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Vers la fin d’un monde touareg ?

Idrissa Khalou,04-02-2020

L’image romantique de l’homme bleu dans les sables du Sahel ou du Sahara hélas est en train de disparaitre. Elle se meurt des multiples conflits qui ensanglantent ces régions et qui n’ont cessé de se poursuivre depuis des années. Aux tueries des razzias, à celles des vengeances tribales et à celles des aspirations indépendantistes dont le sable pouvait tant bien que mal absorber le sang est venue s’ajouter le sang du djihad.

Ce que le monde touareg est en train d’apprendre à ses dépens c’est qu’il n’y aura jamais assez de sable pour absorber le sang qui coule au nom du djihad. Pour son grand malheur, nombre de ses membres se sont fait piéger par le JNIM puis par l’EIGS. Dans son calcul machiavélique, Iyad Ag Ghaly se voyait en héros et en puissant prince du désert. Il n’est qu’une marionnette actionnée à l’autre bout du monde par des individus dont les intérêts se moquent pas mal de l’Azawad et du Mali. Seul compte le sang versé pour satisfaire leur folie destructrice déguisée en vertueux Islam. Iyad n’est rien d’autre que le commis boucher des instances d’Al Qaeda et bientôt de l’Etat Islamique au Grand Sahara. Et beaucoup de fiers Touaregs, pourtant prévenus, se sont faits manipuler.

Ceux des Touaregs qui se sont laissés entrainer, ne se sont pas rendus compte que toutes les subtilités qu’ils pensaient déployer pour servir leurs intérêts communautaires, n’ont finalement servi que des intérêts obscurs et lointains dont ils sont déjà les premières victimes.

Alors qu’ils pensaient trouver des avantages, ce jeu de dupes terroriste est en train de les détruire. En s’engageant sur la voie ensanglantée du djihad qui brise les vies partout dans le monde, ils mettent d’abord à mort leurs traditions. Celles-ci sont en train de se perdre dans les sables du Sahel ou les forêts du Macina au même rythme que leur sang coule.

Parce que les communautés touarègues sont numériquement finies et non pas infinies, si celles qui se sont laissées tromper ne se réveillent pas maintenant et qu’elles poursuivent dans la voie imposée par Iyad Ag Ghaly, elles vont mourir. Leurs enfants oublieront leurs pères, leurs enfants oublieront leurs mères.  Déjà, trop faibles pour survivre seules dans le djihad, elles créent des alliances matrimoniales chez les Arabes ou chez les Peuls dans lesquelles elles diluent leurs traditions.

Les Romains quand ils voulaient mourir en douceur s’ouvraient les veines dans un bain chaud. En pratiquant le terrorisme au nom du djihad, les Touaregs ne font que remplacer l’eau chaude par le sable du désert et leur monde se meurt. C’est Iyad Ag Ghaly et ses disciples qui tiennent le couteau.

Idrissa Khalou

2 commentaires pour Vers la fin d’un monde touareg ?

  • Le Vieux de la Vieille Garde Saharienne

    Les commentaires de AG AZAMANE sous la forme d’un partage de son opinion émise en 2012 dans le récit suivant:

    La colislamisation du Nord Mali (Récit) par MOHAMED AG HAMATY (medaghamati@gmail.com); Bamako (Mali), le 12 Juillet 2012

    La « colislamisation » du Nord Mali

    Introduction

    La « colislamisation » est un syllogisme/onomatopée que je crée par juxtaposition de deux mots, dont le premier, colonisation, est contractée.

    Faut-il rappeler que les deux concepts, colonisation/impérialisme et prosélytisme religieux (évangélisation et islamisation) sont allés ensemble, de par l’histoire des conquêtes coloniales des Européens et le Djihâd arabo-conquérant, particulièrement au Maghreb pour le deuxième.

    En effet, les « Père Blancs » et les « Missionnaires » évangélistes ont suivi les cohortes des soldats français, espagnols, portugais et anglais pour prêcher l’enseignement de Jésus-Christ aux « indigènes » animistes, une fois colonisés/« pacifiés».

    Les premiers Moudjahidines arabes partis de l’Arabie, aux 7-8ième siècles, pour propager la « Chahada » (l’allégeance/reconnaissance d’Allah) furent avant tout des Oulémas qui, après l’islamisation forcée par les armes (Djihâd) sont restés sur place et « mutèrent » en conquérants colonialistes et impérialistes qui mirent en place des états musulmans, imposant à la fois aux populations locales soumises la « Charia » et un mode de gouvernance arabe importé du Moyen-Orient, « assassinant» les valeurs identitaires sociétales des « colonisés », y compris la culture locale (p.ex. l’écriture Tifinagh des Berbères maghrébins et des Touaregs sahariens qui fut interdite d’application, l’arabe imposé comme seul médium).

    Par la suite, aux 9-11ième siècles, ce seraient de « paisibles » (musulmans, Islam=Paix) « Cheiks» (marabouts) arabes maghrébins qui, s’adaptant aux conditions sociales des Africains noirs au Sud du Sahara, mirent en place des « Zawiyas » (des écoles coraniques) au Sahara central pour enseigner la parole d’Allah et essaimèrent dans le « Blad es Soudan » (pays des noirs) pour prêcher la Parole d’Allah ; méthode « scolastique » qui eut plus des résultats en nombre de nouveaux islamisés « convaincus » par l’apprentissage supérieurs à ceux obtenus par la force (Djihâd).

