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Processus de paix : « tous les combattants seront désarmés avant décembre »

Studio Tamani-mardi 20 août 2019 13:59

Le processus de DDR devrait être achevé avant le 31 décembre prochain. Les acteurs chargés de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation se sont engagés à y parvenir. C’était à la faveur de la 37ème session du Comité de suivi de l’accord d’Alger tenue ce lundi à Bamako. Selon le chef de file de la médiation internationale, déjà 1000 éléments sont en formation dans le cadre du Mécanisme opérationnel de coordination, MOC. 295 autres sont attendus dans les prochains jours.

Selon le président du Comité de suivi de l’accord, les différentes parties ont réitéré leur volonté d’accélérer la mise en œuvre de l’accord. Au cours de cette réunion des acteurs du processus de paix, le comité a examiné la question de formation des éléments dans le cadre de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR). « Il y a déjà 1005 éléments qui ont rejoint le centre de formation. Il reste donc 295 éléments qui rejoindront le centre avant la fin de la semaine en cours ». a déclaré le chef de file de la Médiation internationale. Selon Ahmed Boutache, « il a été convenu à ce sujet que le programme du processus de DDR soit parachevé avant le 31 Décembre de l’année en cours ».
Cette 37ème session du Comité de suivi de l’accord intervient dans un contexte de fortes tensions entre certains responsables de la Plate-forme. Ils ont d’ailleurs boycotté la session précédente tenue le mois dernier. Pour gérer les dissensions au sein de ce groupe, le président de la Médiation algérienne annonce « une rencontre prochaine » avec ces parties signataires à Alger. Objectif : « trouver un compromis rapide ». Car selon Ahmed Boutache, ces conflits internes entravent la mise en œuvre de l’accord. « Il y a eu l’initiative du ministre Tiébilé Dramé qui a engagé un processus en vue de leurs règlements, et maintenant cette initiative sera poursuite par d’autres notamment une rencontre très prochainement deux mouvements à Alger pour parachever le processus de règlement de la crise à laquelle est confrontée la plate-forme », a annoncé le médiateur algérien.
L’accord d’Alger peine à s’appliquer alors que le Centre du pays est confronté à une autre crise sécuritaire. Comment prendre en compte la situation du Centre dans le document de paix signé entre Bamako et les groupes armés du Nord ? La question divise les observateurs.
Cette 37ème session du Comité de suivi de l’accord d’Alger intervient au moment où plusieurs observateurs s’interrogent sur les raisons du retard pris dans sa mise en œuvre. Signé en juin 2015, cet accord devrait permettre le retour effectif de l’Etat à Kidal. Pour ces observateurs, « les autorités maliennes manquent de volonté politique à être présentes à Kidal ».

https://www.studiotamani.org/index.php/themes/politique/21073-processus-de-paix-tous-les-combattants-seront-desarmes-avant-decembre-2?fbclid=IwAR3W5vXH-dbQs-YLA9WHiuKXsZhrnoqvSGz8dSZWuRdkSnHkZD5Lb0-0WHM

1 commentaire pour Processus de paix : « tous les combattants seront désarmés avant décembre »

  • Mamoss/MAÏGANE?

    « DDR : DES EX-COMBATTANTS FABRIQUÉS DANS LES SALONS À BAMAKO »
    Par bamada.net du 10/04/2019.

    Le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) lancé dans le cadre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation est devenu une véritable mine d’or pour certains leaders des mouvements armés installés à Bamako. Il suffit de débloquer une somme importante pour voir ton nom sur la fameuse liste des ex-combattants.

    Depuis l’annonce du début du processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR), les bureaux des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation national issu du processus d’Alger poussent comme des champignons dans la capitale.

    Malheureusement derrière les rideaux de ces nombreux bureaux se cache un véritable business à ciel ouvert. Au cours de nos enquêtes, nous avons pu révéler que certains mouvements signataires de l’Accord dont nous préférons taire les noms pour l’instant, se font des fortunes à Bamako en inscrivant illégalement les jeunes sur leur liste de combattants.
    Leur stratégie est simple, les jeunes qui veulent bénéficier de l’insertion dans les différents corps de l’armée et les autres services publics de l’Etat, conformément aux clauses de l’accord, doivent d’abord payer par tête une somme de 15.000 FCFA pour l’inscription afin d’avoir une carte de membre. De plus, les postulants sont priés de verser une autre somme avoisinant les 500.000 FCFA pour les fusils et les chargeurs sans aucun reçu.

    Du coup, le nombre d’ex-combattants a gonflé, car la majorité d’entre eux sont des combattants fabriqués dans des salons à Bamako contre des billets de banque. Aux dernières nouvelles la commission de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) a préenregistré, entre février 2018 et mars 2019, plus de 74.405 combattants dont 23.427 sont des détenteurs d’armes. Ce chiffre augmente chaque semaine. A cette allure, le nombre des ex-combattants risquera de dépasser la population des régions du Nord.

    Le couac dans cette affaire, c’est que certaines personnalités politiques sont complices de cette situation. Elles n’hésitent plus à faire de cette affaire un filon pour rehausser leur popularité, car les jeunes désespérés acceptent toutes leurs conditions pour avoir de l’emploi….

    Lire la suite sur l’indicateur du renouveau

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