booklet 8 pages

QUI SOMMES-NOUS ?


Association TAMOUDRE,“Touareg, vie et survie”.
Informations, réflexions et actions ciblées autour du DÉVELOPPEMENT et des problèmes de GÉOSTRATÉGIE, [...]

Lire la suite

TERRITOIRES ET ACTIONS

Événements

  • Aucun événement

Les Sables Mouvants du Paysage Terroriste Sahélien

 International Centre for Counter-Terrorism – The Hague (ICCT)-Méryl Demuynck, Julie Coleman J.D., LL.M 16 Mar 2020

This article is also available in English.

Au cours de ces dernières années, le Sahel occidental a connu une augmentation sans précédent de la violence terroriste, avec plus de 4.000 morts signalées en 2019—soit une multiplication par cinq du nombre de décès causés par des attaques terroristes depuis 2016. Bien que contenue pour un temps dans le nord du Mali, la violence terroriste s’est rapidement propagée vers l’est et le sud, atteignant non seulement le centre du Mali, mais aussi les pays frontaliers. Parmi eux figurent le Niger et, plus particulièrement le Burkina Faso, ce dernier ayant compté à lui seul 1.800 des décès signalés l’année dernière—soit une augmentation de 2150 % en quatre ans.

Dans l’histoire récente, la présence djihadiste au Sahel a été dominée par des groupes associés al-Qaïda, aujourd’hui regroupés au sein du Jamaat Nasr al-Islam wal Muslimin (JNIM). Malgré la présence d’al-Qaïda, la région n’a pas constitué un sujet de préoccupation majeure pour la majorité de la communauté internationale, et ce jusqu’à la chute du “califat” de l’État islamique (EI) en Syrie et en Irak au début de l’année 2019. C’est à partir de ce moment-là que les inquiétudes se sont tournées vers la question de déterminer quelles autres régions pourraient accueillir le groupe violent et millénariste—lui permettant de rétablir son territoire et de resurgir comme une sérieuse menace pour la sécurité mondiale. L’instabilité, la faible gouvernance, l’étendue du territoire et les frontières poreuses du Sahel ont fait de la région une cible évidente pour l’État islamique, détournant ainsi l’attention de la menace posée par le JNIM et la dirigeant vers la possibilité de voir émerger une nouvelle zone d’implantation pour l’État islamique.

En effet, la région a connu une montée en puissance significative de la branche locale de l’État islamique, l’État islamique au Grand Sahara (EIGS). Déclaré comme étant la cible prioritaire des opérations antiterroristes par les pays du G5 Sahel ainsi que par la France lors du sommet de Pau qui s’est tenu début 2020, l’EIGS a progressivement pris de l’ampleur dans la région du Sahel— une situation qui contraste avec celle rencontrée par son “organisation-mère” au Moyen-Orient. Il ne fait aucun doute que les craintes entourant l’avenir de l’EI et ses éventuelles tentatives de relocalisation dans des régions où il bénéficie d’ores et déjà de la présence d’affiliés locaux solidement établis sont tout à fait fondées. Cependant, considérer l’EIGS comme un imitateur suivant le même schéma que son organisation-mère en Syrie et en Irak revient à méconnaitre à la fois la dynamique du groupe et celle de la propagation du terrorisme dans le Sahel en général. De plus, la tendance à se focaliser uniquement sur l’émergence de l’État islamique au Sahel empêche de se concentrer sur la nécessité de contrer simultanément la menace permanente exercée par le JNIM, affilié à al-Qaïda, dans toute la région. Plus important encore, elle ignore la coopération active entre les deux anciens rivaux, un phénomène unique propre au Sahel.