    En termes de recolonisation territoriale, c’est le cas de l’Azawad au Mali que je vais traiter et pour ce qui est de la réislamisation, le cas d’Ansar Eddine, toujours dans le même septentrion malien pour lequel l’adage « il n’y pas un malheur sans deux » peut s’appliquer.

    La colonisation des régions du Nord Mali par des rebelles Touareg venus de la Libye
    Il faut dire, d’entrée de jeu, que les rebelles du MNLA, tous des Touareg, en recolonisant, en 2012, le Nord Mali dit Azawad, ont « trahi » l’esprit de la lettre de 1957 – qu’ils prennent pour référence, leur « feuille de route » ! – que des chefs de tribus arabes et touarègues de la Boucle du Niger, au Soudan français, ont adressé au Général de Gaule pour qu’il leur octroie – eux les blancs, les « hommes bleus du Sahara » – une indépendance « territoriale séparée » d’avec les noirs soudanais.

    Bien que les chefs Touareg et Arabes « séparatistes » thuriféraires des années d’avant les indépendances n’avaient pas indiqué de territoire à leur attribuer par les colons français sur le départ, ces derniers, soucieux de leurs intérêts économiques et financiers au Sahara, ont effectivement tenter de créer l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS) qui devait regrouper, sur un territoire à délimiter dans le Sahara central, les tribus bédouines touarègues et arabes des futurs états indépendants du Mali, du Niger et de l’Algérie, le Sahara algérien encore sous domination française, bien que la guerre d’indépendance de l’Algérie avait bien débuté.

    De ce qui précède, je tire la vérité essentielle qui saute aux yeux de tout homme honnête, intellectuellement et politiquement, qu’au lieu de libérer l’Azawad malien (les trois régions du Nord) dont les populations sont noires à 98% (Songhaïs, Peulhs et Sorkos) qui ne demandent pas à se séparer du Mali – les Touareg et les Arabes aussi n’ont rien demandé ! – les rebelles Touaregs du MNLA auraient du « libérer » un territoire ethno-tribal et politique à dédier aux seuls « hommes bleus du Sahara » qui ne soit pas déjà occupé par d’autres populations du Nord Mali autres que des Touaregs, selon le « testament » des chefs de tribus arabes et touarègues de la Boucle du Niger, au Soudan français, CQFD !

    Je suis donc bien fondé de dire que la rébellion touarègue de 2012 est une colonisation du Nord Mali qui obéit au « testament » de feu Kadhafi qui avait conceptualisé cette hypothétique « suprématie » des Touaregs au Sahara et au Sahel qui passerait par la création d’un état dédié aux Touaregs, ses « parents protégés », cependant qu’il minimisait chez lui en ne leur octroyant qu’une nationalité de rabais, de « seconde condition », les Touaregs maliens et nigériens émigrés en Libye, considérés comme des « libyens eu retour », ne furent utilisés, par leur « mécène » Kadhafi, que comme des mercenaires dans ses guerres de déstabilisation des pouvoirs en place autour de lui.

    Alors que les Touareg et les « autres » composantes majoritaires des populations du septentrion malien ont, de tous les temps, cohabité en paix, voici que par le fait d’apatrides maliens Touareg, par l’occupation des villes et villages du septentrion malien en début d’année 2012, les populations noires de l’Azawad restées sur place, bien que subissant les affres de la « colonisation azawadienne » devront se libérer très prochainement du « colonisateur » MNLA qui s’est bien fourvoyer dans cette fantomatique aventure guerrière sans lendemains.

    Ainsi, les militaires et les cadres du MNLA, en commettant un « péché » abominable et historique, ont poussé – pour des années d’exode ! – le peuple Touareg « seul peuple autochtone » de l’Azawad, disent-ils, territoire qu’ils ont « libéré », disent-ils, du « colonialisme » du Mali, pour refouler les Touaregs « uniques autochtones azawadiens », disent-ils, dans des camps de mendicité de réfugiés dans les pays limitrophes, y compris le Mali « voisin », rééditant en cela le cas des Palestiniens arabes réfugiés dans les pays arabes voisins d’Israël, se disant «uniques autochtones palestiniens» refoulés, en 1947, par les sionistes israéliens hors de la zone attribuée par les Nations Unies aux Juifs, les arabes boudant ce partage du territoire pour les deux ethnies antagonistes, historiquement et religieusement.

    Comme il suit, je fais des propositions de sortie de la crise du Nord Mali.

