TESSALIT nord Mali
| Le 11 janvier 2013, les autorités maliennes demandent à la France son appui pour arrêter l’avancée de groupes terroristes en direction de Bamako et les repousser vers le Nord.La France lance en quelques heures une opération militaire en appui des forces armées maliennes.
L’opération Serval a permis localement l’éradication des islamistes et le retour progressif des réfugiés.Le calme est revenu à Tessalit, qui bénéficie des retombées économiques de l’armée française et tchadienne qui occupent l’aéroport d’Amachach.
Mi-mai 2013, toujours pas d’administration, ni écoles ni services de santé sérieux, seul le marché d’Amachach permet à la population locale de vendre fruits et légumes du jardin, des animaux et le petit commerce marche bien.

Depuis le 17 janvier 2012, Tessalit avait vécu un cauchemar, prise en main totale par Al Qaïda et les islamistes d’Ansar Dinne, chaos du gouvernement malien…
Situation en septembre 2012:
Les panneaux à l’entrée de Tessalit :
- Soyez les bienvenus
- Se conformer à la loi islamique
- Défense d’entrer avec des cigarettes
- La femme doit être accompagnée
D’un homme qui lui est légitime


Bienvenue au club! Le club de tous les délires, de tous les excès qui n’ont rien à voir avec l’islam,religion si tolérante et tellement intégrée dans une société qui se voulait juste et sincère…C’était il y a des siècles et des siècles.
Les panneaux à l’entrée du village de Tessalit sont écrits en arabe et en français.
Double paradoxe: la langue arabe est celle de l’occupant, celui qui vient d’ailleurs, d’Algérie, de Mauritanie, du Pakistan ou d’ailleurs, celui qui se permet depuis quelques mois de prendre en otage la population locale et qui va chercher au fin fond de la brousse des enfants de 9 ans pour leur apprendre le maniement des armes. Heureux enfants qui sauront utiliser une kalach mieux qu’un stylo à bille, puisque de toute façon les manuels scolaires sont brûlés.
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Par Jacqueline Dupuis – Photos Ahmed Ag Zouemar,17 septembre 2012.

HISTOIRES D’ AVANT JANVIER 2012
La commune rurale de Tessalit est située dans la région de Kidal, à environ 250 Km du district régional, et à environ 2770Km de la capitale,Bamako. Elle est à 100 Km de la frontière algérienne.
-Tessalit était une ville très florissante avant 1990, située sur un axe routier important, avec une plus-value autour des petits commerces,véhicules, mécanique, restauration, tourisme….
-L’eau, présente partout, est proche de la surface. Les puits sont nombreux.
-Le maraîchage et les palmiers dattiers servaient de référence à toute la région et étaient largement commercialisés.
-L’élevage, moins important que dans la région de Agelhoc, était reconnu pour les qualités de ses chameaux.
-L’usine de plâtre occupait 50 personnes, pour une matière première de bonne qualité que n’arrivaient pas à égaler ni le Maroc ni la Tunisie.
-Enfin, les gens de Tessalit sont reconnus comme des travailleurs, habitués à vivre dans des conditions extrêmes.
-La rébellion de 90-95 a porté un coup fatal à ce potentiel économique. Tessalit est enclavée et le trafic routier n’y passe plus, les palmiers dattiers ont la cochenille, et les jardins sont moins nombreux. La plâtrière est abandonnée,et toutes ses installations détruites.
La situation politique des ces dernières années a déséquilibré le tissus socio-économique en ne laissant pas de place à un développement quel qu’il soit.
Les jeunes n’ont pas de travail et le chômage est endémique.
La dernière équipe municipale de 2009, avec son maire Ousmane Ag Abdoula, a fait de la normalisation de l’état civil et des impôts sa priorité.
Des installations plus fonctionnelles, réseau et compteurs électriques, boulangerie moderne, conditionnement de terres salées d’Erhabab, centre multi-médias, témoignent également de la volonté de développement des élus locaux.
Des groupes de jeunes,de femmes,s’organisent autour du développement de la commune,jardins communautaires, « Radio Tessalit », bibliothèque, organisation de la Fête du Chameau annuelle, nettoyage de la voirie, groupes de musique, Maison des Jeunes…
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| MUSICIENS NATIFS DE TESSALIT et de la région: TINARIWEN, TERAKAFT…
Tessalit est fière de ses musiciens qui portent leur culture aux quatre coins du monde, des Etats-Unis au Japon, de la Norvège au Brésil.Le groupe Tinariwen est le créateur de la musique contemporaine touareg. Style des « guitares » , et genre musical Tishoumaren , symbole de la jeunesse touareg, leurs chansons sont des formes vivantes, sonores et imaginaires, parfois profondément réelles, de leur identité. Avoir joué avec des artistes prestigieux comme Santana, Herbie Hancock, Robert Plant, Led Zeppelin, et d’autres, les laisse modestes et dignes, à l’image du désert dans lequel ils retournent dès que leurs tournées internationales sont terminées. Le 1° décembre 2011, la liste des nominés des Grammy Awards, évènement musical de l’année aux États Unis , a classé Tassili, dernier album du groupe Tinariwen, nominé dans la catégorie « Meilleur album de Musique du monde ».

