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Association TAMOUDRE,“Touareg, vie et survie”.
Informations, réflexions et actions ciblées autour du DÉVELOPPEMENT et des problèmes de GÉOSTRATÉGIE, [...]

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TERRITOIRES ET ACTIONS

Impossible État touareg

André Bourgeot, Directeur de recherche émérite au CNRS

 Chaque front autonome et aux intérêts divergents recouvre, dans ses grandes lignes, un lignage (une fraction pour utiliser un vocabulaire administratif), c’est-à-dire sur sa parenté élargie et sur ses affidés. Il en découle une idéologie lignagère fortement ancrée dans les actions et les représentations du politique: chaque lignage a sa propre histoire à laquelle les personnes qui le composent s’identifient et qui se distingue des autres lignages: l’histoire du peuplement touareg peut également en témoigner. Il s’en suit que toute tentative de création d’une «ethnie touarègue» est vouée à l’échec car les rapports de parenté (consanguinité et alliances matrimoniales) fonctionnent comme des rapports politiques autonomes. Par ailleurs, la grave erreur commise par les tenants d’un «État touareg» trouve aussi dans l’amalgame qui est systématiquement fait entre  une communauté culturelle (qui existe incontestablement) et une communauté politique ethniquement homogène. L’une ne recouvre pas l’autre: l’Histoire (y compris celle des rébellions armées) est là pour le rappeler.

À ces dynamiques segmentaires (union/scission; fusion/fission) se surajoutent les représentations et  pratiques factionnalistes. Pour l’heure, ces dynamiques sont encore à l’œuvre dans la CMA dont le leadership  est assuré par le MNLA qui a tenté d’apparaître comme le mouvement centralisateur. Cette coordination a fonctionné dans un contexte d’affrontements guerriers car il y avait un ennemi commun fédérateur, à savoir, l’État et son armée. Mais (et ce mais est déterminant) lorsqu’il s’agit de négocier un retour à la paix chacun retourne sur ses positions personnelles, cherchant à «tirer ses billes» afin  d’entrevoir sa survie politique dans un contexte de compétition pour le leadership local. Dans cette configuration, l’exemple le plus probant est celui de la récente création d’une base militaire autonome composée exclusivement d’une famille élargie de la «fraction» des Chama n’Ammas, affiliés au MNLA.

Ces dynamiques inhérentes au système politique touareg circonscrit, pour l’analyse, aux rebelles débouchent sur trois types de stratégies:

1) Des ralliements individuels (sous forme d’allégeance) au Mali ;
2) Des adhésions aux Accords, en le paraphant du «bout des pieds»;
3) Un rejet réitéré par des leaders irrédentistes dont c’est le fonds de commerce, et évoluant à l’étranger (Mauritanie, France, Maroc) dans de bonnes conditions matérielles.

Quel serait leur avenir politique dans un contexte de paix paraphée? Pourquoi un irrédentisme sans issue même de secours? Les Accords résultent de négociations politiques visant à un compromis acceptable par toutes les parties. Ils sont porteurs d’un retour à la «paix civile» visant à réintroduire et à réinsérer les belligérants dans le jeu démocratique, à travers des élections locales et régionales par les assemblées régionales et les présidents élus au suffrage universel direct. Or, pour des raisons d’ordre démographique, ces leaders, probablement conscients de leur absence d’assises sociales et politiques civiles, ont sans doute compris qu’ils ne pouvaient pas accéder au pouvoir régional par la démocratie élective, d’où leur fuite en avant. Il en résulte ainsi une recrudescence d’affrontements guerriers (Gatia/Mnla, Fama/Mnla)  qui cherchent à établir des rapports de forces militaires qui pourraient conduire; cette fois-ci,  à une «paix militaire» favorable aux revendications des séditieux ou à une reddition des rebelles qui effacerait définitivement la  débâcle meurtrière du 21 mai 2014 à Kidal. Enfin, quid des groupes armés narco djihadistes pour qui selon le Cheikh Moujahid Abdoullah Youssou Azzam, diplômé de l’Université Al Azhar du Caire «Rien que le jihad et les armes. Pas de négociation, pas de conférences, pas de dialogue». Alors une paix inclusive avec qui? Avec quoi? Comment? C’est une autre histoire!

André BOURGEOT

Île de France 12 mai 2015,https://www.google.com/url?rct=j&sa=t&url=http://malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/129272-andre_bourgeot_il_ne.html&ct=ga&cd=CAEYACoTMjAzNzg3Mzk3NzQzNTYwMjcxODIZNmU0YTVjMjUxNmZkZTllYTpmcjpmcjpGUg&usg=AFQjCNELnZbtTY6m-jMU507lB5jsEa_iwg

 

10 commentaires pour Impossible État touareg

  • Oumar Ag Idouwal

    c’est vraiment une autre histoire que nous raconte Bourgeot en faisant les contours d’une organisation politique plus vieille que lui et le Mali et qu’il ignore cruellement…que l’organisation politique du monde Touareg qu’il n’a jamais vu que du coin de l’oeil handicapé par la haine gratuite….
    Quand on est chercheur dans un « angle » on ne defendra qu un cosinus!!!
    je crois que Bourgot comprendra ce que je veux dire…
    Certains chercheurs qui ne sont point faits pour travailler sans arrière pensée sont comme le diplomate qui défend au quotidien ce à quoi il ne croit pas, quel ennui!!!

  • Le Vieux de la Vieille Garde Saharienne

    Bonjour Oumar Ag Idouwal;

    Il me semble que toi et moi, nous soyons issus de deux communautés chet-Tamacheqh riveraines du lac Faguibine – la mienne kel Aghezaf et la tienne kel Indiarane – qui s’interdisent le vilipendage gratuit, la médisance étant un péché selon notre Islam et notre culture de tolérance.

    Aussi, comme nous sommes des cousins à blagues (Iboubache, en Tamacheq),je te fais lire un extrait d’une contribution que j’avais écrite au début 2012, dans un essai que mon ami, André Bourgeot a préfacé. Je te prie de prie de me donner ton feedback après lecture.

    Qu’est-ce qui fonde le MNLA et son projet politique : «Libération de ‘Azawad» ?