    Autonomisation des Régions du Nord du Mali dans le cadre d’un Mali unitaire : vers la « territorialisation » ethno communautariste du Nord Mali
    Sous l’égide des Nations Unies, en rapport surtout avec toutes les composantes des communautés locales (Songhoïs, Touareg, Arabes), aller plus loin que la décentralisation/déconcentration pour atteindre une autonomie au vrai sens du terme soutenue par la reconquête de l’unité nationale à travers :

    La mise en bail de la base de Tessalit aux forces de l’OTAN ou aux forces américaines, avec une condition primaire de démantèlement des bases AQMI dans toute la bande saharo-sahélienne, de la Mauritanie à la Somalie ;
    La mise en place d’une coalition militaire de forces alliées des « pays du Champ », avec ou sans le consentement de l’Algérie, pour combattre et anéantir, avec les forces de l’OTAN ou américaines basées à Tessalit, les terroristes d’AQMI.
    Cela suppose qu’on est arrivé à négocier avec le MNLA et Ançar Dine pour les détacher de leur bailleur de fonds AQMI à travers la signature d’un « PACTE NATIONAL » avec une feuille de route précise, comme il suit :

    Actions d’urgence : recouvrer la souveraineté nationale ;
    Actions à court terme : trouver la solution aux combattants, y compris et prioritairement les mille « intégrés » des années quatre-vingt-dix découlant au Pacte National qui ont déserté l’armée malienne en se fondant dans les forces armées du MNLA, Ançar Dine et AQMI ;
    Actions à moyen et long terme: construire l’autonomie des régions du Nord.
    La situation actuelle de conflits préfigure trois « zones tribales» au Nord Mali découlant des rébellions touarègues et de ses conséquences, les mouvements d’autodéfense et des droits des peuples autochtones dits « ganda-koy »/« ganda-iso» et des « milices d’autodéfense» arabes.

    Des « territoires communautaristes », à l’image des Etats fédéraux du Nigéria ou de l’Inde, se dessinent en ce moment qui vont vers l’individualisation ethnique qui préfigurent des « Etats » autonomes nouveaux (à base ethnique, n’ayant pas peur des mots !) qui se mettraient en place, dans le cadre du concept de la « protection des peuples autochtone »s des Nations Unies – c’est une question à l’ordre du jour, comme au Soudan -, pour accéder à l’autonomisation des irrédentismes ethnocentriques des peuples autochtones aspirant à l’autonomie politique et territoriale.

    Le Songhoï pourrait se constituer en une région autonome (capitale Gao) qui comprendrait les régions de Tombouctou (boucle du Niger et Gourma) et de Gao, à dominance ethnique des sonrhaïs; une émergence historique de l’empire des Askia au 15-16ième siècles, le long de la vallée du fleuve le Niger, du Faguibine et de Niafounké, à l’Ouest, à Labzenga, à l’Est; les Peulhs et les Sorkos, ainsi que des groupes Touaregs noirs Bellas (anciens esclaves et tributaires), pourraient se rattacher à ce futur « Etat» balkanisé au Mali.

    Le Tademakat, l’ancien (et unique !) territoire historique des confédérations touarègues dont Essouk fut la capitale détruite par l’Empire Songhoï au 15ième siècle, pourrait se constituer en un état/foyer indépendant (capitale KIDAL) pour les touareg sur les territoires actuels de l’Adagh, du Tilemsi (de Gao), de l’Ezawagh (Azawak, Ménaka) et du Tamasna; on ferait là un regroupement de tous les touaregs du Mali qui se retrouveraient ensemble sur un territoire dédié à leur culture des « Hommes Bleus».

    L’Assahra (le Sahara), le « Mauresland », avec capitale Araouane, serait le territoire dédié aux arabes et touareg (KEL ANTESSAR et Alliés » du Mali; un vaste territoire autonome qui irait de la frontière Mali-Mauritanie, à l’Ouest et de l’Algérie, au Nord, jusqu’à au Tilemsi de Gao, à l’Est; englobant le Sahara central (Azawad), le Nord de Bourem (Imeglelen) et Almoustaghat.

    Fondement politique pour la création d’une région autonome/ Etat ethnique/tribal touareg/République des « LITHAMES » au Nord Mali
    Si le Mali ne peut vivre comme un état multiculturel et multiethnique, vieux de
    plusieurs siècles, avec une composante ethnique touarègue qui fait tout pour se séparer, avec des rébellions touarègues cycliques qui appellent à la division du Maliba, je propose, comme un boucher, d’amputer le membre gangrené (la région de Kidal) et de le remettre, séparément et individuellement, à ses « propriétaires’’. les Touaregs, entièrement responsabilisés politiquement pour assumer leur destin, sans le Mali, on dit en Tamacheq que « la garde de la viande pourrie revient à son propriétaire ».

    Je pense bien à un référendum sous l’égide des Nations Unies comme pour le
    rattachement ou non du Sahara Occidental au Maroc et celui qui a abouti à l’indépendance/séparation du Soudan-Jouba du Soudan-Khartoum.

    Le fondement ici pour la création d’une région autonome ou d’un Etat ethnique/tribal touareg ou d’une République des «LITHAMES » au Nord Mali est le « développement séparé» puisque rien ne rapproche plus les « parents» d’hier, les touaregs rebellés et le reste du Mali; il faut les séparer du Mali, un cordon ombilical qui n’est plus volontariste nourricier pour tous « les fœtus utérins» , les « autres» démembrements du pays, les régions du Sud et de l’Ouest, en ont marre (fleuves et océans !) de « nourrir» des frères non reconnaissants, fainéants qui, en plus de perturber la paix des hommes en maintenant une insécurité permanente, ne participent à aucun effort national.

