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TERRITOIRES ET ACTIONS

Moussa Ag Acharatoumane  : « Ceux qui ont le dernier mot sur le terrain ne sont point associés à l’accord »

Le dimanche 8 septembre dernier, débat « politik » d’Africable télévision avait pour thème « Faut il relire l’accord d’Alger ? ». Pour la circonstance, l’animateur Robert Dissa avait comme invités Choguel K. Maiga, ancien ministre et président du parti MPR, Fahd Ag Almahmoud, Secrétaire général du GATIA et président de la Plateforme, Moussa Ag Acharatoumane, Fondateur et secrétaire général du MSA, Mossa Ag Attaher, Membre Fondateur du MNLA et Porte Parole de la CMA. Notons qu’il s’agissait d’une émission grand public enregistré dans les locaux de la chaine à Bamako.

Le cadre était donc idéal pour échanger des derniers développements du processus de paix au Mali, notamment l’état actuel de la mise en œuvre de l’accord. Lequel, selon beaucoup, n’avance pas au rythme souhaité en ce sens que 4 ans après sa signature, son application continue à poser problème. Selon la majorité de l’assistance, les interventions qui ont le plus marqué les esprits, outre celles de Fahad Ag Almahmoud du GATIA, sont surtout celles du Secrétaire général du MSA, Moussa Ag Acharatoumane. Ainsi, sans langue de bois, il a démontré les raisons pour lesquelles la mise en œuvre de l’accord n’a toujours pas permis le retour de la paix. En effet, outre les actes de violences menés par les djihadistes, on assiste très souvent à des scènes qui nous éloignent de plus en plus du retour de la paix.

Cette situation a notamment été observée en juillet lors de la visite d’une délégation de parlementaires à Kidal au cours de laquelle le drapeau national a été incendié par des manifestants. Alors que dans l’esprit et la lettre de l’accord issu du processus d’Alger de tels actes ne devraient plus se produire quand on sait que dans ses préambules ce document met l’accent sur le caractère souverain, unique, républicain et laïc de l’Etat du Mali. C’est dans ce cadre que le Secrétaire général du MSA a estimé que si de tels actes surviennent encore c’est que l’accord n’a pas été expliqué comme il faut aux populations. Pour lui, tout le monde est responsable de cette situation à commencer par les acteurs eux-mêmes.

A l’en croire, ces derniers doivent se donner la main pour créer une complémentarité pouvant permettre aux populations de mieux comprendre l’accord et de s’impliquer résolument dans sa mise en œuvre en ce sens que c’est l’unique voie possible pour le retour de la paix. Il a cité l’exemple de Ménaka où il est aujourd’hui quasiment inimaginable de voir des manifestants s’en prendre au drapeau national. Dans cette région qui est encore à ses débuts, le MSA en collaboration avec d’autres forces en présence comme le GATIA, la force française Barkhane, a facilité le retour de l’administration et ses services y compris les forces de défense et de sécurité du Mali. Lesquelles continuent leur déploiement progressif jusqu’au niveau de la frontière avec le Niger. Pourtant, cette zone était autrefois le principal sanctuaire de l’Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS). Aujourd’hui, bien qu’il y ait encore quelques actes sporadiques, la sécurité au niveau de Ménaka ville est assurée par les forces maliennes. Mieux, le gouverneur Daouda Maïga est sur place et mène ses activités sans aucun problème. De plus, l’année scolaire s’est globalement bien déroulée avec la tenue des différents examens nationaux au niveau de cette région. Selon Moussa Ag Acharatoumane, tous ces résultats ont été obtenus grâce à une forte implication de la population notamment la jeunesse. Il a mis l’accent sur le fait qu’aujourd’hui le contexte est bien différent de celui qui prévalait lors de la signature de l’Accord et même les acteurs ont changé. A cet effet, il a souligné que « Ceux qui ont le dernier mot sur le terrain ne sont point associé a l’accord, il faut le dire ».

