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TERRITOIRES ET ACTIONS

La politique de gestion des villes : La CMA répond et agit à la demande des populations

Attaye Ag Mohamed-Facebook-17-02-2018

Il est presque devenu courant de voir les différents acteurs nationaux et internationaux tels que le Gouvernement de Bamako, la MINUSMA ; Barkhane et autres, sous -entendre une part de responsabilité de la CMA à chaque fois qu’une action d’insécurité est commise sur l’une des zones encore sous son contrôle.

Les autorités intérimaires jusqu’ici seul mécanisme transitoire de gestion des localités avant la mise en place d’une nouvelle architecture institutionnelle consensuelle conformément à la lettre de l’Accord signé, n’ont pas été prises au sérieux à la hauteur des attentes.

Sur tous les terrains, le niveau d’insécurité grimpe aussi bien dans l’Azawad que dans le sud du Mali considéré être sous-contrôle total du Gouvernement de Bamako.

La CMA principale actrice et porteuse d’une position politique adverse face au Gouvernement central de Bamako, continue de tenir des zones entière conformément aux dispositions des arrangements sécuritaires du cessez-le feu du 23 Mai 2014.

C’est dans cet esprit qu’une réglementation pour assurer :

– la tranquillité et la quiétude des habitants ;
– la sécurité des usagers ;
– la libre circulation des personnes et des biens;
– l’identification formelle des biens mobiles en activités et de leurs propriétaires ;
– l’identification des personnes étrangères et de leurs lieux de résidence afin de faciliter leur propre sécurité dans leurs activités licites ;
– le contrôle de validité des produits de consommation dans le marché;
– la lutte contre les produits de contre-façon et les produits illicites et/ou nuisibles à la santé;
– la prévention contre les actes majeurs d’insécurité ;
– une meilleure conduite des investigations sur les probables auteurs d’actes de banditisme et autres formes de violences contre les usagers ;
– une régulation de la circulation pour prévenir les excès et les infractions dangereuses pour les usagers de la route ;
– un contrôle de la circulation des personnes armées et des engins portant des armes dans les villes ;
– une fonctionnalité sereine des établissements publics, les services sociaux de bases et les organisations humanitaires présentes.
– …
a été finalement mis en vigueur.

Pour mettre en place un tel arsenal de gestion impliquant des domaines diverses dans une zone encore en attente d’une architecture institutionnelle consensuelle avec le Gouvernement central de Bamako, la CMA ne saurait qu’exploiter les instruments locaux de régulations pour établir son mécanisme temporaire.

La décision déjà en vigueur à Kidal sera progressivement étalée aux autres zones du vaste espace sous son contrôle. Des consultations avec les différentes couches suivant les réalités spécifiques de chaque secteur, avancent méthodiquement à travers les instances de l’organisation opérationnelles dans toutes les régions de l’Azawad.

Les rapports sur l’expérience en cours à Kidal demeurent satisfaisants et seront également mis à profit dans le cadre des très prochaines initiatives.
Les agents assurant la mise en œuvre de la décision de réglementation sont formés à la procédure d’application des dispositions et subissent un contrôle. Chaque action doit impérativement faire l’objet d’un procès-verbal soumis à la lecture et à la libre approbation du concerné par une quelconque des dispositions.

Les médias libres ou tous ceux qui s’estimeraient intéresser par la réalité du terrain sont invités à se rendre sur les lieux et bénéficieront de l’accompagnement possible dans l’exercice de leur mission.

A suivre…
Attaye Ag Mohamed

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Créer une réglementation locale à Kidal n’est pas un problème en soi surtout qu’elle est prévue dans l’APR d’Alger. Par contre la faire unilatéralement n’est pas souhaitable mais la nature ayant horreur du vide elle peut être tolérée pour aider le gouverneur à maintenir l’ordre et éviter certains excès incompatibles et destructeurs de la région. L’on doit pas s’étonner de l’interdiction de la vente et de la consommation de l’alcool et des stupéfiants pour protéger les us et coutumes locaux. Ça ne fait pas de Kidal une république à part .


Au début du 20ème siècle 32 Etats des USA ont voté la prohibition où la fabrication, le transport, l’importation, l’exportation, la vente et la consommation de l’alcool étaient interdits pendant plus d’une décennie. Ils n’étaient pas des religieux radicaux. Ça ne faisait d’eux non plus des séparatistes. Excédés, ils voulaient tout simplement essayer d’arrêter les délits et la corruption, même si l’effet escompté n’a pas été suffisamment atteint.
Il faut que l’on évite le chauvinisme politique cachant l’opportunisme des politiques politiciennes et populistes. Arrêtons les préjugés et élargissons nos conceptions de sociétés pour mieux vivre au Mali. Le Mali ne se fera qu’avec une large autonomie du nord au sud où personne d’autre ne décidera à la place des locaux. Mais faisons-le ensemble avec l’Etat pour mieux l’asseoir et le protéger.


N’oubliez pas que Kidal est une ville martyrisée depuis l’indépendance à nos jours. Elle veut enfin souffler. Accordez- la des circonstances atténuantes!
« Chat échaudé craint l’eau froide » dit un proverbe! Quand un peuple a été trompé plusieurs fois, il n’ecoutera plus…

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1 commentaire pour La politique de gestion des villes : La CMA répond et agit à la demande des populations

  • AG AZAMANE

    Ce qui fait le hic, la curiosité , voire le trouble de cette question d’édition de réglementation de normes et de mesures dans la ville de Kidal, ce que ce ne sont les autorités locales élues de la commune urbaine qui l’ont initiée et édictée mais bien la CMA.

    En tout état de cause, comme le signe Attey ag-Ichimbaka, c’est bien le chef de la CMA qui a signé le « décret » qui a l’allure d’une Fatwa chariariste qui est arrivée à bon propos/opportunité au moment où les Imams reprennent le poil de la bête politicaillerie au Mali, un bateau sans gouvernail et sans capitaine vaillant .

    Contrairement à ce qu’Oumar ag-Idwal dit, ce n’est pas une simple réglementation des bons us et moeurs dans un pays saharien touareg musulman mais bien une réglementation applicable à la partie azawadienne sous la gouvernance de la CMA suivant les clause du Cessez-le-feu GRM – CMA de Mai 2014 suite à la défaite des Famas par la CMA, tout au moins selon l’interprétation que je fais des explications de Attaye, le chargé des questions des Droits de l’homme de la CMA qui semble occuper le poste de chargé de la communication, voire des cultes.

    Sincèrement

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