TESSALIT
-le site de « Tinariwen« , le groupe charismatique des Touaregs
-Le site de « Terakaft« , qui a donné des concerts en Europe et particulièrement en France.
-Le site de « Takouba », groupe de jeunes danseurs et chanteurs locaux qui veulent redonner à l’identité touarègue leurs traditions ancestrales.
AGELHOC
- »Le Chauffeur est dans le pré »,groupe franco-malien
-« Ibrahim Jo », avec un premier album sorti en 20 juin 2011.
-le site de « Tadalat »,de Aguelhoc,(Pâturages/Espoir en langue tamasheq), a animé de nombreuses «soirées-guitares» dans les campements d’éleveurs-nomades et a été remarqué au dernier festival au désert d’Essakanne.. |
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| LA FETE DU CHAMEAU
La Fête du Chameau a fêté sa 4° édition en janvier 2011,et la 5° était prévue les 28-29-30 janvier 2012.Mais le destin en a décidé autrement. Fièvre de vie, de travail et de traditions profondes, cet évènement était l’occasion pour tous les habitants de la région de marquer une rencontre remarquable entre toutes, celle de la famille et des amis qui se retrouvent ensembles en un même lieu, symbole d’une identité commune….LIRE LA SUITE |
| LE TRAVAIL DES FEMMES
Plus d’une soixantaine de femmes se rencontrent dans des coopératives. Elles cultivent des légumes et des fruits dans des jardins où elles se battent contre les maladies, et elles font de l’artisanat, tissages, peaux et cuirs travaillés. Elles diversifient leurs activités vers la production de produits laitiers,séchage de légumes (si excédents…), la culture de spiruline pour les labos…Elles font aussi office de Caisse d’Epargne et de Crédit, ce qui permet à certains d’emprunter pour, par exemple, acheter des graines, une poule pondeuse, etc. |
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PLAN DE SECURITE ALIMENTAIRE: commune rurale de Tessalit – 2007- 2011 HISTOIRES D’AVANT
Elaboré avec l’appui technique et financier de l’USAID-Mali
à travers le projet d’appui au CSA, le PROMISAM
« PSA Tessalit »
L’ELEVAGE DES CHAMEAUX à TERIST HISTOIRES D’AVANT
- La zone de Terist, 40km, au nord-est de la ville, là où l’élevage de chameaux reste la grande spécialité de ses habitants, sélectionne des races nobles et fait un gros travail de valorisation de son élevage.
Autant le dire tout de suite, Tessalit rafle partout tous les prix concernant le chameau et reste imbattable! La fête du chameau en a encore été un témoignage flagrant!
Exemple. Le président de la République, Amadou Toumani Touré, pour le cinquantenaire à Kidal des 7 e t 8 février 2011, avait présidé une cérémonie de course des chameaux dotée du Grand prix de la Nation. Trois catégories au départ, les cracks, les demi-cracks et les petits chameaux, sur 8,6 et 5 kms. Le cercle de Tessalit a remporté le premier prix, et les suivantes, dans les trois courses.
- Ce travail de longue haleine est une fierté pour la région et doit rester un des facteurs de pointe de développement d’un des domaines les plus représentatifs de cette zone désertique.
LE CONDITIONNEMENT DE TERRES SALEES HISTOIRES D’AVANT
L’association « A-T-S », Aharra Terres Salées, extrait les terres salées à Erhabab, exploitées depuis des siècles par des caravaniers pour nourrir leurs bêtes ; cette terre, exceptionnellement riche en vitamines pour les animaux, est ensuite amenée par camion à Tessalit, où chacun peut la casser, la tamiser et la conditionner en paquets, qui seront ensuite vendus dans tout le Mali.
L’avantage pour les locaux est d’être payé à la tâche, à la journée, selon ses besoins financiers avec peu de mise de fond.
Une trentaine de salaires ont pu être assurés.
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