A ses yeux, la signature de cet accord a été accueilli par un sentiment de soulagement par les populations, mais que c’est le terrain qui commande de quelle façon sa mise en œuvre peut produire les effets escomptés. Ainsi, grâce au travail fait par les acteurs sur le terrain, à Ménaka la population ne s’oppose pas au retour de l’Etat et de ses services. Par ailleurs, Ag Acharatoumane a de même rappelé que le mot « Azawad » continue de faire peur au commun des Maliens puisqu’il est assimilable aux revendications politiques brandies par les indépendantistes. Toutefois, il a insisté sur le fait que l’Accord met fin à toutes ces suppositions en réaffirmant certains principes comme l’indivisibilité, l’unité, la souveraineté, la laïcité et la forme républicaine de l’Etat malien. Ce débat est donc clos, selon lui. Mettant aussi l’accent sur le fait que c’est à l’Etat de pouvoir maintenant mieux exercer son autorité et sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national puisque le terrain est déjà balisé pour ce faire.

A en croire Moussa Ag Aharatoumane un accent particulier doit aussi être mis sur l’armée reconstituée dont insiste l’Accord. C’est dans ce cadre qu’il a affirmé « qu’aucun pays ne peux exister s’il n’a pas une armée forte ». Reconnaissant les problèmes actuels de l’armée, il a indiqué que ceux-ci ne peuvent être surmontés qu’en reflétant la diversité du pays dans cet outil de défense et de sécurité. Affirmant la nécessité de bâtir l’armée à l’image du pays en tenant compte de sa diversité. C’est seulement par cette voie que l’armée pourra pleinement joueur son rôle de protection des citoyens et de leurs biens ainsi que l’intégrité du territoire national. Cependant, une telle démarche ne peut être possible sans l’engagement et la bonne volonté de tous. Ce qui selon lui, appelle tout un chacun à se parler dans un langage de vérité et d’arrêter le double jeu.

Source: Kibaru,http://bamada.net/moussa-ag-acharatoumane-lors-debat-politik-dafricable-television-ceux-qui-ont-le-dernier-mot-sur-le-terrain-ne-sont-point-associes-a-laccord

1 commentaire pour Moussa Ag Acharatoumane  : « Ceux qui ont le dernier mot sur le terrain ne sont point associés à l’accord »

  • AG AZAMANE

    Ici, je trouve que Moussa ag-Achaghatma, est un arroseur arrosé, quand le journaliste le fait dire: « … Ainsi, sans langue de bois, Moussa AG Achgatman a démontré les raisons pour lesquelles la mise en œuvre de l’accord n’a toujours pas permis le retour de la paix. En effet, outre les actes de violences menés par les djihadistes, on assiste très souvent à des scènes qui nous éloignent de plus en plus du retour de la paix. »; parce que ce le 1ier Moussa – les deux autres; ag-Rhissa et ag-Attaher – en fondant le MNA en 2010, étaient sûrs et certains que l’Azawad des Ichoumar/SDF sahariens et mercenaires de Kadhafi ,remobilisés hyper armés par Sarkozy, allaient triompher, en un tour de magie, de la République bananière du Mali de 2011.

    En illustration de mon propos, je mets, au goût du jour azawadien, le plat réchauffé qui suit:

    « Répression au Premier Grand Congrès de la Jeunesse du Nord à Tombouctou au Mali. » par
    Occitan Touaregs du 03-11-2010 copié sur KidalInfos:

    J’annonçais il y a quelques jours la tenue d’une réunion de jeunes Maliens à Tombouctou. Il semble que la démocratie ne soit pas encore de mise au pays de ATT, le Pharaon.

    Deux des principaux organisateurs, Ag Acharatmane et Aboubacrine Mohamed Fadil sont en prison.

    Pour plus d’infos merci de passer sur leur site.

    Suite à ce déni de démocratie, un ami me fait le plaisir de s’exprimer afin de crier son mécontentement.
    Voici sa lettre :

    « Le 1er Novembre, les thuriféraires du Pharaon, ont reçu de leur maître, l’ordre de faire du bruit… afin de couvrir la complainte sépulcrale des opprimés. Le Palais a lâché ses crieurs et ses scribes, prompts à l’anathème. Personne ne manquait à l’appel.