    Je tenterais, dans cette partie de démontrer, arguments à l’appui, le non-sens du concept « Libération de l’Azawad », en affirmant que :
    • du point de vue du peuplement humain de l’Afrique du Nord et de l’Ouest, les touaregs sont des allogènes (étrangers) du Sahara et du Sahel maliens;
    • du point de vue géographique et historique, les touaregs du Mali n’ont pas hérité d’Etats constitués, encore moins dénommés «Azawad» qui ne saurait être qu’une simple vue de l’esprit torturé de gens en mal d’héritage identitaire politique;
    • du point de vue socio-économique, dans l’espace saharo-sahélien malien, les touaregs ne sont, dans leur majorité, que des pasteurs nomades qui ont un mode de vie archaïque qui les poussent à entreprendre des activités en marge de la légalité, comme celles anciennes de razzias, de brigands et de coupeurs des routes transsahariennes (vols, agressions, rançons) et celles à hauts risques de dangers (trafic de drogues et enlèvement d’otages) en lien avec la mafia narcotrafic et salafistes ; les rébellions touarègues cycliques contre le pouvoir central du Mali étant le corollaire de ces activités marginales ;
    • la marginalisation de la communauté touarègue au sein de la grande et diverse communauté pluriethnique malienne est la conséquence qui fait « la male vie» des touaregs dont certains (comme moi) avaient cru – et croient encore – à une possible intégration au sein de la Nation Malienne!

    En un mot, comme en mille, je vais déstructurer le discours du MNLA, en vue qu’il soit nié et banni de la culture touarègue en particulier et malienne, en général, d’abord par les jeunes touaregs et, ensuite, par tous les maliens qui sauront que les « thuriféraires» (les lampistes, les guides) du MNLA ne sont que des « arnaqueurs» de l’histoire!

    Pour me compléter sur ce qu’est le terme AZAWAD, je copie le point de vue « scientifique » d’un expert en la question, il s’agit de l’anthropologue français André BOURGEOT (chercheur-historien au CNRS), spécialiste des sociétés touarègues du Sahara qui, dans un ouvrage collectif auquel il a contribué et intitulé « le Mali entre doutes et espoirs, réflexions sur la Nation à l’épreuve de la crise du Nord » édité par les Editions TOMBOUCTOU en 2013, dans le chapitre « Rébellions et djihadisme dans le septentrion malien » qu’il a rédigé, dans le sous-titre « Quid de l’Azawad ? » (Pages 35 à 37) donne la clarification politico-sémantique à propos de la notion d’Azawad, je copie le texte.

    « Quid de l’Azawad ?

    Il importe d’emblée de procéder à une clarification politico-sémantique à propos de la notion d’Azawad. Sa racine linguistique est azawa qui désigne un récipient plat, en bois, dans lequel on mange. Par extension, il a donné une connotation de géographie physique caractérisant tout relief plat : la plaine ; sur le plan ethno-géographique, l’appellation concerne l’espace situé autour de Tombouctou et sillonné par les pasteurs maures Bérabiches et Tormozes. Sa superficie est d’environ 380km2. A l’Est de cet espace se situe l’Ezawagh essentiellement parcouru par les kel Tamasheq Iwullimiden de l’Ouest. Plus à l’Est apparait l’immensité du Tamasna où nomadisent des kel Tamasheq maliens, algériens et nigériens. Telles sont les catégories spatiales endogènes. Ces appellations ne constituent pas des territoires. Mais, sous l’effet de nouveaux enjeux politiques, des processus de transformation d’espace en territoires sont actuellement en œuvre et tendent à se métamorphoser en des forme d’ethno-territorialisation au sein desquelles émergent de nouveau pouvoirs locaux visant à contrôler ces nouvelles formes de territorialités notamment à propos de l’acheminement des drogues illicites. Du point de vue mauritanien, ce terme désigne tout l’espace qui se situe à l’Est de sa frontière avec le Mali, sans établir de distinction, sans y accorder de dimension « ethnique ». Ce type de classification « englobante » et exogène est banale et très fréquente.

    Sur le plan administratif, l’appellation recouvre les régions de Tombouctou, Gao et Kidal.

    Sur le plan historique, Azawad n’a aucun fondement. En effet, il n’a jamais existé de chefferie, de royaume ou d’empire portant ce nom.

    En conséquence, cette appellation est une construction politique qui obéit aux objectifs des rébellions touarègues (celle des années 90, 2006 et plus particulièrement celle de 2012) qui sont à la conquête d’un territoire. Cette construction apparait au début des années 90 : les maliens découvrent l’existence de l’Azawad par la voie d’une radio française spécialisée dans l’international, diffusant l’existence de plusieurs fronts visant à la libérer. Il s’agit là d’un factoïde politique, c’est-à-dire de la création et de la divulgation sensationnaliste d’un fait fictif dans l’intention délibérée de créer un impact dans l’opinion publique et de l’influencer. Il s’agit d’un phénomène manipulé et manipulateur qui ne deviendra réalité qu’une fois divulgué par la presse.

    Cette manipulation historico-politique tend à masquer la réalité historique et, en même temps, dévoile la fragilité des revendications politiques, les affaiblissent et conduisent à qualifier cette manipulation d’imposture scientifique et de réécriture de l’histoire.

    Les propagandistes du MNLA la présentent comme le territoire de leurs ancêtres : il s’agit là d’une grave imposture historique. Les fondements politico-historiques de cette tromperie visent à légitimer ce mouvement et le bien-fondé de leur accusation de colonialisme et de colonisation perpétrée par le Mali dont ils veulent se soustraire afin de reconquérir le territoire de leurs ancêtres confisqué par les « Maliens » selon leur terminologie. Or, il s’agit clairement d’une conquête territoriale et non d’une « reconquête » d’un territoire qui aurait été confisqué et accaparé par le « Mali ».
    On observera que les logiques de conquêtes, et d’expansion chez les kel Tamasheq ne visent pas à des conquêtes territoriales mais à soumettre des populations vaincues, car en contrôlant des populations on contrôle des territoires : l’être humain étant l’appendice du territoire. En effet, l’objectif premier des stratégies de domination étant d’assujettir des populations ce qui est en adéquation avec les dynamiques politiques décrites précédemment et avec les rapports sociaux qui régissent ces sociétés.

    Actuellement, cette stratégie est inversée par le MNLA car il s’agit pour ce mouvement minoritaire de conquérir un territoire (l’Azawad) et d’imposer par les armes sa suprématie sur des populations qui, majoritairement, condamnent la déclaration unilatérale d’indépendance. Le recours à la propagande de reconquête du territoire présenté comme celui de leurs ancêtres permet de légitimer ses objectifs d’indépendance : l’histoire est trop souvent un enjeu politique d’où la nécessité de prendre au sérieux l’interjection du Sphinx à Œdipe : « Comprends ou tu seras dévoré » …

    Une vigilance terminologique s’impose et ce terme AZAWAD doit être récusé par l’Eta malien : Azawad ne peut être un référant d’autant qu’il est anticonstitutionnel.

    Il appartient au chercheur-citoyen de rétablir les faits resitués dans leur contexte d’apparition. Les relations entre le politique et la science (quelles qu’en soient les disciplines) sont souvent houleuses et les tentatives de détournements de celle-ci à des fins de politique partisanes, sont légions. Histoire, sémantique et démographie constituent des enjeux politiques majeurs auxquels le septentrion malien n’échappe pas. » fin de la copie.

