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TERRITOIRES ET ACTIONS

Quel choix pour les Peuls ?

Paul-Louis Koné-13-08-2019

Entre nomades et sédentaires, la cohabitation a toujours été difficile. Une situation que les terroristes n’ont pas hésité à amplifier pour mieux servir leurs propres ambitions et se faire passer pour des sauveurs !

C’est la plus vieille ruse du monde, causez un problème et proposez-vous pour le résoudre !

En déstabilisant un peu plus le centre de notre pays, les terroristes de la katiba Macina arrivent à faire croire aux Peuls les plus vulnérables, qu’une Kalachnikov est un bon moyen pour vivre ensemble au sein d’un même pays.

La communauté Peule est face à un choix difficile : céder à la manipulation d’une bande de malfaisants qui détournent la religion et qui déguerpiront lorsque le vent aura tourné, ou bien, regarder ce que les gens de bonne volonté arrivent à faire lorsqu’ils parviennent à s’écouter.

Constatez ce que notre premier ministre est arrivé à faire en quelques semaines dans le cadre des accords de paix entre Peuls et Dogons dans les régions de Mopti et Ségou et posez-vous la question : la violence est-elle la solution pour obtenir la paix ?

Tout le monde peut être tenté de se servir de la force pour se défendre, mais cela conduit forcément à l’escalade ! Des communautés du Centre l’ont bien compris, elles sont parvenues à s’entendre.

Toutes les guerres se terminent par des négociations, évitons-nous un désastre et commençons tout de suite à discuter !

Paul-Louis Koné

1 commentaire pour Quel choix pour les Peuls ?

  • Bourdamè-le berger peulh du Séno

    Il faut le craindre : le conflit Peulhs-Dogons du Séno-Mango et du Plateau dogon au Mali ne rappelle-t-il pas le conflit ethno-génocidaire entre Hutus et Tutsis du Rwanda ?

    Un débardeur sur le site Web Maliweb du 11 Juin 2019, du nom (ou pseudo « AMAGARA ONRON IN »), FILS DU PAYS DOGON, un hyper « identitaire dogon», à l’image d’un Hutu rwandais, délivre sa lecture historique de la situation que je partage ici et maintenant ! Lisez SVP et commentez ce qui suit :

    … « Sobane le village martyre est dans la plaine à 7 kilomètres à l’est de Sangha, son chef-lieu de Commune. Il est entouré par quatre villages peulhs des plus hostiles aux dogons.

    Diankabou peulh, à ne pas confondre avec Diankabou Dogon fondateur du village. Diankabou pour les habitants de la localité est composé de deux quartiers dogon et peulh, mais administrativement c’est deux villages. Ce village abritait pendant la colonisation deux cantons :
    – le canton dogon administrait tous les villages dogons du Séno jusqu’à Dinangourou;
    – le canton peulh administrait tous les villages peulhs du Séno jusqu’à Sari peulh aux portes du Canton de DJibo. Son école a été créée en 1948. Voilà côté histoire des deux Diankabou.

    Les assaillants de Sobane :
    1°) Parmi les villages peulhs, Diankabou est le seul village qui comptait des intellectuels. Il est la locomotive des peulhs. Tout le conflit dans le Séno a été pensé et planifié à Bamako par la famille de Me Assane Barry et la famille Bah le bailleur de fonds. Le dépôt d’armes de guerre est ici en un mot c’est le commandement et toutes les consignes partent de là. Il est à 15 kilomètres de Sobane.
    2°) Singuemaran peulh (base d’entraînement de la milice peulhe mais aussi lieu de fabrication des engins explosifs improvisés qui ont fait leur apparition à partir de janvier 2019 dans la zone. Le village abrite aussi des terroristes qui apprennent aux locaux le maniement des différents types d’armes de guerre. Il se trouve à moins de 3 kilomètres de Sobane le village martyre;
    3°) Sourindé, le village du maire Sekou Barry, cousin de Me Hassane mais est sous la coupe du parti du banquier Bah. Il a fait toute son enfance au village dogon d’Anakila. Depuis son installation comme maire, les problèmes ont commencé et sa première cible a été ce village dogon. Sekou est le convoyeur des vivres. Son village est à 4 kilomètres de Sobane;
    4°) Binedama peulh est à 3 kilomètres de Sobane;
    5°) Nawadjè un autre camp du groupe d’autodéfense peulh. »

