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TERRITOIRES ET ACTIONS

Nord du Mali: retour au calme à Tessalit, Aguelhok et Ménaka

BAMAKO – Le calme était revenu jeudi dans les trois villes du nord-est du Mali attaquées les deux jours précédents par des rebelles touareg, mais les communications téléphoniques avec Ménaka restaient interrompues, a appris l’AFP de sources concordantes.

Le calme est revenu à Aguelhoc. Il n’y a plus de tirs, a affirmé un habitant de la ville et la situation est revenue à la normale à Tessalit, a de son côté indiqué un habitant de cette localité, tous deux joints par téléphone depuis Bamako.

Une source indépendante a confirmé ces informations en indiquant que, jeudi en début d’après-midi, il n’y avait plus de trace de rebelles touareg dans les villes de Aguelhok et de Tessalit.

Le calme était également revenu à Ménaka, autre ville du nord-est, selon un responsable d’une ONG contacté par téléphone satellitaire depuis la capitale.

Un renfort militaire y est arrivé jeudi, après des échanges de coups de feu dans la matinée entre soldats et rebelles touareg, selon différentes sources.

Les communications téléphoniques qui y avaient été coupées mardi, puis en partie rétablies, ont de nouveau été interrompues jeudi par les rebelles, selon une source proche du commandement régional de l’armée malienne installé à Gao, non loin de Ménaka.

Le capitaine qui a dirigé les troupes maliennes lors des opérations menées contre les rebelles à Aguelhoc, a été promu au grade de commandant par le chef de l’Etat malien, Amadou Toumani Touré, a déclaré à l’AFP le lieutenant Balla Diakité, membre du commandement de Gao.

Des rebelles touareg maliens ont attaqué mercredi Aguelhoc et Tessalit, près de la frontière algérienne, après un assaut la veille sur Ménaka, près de la frontière algérienne. Ils ont affirmé vouloir s’en prendre à d’autres villes.

Il s’agit des premières actions de ce type depuis un accord ayant mis fin à la rébellion en 2009.

Les rebelles sont présentés par le gouvernement malien comme des combattants rentrés récemment de Libye où ils soutenaient le colonel Mouammar Kadhafi jusqu’à sa chute en 2011, et comme des membres du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA).

Le MNLA, mis en cause par Bamako, est un mouvement politico-militaire sans leader connu, né fin 2011 de la fusion de groupes rebelles, dont le Mouvement touareg du Nord-Mali (MTNM) d’Ibrahim Ag Bahanga, mort officiellement l’an dernier dans un accident de la route.

AFP / 19 janvier 2012 14h52

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