    Pourquoi pas un Touareguistan « saharo-sahélien » ?
    Je propose que les Nations Unies, sur la base du principe de la protection des peuples autochtones sahariens touareg et de leur culture, organisent un référendum sous régional pour la création – par coupes chirurgicale – d’un « foyer tribal touareg » saharo-sahélien (à l’image de la création d’Israël en 1947) qui engloberait les « provinces » saharienne touarègues du Fezzan/Imouhagh en Libye, de l’Ahaggar/Ajjer en Algérie, de l’Aïr/Tamasna/Azawak au Niger et de l’Adagh/Tamasna/Azawak du Mali.

    La réislamisation au 21ième siècle des musulmans saharo-sahéliens islamisés au 9-10ième siècle
    Je disais dans mon introduction que les deux concepts, colonisation/impérialisme et prosélytisme religieux (évangélisation et islamisation) sont allés ensemble ; personne ne me contredirait en notant cette autre vérité essentielle que les colonnes militaires du MNLA qui ont « pris » les villes de Kidal, Gao et Tombouctou, au début de l’année 2012, furent suivies de peu par les colonnes militaro-djihadistes d’Ansar Eddine et d’AQMI qui refoulèrent les gens du MNLA aux périphéries, s’adjugeant les centres urbains propices à l’application du prosélytisme islamique, en général et de la Charia, en particulier.

    Ainsi, Iyad AG GAHALI, le stratège militaire doublé de salafiste radical fondamentaliste – il a mené, avec maestria la rébellion touarègue des années quatre-vingt-dix et a passé peu après un stage en enseignement doctrinal « Daghwiya » (une branche du Wahhabisme fondamentaliste) au Pakistan – a des velléités de rééditer le Djihâd conquérant original des Compagnons contemporains du Prophète Mohammad-PSL- dans son « pays », le Mali en général et les régions du Nord, en particulier.

    Est-ce que Iyad AG GAHALI, le stratège militaire doublé de salafiste radical fondamentaliste, ne profiterait-il pas de la situation actuellement ubuesque du Mali pour instrumentaliser la religion à des fins politiciennes pour avoir un rôle de leadership chez lui ? « L’enfant terrible » qui eut, par un passé pas si lointain, des hauts et des bas dans sa « collaboration », tant avec sa communauté ethnique de base qu’avec les pouvoirs politiques maliens, voudrait-il forcer sa réhabilitation tant avec sa communauté de l’Adagh n Foghas dont il viserait la prochaine « Amenokalité», sitôt que le patriarche INTALLA aurait disparu qu’avec le Gouvernement de la République du Mali? Tout porte à croire que ses agissements actuels sont mus par cette volonté inébranlable de se faire un chemin pour se faire compter parmi ceux qui décident au Mali, en général et à Kidal, en particulier.

    Bien que je sois d’accord avec Iyad AG GAHALI, mon « parent chérifien », pour ses ambitions personnelles, je ne suis pas d’accord avec les moyens et les stratégies qu’il utilise pour aboutir à ses fins.

    Je donne d’abord quelques définitions des concepts islamiques reliés à l’islamisation.

    « Il n’y a pas de contrainte en Islam » dit le Coran, le Saint Livre ; relativement à la tolérance en islam, peut-être que la phrase « La-ikrah fi-d-din » (il n’y a pas de contrainte en religion) est interprétée au début de l’islam par la tolérance qui impose que l’on n’impose pas aux gens de se convertir à l’islam par la force. Le droit des non-musulmans à embrasser l’islam sans qu’on ne les empêche est dit dans le verset complet 256 de la sourate II du Coran qui dit : « il n’y a pas de contrainte en Islam, la juste voie s’est distinguée clairement de l’errance ! Celui qui renie les fausses divinités s’accroche à l’anse solide qui ne cèdera point » , ce qui indique la juste voie pour l’islamisation tout à fait contraire du mode opératoire des islamistes radicaux qui refont vivre le Djihad.

    Le musulman est quelqu’un qui croit en Dieu au sens du Coran ; c’est pour cela qu’Abraham est considéré comme le premier musulman.

    Le croyant est, au sens musulman:

    celui qui croit à un Dieu unique, sans égal, dont on ne peut rien imaginer (ni le visage, ni la naissance, ni la mort…), qu’on ne peut pas représenter, qui est pure transcendance. Qui n’est rien, strictement parlant, c’est le ghayb des premiers mots du Coran (verset 3 de la sourate II), que Louis Massignon traduit en français par mystère incommunicable ;
    celui qui se conduit en toutes circonstances avec pondération et humilité, celui qui fait le bien, celui qui recherche la paix et la concorde.
    La Charia est la loi coranique. Les textes du Saint Livre Coran sont interprétés stricto sensu et appliqués, ad vitam aeternam, en droit civil et pénal par un seul individu, le qadi désigné par l’autorité qui détient le pouvoir temporel (les rois).

    Les Hadiths sont les ouvrages écrits par les exégètes de l’Islam pour relater les faits et gestes du vivant du prophète que les musulmans sont tenus d’imiter et de répéter devant des témoins, d’abord à titre d’enseignement et, par la suite, cet enseignement fut codifié par divers interprétateurs (écoles) pour l’usage de tous les musulmans. Le Hadith est à considérer comme un recueil d’interprétations compilé par des commentateurs qui rapportent indirectement les propos du Prophète Mohammad et non ceux d’Allah ; il y va ainsi du rite des ablutions avant les prières dont sont astreints, tant les bédouins des déserts chauds et secs que les esquimaux musulmans du Pôle Nord (réfrigérés dans leurs igloos en glace !).