    La rébellion touarègue des années 1990 fut théorisée, déjà au milieu des années 1980, par Kadhafi qui instrumentalisa de jeunes touaregs de Kidal émigrés « économiques» et militarisés en «Légion Saharienne» pour déstabiliser les pouvoirs politiques en place dans la bande saharo-sahélienne; le Guide de la Jamahiriya Libyenne a fait le testament de créer un « foyer touareg» au Mali et au Niger en donnant les moyens idéologiques et militaires aux « ichoumars » (les jeunes touaregs) contre le Mali et le Niger.

  • Oumar Ag Idouwal

    Il ne m’a jamais semblé que nous n’étions pas d’une même communauté.
    Pour moi, kal aghazaf reste une communauté qui peut insulter qui elle veut car, traditionnellement, personne n’a le droit de lever le petit doigt pour se fâcher.
    Les différences entre kal insar , kal aghazaf et autres communautés sont apparues tardivement : à la naissance des mouvements de l’Azawad et des partis politiques maliens.
    La scission a trouvé sa source quand l’Azawad a été revendiqué et qu’un lot d’opportunistes ont finis par diviser les communautés ! Paradoxal que tu ne veuilles plus entendre parler d’Azawad.
    Je ne connais cependant pas de communauté qui ne soit pas métissée que ça soit kal insar, kal aghzaf, idnane, arabe avec les autres du Sahara centrale si tu préfères cette appellation au terme « Azawad ».
    Les valeurs musulmanes que tu décris en haut de ton procès, en plus de la tolérance, sont contradictoires avec la terriblement effroyable description socio-économique de tes ancêtres les touaregs, que tu livres, plus bas dans ton plaidoyer. (si tu tiens à l’histoire et puisque tu te sens malien, tu aurais pu, plus justement, revenir à l’époque des traites négrières et rappeler qui vendait des esclaves aux blancs contre des babioles de pacotilles. Tu aurais pu rappeller l’histoire des royaumes bambara, dogon ou peuls en n’omettant pas variations d’aires…ou pour l’histoire récente, tu aurais pu évoquer les détournements d’aide au développement : plus de la moitié des fonds destinés aux programmes agricoles, hydrauliques, d’éducation n’ont jamais quitté les poches de tes amis de Bamako)
    Pour ce qui me concerne, je ne suis pas au MNLA. Je n’ai jamais été membre d’aucun mouvement mais je pense que la tutelle Bamako sur le Sahara central est plus récente et plus illégitime que le terme Azawad. Et pour moi, l azawa géographique n’est pas l’Azawad politique.
    Que l’azawad soit revendiqué par le MNLA ou par le MAA, la revendication est légitime : à quelque chose malheur est bon!
    Si les maliens et Bourgeot ont un problème avec cette appellation, je leur propose l’appellation Mali du Nord comme Corée du Nord, Soudan du Sud, il y a plusieurs Guinées dans le monde car je vois que vous menez une guerre grammaticale contre ce mot : Nous, nous demandons simplement l’indépendance.
    Quand tu dis que les touaregs sont des étrangers, sur quelles données historique te bases-tu ? Le Sahara central était habité par les berbères dans l’ante Islam! Une véritable affirmation gratuite ! Lors de son pèlerinage, Kankou Moussa, après avoir distribué ses fortunes, il dut s’endetter. Un historien arabe fut chargé de le raccompagner pour recouvrer ses dettes contractées auprès de l’émir des croyants du hejaz (actuel arabie saoudite). Cet historien écrit : « J’ai vu plusieurs royaumes noirs riches et plusieurs communautés blanches fières qui ne sont sous aucune tutelle ». Cet écrit a été repris que par un seul historien Iraquien.
    Nous apprenons par toi, aujourd’hui, que nous sommes un peuple allogène, du Sahara et du sahel, tu nous apprends bien de choses et toi et Bourgeot!!! Oui : « nul n’est sorti des ténèbres de ses origines » dit Hampaté Ba dans  » Amkoulel ». …Les français en envahissant le Sahara central écrivent « sur le Niger et au pays des touareg » donc nous avions un pays ! Je te laisse ce que tu sais et ce que je sais! Les français ont essuyé des pertes considérables dans le pays des touareg. lit Hourst . Soyons objectifs!
    Les missions Flatters, Hourst, Bonnier, Joffre ne nous ont pas mis sous la tutelle du Mali, Bamako n’existais pas dans le Sahara (sous AUCUNE forme). Fais des recherches et demande à Bourgeot d’en faire aussi.
    Nous avions une organisation politique sous laquelle nos arrières grands parents, toi et moi ont vu le jour. Nos ancêtres n’ont jamais été des razzias et n’avaient pas une culture du banditisme et vivaient dans le désert sans la tutelle de Bamako. Tu peux me dire une chose que je peux comprendre et là je dirai que c’est vrai: mes ancêtres et les tiens n’ont jamais dirigé politiquement. Cependant, il y avait une organisation politique, militaire, judiciaire, sociale, culturelle et économique.
    Les gens qui avaient une identité politique, la revendiqueront et ils l’ont toujours revendiqué. Ils sont morts pour cette identité et ils sont dénigrés aujourd’hui, pour elle, par ceux qui n’en avaient pas. Autrement dit les kal indjarrane et kal , kal etc…, qui ‘avaient jamais tenu le Tobol des chefferies tribales, peuvent nier toute identité politique par le passé des touaregs mais même Bamako sait que c’est faux!
    Qui est en mal d’héritage identitaire politique ?
    Les gens qui agissent en marge de la légalité ceux sont ceux qui veulent colmater un Etat nation avec des ramassis! Ceux qui agissent en marge de la légalité sont ceux qui font l’apologie d’un état raciste qui a massacré des innocents pour la couleur de la peau! Ceux qui agissent en mage de la légalité sont ceux sont ceux qui font la razzia intellectuelle ! Les coupeurs des chemins des destinées des peuples en l’occurrence ton ami Bourgeot et toi! Disons la vérité : le narco trafic a été entretenu d’abord par l’état malien (ATT)! Le salafisme et le commerce de rançons (sur les otages) c’est développé sous l’empire d’ATT et grâce à lui, je ne dis pas qu’il n’etait pas avec des touaregs et des arabes!!
    Tu seras donc d’accord avec moi que tous ces fléaux ont été installés dans ce pays, que tu donnes au mali, par celui qui a fait plus de massacres dans notre peuple. Tes amis maliens nous appelaient les oreilles rouges!! N’étais ce pas pour nous effacer et noyer nos revendications ?
    Un Etat avec des pratiques de ce genre a déjà perd sa légitimité!
    Qui agit en marge de la légalité?
    Tu es plus optimiste que Candide si tu crois à l’intégration dans une société érigée sur la haine raciale et la malhonnêteté intellectuelle.
    Un état dont les dirigeants ont longtemps réunis le peuple autour de leur médiocrité!! Un Etat qui divise ses propres citoyens! Un Etat crée de tout pièces par la colonisation et qui apres 54 ans n’arrivent pas à s’assumer !!! Dis-moi où est la légitimité de ce Etat, comment l’intégrer?
    Le discours du MnLa est déjà dénaturé par bilal à waga et alger, c’est là qu’il a tout abandonné!! Mais la vérité qu’il voulait corriger au depart restera inaliénable!!!
    Les arnaqueurs de l’histoires c’est Bourgeot et ceux qui disent que nous n’avons pas d’héritage identitaire politique! Fihroune étaient sous quelle tutelle à l’arrivée des français ? Chaboune ? Ingonna ? Mossa Ag Amastane? Kaocen ag Jedda? Etaient-ils sous tutelle de Bamako, eux et leur peuple? Qui faisait leur politique à leur place? C’est Bourgeot? Ne sont-ils pas morts pour avoir refusé le protectorat Français? N’avaient-ils pas combattu? Penses-tu que ce sont ceux sans dessein politique qui se sont battus et sont morts à cause d’un territoire? Voilà notre héritage identitaire politique! Ou bien tu penses qu’ils défendaient Bamako? Lorsque les Français ont envahi Bamako et environs ont-ils repoussé les Français ?
