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TERRITOIRES ET ACTIONS

Destruction du site de construction d’un barrage près de Djenné par de présumés jihadistes armés

De présumés jihadistes armés ont attaqué et incendié tôt ce jeudi 8 mars le chantier de construction d’un barrage au centre du Mali, près de la ville de Djenné, dans la région de Mopti.

Selon un témoin, ils étaient une trentaine d’hommes armés, des jihadistes présumés, à motos. Ils ont regroupé les travailleurs du site, dont des Sud-Coréens, avant de renvoyer tout le monde. Puis ils ont mis le feu au chantier.Mali: destruction du site de construction d'un barrage près de Djenné

Une grue de 60 tonnes a commencé à brûler. Une autre grue, de 30 tonnes, a été calcinée. Des véhicules, des groupes électrogènes, des pièces de l’ouvrage en construction qui devaient par la suite être montées, ont été détruits. Les assaillants sont ensuite repartis.

Le barrage devait être inauguré dans quatre mois. Il va donc falloir attendre encore plusieurs mois. L’ouvrage, qui comporte trois parties, devait initialement coûter environ 35 milliards de francs CFA, et changer le paysage local.

Il devait permettre de rallier la ville de Djenné par un pont. Jusque-là, pour fouler le sol de cette localité touristique en période de crue, il fallait prendre un bac pour traverser le fleuve Bani, un affluent du fleuve Niger.

Ensuite, une autre partie du barrage devait recréer la vie dans cette partie du Mali. Une fois fonctionnel, l’ouvrage devait permettre en amont d’inonder 50 000 hectares de terres.

 http://malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/206040-mali-destruction-du-site-de-construction-d-un-barrage-pres-de-dj.html
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Le récit d’un témoin de l’attaque contre un important barrage à Dejnné

Le récit d'un témoin de l'attaque contre un important barrage à Dejnné

Le chantier de construction du barrage de Djenné, dans la région de Mopti a été la cible hier jeudi de présumés jihadistes.

Des jihadistes qui, selon des témoins ont renvoyé tous les travailleurs du site, dont des Sud-Coréens, avant de mettre le feu au chantier.

Des véhicules, des groupes électrogènes, des pièces de l’ouvrage en construction qui devaient par la suite être montées, ont été détruits.

Ledit barrage devait être inauguré dans quatre mois. L’ouvrage, qui comporte trois parties, devait initialement coûter environ 35 milliards de francs CFA, et changer le paysage local.

 

Source: Mikado.fm, http://malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/206093-le-recit-d-un-temoin-de-l-attaque-contre-un-important-barrage-a.html

1 commentaire pour Destruction du site de construction d’un barrage près de Djenné par de présumés jihadistes armés

  • AG AZAMANE

    Dans le débat engagé sur le thème sur le forum Malilink, Ahmed Ag ABOUBACRINE a écrit, je le cite: « Effectivement, la politisation des ethnies est une pratique anti-républicaine. ATT en a fait usage et il a accéléré la faillite de l’état Malien. Une ethnie ou une tribu (je ne parle pas de fraction nomade qui est reconnue comme entité administrative comme le village) n’est pas une entité républicaine. Il en est de même pour les familles fondatrices de Bamako. La construction de la nation passe par le respect des lois et règles républicaines. Sinon, il y a lieu de changer de constitution et aussi les règles sur les subdivisions administratives du pays (balkanisation des régions en ethnies ou tribus). »

    Mohamed AG HAMATY, dont je « répercute » ici la voie a écrit, je le cite: « Si l’on lit, entre les lignes,cet article de presse, on se rendra compte que ce sont des jeunes du pays de Diondiory-Macina, des Talibés des Marabouts des peulhs, Bozo-Sorko et Somono de la zone de Djenné, qui, ne voulant plus de l’autorité centrale Maliba « englobante », et sabotent les investissements locaux comme l’avaient procèdent comme les rebelles Ifoghas MNLA-CHUA et CMA qui, amenés par Alghabass ag-Intalla, Bilal ag-Acherif et Ambeiri ag-Rhissa, entre 2012 et 2015, avaient détruit la base des investissements dans la région de Kidal. Vivement donc que l’Etat se désengage et que des relais tribaux locaux s’installent, ce qui pourrait préfigurer une décentralisation régionale territoriale poussée qui irait vers des entités fédérales territorialisées: Guidimagha, Seno, Macina, Berabiche, Willimiden, Kounta, Adagh, Tilemsi, Khasso, Beledougou, Foulana, jusqu’aux 50 zones « anthropo-agro-écolo-socio-politiques » homogènes qui, si elles sont bien administrées par les fils du « pays-bled-ganda-trib-akal nanagh-…, pourraient bien s’en tirer de la crise ».

    Sincèrement

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