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TERRITOIRES ET ACTIONS

Les 35 membres du nouveau gouvernement du Mali : 9 nouveaux entrants, 2 nouveaux rentrants, 7 partants et 8 femmes

Liste complète des 35 membres du nouveau gouvernement du Mali : 9 nouveaux entrants, 2 nouveaux rentrants, 7 partants et 8 femmes

Quatre jours après sa nomination, le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a formé, hier lundi 11 avril, un gouvernement de 35 membres. Le gouvernent passe de 34 à 35 membres. 9 nouveaux ministres font, pour la première fois leur entrée dans un gouvernement au Mali.

Il s’agit de :

  • Baber Gano,  Ministre des transports, Kassoum Tapo, ministre des Droits de l’homme et de la reforme de l’Etat,
  • Alhassane Ag Hamed Moussa,  Ministre de la décentralisation et de fiscalité locale,
  • Mme Ly Taher Dravé, Ministre de l’élevage et de la pêche,
  • Harouna Modibo Touré, Ministre de l’économie numérique  et de la communication.
  • Maouloud  Ben Kattra, Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle,
  • Samba Ousmane Sow, Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique,
  • Adama Tiémoko Diarra, Ministre de l’aménagement du territoire et de la population.
  • Mme Traoré Oumou Touré, Ministre de la promotion de la Femme, de l’enfant et de la famille.

Abdoulaye Idrissa Maïga a aussi fait appel à deux anciens ministres : Tiéna Coulibaly, précédemment ambassadeur du Mali à New York et ancien ministre de l’Economie et des finances lors de la transition, est nommé ministre de la défense et des anciens combattants ; Tiéman Hubert Coulibaly, ancien ministre de la Défense dans le premier gouvernement de l’ancien Premier ministre Modibo Kéïta s’occupera désormais du ministère de l’administration territoriale.

Aussi, dans ce nouveau gouvernement, le nombre de femmes est de 8 : Mme Traoré Oumou Touré, Ministre de la promotion de la Femme, de l’enfant et de la famille. Mme Ly Taher Dravé, Ministre de l’élevage et de la pêche. Pr Assétou Founè Samaké Miguan, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Mme Traoré Seynabou diop, Ministre de l’Equipement et du désenclavement. Mme Diarra Raky Talla, Ministre du Travail et de la fonction publique, chargé des relations avec les institutions. Mme Keita Aida M’Bo, Ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable. Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, Mme Ninan Walet Intallou, Ministre de l’artisanat et du tourisme.

Dans le nouvel attelage gouvernemental, 7 ministres ont été remplacés dont des barons du parti au pouvoir : Mahamadou Baby est remplacé Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle. Mme Sangaré Oumou Bah, Ministre de la promotion de la Femme, de l’enfant et de la famille. Mme Marie Madeleine Togo est remplacée par Samba Ousmane Sow. Me Mountaga Tall est remplacé par Harouna Modibo Touré, précédemment Directeur Général du PMU Mali. Kassoum Denon cède sa place à Nango Dembélé. Sambel Bana laisse sa place à Adama Tiémoko Diarra.

Seulement deux ministres ont permuté dans le nouveau gouvernement. Il s’agit de : Nango Dembélé qui quitte le ministère de l’élevage et de la pêche pour celui de l’Agriculture. Mohamed Ag Erlaf quitte le très sensible ministère de l’administration territoriale pour celui de l’éducation nationale.

Parmi les 35 ministres, il y a donc 22 ministres qui sont restés inamovibles. Parmi eux, plusieurs (les dinosaures) sont là depuis fort longtemps. Il s’agit entre autres de : Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, ministre de culture. Tierno Amadou Hass Diallo, Ministre des Affaires religieuses et du culte, Abdel Karim Konaté, Ministre du Commerce, Porte Parole du Gouvernement. Abdramane Sylla, Ministre des maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine, Hamadoun Konaté, Ministre de la solidarité et de l’action humanitaire, Boubou Cissé, Ministre de l’économie et des finances, Abdoulaye Diop, Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale. Housseini Amion Guindo, ministre des sports, Me Mohamed Aly Bathily, ministre de l’habitat, de l’urbanisme et des affaires foncières.