    Pour moi Bourgeot n’est ni expert ni une référence crédible! Je ne te dis pas ce que je sais de Bourgeot car Bourgeot malgré son « Angle », se dit amis des Touareg et c’est le seul genre d’amis que les Touareg ont eu dans leur histoire, l’ont il mérité?
    Les légendes sur lesquels tu t’appuies sont fausses, les noms comme Niger, Ghana, Cote d’ivoire, Sénégal, Haute Volta n’existaient pas avant la colonisation. Azawa au moins était une bande de terre qui portaient cette appellation avant la colonisation meme si l’azawad politique et l’azawad géographique font deux! L’azawad politique s’arrete là où les français ont trouvé l’autorité des chefs coutumiers du Sahara central. De la boucle du Niger à Taghaza du sud au nord et de Dioura au désert du Ténéré, du désert du Ténéré aux confins de la tripolitaine.
    Tu ne diras pas que Bamako avait la tutelle sur tout ce pays avant la France. Les gens qui étaient là avaient leurs propres organisations sociale, politique et militaire, ils avaient une culture, ils avaient des mœurs et des coutumes.
    Ils existaient. Ils étaient sur terre, ils n’étaient pas des extraterrestres! Il va sans dire qu’ils avaient un pays sinon un empire et il est grand temps qu’ils aient un pays!!
    S’ils ont décidé pour la première fois d etre des conquérants d’une terre inconnue (parce qu ils sont extraterrestres !) je le cautionne!
    Il est étrange quand tu dises que la France fait l’apologie d’un azawad après 1960 et 2013. La vérité c’est que la France c’est la même: celle de ses intérêts et c’est pourquoi Bourgeot fait l’expert tombé du ciel et lance des « analyses » dignes de la presse à scandale.
    Voilà un élément de lecture, il n’est ni écrit ni par moi ni par Bourgeot:
    « Le SAHARA, TERRE FRANÇAISE
    Les hommes de ma génération savent encore le nom, un instant sur toutes les bouches pendant leur enfance, de Jacques Lebaudy, un homme d’affaires français qui, embarrassé par sa fortune et emporté par l’esprit d’aventure, avait conçu le projet romanesque, dont les journaux s’amusèrent alors, de fonder pour son propre compte un empire au Sahara.
    Quinze ans plus tard Pierre Benoit, tirant parti de légendes du Hoggar et de la découverte archéologique du tombeau de la reine touarégue Tin Hinane, imaginait son roman de l’Atlantide. De l’histoire à demi vécue de deux officiers sahariens, il faisait sortir des solitudes du Hoggar le mirage d’une mystérieuse principauté berbère défendue par la solitude contre les curiosités de l’Occident.
    En 1952 les choses ont bien changé. Un projet de loi vient d’être déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale pour proclamer l’intégration du Sahara au territoire national et décider de la création de « départements français » au cœur du grand désert. En effet, depuis quelques mois, des publicistes, des économistes et des financiers ont lancé l’idée, à la suite d’entretiens, de discussions et de publications dont la presse a fait connaître la teneur (1), de favoriser par une telle décision gouvernementale l’exploitation industrielle du Sahara. Il s’agirait essentiellement de placer une partie au moins de ses territoires sous l’autorité unique et directe de la métropole, de manière à pouvoir donner une vive impulsion aux entreprises minières, dans des conditions qui réserveraient à la France l’initiative qui lui revient, puisque c’est elle-même qui a contribué, au prix d’un demi-siècle d’efforts, à ouvrir l’accès de ces régions impénétrables. Les initiateurs de ce projet avancent, avec quelque pertinence, que, si notre pays se désintéressait de cet avenir, d’autres Puissances ne tarderaient pas à prendre cette ouvre à leur compte. Le désert a, on le voit, cessé d’être la terre du rêve pour devenir un des espaces du monde où peuvent se heurter les convoitises des grands Etats en même temps que l’ambition des stratèges et l’imagination des créateurs de Puissances industrielles.
    Ce changement d’attitude n’a pas été cependant aussi brusque qu’il peut paraître. Depuis qu’a été achevée, en 1934, la pacification du grand désert d’Afrique, deux grands projets, partiellement réalisés d’ailleurs, ont attiré l’attention des économistes sur cette partie déshéritée du continent. Dans la boucle du Niger, à la limite sud du désert, dans ce delta intérieur où se perdaient inutilement les eaux du fleuve, la construction de grands barrages a permis avant la guerre d’entreprendre de vastes travaux d’irrigation. Les initiateurs de cette œuvre espéraient réussir ainsi à transformer le delta intérieur du Niger en une zone aussi riche, par ses plantations de coton, que la Djezireh du Haut Nil dans le Soudan anglo-égyptien. D’autre part, depuis 1932, le projet d’un chemin de fer transsaharien de Gao à Nemours était étudié pour relier cette nouvelle zone de peuplement de la boucle du Niger à la Méditerranée, en suivant la vieille voie historique d’un itinéraire transdésertique de caravane. Certains pensaient ainsi intéresser l’Algérie à la mise en valeur des richesses du Soudan et du Tchad.
    Ces vestes desseins, il est vrai, n’ont jamais séduit en France et en Afrique qu’une partie de l’opinion. Certes, des événements internationaux sont intervenus pour limiter considérablement la réalisation des plans primitifs. Mais en même temps l’Office du Niger et la Transsaharien ont suscité l’un et l’autre de furieuses contre-attaques. Certains redoutaient que les irrigations du Niger ne consacrassent la mise en esclavage économique des populations noires transplantées, alors que l’Office du Niger se proposait au contraire de les libérer définitivement de la misère en les rattachant à l’économie moderne. D’autres dénonçaient le gaspillage d’argent que serait l’établissement d’une voie ferrée à travers le désert et qui resterait, disaient-ils, sans trafic et sans utilité réelle. Les promoteurs du Transsaharien répondaient, chiffres en mains, que les dépenses seraient réduites et donnaient l’exemple des nombreux chemins de fer transdésertiques du monde. Malgré les controverses, cependant, l’élan était donné. Le barrage de Sansanding construit, les irrigations se développèrent sur un plan plus modeste qu’on ne l’avait imaginé, mais dans des conditions qui, à tout prendre, se trouvèrent heureuses. D’autre part, le chemin de fer Méditerranée-Niger partant de Nemours poussant son avance au-delà de Colomb-Béchar se révélait, avant même d’avoir atteint le cœur du désert, un moyen incomparable de pénétration dans une vaste zone minière dont l’intérêt ne cesse depuis plusieurs années de s’accroître. Sur son axe et dans son prolongement, se poursuivent en effet de nos jours d’une manière continue des prospections, et des découvertes les plus engageantes se succèdent qui retiennent aujourd’hui l’attention des économistes.
    Malheureusement ces deux projets avaient un instant intéressé le gouvernement de Vichy. Ils se trouvèrent par là même, aux yeux d’une opinion simpliste, entachés de cette réprobation qui, au lendemain de la Libération, frappa indistinctement toutes les entreprises sur lesquelles s’étaient reportés quelques espoirs pendant la difficile période de notre détresse nationale. Mais il s’agissait sur ce point d’un discrédit trop sentimental pour que la paralysie fût complète. Depuis trois ans, les recherches géologiques amènent à considérer avec attention la vaste zone qui s’étend depuis Fort-Gouraud en Mauritanie à 600 kilomètres à l’ouest de Villa Cisneros, en passant par les confins du Dra, Beni Abbès, jusqu’au Hoggar et à l’Aïr ; entre le Rio De Oro et la Libye. L’idée d’une « mise en valeur » du Sahara a ainsi repris corps, débarrassée de la plupart des préjugés qui en avaient précédemment limité la portée.