    Le jihad est l’effort de guerre ou de persuasion (par un argumentaire raisonné) pour propager l’Islam et le défendre contre ses agresseurs supposés chrétiens (les associateurs) et les juifs (les traitres).

    L’islamisme présente l’Islam non comme une foi individuelle de l’Homme à son Créateur, mais comme une religion communautariste et unanimiste de groupe qui sera nécessairement totalitaire, agressif, hostile à tout ce qui est le sel de l’existence, ennemi de la pensée, de la joie et de la curiosité.

    Le salafisme est le retour à la communauté des premiers musulmans et aux deux sources de l’Islam : le Coran et la Sunna, récits des actes et des paroles du prophète Mohammed compilés dans des recueils de hadiths.

    Le salafisme moderne est lié à un courant de l’Islam qui remonte à la création de l’école juridique conservatrice d’Ibn Hanbal au IXe siècle.
    Au XVIIIe siècle, un hanbalite, Ibn Abd El-Wahab, fonde un courant littéraliste qui rejette l’exercice de la raison dans la lecture des textes sacrés, condamne le soufisme et le culte des saints. C’est le wahhabisme, doctrine officielle de la monarchie saoudienne.
    Les salafistes considèrent que le message divin a été altéré et qu’il faut le restituer dans sa pureté. Ils ne se voient pas comme un courant de l’islam parmi d’autres mais comme les restituteurs de la vérité. Toutefois, personne ne peut dire comment les choses se passaient au VIIe siècle en Arabie. On peut donc considérer – mais ils ne sont pas du tout d’accord avec cette idée ! – que les Salafistes réinventent l’identité religieuse et qu’à travers cette prétention à revenir aux sources, ils cherchent à contrôler la définition de l’islam.
    Le salafisme rejette l’exercice de la raison dans l’interprétation des textes sacrés.
    La piété ostentatoire en Islam procède du populisme et de la démonstration abusive de la foi. La piété ostentatoire est une nouvelle pratique en Islam qui procède du populisme et de la démonstration de la foi, ce qui est différent de la conviction intime recommandée par l’Islam originel qui exige l’intimité avec Allah : « il n’y a pas de contrainte en Islam, la juste voie s’est distinguée clairement de l’errance ! Celui qui renie les fausses divinités s’accroche à l’anse solide qui ne cèdera point » disent les hadiths. Cette nouvelle attitude s’observe chez les fondamentalistes islamiques qui sont des néoconservateurs prosélytes musulmans qui « embrigadent » les nouveaux adeptes (fraichement convertis à l’Islam) de l’Oumma islamique dans des uniformes du genre militaire comme :

    la toge, la bourka : la tuniquequi copie lasoutane des curés,
    la galabia, le nikab : le pardessus civil,
    le keffieh : le turban des bédouins qui copie la petite calotte des juifs,
    le hijab : le voile des bédouines qui copie le drapé des sœurs chrétiennes,
    l’abaya : la gandoura des maghrébins qui copie la soutaneou la robe des ecclésiastiques catholiques,
    la bourqa : le burnous des maghrébins qui copie la vareuse des papes catholiques.
    Certainement que les fondamentalistes islamistes voudront mettre leurs ouailles musulmanes (civils, fonctionnaires, citoyens libres, commerçants, élèves), indistinctement dans la vie de ville, en campagne, ou dans les mosquées, au même diapason que les ordres religieux chrétiens qui les ont précédé. Cependant que pour les curés dont la tenue vestimentaire est copiée par les musulmans, ceux-là sont astreints au port des signes distinctifs cléricaux dans les seuls lieux de prières (synagogues, églises) et non dans la vie courante des citoyens juifs et chrétiens.

    Ainsi, les marabouts rattraperont, du moins en tenue règlementaire d’embrigadement religieux, les rabbins juifs et les curés catholiques qui sont venus en religion bien avant eux.

    Encore aujourd’hui, les Talibans imposent une charia rétrograde et déshumanisante en Afghanistan et au Pakistan où ces « fous de Dieu » ont promulgué depuis 1997 – via la Direction du Commandement du Bien et de l’Interdiction du Mal (une institution centrale) -, des commandements dont la liste et la sentence sont les suivantes (extraits de « De l’Islamisme, une réfutation personnelle du totalitarisme religieux » de Fouad Laroui, Editions Robert Laffont, 2006) :

