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Association TAMOUDRE,“Touareg, vie et survie”.
Informations, réflexions et actions ciblées autour du DÉVELOPPEMENT et des problèmes de GÉOSTRATÉGIE, [...]

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TERRITOIRES ET ACTIONS

Ces soldats, nos enfants, que nos politiques envoient à l’abattoir

Zouda AG Doho, 03-11-2019

Hommage à ces soldats, nos enfants, que nos politiques envoient à l’abattoir.

En 60 ans d’existence, nous avons créé une hydre, un serpent de mer au profit des seuls tenants du pouvoir. Cette hydre n’a cure des souffrances du bas peuple, des porteurs d’eau, de tous ceux qui ne font pas vivre le monstre. Le Songhoy peut mourir à Tassiga, ce n’est qu’un petit agriculteur qui ne produit même pas ce qui peut suffire à sa famille durant une saison agricole. Le Tamasheq meurt à Tahabanat, ce ne sont que des nomades sans terres et sans port d’attache. Le Maure meurt à Likraykar, c’est un trafiquant potentiel en moins. Le Dogon meurt à Dinangourou, c’est un périèque exotique de moins. Le Peulh est égorgé à Petaka, c’est un jihadiste de moins. Les jihadistes occupent le Beledougou et y ferment les écoles à proximité de Koulikoro, ce sont les gens de Kidal qui le jour sont pâles mais deviennent sombres la nuit!

Durant ce temps, nos rois et faiseurs de rois, font du sur place depuis cinq ans sur un Accord qui a été discuté, disséqué, tamisé durant deux ans à Ouagadougou de 2013 à 2014 et à Alger de 2014 à 2015, pour juste trouver comment en profiter le plus au détriment des problèmes et des insuffisances qui l’ont engendré.
Ces prebendiers, chaque semaine nous crient haut et fort qu’ils se lèveront de toute leur taille contre les ennemis de la République, leur République de laquelle ils excluent tous ceux qui ne leur apportent pas quelque chose. Et quand ils se lèvent, c’est juste pour nous sortir des rencontres à n’en pas finir sur le même Accord sur lequel maliens du Nord, du Sud et toute la Communauté Internationale sont tombés d’accord il y a cinq ans. Des journées nationales, ont est passé aux rencontres inter-communautaires, inter-communales et inter-régionales pour revenir maintenant au Dialogue National Inclusif (perdiem oblige), tout en occultant l’essentiel qui est l’armée reconstituée, ensuite le redéploiement de l’administration sur l’ensemble du territoire et toutes les actions de développement permettant à la jeunesse d’avoir des revenus stables pour ne pas se laisser tenter par le discours des vendeurs d’illusions.

Nos prétendus patriotes jusqu’à l’ivresse se contentent de nous endormir avec des phrases toutes préparées à l’avance depuis 60 ans sur l’amour de la patrie, alors qu’ils sont bien au frais à Bamako. Que leurs enfants sont envoyés étudiés à l’extérieur dans les meilleures écoles, leurs avoirs sont au chaud dans les banques étrangères et les différents membres de leur famille soignés dans les meilleurs hôpitaux étrangers avec nos impôts et taxes s’il vous plaît ! Et ils exigent de l’enseignant d’être à Inadjatafan pendant que le sous-préfet et le maire l’ont déserté. Ils envoient les soldats au casse-pipe sans mettre en place les mesures de confiance leur ouvrant une franche collaboration et une intégration du milieu afin de ne pas se faire surprendre par l’assaillant qui change de visage en fonction des objectifs à atteindre.

Ces soldats, nos enfants, nous le bas peuple meurent à Dioura, à Mondoro, à Boulekessi, à Indeliman, à Tarkint et j’en passe. Ces héros qui se sacrifient chaque jour par dizaines pour protéger les prébendes des tenants du système n’ont droit qu’à la reconnaissance d’un jour. Leurs enfants n’auront même pas l’insigne honneur d’être pupilles de la Nation !

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