    Nous trouvons intact en effet sur ces immenses territoires le vieux socle primaire africain dont les grands plissements tertiaires de l’Atlas maghrébin n’ont pas altéré la disposition. Les minces apports de sable ou sable ou les maigres fossiles des rivières intérieures du Sahara laissent presque partout à nu dans les régions centrales le squelette géologique du continent et les prospecteurs découvrent chaque jour dans ses fissures des indices de charbon, de cobalt de manganèse, de cuivre et d’étain.
    Le France a depuis un siècle, assumé le rude tâche de pacifier ce continent désolé, sociétés puissantes de nationalités et d’attaches diverses, aux vues limitées, aux calculs égoïstes ? Déjà des demandes de recherches pétrolières, qui se paralyseront d’ailleurs les unes les autres, sont adressées à la France par des compagnies étrangères. La presse britannique elle-même, au lendemain de la découverte du riche gisement de fer de Fort-Gouraud, n’a-t-elle pas lancé, comme un ballon d’essai, l’idée d’une internationalisation du Sahara ? Il était naturel qu’en France l’opinion éclairée s’inquiétât de l’avenir du Sahara français et qu’une discussion fût instituée entre tous ceux que préoccupe l’intérêt national pour tenter d’intéresser le gouvernement et l’opinion de notre pays à des problèmes qui ne sont plus aujourd’hui colorés d’aucun romantisme. L’heure est venue, pour notre pays, de prendre position.
    ***
    Le Sahara africain n’est que le dernier maillon de cette chaîne de déserts et de steppes de la zone subtropicale qui, depuis la Chine, l’Inde et l’Iran, se prolonge par la péninsule Arabique, les déserts d’Egypte et de Libye. A la vérité, la géographie comme l’histoire unissent pratiquement, malgré les deux coupures de la mer Rouge et du golfe Persique, en un seul bloc géographique tous les espaces vides qui s’étendent entre le golfe Persique et l’Atlantique, entre les parallèles 16° et 32° Nord.
    La similitude du climat dans une région où les chutes de pluies sont inférieures à 100 millimètres par an, la prépondérance de la vie pastorale, la succession régulière des invasions de nomades berbères et arabes font de ces régions une sorte de continent à part, qui a été par excellence la zone en bordure de laquelle s’est faite sur ses limites septentrionales et méridionales _ l’expansion de l’Islam.
    Mais en même temps, dans cet immense territoire, le Sahara occidental, celui de ces déserts qui nous intéresse particulièrement et qui a pour limites mêmes celles des territoires placés sous l’autorité de la France dans le Sud algérien, l’Afrique Occidentale Française et le Tchad, a eu des destinées historiques particulières qui lui confèrent une originalité propre, sur lesquelles il nous faut réfléchir.
    On sait qu’à l’aube de l’histoire cette vaste zone, aujourd’hui dépeuplée, apparaissait, par les races qui l’occupaient, comme un prolongement naturel de l’Afrique Noire. Dans les oasis du Sahara algérien et la Libye se trouvaient des populations foncées que les Grecs désignaient sous le nom de nubiens, et qui étaient peut-être de même origine que les Haoussa et Toubbous ou appartenaient aux races éthiopiennes, très différentes de celles qui occupent aujourd’hui le Soudan. Il se peut que des débris de ces populations noires, refoulées ou détruites par les invasions postérieures, aient subsisté jusqu’à nos jours dans les oasis du Touat et du Dra. Ce sont elles qui formeraient le fond primitif de ces cultivateurs noirs désignés généralement sous le nom de Haratine. Il est vrai qui la pratique de l’esclavage introduisit par la suite dans ces régions d’oasis pendant de longs siècles des éléments importés du Soudan ou même des régions bantoues, de telle sorte que nous ne sommes plus en état de retrouver avec exactitude dans les cultivateurs noirs des palmeraies sahariennes les descendants de ces habitants primitifs du Sahara.
    Plus tard, les invasions de nomades berbères, dont nous ne pouvons préciser la date, mise qui sont bien antérieures aux conquêtes romaines, aboutirent à l’unification presque complète, par les premiers conquérants blancs, du désert et des zones méditerranéennes.
    A partir du dixième siècle de notre ère, apparaissent à leur tour, suivant la périphérie du Sahara ; les envahisseurs arabes en Egypte, au Soudan anglo-égyptien, puis en Libye. Leurs groupes se fixent dès ce moment dans le territoire du Tchad. Puis avec les invasions puissantes des Soleim et des Beni Hilal à partir du onzième siècle, et avec celles de Maqil au treizième siècle, les vagues d’invasion déferlent sur la Tunisie, l’Algérie, le Maroc pour s’infiltrer peu à peu sur la côte atlantique en partant de l’Oued Dra vers le Sénégal. La conquête de la Mauritanie par les Arabes sur les Berbères s’achève au dix-huitième siècle. Les Berbères nomades sont confinés ou refoulés. Leurs descendants n’occupent plus guère que le centre du désert autour de l’Aïr, du Hoggar, débordant cependant en oblique vers le nord-ouest jusqu’aux confins de l’Atlas marocain. C’est à ce moment que le peuplement ethnique du Sahara nous apparaît comme stabilisé.
    Mais c’est alors que l’intervention de l’Occident va transformer les conditions de la via au désert. En dépit du caractère dévastateur et souvent violent des conquêtes berbères, le Sahara avait connu depuis le haut moyen âge une vie commerciale intense que nous n’imaginons plus aujourd’hui qu’avec peine. Il était en effet traversé du nord au sud par des grandes routes parallèles qui unissaient les royaumes noirs plus ou moins islamisés du Soudan aux rives de la Méditerranée. Parmi ces grandes routes, citons surtout celle du Tchad à Tripoli, celle du Niger à l’Oued Dra et celle du Sénégal au pays du Sous. Ces itinéraires étaient les routes des esclaves, de l’or, des cotonnades africaines ou des plumes d’autruche, parcourues du sud au nord. Au retour, elles acheminaient les objets fabriqués venus du Maghreb ou d’Europe, la poudre, les armes et la verroterie.
    Dès la fin du dix-huitième siècle le développement du commerce maritime moderne sur les côtes du golfe de Guinée allait altérer le sens des échanges. Les productions de l’Occident parviennent dès lors au Soudan par le Sud et les traitants établis sur les comptoirs de l’Atlantique exportent directement par leurs navires le « bois d’ébène », la poudre d’or et l’ivoire. Les routes transsahariennes dépérissent. Bientôt les conquêtes occidentales en Afrique Noire vont achever cette décadence, cependant qu’au Maghreb même l’administration moderne des Etats rendra possibles les relations directes avec l’Europe.
    Les dernières années du dix-neuvième siècle précipitent la décadence et bientôt la pacification totale des zones désertiques provoque un changement plus important encore : l’effondrement politique de la société nomade.
    Si l’on veut bien comprendre les conditions dans lesquelles se pose aujourd’hui à la France et au monde entier le problème de l’exploitation moderne du Sahara, Il faut en effet tenir compte de l’immense transformation apportée à ces territoires par la pacification définitive. Et pour saisir toute l’importance de ce changement, il faut évoquer tout d’abord ce qu’était la situation politique des tribus guerrières de l’intérieur de l’Afrique Blanche au temps où celles-ci vivaient dans l’anarchie.