    le port du hidjab est imposé aux femmes,
    la musique et le chant sont éradiqués : si on trouve une cassette dans un magasin, le magasin sera fermé et le commerçant emprisonné ; si on trouve une cassette dans une voiture, le véhicule sera réquisitionné et son propriétaire arrêté,
    il est interdit aux hommes de se raser ou tailler la barbe : tout homme aperçu avec une barbe rasée sera emprisonné jusqu’à ce que sa barbe soit touffue,
    la prière en groupe est imposée dans les bazars ; les prières collectives à des heures définies par les Talibans sont partout obligatoires pour tous (hommes et femmes séparés) ; aux heures dites, des patrouilles de contrôle contrôleront les commerces et autres lieux de grands rassemblements (écoles, hôpitaux, administrations, etc.),
    les jeux avec les volailles (coqs, cailles, pigeons) sont interdits ; les patrouilles de contrôle couperont les têtes de ces oiseaux s’ils les trouvent,
    éliminer l’usage des stupéfiants et tuer tous ceux qui y sont attachés (les accros),
    le jeu d’enfants au cerf-volant est interdit,
    pour éradiquer l’idolâtrie, les studios de photos, les salles de cinéma et autres TV seront fermés ; les appareils et images trouvées par les patrouilles de contrôle seront détruits,
    les jeux d’argent sont interdits ; les joueurs trouvés seront emprisonnés,
    éradiquer le port des cheveux longs chez les jeunes (comme la mode des Beatles en Angleterre et aux USA) en arrêtant ceux qui s’adonnent à cette pratique ; les cranes des fauteurs seront ratiboisés aux frais des fauteurs,
    interdire le change de petites coupures de monnaie contre de plus grosses, d’émettre des lettres de change, de prêter et d’emprunter ; en cas de violation, les fautifs seront emprisonnés,
    empêcher les jeunes femmes de laver le linge aux points d’eau et loin de la ville ; en cas de violation de cette interdiction, les femmes sont ramenées de force chez elles et leurs maris seront sévèrement punis,
    interdire les tambourins, les chants et les danses lors des cérémonies sociales de mariages ; si les patrouilles de contrôle tombent sur un vacarme de ce genre, le chef de famille sera emprisonné,
    éradiquer l’usage du tambour, les percussions heurtant les oreilles islamiques des « fous de Dieu » qui ne s’autorisent qu’à écouter les appels du muézin aux prières (aux haut-parleurs !) et les chants religieux sous forme d’incantations, des litanies préenregistrées, diffusées en boucle sur les radios FM contrôlées par les sbires de la Direction du Commandement du Bien et de l’Interdiction du Mal,
    interdire la confection des habits de femmes et la prise de mesures dans l’atelier de confection qui sera fermé en cas de violation de cette mesure; les femmes devront s’approvisionner en prêt-à–porter, c’est facile puisque c’est l’abaya du hidjab (la cagoule) dont il n’y a qu’un seul modèle pré cousu en nylon noir (avec capuchon et manches longues) ; ça fait chaud dans cette camisole de force.
    Comme on le voit, l’islamisme (version des Talibans) est un fétichisme, un paganisme, lorsqu’on se rappelle que le Prophète de l’islam a combattu sans merci le paganisme dans sa ville, la Mecque.

    Selon leur propre doctrine scélérate, les Talibans, se disant et se prenant pour de vrais musulmans, sont en train de commettre des péchés, au vu et au su de l’Oumma islamique qui ferme les yeux sur ces aberrations qui contredisent la parole d’Allah qui prescrit dans le saint Coran : « Nulle contrainte en religion ».

    Propositions de remise à jour des dogmes islamiques « moyenâgeux »

    Au début de ce 21ième siècle, je plaide, comme l’avait fait il y a de cela un siècle le syrien Rashid Rida, pour la restauration d’un califat islamique qui ne s’occuperait que des questions de religion musulmane, à l’image de ce fait au Vatican.

    Pour relancer le concept de califat rénové, je recommande la constitution d’un panel de qadis (oulémas) qui orientera les travaux de refondation de cette institution musulmane supranationale refondée sur l’application stricte des Commandements islamiques suivants :

    « Ne sortez pas de la juste mesure dans votre religion. » (Verset 171 de la sourate IV du Coran instruit aux hommes);

    « Je vous mets en gardes contre l’extrémisme religieux car il a causé la ruine des nations qui vous ont précédés. » (Hadith du Prophète Mohammad (PSL) par lequel, il met en garde contre l’extrémisme religieux);

    « Dieu veut vous rendre les choses aisées. Il ne cherche pas pour vous les difficultés. » (Verset 185 de la sourate II) ;

    « …Il ne vous impose en religion aucune gêne ou embarras… » (Verset 78 de la sourate XXII).

    L’organisation des Frères Musulmans lancerait sur la chaine arabe Al- Jazzera une invitation de ralliement aux qadis (oulémas) et tous autres penseurs qui seraient volontaires à participer à la mise en place de la nouvelle « papauté islamique » sous la forme d’un califat refondé.

    Le lieu de la première réunion constitutive du califat refondé serait l’Université Al-Azhar du Caire qui abriterait provisoirement le siège du Califat islamique en attendant qu’une Assemblée des Oulémas statue sur la nature et le siège de cette prestigieuse institution islamique.

    A l’image de ce qui se pratique au Vatican, le califat islamique serait composé des membres (Oulémas) choisis parmi les qadis qui ont une certaines notoriété internationale ; les Qadis qui enseignent la théologie à l’Université Al-Azhar du Caire seront du premier lot puisqu’ils justifient une légitimité musulmane en tant que tenants de la Sunna.

    Le Calife des Croyants (le correspondant du Pape) serait élu pour dix ans (mandat unique, non renouvelable) par l’Assemblée des Oulémas, des magistrats musulmans (choisis selon une grille de critères) investis du pouvoir de légiférer en islam.