    Le réseau de la forfaiture s’est refermé comme d’habitude autour d’une vérité qu’on étouffe. Mais la victime est increvable ; même foulée aux pieds, enterrée, elle ne consent pas à se taire.

    Alors les littérateurs de service ont élevé leurs clameurs vers les cieux, emplissant l’air d’opprobre et d’invectives contre les morts et les vivants parmi les Justes. En vain. L’innocence assassinée est loquace. Elle parle beaucoup et sa voix porte loin. Elle hante le sommeil du bourreau. Elle témoigne chaque jour contre l’orgueil éphémère de Pharaon et le silence résigné des autres.

    Non, l’innocence assassinée n’aime pas l’oubli ; elle nous oblige au souvenir. Certains se sont réfugiés dans l’amnésie volontaire, d’autres, la conscience tourmentée, se détournent du passé proche, non sans quelque pudeur. Nous, nous n’avons pas le choix. Nous (Ag Acharatmane et Aboubacrine Mohamed Fadil) sommes liés par une éthique bien simple. Elle nous dicte de prendre systématiquement parti pour ceux que l’humiliation écrase, les abonnés permanents de la torture, ceux sur lesquels la loterie de l’exécution arbitraire déploie ses fastes sinistres.

    Pharaon et les siens s’émeuvent de notre engagement. Ils nous objectent avec cynisme l’unité nationale, l’ordre public, bref cet argumentaire grossier où pointe l’ambition de perpétuer l’iniquité sur la promesse d’un nouveau départ. Notre réponse est là, et ne souffre aucune nuance : il n’y a pas d’intérêt supérieur de la Nation qui tienne lorsque l’autorité attente à la vie des citoyens.

    Patrie, cohésion sociale, mots insupportables dans la bouche du bourreau, chape de plomb, dalles de censure coulées sur un tombeau qui s’agite et gronde. Oui, le mort innocent a suivi l’ornière de son cousin, le déporté. Il est apatride. La terre le rejette. Le sol n’en peut plus de contenir ces vagues de cadavres sans noms, qui réclament linceul et sépulture. Les fosses se plaignent de la promiscuité macabre, l’herbe ne pousse plus là et, d’ailleurs, les nuages ont déserté les cieux. Frère de l’Azawad, le sable indiscret accuse l’ignominie des hommes. Il continue à exhumer les preuves. Cette vérité neuve éclate chaque jour comme un défi à la figure des dénégateurs et des sceptiques.

    Mais rien n’a changé. Quelque part dans ce pays, un père, la gorge noyée par le sanglot, scrute l’horizon carnassier où la silhouette de son fils vient de s’évanouir pour toujours derrière le cliquetis des menottes. Demain la mère ira aux nouvelles. Si elle ne pleure pas assez, elle ne sera pas écoutée, si elle gesticule trop, elle risque l’arrestation. Tel est le dilemme sous le règne de Pharaon.
    D’autres cœurs desséchés attendent encore le réconfort d’une justice qui tarde à venir. Des tombes trop pleines continuent à s’ouvrir. La honte enfouie, se déverse et submerge les digues du secret. Les courtisans de Pharaon glapissent toujours. Les jours s’écoulent ainsi… Mais seule la vérité est éternelle. »
    Aziz

    03-11-2010, 15h25
    Le site kidal info a-t-il été censuré au Mali ?
    Le site http://www.kidal.info n’est plus accessible au Mali. Est-ce une censure ? Dans tous les cas, les internautes peuvent avoir accès au site en question en passant par des serveurs proxy gratuits tels que http://www.browers-proxy.info/ ou bien http://www.free-proxy.fr/. Ce dernier lien donne accès à une liste de proxy mise à jour toutes les heures. Les serveurs PROXY permettent de contourner la censure et d’accéder à des sites dont l’accès a été bloqué dans un pays quelconque.

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