    En Afrique, comme dans la péninsule arabique, la domination du désert appartenait naguère à quelques grandes tribus guerrières, extrêmement mobiles, utilisant pour leurs expéditions lointaines des chameaux agiles qui leur permettaient d’échapper à toutes les poursuites. Les quelques bases permanentes dont disposaient ces nomades chameliers au centre du Sahara étaient ainsi inaccessibles aux forces des gouvernements périphériques qui eussent tenté de les y atteindre. L’Empire du Maroc, l’Empire turc, les royaumes du Soudan n’osaient pas s’aventurer à les combattre dans les solitudes redoutables du grand désert. Aussi ces pasteurs guerriers capables de subsister, lorsqu’ils le voulaient, dans la partie centrale, faisaient-ils sentir le poids de leurs armes sur les tribus périphériques moins belliqueuses qui vivaient plus près des marches du désert, où l’on pratiquait plus aisément un élevage régulier. Souvent même leurs raids les menaient jusqu’aux zones sédentarisées occupées dans le Sud par les Noirs, ou dans je Nord par les tribus arabes stabilisées au pied de l’Atlas. En même temps, les maîtres du Sahara central tenaient sous leur étroite domination les habitants des oasis, ces noirs paisibles ravalés depuis des dizaines de siècles à la situation de sédentaires asservis. De temps à autre l’une ou l’autre de ces grandes tribus, lorsqu’elle était vaincue par une rivale, éclatait elle-même et se dispersait à son tour sur les rives du Sahara. On trouve encore, en étudiant l’origine ethnique des petits groupes qui sont fixée à la limite de la sédentarisation, des descendants de ces anciens dominateurs berbères ou arabes, dont le nom, faisait, dans les siècles passés, trembler les commerçants ou les agriculteurs des confins. Ces grandes tribus, dont celle des Reguibat, célèbre par ses combats contre la France et l’Espagne il y a vingt ans, nous donne le dernier exemple, avaient cette double particularité, étrange à nos yeux, d’être à la fois militairement puissantes et matériellement très pauvres. La vie au désert était pour ces guerriers une sorte d’épopée permanente, entièrement occupée par des raids à grande distance, remplie par l’exécution de vengeances entre clans rivaux, une sorte de misère héroïque dans laquelle le dénuement allait de pair avec la noblesse et la générosité fastueuse avec la pauvreté.
    Lorsque la pacification des confins eut été rendue possible par la création de troupes méharistes bien organisées, pourvues d’armes modernes, appuyées par les liaisons automobiles et soutenues par les progrès matériels d’une action continue exercée pendant des dizaines d’années, le jour vint où cette société nomade guerrière du centre du désert fut à son tour contrainte à signer la paix. En rendant leurs armes, ces grands bédouins chameliers perdirent en quelque sorte leur raison de vivre. L’on vit alors se précipiter avec une rapidité jusqu’alors inconnue le grand mouvement historique, jadis assez lent, qui a toujours porté les populations nomades du centre vers la périphérie. C’est ainsi que de 1900 à 1950 le centre du désert s’est vidé peu à peu au détriment des rives du Sahara. Seuls subsistent aujourd’hui, de ces puissantes confédérations guerrières de l’intérieur, quelques groupes nomades évoluant autour de quelques points d’appui naturels et limitant leurs déplacements aux nécessités économiques du pâturage. Dans la région centrale, dont la superficie est huit fois et demie égale à celle de la France, entre le Rio-de-Oro et l’Aïr, entre l’Adrar des Iforas et la région de Beni-Abbès, on ne compte guère plus de 220.000 habitant(2), parmi lesquels d’ailleurs une faible part de sédentaires d’oasis. Nous sommes donc là devant une terre vide et les problèmes humains, si intéressants à résoudre qu’ils soient encore, n’ont plus ici aucune importance politique. Cette terre, déjà très pauvre, qu’habitaient seulement d’héroïques bandits, est aujourd’hui presque abandonnée par l’homme. Le désert ne vivait que grâce à la guerre.
    La paix en a chassé la plupart de ses fils.
    Observons qu’il s’agit ici d’une évolution naturelle dans laquelle n’a joué, bien au contraire, aucun calcul d’éviction. Beaucoup d’officiers s’étaient pris d’amitié pour ces nomades belliqueux, si attachants, et ils eussent souhaité les voir, sur place, se transformer en paisibles pasteurs. Mais avec l’édifice politique de leur puissance a disparu le système social qui les faisait vivre. Par suite de l’établissement de la paix, les liens qui unissaient les protecteurs aux protégés, les grands nomades aux petits nomades et aux sédentaires, se sont trouvés brisés. L’attrait du rezzou, de l’expédition de pillage, ayant disparu, l’idéal plus matériel de la vie sédentaire s’est peu à peu imposé. Les nomades se sont rapprochés des centres permanents. Leurs troupeaux, dont les parcours se sont amenuisés, ont diminué peu à peu. Ceux qui vivaient sur les limites des pays agricoles en ont délibérément passé la frontière et se sont enfoncés progressivement vers les savanes herbeuses. Sur la rive sud du Sahara surtout on a observé une descente presque générale des tribus qui, peu à peu d’ailleurs, au contact des populations noires, se métissent et s’alourdissent.
    Mais la paix avait encore d’autres conséquences désastreuses jusque dans les zones de bordure désormais surpeuplées. Sur les confins sahariens du Maroc, les grands nomades, qui ont conquis les oasis du Bani il y a cinquante ans, se trouvent aujourd’hui dépourvus d’autorité sur leurs sujets noirs ou sur les Berbères sédentaires qu’ils opprimaient jadis. Leurs anciens vassaux vont aujourd’hui travailler dans les mines et dans les ports, cependant qu’eux-mêmes, incapables de cultiver les palmiers, tombent peu à peu dans la misère. Bientôt les pasteurs abandonneront à leur tour ces marches frontières et s’en iront, en tentes isolées, se perdre parmi les sédentaires du Maroc du Nord.
    ***
    Ce vide progressif du Sahara fait aujourd’hui du cœur du continent africain une terre presque sans hommes, dont la situation devient analogue à tant de déserts chauds ou froids qui parsèment la planète. Le Sahara central, avec ses richesses minières potentielles, ressemble ainsi plus ou moins à l’Alaska ou au Groenland. Les populations indigènes si dispersées qui y vivent encore en nomades ou en sédentaires d’oasis ne peuvent naturellement pas revendiquer la propriété éventuelle des mines ou des champs de pétrole hypothétiques, pas plus que les Esquimaux du Grand Nord ne pourraient réclamer de droits sur la mise en valeur de gisements d’uranium. Les problèmes changent de face. L’économie l’emporte sur la politique. Nous entrons ici dans le régime de la technique industrielle et dans le domaine presque sans partage de la puissante économie moderne.
    Dans ces conditions, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et d’exploiter les ressources locales ne peut être invoqué puisqu’il n’existe pratiquement pas sur place de peuples qui occupent le pays. Il subsiste seulement çà et là de pauvres communautés humaines résiduelles, qui méritent d’ailleurs de bénéficier d’une assistance économique et morale. L’Occident, qui a ruiné leur puissance en leur imposant la paix, doit être aussi assez généreux pour permettre à ceux qui sont restés de survivre dans un monde nouveau qui leur est étranger.
    A cet égard, la France est mieux placée qu’aucun autre pays pour aborder cette tâche humaine, qui n’est pas sans grandeur. Elle peut exciper d’une longue tradition d’humanité à l’égard des peuples de l’Afrique Blanche. Elle dispose de cadres admirables, de spécialistes des tribus. Qui donc mieux qu’elle pourrait apporter aux nomades Arabes, Berbères ou Teda, qui sont restés sur place, une aide comparable à celle que le Danemark a su donner aux habitants du Groenland et que l’Amérique du Nord accorde si généreusement aux Esquimaux du Labrador.