L’émergence et la montée en puissance de l’Etat islamique au Sahel

L’EIGS a vu le jour à une époque marquée par la prédominance des groupes affiliés à al-Qaïda, dont la présence au Sahel remonte au début des années 2000, lorsque des éléments du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) ont trouvé refuge dans le nord du Mali après avoir été chassés d’Algérie pendant la guerre civile. Bien que le groupe—rebaptisé al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) à partir de janvier 2007—ait préalablement mené plusieurs attaques (notamment des enlèvements contre rançon), sa présence a été portée à l’attention générale en mars 2012 lorsque le groupe, aux côtés du Mouvement pour l’Unification et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) et de Ansar Dine, a pris le contrôle de la majeure partie du nord du Mali. Chassés des grandes villes par l’opération française Serval, les éléments djihadistes se sont alors réinstallés dans les zones rurales. Au cours des années qui ont suivi, al-Qaïda a continué à dominer à travers la fusion de ses principaux groupes affiliés, à savoir l’Émirat du Sahara d’AQMI, al-Mourabitoun, Ansar Dine et la Katiba Macina. En mars 2017, le Jamaat Nasr al-Islam wal Muslimin (JNIM)—ségalement connu sous le nom de Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM)—a ainsi été fondé.

En mai 2015, deux ans avant cette fusion, Abu Walid al-Sahraoui, haut commandant d’al-Mourabitoun—une entité elle-même issue d’une fusion entre le MUJAO et un autre groupe terroriste dirigé par Mokhtar Belmokhtar—a unilatéralement prêté allégeance à l’État islamique et à son émir, Abu Bakr al-Baghdadi. Belmokhtar a rapidement rejeté cette prétendue bay’at et réaffirmé la loyauté du groupe envers al-Qaïda, y compris sa filiale régionale, AQMI. Alors qu’al-Sahraoui, ainsi que certains de ses partisans, se sont séparés du groupe pour former l’EIGS, sa bay’at est demeurée, pendant dix-sept mois, sans réponse de la part d’al-Baghdadi et le groupe s’est temporairement mis en sommeil.

Néanmoins, dans les deux années qui ont suivi le serment d’allégeance d’al-Sahraoui, l’EIGS a établi les conditions lui permettant de rivaliser avec al-Qaïda, consacrant notamment du temps à un entrainement qui a depuis lors conduit à certaines des attaques les plus meurtrières menées ces dernières années dans la région. Dès octobre 2017, l’EIGS a pris un tournant inquiétant avec l’embuscade de Tongo Tongo, au cours de laquelle cinq soldats nigériens ainsi que quatre membres des forces spéciales américaines ont été tués, démontrant ainsi les capacités opérationnelles du groupe. Bien que la montée en puissance de l’EIGS n’ait pas été linéaire—le groupe ayant dû faire face à une pression croissante au milieu de l’année 2018 suite à la reddition de certains alliés aux autorités algériennes et la mort d’un lieutenant de haut niveau de l’EIGS au cours d’un raid de Barkhane—ces aléas lui ont permis de démontrer sa grande résilience et sa capacité d’adaptation. Et, si ces pertes de 2018 ont amené certains observateurs à conclure au déclin de l’EIGS, le groupe a continué à monter des attaques de plus en plus fréquentes et dévastatrices à travers la région.

La menace croissante que représente l’EIGS est particulièrement tangible depuis début 2019. Le groupe est en grande partie responsable de la vague d’attaques dont la région a été témoin durant les derniers mois de 2019, à commencer par l’assaut d’une base militaire malienne à Indelimane le 1er novembre, et qui s’est poursuivi jusqu’au début de l’année 2020 avec le raid contre les forces armées nigériennes à Chinagoder le 9 janvier, au cours duquel 89 membres des forces de sécurité ont été tués. En menant parmi les attaques les plus meurtrières au Sahel, l’EIGS a en outre démontré sa capacité à infliger des pertes massives—malgré un nombre limité de combattant—en utilisant des tactiques de plus en plus sophistiquées et mobiles. Le groupe a lancé des attaques en utilisant des dizaines de combattants à moto pour cibler les forces de défense, dont il avait préalablement coupé les canaux de communication. Après l’assaut initial, qui comprend souvent le bombardement du site de l’attaque avec des mortiers, les forces de l’EIGS disparaissent avant que les renforts de l’armée n’aient le temps de réagir. Cependant, cette série de frappes spectaculaires, qui a fait près de 300 morts en l’espace seulement de deux mois, a conduit à la perception erronée selon laquelle l’État islamique aurait éclipsé al-Qaïda en tant que groupe djihadiste le plus meurtrier de la région.