    Je propose dans les développements qui suivent les tâches auxquelles le futur Califat islamique doit s’atteler dès sa mise en place.

    Les missions sont présentées par ordre d’importance, de la plus urgente à celle qui a forcément besoin de temps pour se réaliser.

    Faire revivre la dhimma, la seule forme légale de tolérance qui a permis aux gens du Livre (juifs et chrétiens) de vivre leurs religions au milieu des musulmans au temps du Prophète Mohammad (PSL)

    L’Assemblée des Oulémas émettra une Fatwa qui mettra fin au Djihadislamique mené actuellement en Afghanistan et au Pakistan par les Talibans ; inspirée à la fin du 13ième siècle par l’enseignement d’Ibn Taymiyya (le maître à pensée du wahhabisme), cette doctrine oriente encore aujourd’hui les islamistes radicaux comme Ben Laden ; cette pensée qui procède du révisionnisme de la sunna remet en cause la dhimma, la seule forme légale de tolérance qui a permis aux gens du Livre (juifs et chrétiens) de vivre leurs religions au milieu des musulmans au temps du Prophète Mohammad (PSL); on sait par ailleurs que les musulmans vivent leur foi en toute quiétude dans les pays occidentaux qui les tolèrent ; alors pourquoi pas la réciprocité en islam?

    Le Calife des Croyants déclarera et publiera solennellement que le Djihad est fini en émettant une Fatwa d’application qui jugera et condamnera tout musulman (ou groupe de musulmans de la Oumma islamique) – à commencer par les Talibans et les Chebabs – qui sera qualifié de criminel s’il est admis qu’il a fait appel à l’une ou à l’autre des techniques en cours chez le Djihadiste.

    Libérer les femmes du hidjab

    L’Assemblée des Oulémas émettra une Fatwa qui mettra fin au Hijab qui encagoule les femmes de par le monde (exemple : les femmes soninkés de Kayes, une des villes la plus chaude du monde, en adoptant le wahhabisme rapporté de la Mecque par leurs maris démonstratifs d’une foi exagérée parce que clientélistes de certains barbus, étouffent parce qu’islamiquement tenues de se vêtir, de pied en cape, de tuniques noires en nylon !).

    Désacraliser la barbe puisqu’Allah n’a pas choisi les barbus

    L’Assemblée des Oulémas émettra une Fatwa qui laissera le choix aux hommes de garder la barbe ou se raser (Allah n’a pas choisi les barbus).

    Remettre dans la même classe filles et garçons

    L’Assemblée des Oulémas émettra une Fatwa qui rendra licite la proximité/mélange des enfants (filles et garçons) dans les classes d’écoles.

    Mieux gérer les droits des hommes pour rendre sa dignité à l’homme conformément au message d’Allah

    L’Assemblée des Oulémas émettra une Fatwa qui toilettera certains hadithspour mettre à l’heure du temps présent des pratiques moyenâgeuses islamiques qui sont en flagrantes contradictions avec les droits de l’homme telles que le racisme (une blanche vaut deux noires !), l’esclavage (les descendants héritent l’esclave du parent propriétaire défunt), la discrimination de la femme (une fille n’a que la moitié de la part revenant au garçon de l’héritage de leurs parents); voir comment mieux gérer les droits des hommes pour rendre sa dignité à l’homme conformément au message d’Allah.

    Pouvoir honorer Allah, même en tenue d’Eve !

    L’Assemblée des Oulémas émettraun hadithpour dire que les musulmans de par le monde (par exemple : Inuits et Papous nouvellement islamisés) ne sont pas obligés de se conformer à la tradition vestimentaire et alimentaire des arabes bédouins du sous-continent arabo-persique à climat chaud chez lesquels le message d’Allah est descendu il y a mille quatre cents ans ; ainsi, certains nihilistes nouvellement islamisés pourront honorer Allah même en tenue d’Eve, boire le vin, manger la viande crue (et la viande du porc) qui sont les seuls aliments disponibles sous certaines latitudes pour des communautés entières.

    Autoriser l’avortement

    L’Assemblée des Oulémas émettra une Fatwa qui rendra licite l’avortement puisque des pays musulmans l’on codifié (la Tunisie).

    Autoriser les mariages mixtes

    L’Assemblée des Oulémas émettra une Fatwa qui rendra licite les mariages mixtes (homme/femme musulman à femme/homme d’une autre religion sans conversion obligatoire à l’islam (il est impossible de sonder les cœurs des gens pour savoir qui a véritablement la foi ou non).

    Prohiber la polygamie

    L’Assemblée des Oulémas émettra une Fatwa qui prohibera la polygamie puisque des pays musulmans l’on codifié (la Tunisie).

    Remettre les versets coraniques dans l’ordre chronologique de leur « descente »

    L’Assemblée des Oulémas émettra une Fatwa qui révisera leLivre saint (Astaghfirou…Llah, je demande pardon à Dieu) en remettant les versets coraniques dans l’ordre chronologique de leur « descente », ce qui en facilitera la compréhension ; cette action de salubrité islamique sera rendue licite au califat refondé puisque personne n’a rabroué le calife Othman pour avoir mis, sens dessus-dessous, la première mouture du Coran ; l’Assemblée des Oulémas « recoudra les morceaux » du Saint Livre mutilé par les auteurs après-prophètes qui n’avaient pas demandé l’autorisation à personne pour procéder!