    Une autre conséquence inattendue de la création progressive du « vide saharien » apparaît dans le domaine militaire. Il faut en effet ajouter aux considérations générales précédentes que le centre de l’Afrique prend aujourd’hui dans la stratégie mondiale un intérêt particulier. Au temps où les grandes routes stratégiques sillonnent les continents, le cœur du désert devient par lui-même d’une manière paradoxale une sorte de « plaque tournante », dont la nation qui l’occupe a naturellement le libre usage. Hier les grandes puissances guerrières s’appuyaient sur la force industrielle des zones les plus peuplées. Aujourd’hui elles recherchent en même temps je sûr abri que constituent les espaces vides, là secret des mouvements est mieux gardé qu’ailleurs, dans des zones où les armes secrètes trouvent des abris inviolables. A cet égard, notre Sahara sans habitants apparaît d’une manière inattendue comme une sorte de place d’armes en puissance et comme la clé de voûte de la défense des Etats africains établis sur la périphérie. On sait déjà le rôle que les zones désertiques de Libye et de Transjordanie ont joué depuis vingt ans dans la stratégie mondiale. La France, par son passé saharien et son expérience africaine, est en mesure de tenir avec fermeté cette forteresse imprenable préservée par la solitude.
    ***
    Notre pays a entrepris la pacification du Sahara tantôt par l’Algérie, tantôt par la Sénégal et le Niger, tantôt par le Tchad. D’où la dispersion apparente des efforts. La région centrale n’a connu pendant cette période qu’une très brève période de commandement unique, celle des années de pacification qui se sont succédé après les années 1916-1917, au moment où la révolte des Touareg, encouragée en sous-main par l’Allemagne et soutenue par l’action des confréries de la Senoussiya en Cyrénaïque, a eu pour conséquence l’assassinat du P. de Foucauld à Tamanrasset. C’est alors qu’une autorité militaire étendue fut confiée au général Laperrine, qui put jeter les bases d’une action politique et d’une pénétration méthodique grâce auxquelles furent rapidement brisées les résistances suscitées par les « Empires centraux ». La mort prématurée du général Laperrine, victime d’un accident d’avion en plein désert, mit fin à cette coordination qui ne fut rétablie par la suite que sous une force limitée, pour réussir à pacifier les confins algéro-marocains dans la région du Dra et de Tindouf. En effet, les frontières sahariennes de l’Empire chérifien n’ayant jamais été clairement tracées, une collaboration active algéro-marocaine à l’intérieur d’un vaste commandement commun aux limites imprécises apparaissait comme le seul moyen pratique d’engager la lutte avec efficacité contre les redoutables pillards qu’étaient alors les Reguibat, les Aït Atta et les Aït Hamou. Ce commandement des confins algéro-marocains devait subsister jusqu’après la deuxième guerre mondiale. La pacification une fois acquise, cette collaboration était naturellement amenée à se relâcher. Elle a tendance aujourd’hui à disparaître, et l’on en revient lentement au morcellement du commandement.
    Ce retour à la dispersion s’explique aisément. La pacification du désert avait, nous l’avons dit, pour conséquence naturelle un glissement progressif des tribus guerrières vers la zone périphérique ; en même temps s’étoffaient les administrations régulières appuyées sur les zones habitées. Ainsi peu à peu, à la grande unité géographique de ce demi continent se substitue, malgré la présence d’une seule nation, la France, établie sur tout le continent, la répartition arbitraire de cet immense territoire. Le Maroc, l’Algérie, l’Afrique Equatoriale et l’Afrique Occidentale Française se partagèrent les déserts en les rattachant aux territoires peuplés et déjà pourvus d’une administration puissante. C’est ainsi que la carte de l’Afrique nous présente aujourd’hui ces tracés rectilignes et ce découpage qui suggéreraient l’idée de partage d’un immense gâteau. Désormais chacun s’occupait de son propre désert dans la mesure d’ailleurs où celui-ci l’intéressait. Il est bien évident d’autre part que ces vastes territoires presque vides, pour lesquels se passionnent les méharistes, n’offraient aux bureaucrates des capitales lointaines qu’une attirance bien réduite.
    Les zones désertiques ne se rappelaient généralement à leur attention que par leurs demandes de subsides et leurs besoins, le plus souvent mal satisfaits, de matériel moderne. Il a fallu, depuis 1940, l’équipement de deux grandes routes transsahariennes automobiles, l’une en Mauritanie, l’autre dans le centre par Bidon 5, pour restaurer l’idée d’une liaison permanent. Dans les périodes d’isolement, de 1940 à 1945, ces pistes purent tant bien que mal suppléer à la quasi-disparition du trafic périphérique en raison du blocus maritime de la guerre. Ainsi reparaissaient quelques échanges commerciaux, surtout dans la partie centrale. Aujourd’hui encore quelques milliers de tonnes de marchandises franchissent chaque année, entre Alger, Gao et Zinder, le Sahara dans les deux sens, cependant que des troupeaux de l’Adrar ses Iforas traversent le Tanezrouft et le Tidikelt pour venir contribuer au ravitaillement des oasis du Sud-algérien.
    En dépit de ces maigres relations, de la publicité faite autour des raids automobiles et des randonnées touristiques et cynégétiques, le Sahara français demeure démembré, scindé arbitrairement en parties distinctes rattachées aux gouvernements côtiers, comme s’il n’avait lui-même aucune existence réelle. La création récente des assemblées locales en Algérie, en Afrique Occidentale Française et en Afrique Equatoriale Française a eu enfin pour conséquence dernière de faire apparaître une représentation élective des habitants du Sahara dont l’importance est presque nulle dans chacun des gouvernements. Mais ce fait consacre ainsi sous une forme politique le rattachement des régions presque vides du grand désert aux zones sédentaires administrées. Certes, aux regards des assemblées locales la vie des nomades n’apparaît que comme une survivance pittoresque et paradoxale qui ne mérite pas suffisamment qu’on fasse un effort pour la protéger. Mais les yeux s’habituent à contempler les lignes frontières sur la carte, et ces arpents de sable sont volontiers annexés comme un domaine en friche, dans l’esprit même de ceux-là qui n’ont pas la moindre idée de leur intérêt.
    On peut penser que cette situation générale, si rien ne vient modifier le statut présent des territoires sahariens, continuera à évoluer dans le sens d’une désagrégation générale de la société nomade et d’une prépondérance constances rendront de plus en plus difficile une coordination des efforts que la mise en valeur économique du grand désert, l’utilisation de ses bases stratégiques, pourraient cependant rendre nécessaire.
    C’est sous ces aspects, quelque peu décourageants à première vue, que se trouve posé aujourd’hui à la France le problème de l’avenir du Sahara. Devons-nous accepter comme irréversible cette évolution administrative et économique qui est bien plus le résultat des habitudes que celui d’une volonté réfléchie ? Ou bien devons-nous essayer, dans ce monde moderne où se posent sans cesse de nouveaux problèmes, d’adapter nos formules d’organisation aux nouveaux besoins qui se font jour ?

