Les terroristes d'Aqmi revendiquent régulièrement des attaques en Afrique de l'Ouest © ALI KAYA / AFP
Image à titre Illustratif

Traité d’ennemi numéro un par les français et les américains, l’homme vit presque caché depuis la fin de l’opération Serval dans le Sahara malien comme un rat . Premier responsable et fondateur du groupe djihadiste répondant au nom d’Ançar Dine une entreprise terroriste, il se déplace régulièrement depuis son sanctuaire du Sahara malien pour rencontrer ses lieutenants et  les transmettre les plans  de déstabilisation de l’ensemble du Sahel. Très mobile entre  les dunes de  l’Adrar des Ifoghas au Mali et le sud algérien, surnommé le ‘’lion’’ du désert il n’a rien perdu de son influence sur les rebelles kidalois et les autres leaders djihadistes. Entretenant un réseau puissant aussi bien à Bamako, qu’en Algérie, il est mainte fois passé à travers les mailles du filet  des FAMAS, de Serval, de Barkhane et même des Américains. Il a toujours été au service de l’Algérie  pour lutter  contre le GSPC,  du Président ATT  pour ramener la paix au nord et pour tous  les autres  sales boulots au service des occidentaux  à savoir   la libération des otages. Son jeu est très subtil et il est très futè. C’est un véritable entrepreneur politique. Il peut changer  au gré des alliances du jour au lendemain selon les rapports de force et en fonction de ses intérêts. Il doit donc sa longévité à sa capacité à jouer sur de nombreux tableaux à la fois. Il n’est pas à son premier coup d’essai pour regrouper sous sa coupe les leaders djihadistes du désert.

 Avec cette nouvelle alliance les djihadistes  vont-t-ils  abandonner la Syrie, où les djihadistes ont perdu la guerre sous la pression militaire à la fois des Russes et des Américains  pour venir occuper le  nord et le  centre où Amadou Koufa continue de malmener les FAMAS avec son lot de mort au quotidien ?Il n’est pas exclu que d’autres vagues de combattants djihadistes Syriens se retrouvent au Mali, après avoir été escortée par l’armée mauritanienne jusque dans le désert malien. Si le projet d’appui au renforcement de la sécurité intérieure (PARSEC) qui a été officiellement lancé le vendredi 3 mars 2017 doit servir à quelque chose, c’est donc maintenant qu’il doit  prendre les taureaux par les cornes par la surveillance aérienne de nos frontières. Sinon le pays n’est pas à l’abri d’une guerre totale par la faute des terroristes.http://maliactu.net/mali-edito-decidement-le-ver-est-dans-le-fruit/