le tribut sera versé en espèces, dans des sacs en plastique.

    Article 5: Tout Azawadien est justiciable des seuls tribunaux azawadiens. Les mandats de la justice malienne ne s’appliquent ni à leur personne ni à leurs biens.
    Article 6: En attendant le partage équitable du gâteau malien, aucun combattant azawadien ne sera ni cantonné ni désarmé.”

    Mes commentaires de 2016 vérifiés prophétiques en 2018:

    1) La réunion consultative d’évaluation des parties signataires de l’accord de paix qui s’est tenue hier à Alger fut une aubaine programmée par l’Algérie, l’hôte « festoyeur » qui aura permis aux « parties bellicistes » qui ont perdu du poids depuis Juin 2015, de « s’empiffrer » et de se conter des mensonges dans les hôtels d’ADEZAÎR. Cette rencontre qui a réuni le gouvernement, les groupes armés et la médiation internationale, fut l’occasion, pour l’Algérie et la France, « parties surveillantes » de « verser de l’eau froide » sur le GRM, la CMA et la Plateforme pour les tirer d’un lourd sommeil, moins pour évaluer la mise œuvre de l’accord de paix qui n’a pas avancer d’un pouce, que les mettre d’accord, comme des larrons en foire, sur les nouveaux points de blocage qui leur permettraient de bouffer les sous des aides dédiées à la vraie mise en œuvre du Désaccord. Pendant le temps de pause prochain, l’Algérie et la France se mettront d’accord sur le modus operandi pour, respectivement, mettre en place des « camps-ghettos de Tindouf » dans l’Adagh et opérationnaliser l’exploitation des terres rares dans le bassin de Taoudéni.

    2) On dit que « Tout ce qui est bien conçu s’énonce facilement, les mots pour le dire viennent aisément »; au contraire de ce dicton, relativement à l’application de l’Accord de Paix et de Réconciliation « accouché par forceps », le GRM louvoie, tournoie, biaise, bloque, freine des quatre fers et repart, en cahin-caha chaotiques, fouetté, comme un baudet assez chargé, par la médiation. En effet, il y a des termes de l’Accord qui ne peuvent dépasser le stage de l’engagement politique bonimenteur des autorités politiques parce que ces termes marquent, de fait et de jure, une perte de souveraineté totale de l’Etat malien sur des affaires régaliennes qui ne peuvent relever que de la gestion étatique centrale, leur partage ou cession à des « Rebelles Mafieux Coalisés » qui ne représentent qu’eux-mêmes, même s’ils jurent leur repentance, est un non-sens politique au regard du droit international. En tout état de cause, pour tout ce qui est dans l’Accord qui nécessite des aménagements de la Loi Fondamentale du Mali, il faut faire traiter ces questions par une Conférence d’Entente Nationale prévue dans les schémas de mise en œuvre dans l’Accord. Relativement aux choses faciles comme le DDR, il faut procéder comme pour le Pacte National de Paix et de Concorde de 1992.

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