La rédaction

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Composition du nouveau Gouvernement du Mali

Le Président de la République

Vu la Constitution ;

Vu le Décret n°2017-0315/P-RM du 08 avril 2017 portant nomination du Premier ministre ;

Sur proposition du Premier ministre,

DECRETE :

Article 1er : Sont nommés membres du Gouvernement en qualité de :

  1. Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Monsieur Tiéna COULIBALY
  2. Ministre de l’Administration Territoriale : Monsieur Tiéman Hubert COULIBALY
  3. Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile : Général de Brigade Salif TRAORÉ
  4. Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale : Monsieur Abdoulaye DIOP
  5. Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Maître Mamadou Ismaïla KONATÉ
  6. Ministre de l’Economie et des Finances : Docteur Boubou CISSÉ
  7. Ministre des Mines : Professeur Tiémoko SANGARÉ
  8. Ministre des Transports : MaïtreBaber GANO
  9. Ministre de la Solidarité et de l’Action Humanitaire : Monsieur Hamadou KONATÉ
  10. Ministre de l’Éducation Nationale : Monsieur Mohamed AG ERLAF
  11. Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Professeur AssétouFounè SAMAKÉ MIGAN
  12. Ministre des Droit de l’Homme et de la Réforme de l’État : Maître Kassoum TAPO
  13. Ministre de la Décentralisation et de la Fiscalité Locale : Monsieur Alhassane AG HAMED MOUSSA
  14. Ministre de la Réconciliation Nationale : Monsieur Mohamed EL MOCTAR
  15. Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine : Docteur Abdramane SYLLA
  16. Ministre de la Promotion de l’Investissement et du Secteur Privé : Monsieur Konimba SIDIBÉ
  17. Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Affaires Foncières : Maître Mohamed Ali BATHILY
  18. Ministre de l’Agriculture : Docteur Nango DEMBÉLÉ
  19. Ministre de la l’Elevage et de la Pêche : Madame LY Taher DRAVÉ
  20. Ministre de l’Economie Numérique et de la Communication : Monsieur Arouna Modibo TOURÉ
  21. Ministre de l’Equipement et du Désenclavement : Mme TRAORÉ Seynabou DIOP
  22. Ministre du Développement Industriel : Monsieur Mohamed Aly AG IBRAHIM
  23. Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle : Monsieur Maouloud BEN KATTRA
  24. Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique : Professeur Samba Ousmane SOW
  25. Ministre du Travail et de la Fonction Publique, Chargé des Relations avec les Institutions : Madame DIARRA Raky TALLA
  26. Ministre du Commerce, Porte-parole du Gouvernement : Monsieur Abdel Karim KONATÉ
  27. Ministre de l’Energie et de l’Eau : Monsieur Malick ALHOUSSEINI
  28. Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable : Madame KEITA Aïda M’BO
  29. Ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population : Monsieur AdamaTiémoko DIARRA
  30. Ministre de la Culture : Madame N’DIAYE Ramatoulaye DIALLO
  31. Ministre de l’Artisanat et du Tourisme : Madame Nina WALET INTALOU
  32. Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille : Madame TRAORÉ Oumou TOURÉ
  33. Ministre des Sports : Monsieur HousseïniAmion GUINDO
  34. Ministre des Affaires religieuses et du Culte : Monsieur Thierno Amadou Oumar Hass DIALLO
  35. Ministre de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne : Monsieur Amadou KOITA

Article 2 : Le présent décret sera enregistré et publié au Journal officiel.