Le modus operandi d’al-Qaïda au Sahel

Même si la filiale locale de l’EI a récemment attiré une grande partie de l’attention au niveau international en raison de sa matérialisation comme menace importante dans le Sahel, ses capacités croissantes ne sauraient être interprétées (à tort) comme étant le signe du déclin des groupes liés au JNIM. Al-Qaïda, plus que l’État islamique, demeure actuellement la plus grande menace, tant au Sahel qu’en tant qu’acteur mondial: al-Qaïda “continue de se développer discrètement” et représente toujours une “préoccupation stratégique à plus long terme“. Malgré l’augmentation du nombre d’attentats et de victimes imputables à l’EIGS en 2019, c’est en effet le JNIM, affilié à al-Qaïda, qui a été responsable du plus grand nombre de décès—soit environ 65 % de tous les décès liés au terrorisme au Sahel.

En outre, al-Qaïda exerce une emprise profonde sur le djihadisme au Sahel par le biais du JNIM. Depuis des années, les filiales locales d’al-Qaïda ont cherché à s’intégrer dans les communautés locales de toute la région, et ce avec un degré élevé de réussite en raison de leur capacité à comprendre les contextes et les griefs locaux. Elles ont utilisé leurs ressources pour faciliter le travail des hôpitaux et des ambulances, réglementer l’utilisation des terres, fournir des téléphones portables et améliorer la sécurité, en assurant la protection contre les forces gouvernementales, contre d’autres groupes extrémistes rivaux ou d’autres types d’organisations criminelles. Ses membres se sont mariés au sein de familles locales et ont obtenu un certain appui local en fournissant des véhicules, de l’argent et des armes. Elles se sont attiré les faveurs de certains marabouts locaux (chefs religieux traditionnels) qui, en retour, ont répandu la stricte interprétation de l’islam prônée par al-Qaïda. Dans une région où les gouvernements centraux sont souvent considérés comme étant, au mieux, indifférents à l’égard d’une vaste frange de leur population, la capacité d’al-Qaïda à répondre à certains des besoins fondamentaux des populations locales leur a donné une apparence de légitimité—en dépit des potentielles réticences à l’égard de leur idéologie.

Cependant, les stratégies utilisées par les différentes filiales d’al-Qaïda, leur ayant permis leur pouvoir, peuvent servir de modèle pour d’autres acteurs cherchant à opérer dans la région, y compris l’EIGS. Et ce d’autant plus que le modèle consistant à saper les faibles structures de gouvernance existantes et à se positionner comme l’autorité véritablement légitime a constitué l’une des caractéristiques les plus notables et les plus notables de l’État islamique en Syrie et en Irak. Leur organisation-mère, ainsi que leurs homologues d’al-Qaïda dans la région, ayant montré la voie, il semble probable que les militants de l’EIGS suivront le mouvement—si ce n’est déjà fait. Les développements récents montrent qu’il existe déjà certaines similitudes entre les approches des deux groupes—tous deux s’étant montrés très habiles dans leur manière d’exploiter les tensions ethniques sous-jacentes et de se saisir des animosités existantes pour favoriser leur prise de pouvoir. Tout comme le JNIM, à travers Amadou Koufa, a capitalisé sur les tensions de longue date liées à l’accès à la terre et aux ressources naturelles entre éleveurs peuls et agriculteurs dogons dans le centre du Mali, l’EIGS a tiré profit des conflits intercommunautaires entre Peuls et Touaregs dans la zone frontalière entre le Mali et le Niger. En utilisant les rivalités existantes, l’EIGS et le JNIM ont pu facilement puiser dans une réserve d’individus désireux et capables de prendre les armes, contre des groupes rivaux ou contre les forces gouvernementales.

Un autre élément clé à prendre en compte pour déchiffrer le paysage terroriste sahélien, et soulignant davantage les risques liés au fait de se concentrer uniquement sur la menace posée par l’EIGS, est la nature singulière, inhabituellement collaborative, des interactions entre ces groupes dans la région. Non seulement l’émergence de l’EIGS en tant qu’acteur important au niveau régional n’a pas entraîné un affaiblissement du JNIM, mais elle ne s’est pas non plus traduite jusqu’à présent par une concurrence ou une confrontation intense avec al-Qaïda, mais plutôt par une coopération.

