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TERRITOIRES ET ACTIONS

Tentative de trafic d’armes avortée en Algérie

Les forces de sécurité algériennes adoptent une large palette de mesures de sécurité pour lutter contre le trafic et les transferts d’armes.
Les services de sécurité algériens ont récemment fait échouer une opération de trafic d’armes sur la frontière avec le Niger.
« Des forces appartenant à la quatrième région militaire ont été en mesure d’intercepter, le 3 janvier 2012, un convoi à la frontière algéro-nigérienne composé de quatre véhicules 4×4, à bord desquels se trouvaient des Africains qui tentaient de faire entrer clandestinement des armes et des munitions », a indiqué un communiqué du ministère de la Défense.
Ces armes comportaient « 71 fusils d’assaut Kalashnikov, 38 fusils mitrailleurs, 2 RPG-7, quatre pistolets de 14,5mm, cinq fusils à visée téléscopique, 16 mitrailleuses, 8 fusils, et une importante quantité de munitions de différents calibres », a précisé ce communiqué.
« Cette opération, qui s’inscrivait dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et ses ramifications, a été menée avec succès et sans aucune perte dans les rangs des soldats algériens », a ajouté ce communiqué.
En décembre, l’armée avait fait échouer une tentative d’infiltration en provenance de Libye à Tounane, détruisant un certain nombre de SUV transportant des individus armés de nationalité inconnue. Les forces de sécurité avaient également déjoué une tentative d’infiltration depuis le nord du Niger, qui avait entraîné la mort de deux hommes armés.
La frontière sud du pays a connu « un renforcement de la sécurité consécutif à la situation en Libye, aux risques engendrés par un exode de plusieurs milliers de personnes et par les mouvements des armes au-delà de la frontière », selon le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci.
« Il était naturel de donner aux Libyens l’occasion de sécuriser leur côté de la frontière, et de faire de même de notre côté », a-t-il expliqué sur une radio nationale.
Ces derniers mois, l’armée a déployé des forces dans les régions frontalières d’Illizi et de Tamanrasset. Des forces terrestres, composées de fantassins, de gendarmes et de membres des unités spéciales, se sont installées dans les régions situées le long des frontières avec la Libye et le Mali. L’armée a adopté une nouvelle stratégie d’embuscade contre les trafiquants et les terroristes dans les couloirs du désert.
De plus, les forces de l’ANP ont lancé une opération de ratissage à grande échelle dans les régions désertiques des montagnes de Tassili, dans le sud de l’Algérie, pour traquer les contrebandiers et les trafiquants d’armes dans le sud. L’armée a reçu des informations selon lesquelles des trafiquants et des mercenaires auraient enterré de grandes quantités d’armes volées en Libye dans des sites proches de la ville de Djanet.
Les forces de sécurité sont également parvenues à mettre la main sur des fusils d’assaut Kalashnikov libyens enterrés près d’Ajbaran, après avoir arrêté un groupe de trafiquants d’armes à la frontière. Certains des détenus ont reconnu que des armes avaient été enterrées à d’autres endroits, le plus vraisemblablement dans des sites éparpillés dans les montagnes et les vallées de Tassili.
L’armée a décidé de boucler trente corridors secrets utilisés pour les trafics d’armes dans les régions désertiques proches de ses frontières, a indiqué une source proche de la sécurité algérienne au quotidien El Khabar. Les forces de sécurité ont également procédé à un nouveau redéploiement des troupes pour empêcher l’infiltration de terroristes et de trafiquants, a indiqué la même source au quotidien algérien.
« Les responsables militaires ont décidé de bloquer les principaux itinéraires d’infiltration empruntés par les trafiquants et les terroristes, dans le cadre d’un plan de sécurité conjoint avec le Niger et le Mali, qui permet à ces armées de surveiller les points de passage secrets dans le désert, de manière à réduire les déplacements des groupes terroristes au Sahel », selon cette source.
L’an dernier, les autorités algériennes avaient arrêté 87 Libyens impliqués dans des opérations de trafic d’armes ou de matériels interdits destinés aux groupes terroristes. Ces prisonniers ont identifié les corridors permettant ces infiltrations à destination de la frontière algérienne. Les renseignements obtenus ont permis de démanteler un certain nombre de réseaux engagés dans les trafics d’armes et de drogue.

Ce contenu a été réalisé sous requête de Magharebia.com.
Walid Ramzi pour Magharebia à Alger – 16/01/12

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