Bamako, le 11 avril 2017

Le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEÏTA

Le Premier Ministre :, Abdoulaye Idrissa MAIGA

5 commentaires pour Les 35 membres du nouveau gouvernement du Mali : 9 nouveaux entrants, 2 nouveaux rentrants, 7 partants et 8 femmes

  • AG AZAMANE

    Je note, avec une satisfaction mi-figue, mi-raisin, qu’il y a eu « une inflation » des gens du Nord au nouveau GRM du non moins Nordiste PM qui a:

    1) reconduit trois ministres « Gardiens du Temple Azawad »-Quota rebelles inamovibles: AG ERLAF, Mohamed Almoctar et Nina ;

    2) maintenu un jeune ministre, Mohamed Ali ag-Ibrahim, kel Antesser, natif de Goundam;

    3) nommé deux nouveaux ministres qui ne sont pas des inconnus dans la mesure où ce sont des Nordistes qui affichent leur citoyenneté malienne et leur sérieux dans les domaines publics dont ils s’occupaient depuis des décennies ; ces deux-là héritent de départements qui leur vont bien comme « chaussures aux pieds »:
    – Maouloud Ben Khadra, un syndicaliste, arabe natif de la ville des 333 Saints,
    – Alhassane ag-Mohamed Mossa, un financier, Daouçahak de Ménaka .

    Et maintenu et/ou nommé d’autres Ministres dont je ne suis pas sûr qu’ils soient du Nord, leurs prénoms et noms ne me disant rien !

    Sincèrement

  • tissekheren

    Le rafistolage continue, comme si ne sait que cela -on fait semblant de changer pour dire qu’on a changé…
    Alors que le Peuple se meurt et se déchire, on lui présente un autre folklore qui ne donne pas l’envie de danser – A quand le sérieux pour une réelle prise en charge des problèmes qui minent la société?

  • Gervais

    Merci de cette information. Bienheureux Aïta tu es malien et tu parles du Mali, car si tu étais en France il te serait interdit de parler de l’appartenance ethnique, sous prétexte d’antiracisme. Ah, le faux cul du « politiquement correct »!

    • AÏTA

      Je te dirais, cher ami Gervais du Lot, que nous les touaregs maliens qui sommes anti-azawadrêve, assemblés dans la « Plateforme des cadres et leaders kel Tamacheqh pour la Paix et l’Unicité du Mali », nous recherchons une visibilIté politique dans le concert de la république dont nous occupons 60% du territoire, même si nous ne comptons que 2% des 14 millions des 35 autres ethnies du pays.

      Sûrement que nous ne sommes ni racistes, ni ethnicistes. mais des « identitaires » engagés politiquement par la plume (c’est ma Kalach) qui ne veulent pas que nôtre « pays » soit géré par d’autres en nôtre absence.

      Autrement, je suis un vieux sage »targui-homme bleu-lithamé » saharien et pour t’en convaincre, plus que je ne l’avais déjà fait, je te copie mes commentaires intitulés « OCRS versus République des Lithamés » sur le forum Malilink que je partage avec la webmaster de tamoudre.org et mon ami André Bourgeot; lit et commente ce qui suit:

      « Art.2 de la LOI N° 57-27 DU 10 JANVIER 1957 CRÉANT UNE ORGANISATION COMMUNE DES RÉGIONS SAHARIENNES:

      L’O.C.R.S. englobe, à l’origine, les zones suivantes, reparties entre l’Algérie, le Soudan, le Niger et le Tchad La commune mixte et l’annexe de Colomb-Béchar, la partie de l’annexe de Garyville, située au Sud des Monts des Ksours, les communes indigènes et les annexes de la Saoura, du Gourara, du Touat, et de Tindouf, la partie saharienne des cercles de Goundam, de Tombouctou et de Gao; Les parties sahariennes des communes mixtes de Laghouat et de Djelfa, les communes indigènes et annexes de Ghardaia, El Goléa et Ouargla, les communes mixtes de Tougourt et d’El Oued, Les communes mixtes et annexes du Tidikelt, des Ajjers et du Hoggar ; La partie Nord des cercles de Tahoua et d’Agadès, comprenant la totalité de la subdivision de Bilma, la région de Borkou Ennedi Tibesti. …» ; c’est ce vaste territoire saharien – partagé par 5 pays saharo-sahéliens indépendants, que Kadhafi, qui avait usé et abusé, de 1975 à 1980, des enfants touaregs maliens et nigériens émigrés affamés de la première sécheresse de 1973, en mercenaires embrigadés dans sa guerre de la bande d’Aozou (Nord du Tchad), en Palestine et au Liban – voulait aider, militairement, les jeunes touaregs dont il n’a plus besoin, à ériger en TOUAREGISTAN ; sa déstabilisation des pouvoirs en place n’a pas dépassé les « ventres mous » (Mali et Niger), l’Algérie et le Tchad n’étant accessibles à sa propagande déstabilisatrice alors que ce sont bien les espaces sahariens de ces deux pays qui valaient la peine d’un effort de soutien plus militaire qu’idéologique pour créer un foyer dédié aux touaregs sahariens, la France coloniale ne s’étant pas trompé d’objectif de se maintenir dans les parties sahariennes « utiles ».

      Si, à la fin des années 1980-début des années 90, les Ichoumars ignares du MPA emmenés par le néanmoins ignare Iyad, disposaient de bons conseillers en géostratégie politique, ceux-là leur auraient conseillé de ne pas tenter de libérer leur Azawadrêve qui n’occupe que la portion congrue du territoire de la défunte OCRS qui ne correspondait, en Janvier 1957, qu’à « … la partie saharienne des cercles de Goundam, de Tombouctou et de Gao dans la colonie Soudan Français », même espace appelé Azawad des Ichoumars dans le Nord du Mali, en Mai 1990.

      Parce qu’un tel projet Azawad à minima est non englobant des défis de « la question touarègue » au Sahara qui, pour être bien prise en charge, devrait être bien regardée dans un vaste territoire anthropologiquement et socialement homogène et économiquement viable, à savoir le territoire défini par les colons français comme devant abriter, depuis 1957, l’OCRS, une sorte de « République des Lithamés» ; il n’est pas interdit de rêver autrement qu’en « azawadrêve cauchemardesque » !

  • Gervais

    Le documentaliste « adjoint » du site Tamoudré -Aïta- dispose d’une bonne mémoire et d’archives bien ordonnées. Cela peut nous dispenser de penser et dire n’importe quoi concernant les racines du passé.
    Certes l’OCRS fut un audacieux projet largement englobant, rêvé et mis sur pied pour constituer une vaste base aux intérêts post-coloniaux du capitalisme de la France. Mais il est venu trop tard, dans le contexte de la guerre d’indépendance de l’Algérie et de l’intervention des empires américain et soviéique.
    Ce qui n’a pas empêché les services « spéciaux » français d’intervenir, au nord Mali au début des années soixante, puis dans l’Aïr, après les appels à l’insurrection lancés par Khadafi aux « frères berbères et arabes soumis à l’oppression des états noirs ». C’est la DGSE qui a décidé de soutenir le groupe organisé par Mano Dayak en lui parachutant, entre autres, les moyens logistiques et de communication d’un aérodrome dans la montagne de l’Aïr. J’ai moi-même entendu un ancien dirigeant de la DGSE narrer cet épisode de l’insurrection touarègue. La sympathie des officiers français des opérations Serval et Barkhane pour les mutins de Kidal ne serait-elle que le prolongement de la Françafrique?
    Au delà du récent rêve de l’Azawad, j’ai pu lire ici, sous la plume de Aïta, l’ébauche d’un manifeste pour une fédération des peuples pastoraux du Sahel saharien. Un projet fondé sur les caractères et les besoins économiques et culturels, et non pas sur le narcotrafic et la kalach. Une telle actualisation (non post-coloniale) de l’OCRS serait-elle compatible avec les États actuels ?

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