L’EI et al-Qaïda œuvrant dans le même sens au Sahel

L’EIGS a progressivement gagné en influence dans une région qui faisait traditionnellement partie de la sphère d’influence d’al-Qaïda, et pourtant cela n’a pas abouti à une confrontation ouverte entre les deux réseaux terroristes. En dehors d’un affrontement notable en juin 2015, les organisations terroristes actives au Sahel, qu’elles soient liées à al-Qaïda ou à l’État islamique, ont évité de se prendre pour cible. Bien au contraire, le JNIM et l’EIGS auraient travaillé en parallèle afin d’accroître l’instabilité dans la région, leurs dirigeants respectifs étant soupçonnés de s’être rencontrés à plusieurs reprises depuis fin 2017.

Loin d’être évidentes au vu des divergences idéologiques entre ces mouvements, les relations de bon voisinage—voire de collaboration—qu’ils entretiennent au Sahel contrastent fortement avec la situation observée dans d’autres régions, notamment au Moyen-Orient et en Afrique de l’Est, où les groupes liés à al-Qaïda et à l’État islamique sont en conflit ouvert. Les raisons qui sous-tendent la nature singulière des relations entretenues par les groupes affiliés à al-Qaïda et à l’État islamique sont probablement liées à la nature de l’extrémisme violent dans la région: les appartenances aux groupes sont très fluides, l’idéologie ayant beaucoup moins d’importance que les préoccupations d’ordre pratique.

La capacité de ces deux groupes à établir une présence solide à travers le Sahel est renforcée par l’utilisation de méthodes et d’approches adaptées pour exploiter les griefs locaux et obtenir le soutien local. En effet, “alors que dans d’autres parties du monde, ils ont des objectifs différents et un point de vue différent qui tendent à faire entrer en conflit l’État islamique et al-Qaïda, ici [en Afrique de l’Ouest], ils sont capables de surmonter cela et de travailler pour un objectif commun.” Cet objectif commun semble être d’exploiter les réseaux criminels existants (qui au Sahel sont le plus souvent liés aux trafiquants d’armes, de drogue ou de personnes) et la violence interethnique, ainsi que de mener des attaques brutales et meurtrières, afin de prendre le contrôle du territoire, de déstabiliser davantage la région et de gagner les populations locales.

Les groupes terroristes au Sahel sont évolutifs—le nombre de groupes qui ont émergé, se sont associés à d’autres groupes rivaux, puis se sont à nouveau associés à d’autres groupes ou factions montre que “les organisations terroristes sahéliennes semblent prêtes à changer de nom et à sacrifier leurs divergences personnelles et idéologiques“. Contrairement à l’image stéréotypée souvent véhiculée des extrémistes idéologiquement engagés, certains analystes estiment que jusqu’à 70 % des combattants impliqués dans les attaques djihadistes au Sahel sont des individus recrutés uniquement pour participer à l’opération, beaucoup d’entre eux étant par ailleurs impliqués dans d’autres activités criminelles. Compte tenu de la malléabilité des groupes terroristes au Sahel, et de leurs niveaux (relativement) faibles d’engagement et de motivation idéologiques, la coopération entre le JNIM et l’EIGS n’a pas surpris les observateurs attentifs qui ont surveillé la région de près depuis 2012.

Comment progresser dans la lutte contre la menace posée par l’EI et al-Qaïda

Avec des signes indiquant une augmentation et une expansion géographique continues de la violence terroriste au Sahel, et sans que rien n’indique que le JNIM ou l’EIGS battent en retraite, la communauté internationale doit faire face aux menaces communes et distinctes que représentent ces deux groupes. Les préoccupations majeures concernant la relocalisation potentielle de l’EI au Sahel ne doivent pas occulter la nature même des groupes terroristes dans la région. Malgré des liens présumés avec des réseaux terroristes internationaux rivaux, ces groupes djihadistes sont à la fois profondément enracinés dans le contexte local et semblent coopérer sur le terrain. L’approche adoptée par al-Qaïda pour s’enraciner dans les communautés locales, par la fourniture de services ainsi que d’une protection, et l’établissement de liens matrimoniaux, a été un élément clé de leur succès au Sahel. Elle peut être – et, dans une certaine mesure, a déjà été—facilement reproduite par l’EIGS, d’autant plus qu’elle s’inspire de bon nombre de principes appliqués par l’EI en Syrie et en Irak.

