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TERRITOIRES ET ACTIONS

Réunion des ministres des Affaires étrangères des pays du Champ à Nouakchott,23 et 24 janvier

Une rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays du Champ (Algérie, Mali, Mauritanie et Niger) se tiendra les 23 et 24 janvier dans la capitale mauritanienne, Nouakchott, a indiqué hier le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, M. Amar Belani.

Cette rencontre, qui fait suite à la Conférence sur le partenariat, la sécurité et le développement, tenue à Alger les 7 et 8 septembre 2011, se tient également «dans le sillage» des récentes réunions des chefs d’état-major du Comité d’état-major opérationnel conjoint (Cemoc) et des responsables des services de sécurité de l’Unité de fusion et liaison (UFL), a précisé la même source. La réunion de Nouakchott «permettra aux ministres de la région d’examiner l’état de la menace dans la région, d’évaluer leur action commune aussi bien dans le domaine de la sécurité que celui du développement, et de convenir des mesures à même de consolider la stratégie régionale mise en place qui comprend une dimension politique, militaire, sécuritaire et de développement».

Cette rencontre périodique se tient dans une conjoncture particulière dans la région, marquée par la dégradation de la situation sécuritaire au nord du Mali, suite à la reprise de la rébellion touareg menée par le mouvement rebelle touareg – Mouvement national de libération de l’Azawad – auteur des attaques, depuis mardi, sur trois localités du nord du Mali (Ménaka, Aguelhok et Tessalit). Ce mouvement, qui s’est fixé pour objectif de «déloger l’armée malienne de plusieurs villes du nord», comme rapporté par les agences de presse, dit vouloir prendre plusieurs villes. L’attaque contre Aguelhok, ville située entre Kidal et Tessalit, non loin de la frontière avec l’Algérie, survient au lendemain de celle lancée par des rebelles touaregs à Ménaka, autre ville du nord-est du Mali, proche de la frontière avec le Niger. Cette attaque a lieu alors que la confusion règne encore dans la ville de Ménaka, au nord-est du Mali, proche de la frontière avec le Niger, où les combats ont fait mardi plusieurs morts, et que la rébellion touareg et l’armée malienne affirment, chacune, contrôler. Dans un communiqué publié mardi soir dernier, le gouvernement a accusé les assaillants d’être «des militaires rentrés de Libye, auxquels se sont joints d’autres éléments se faisant connaître sous l’appellation de Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla)». Le Mnla est un mouvement politico-militaire sans leader connu, né fin 2011 de la fusion de groupes rebelles, dont le Mouvement touareg du Nord Mali (Mtnm), d’Ibrahim Ag Bahanga, mort, officiellement, l’an dernier dans un accident de la route. Le Mouvement national de libération de l’Azawad, qui a revendiqué les attaques depuis Paris en France, et auquel ont prête bien des velléités sécessionnistes, revendique une République de l’Azawad devant comprendre les 3 régions du nord du mali, que sont Tombouctou, Gao et Kidal.Ces attaques sont les premières depuis les derniers combats de 2009 et depuis le retour de centaines de Touaregs lourdement armés de Libye, rentrés après le conflit ayant abouti à la chute de Mouammar Kadhafi, l’an dernier. Elles ont lieu dans une région déjà aux prises avec le terrorisme
d’Al-Qaïda et le crime organisé (trafic d’armes, de drogue et contrebande). La connexion du terrorisme avec ces activités montre la nécessité d’une coopération régionale dans un cadre juridique et opérationnel à travers, notamment, le Comité d’état-major opérationnel conjoint (Cemoc), mis en place en avril 2010. D’autant plus, qu’au Mali même, des voix se sont élevées pour disqualifier l’option militaire comme seule solution à ce conflit, au profit d’une solution consensuelle engageant les pays de la région.

Amar Rafa , http://www.latribune-online.com/divers/62933.html, 19-01-2012

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