    Remettre au bon endroit certains versets coraniques

    L’Assemblée des Oulémas émettra une Fatwa qui expurgera le Livre saint des redites, redressera (mettra à l’endroit) les versets (à l’envers) qui se répètent et se contredisent.

    Bibliographie utilisée

    – Le Noble Coran et la traduction en langue française de ses sens, éditions du Complexe du Roi Fahd, Almadinah Al-Munawwarah, Royaume d’Arabie Saoudite, 2002 ;
    – Nom de Dieu, par-delà les trois monothéismes de Daniel Sibony, Editions du Seuil, février 2006 ;
    – De l’Islamisme, une réfutation personnelle du totalitarisme religieux de Fouad Laroui, Editions Robert Laffont, 2006 ;
    Les agneaux du Seigneur de Yasmina Khadra, Editions Julliard, 1998 ;
    – L’Islam en crise de Bernard Lewis, Editions Gallimard, 2003 ;
    – États, sociétés et cultures du monde musulman médiéval, Xe-XVe siècle, de Jean-Claude Garcin, 1995-2000;
    – Une histoire de la science arabe, d’Ahmed Djebbar, 2001 ;
    – Le monde de l’Islam, de Bernard Lewis, 1976 ;
    – Classicisme et déclin culturel dans l’histoire de l’Islam, de Robert Brunschvicg, 1956 ;
    – l’Islam, les Perses et les Berbères : une émission-débat sur la radio ‘Ici et Maintenant’ (95.2 FM) animée par David Abbasi (écrivain, journaliste et islamologue français d’origine perse) ;
    – L’Islam dans l’Afrique occidentale de A. Le Châtelier (p.p.189) ;
    – La Fatwa, par Abdelmadjid CHARFI (islamologue tunisien),article paru dans l’édition du 3 Mars 2009 du journal Jeune Afrique L’Intelligent ;
    – Le silence de Mahomet de Salim BACHI, éditions Gallimard, 2008 ;
    – Le dérèglement du monde de Amin MAALOUF, éditions Grasset, 2009 ;
    – Les identités meurtrières de Amin MAALOUF, éditions Grasset, 1989;
    – Dieu est mon copilote : la Bible, le Coran et le 11 septembre de J.-Claude St-Onge, les Editions Ecosociété, 2002 ;
    – Bernard Rougier : « Le salafisme rejette l’exercice de la raison dans l’interprétation des textes sacrés » | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique ;
    – Des articles parus dans le Journal Jeune Afrique L’Intelligent, des documents assemblés et archivés de 1990 à 2009, traitant des thèmes d’actualité sur la crise liée à l’islam et ses relations avec les autres religions, notamment ceux écrits par Béchir ben Yahmed et Mohamed Talbi.

  • ag-Tadamakat

    8 Mars 2020, journée Mondiale (et Malienne) commémorative des femmes: quid des azawadiennes?

    En fin, des femmes touarègues (maliennes?) s’impliquent dans la crise malienne dite « la question touarègue », écrivais-je, en 2013, en commentaire d’un article de Malijet, datant de 2013, dans lequle Alpha Mahamane Cissé, le talentueux journaliste de l’Indicateur du Renouveau, , a fait de l’investigation jusqu’à rapporter ce que pensent des dames touarègues azawado (maliennes?) sur le sujet.

    Je saisis cette rare occasion d’implication des femmes touarègues dans la résolution de la crise malienne dite « la question touarègue » pour dire ce que j’en pense.

    Le talentueux journaliste de l’Indicateur du Renouveau, Alpha Mahamane Cissé, a fait de l’investigation jusqu’à savoir ce que pensent des dames touarègues azawado (maliennes?), créchant à Nouakchott, sur le sujet; je cite Alpha Mahamane Cissé : « … Puisqu’il a du mal à avoir la caution de la branche MNLA installée en Mauritanie ou l’on retrouve Nina wallet-Intalou et Zakiyatou wallet-Halatine ». Différentes
    sources soutiennent que ces deux dames bloquent tout car écartent tout retour à Bamako. »

    Connaissant bien ces jeunes dames touarègues maliennes apatrides va-t-en-guerre pour des raisons que je tairais ici, n’héritent pas de la Kahina (Tin-Hinane), la Reine targuie-juive du Hoggar du Moyen-Age (la région saharienne du Sud algérien touareg), encore moins de grandes soeurs, feue Takhnouna et Gdéina (encore vivante à Bamako), qui furent des femmes touarègues engagées, qui ont mené, de 1970 à 1997, leur combat politique à Bamako et à Gao pour défendre la cause des touaregs ; Ambéiri ag-Ghissa et Azaz ag-Loudagdag, leurs compagnons de lutte d’alors, encore vivants, ne me contrediront pas malgré qu’ils soient entrés, sur le tard, à partir de 2012, dans l’azawad-rêverie, une vraie catastrophe pour le peuple touareg malien qui, de par les turpitudes des Ichoumar, fut la plus meurtrière des populations touarègues maliennes et la plus destructrice de la base de vie de la communauté touarègue du Mali.

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