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TERRITOIRES ET ACTIONS

Négociation

El Moudjahid- EDITORIAL12-03-2018 | 0:00 |

 La conférence africaine de haut niveau sur les sources de financement du terrorisme, prévue dans un mois en Algérie, intervient dans un contexte particulier faisant appel à la nécessaire poursuite de la lutte contre ce phénomène jusqu’à son éradication totale.

Fort de son expérience, acquise lors de la décennie tragique, le pays, et comme à l’accoutumée, n’a cessé de désigner à ses partenaires la voie à suivre pour atteindre cet objectif.
D’ailleurs, en recevant M. Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, M. Messahel a rappelé que le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait été choisi pour être leader dans la promotion de la vision continentale sur ce dossier. M. Faki, qui a abordé avec ses hôtes les questions de paix et de sécurité, a salué le rôle pivot de l’Algérie, car disposant d’une expérience reconnue en matière de lutte antiterroriste. Raison pour laquelle l’UA a fait du Président le champion du continent en la matière.
Ainsi, c’est tout naturellement que le pays propose des alternatives pour prendre en charge cette conjoncture difficile et transmet chaque année des rapports à la commission de l’UA et à la conférence des chefs d’État, pour éclairage sur les mécanismes à adopter.

Une fois encore, il s’agit d’unifier les positions africaines et d’échanger les points de vue sur les législations nationales, afin de parvenir à une mobilisation optimale des moyens mis à disposition par diverses institutions sécuritaires et même éducatives. Le tout tendant à soutenir l’effort de lutte contre le terrorisme et les réseaux desquels il se nourrit, comme le blanchiment d’argent et les trafics en tous genres, et à parvenir à la déradicalisation d’une jeunesse ciblée pour en faire de nouvelles recrues.

Ces initiatives ont été d’un apport inestimable, puisque des décisions ont été prises dans ce sens depuis plusieurs années par les chefs d’État et de gouvernement, dans le cadre du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.
Ces diverses instances continuent de se pencher sur la situation au Sahel et au Mali, afin de décider des moyens susceptibles d’intensifier la lutte contre le terrorisme, en étroite collaboration avec l’Algérie, comblant ainsi leur absence militaire sur le terrain par toutes sortes de dispositifs visant à accompagner l’action politique, étant donné que notre pays ne croit pas à la solution militaire pour résoudre le problème.

La réponse au redéploiement des groupes terroristes au Sahel doit être politique, à travers des aides financières et un processus de déradicalisation aboutissant à une solution négociée : l’action militaire n’étant donc qu’un moyen pour freiner l’avancée du terrorisme, et non une fin en soi.

El Moudjahid, http://www.elmoudjahid.com/fr/editorial/1731

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