    Voilà le topo pour permettre aux non avertis de la situation géographique de comprendre. » Selon les témoins, les assaillants étaient nombreux, plusieurs dizaines. Certains à pied, d’autres à moto. Comprenez maintenant à travers le topo que j’ai fait, ceux qui étaient à pied sont des villages peulhs voisins qui ont participé au carnage. Il est aussi vrai que beaucoup de villageois peulhs ont des motos obtenues grâce à la vente du bétail volé des dogons.

    … “À leur arrivée sur place, les autochtones ont pris peur et se sont réfugiés dans des cases”. Cela prouve à suffisance qu’ils n’avaient pas d’armes sinon ils auraient au moins résisté un instant.

    La MUNISMA et les enquêteurs maliens sauront honnêtement qui interroger. Nous veillons au grin. Comment on qualifie celui qui héberge les terroristes? Ne dit-on pas en droit que le receleur encourt les mêmes peines que le voleur. »

    Plus loin, AMAGARA ONRON IN », FILS DU PAYS DOGON interpelle Adam THIAM, le talentueux journaliste malien chroniqueur en disant : « pour tout le respect qu’on vous doit éviter de mentir effrontément. Quand on voit la vérité en face et qu’on refuse de la dire, on ment effrontement. Comment Sobane qui n’a même pas un groupe d’autodéfense peut fournir le gros de troupe à Dana. Ce sont mes parents auxquels je rends visite. Dans tout le village, il n’y a même pas quatre fusils de chasse. Vous vous improvisez spécialiste alors même que vous ne connaissez rien des dogon. Je vous suis dans vos interventions à la radio et à la télé, vous n’êtes pas objectif quand il s’agit des peulhs et c’est dommage pour un intellectuel. Vous cherchez à les couvrir en brouillant les pistes. Dans l’affaire d’Ogossagou, vous êtes parmi les spécialistes dont Adame Ba Konaré à faire parler votre coeur (votre appartenance ethnique) au lieu de la raison. Vous êtes partisans. Alors nous vous demandons de vous abstenir de vous prononcer sur les questions concernant les deux communautés.
    Adama THIAM vous savez pertinemment que ce sont les membres de la milice ASS de Diankabou peulhs et villages environnants du Séno Gondo qui ont perpétré ce carnage pour venger tous les revers subis depuis le début du conflit dans la zone en 2018. Ils hébergent au vu et su des dogons de la zone les terroristes car ils savent qu’ils ne peuvent battre deux bonnes familles d’un village dogons. Sinon le village de Diangoudiè dans la Commune de Madougou, le plus petit hameau composé de six familles a battu à plate couture le village peulh du Binedama dix fois nombreux quand ils venus les attaquer.

    Tous les peulhs soufflent dans la même flûte et vous savez bien sinon plus moi qu’Amadou Koufa (… Bary, rappelant Chékou Amadou Bary, le coordonner/Garankè de Hamdallaye, le Roi Peulh du Royaume Théocratique Islamique du Macina, de fin du 19ième siècle, NDLR) veut un katiba pour le Macina (mentalement malade) et les intellectuels veulent en faire de Macina un Territoire comme les Touaregs et les Arabes. Vous connaissez toutes les têtes d’affiche qui ont créé l’ASS même si par lâcheté ils n’ont jamais voulu se découvrir. C’est aussi un aspect de la fourberie du peulh du Macina. Toutes mes excuses. Vous êtes quelqu’un que j’admire sur d’autres sujets »

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