La nature des groupes terroristes dans le Sahel est très fluide, l’idéologie semblant moins importante que dans d’autres régions. A l’avenir, cette “volatilité” des affiliations des combattants djihadistes rend la configuration future de la menace terroriste au Sahel assez incertaine. Si certains s’attendent à ce que l’influence croissante de l’EIGS entraîne une augmentation des tensions avec les franchises sahéliennes d’al-Qaïda—qui pourrait être déclenchée soit par la défection d’un plus grand nombre de combattants du JNIM désireux de rejoindre l’EIGS, de plus en plus influent, soit par le chevauchement accru des zones d’opérations des deux groupes—il  semble également raisonnable de penser que les deux groupes terroristes entretiennent aujourd’hui des relations de coopération mutuellement bénéfiques qui ne sont pas susceptibles de changer, du moins dans un avenir proche.

Ces incertitudes soulignent la difficulté d’identifier et de cibler la menace dans le Sahel occidental, cette dernière étant en constante évolution et, la plupart du temps, pas uniquement liée à l’idéologie extrémiste, mais également à des griefs bien plus profonds et plus fondamentaux qui affectent la région depuis des décennies, si ce n’est plus longtemps. Tant que les gouvernements légitimes ne pourront pas s’attaquer aux problèmes sous-jacents, notamment en œuvrant à la stabilité et à la cohésion sociale, des groupes comme al-Qaïda et l’État islamique continueront à trouver un soutien parmi les populations locales marginalisées et à représenter une menace—pour la région et au-delà.https://icct.nl/publication/les-sables-mouvants-du-paysage-terroriste-sahelien/


À propos des auteurs

Méryl Demuynck a rejoint l’ICCT en tant qu’Assistante de Projet en novembre 2019. Son travail se concentre actuellement sur la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent au Mali, à la fois au sein et en dehors du milieu carcéral. Elle est également impliquée dans un projet de recherche sur le trafic d’armes légères et de petit calibre comme source de financement pour les organisations terroristes. Avant de rejoindre l’ICCT, Méryl a contribué à divers projets de recherche dans le domaine de la paix et de la sécurité internationales. En plus d’un mémoire de Master sur la Ligne de contrôle (LoC) du Cachemire, elle a également contribué à une étude pour le Conseil de l’Europe sur la radicalisation des femmes et des enfants dans les organisations terroristes. Combinant recherche documentaire et travail de terrain, elle a en outre réalisé une étude prospective sur l’impact des populations nomades sur les équilibres sécuritaires des pays de la CEDEAO pour les forces armées françaises positionnées à Dakar, au Sénégal. Elle est titulaire d’une Licence multidisciplinaire en sciences politiques, histoire, économie et droit ainsi que d’un Master en relations européennes et internationales – Sécurité intérieure et sécurité extérieure de l’Union européenne – de l’Institut d’Études Politiques de Strasbourg. Elle a également obtenu un Diplôme d’Établissement sur l’Afrique subsaharienne contemporaine de l’Institut d’Études Politiques de Lyon.

Julie Coleman a rejoint l’ICCT en tant que Gestionnaire de Programme / Chargé de Recherche en juillet 2019. Actuellement, son travail se concentre sur la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent, en particulier par l’autonomisation des jeunes et la promotion d’alternatives à la violence. Elle détient un Doctorat en droit (JD) et une Maîtrise en droit international et droit comparé (LLM) de l’Université Duke, un Master (MA) en relations internationales de l’Université de St Andrews et un diplôme d’études supérieures en droit du College of Law of England and Wales. Au cours de ses études, elle s’est concentrée sur l’intersection de la sécurité nationale et des droits de l’homme et elle s’intéresse particulièrement aux questions liées à la déchéance de nationalité. Avant de rejoindre l’ICCT, Julie a travaillé avec l’OIT au Liban, ainsi que sur divers projets de l’USAID et du Département d’État américain dans les Balkans occidentaux. Elle a travaillé avec des organisations de la société civile et des gouvernements pour accroître la résilience de la société et renforcer les capacités de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent

Envoyer un commentaire