    (A suivre.) ROBERT MONTAGNE
    ____________________________________________
    1. Hommes et Mondes, mai 1951 et suivants ; Figaro, 5 et 6 octobre ; le Monde, 30 mai et 26 octobre
    2. L’ensemble du Sahara, en comptant les zones périphériques où les nomades ont des relations avec les sédentaires des pays côtiers, a onze fois et demie la surface de la France et un million neuf cent mille habitants nomades, y compris les Peuls, nomades sahéliens ».

    Voilà Monsieur le vieux de la vieille garde cet écrit de 1951 où la France nous traite de bandits -en attribuant à l’ensemble de la population des pratiques primitives qui ne sont, en réalité, que le fait que de quelques tribus parfaitement identifiables – pour distraire l’opinion publique Française en cachant les méthodes discutables que son armée a utilisé pour casser notre organisation politique. La colonisation, ils l’appelaient la paix comme le fait le mali aujourd’hui…Tu verras pourquoi ils nous ont rattachés à plusieurs Etats…Tu verras pourquoi ils sont là aujourd’hui…Ce n’est pas Bourgeot qui me fera croire au père Noel!!
    Je ne doute pas que tu auras remarqué, dans cet article, qu’avant les « études » du « spécialiste » Bourgeot, notre peuple avait une histoire, une unicité (et pourtant l’Histoire ne peut pas s’arrêter pas brutalement dans les années 50 !) : « …les invasions de nomades berbères, dont nous ne pouvons préciser la date, mise qui sont bien antérieures aux conquêtes romaines, aboutirent à l’unification presque complète, par les premiers conquérants blancs, du désert et des zones méditerranéennes… La conquête de la Mauritanie par les Arabes sur les Berbères s’achève au dix-huitième siècle. Les Berbères nomades sont confinés ou refoulés. Leurs descendants n’occupent plus guère que le centre du désert autour de l’Aïr, du Hoggar, débordant cependant en oblique vers le nord-ouest jusqu’aux confins de l’Atlas marocain. C’est à ce moment que le peuplement ethnique du Sahara nous apparaît comme stabilisé. Mais c’est alors que l’intervention de l’Occident va transformer les conditions de la vie au désert… le Sahara avait connu depuis le haut moyen âge une vie commerciale intense que nous n’imaginons plus aujourd’hui qu’avec peine. Il était en effet traversé du nord au sud par des grandes routes parallèles qui unissaient les royaumes noirs plus ou moins islamisés du Soudan aux rives de la Méditerranée… Les dernières années du dix-neuvième siècle précipitent la décadence et bientôt la pacification totale des zones désertiques provoque un changement plus important encore : l’effondrement politique de la société nomade… »
    Je termine par une question que je te demande de poser à ton ami « scientifique » : combien d’hommes peuplent, aujourd’hui le Sahara central? Il ne pourrait, normalement, pas te répondre 200000 comme dans l’approximation des années 50 (les recensements et états civils bien qu’incomplets devrait le faire parler en million. « Dans la région centrale, dont la superficie est huit fois et demie égale à celle de la France, entre le Rio-de-Oro et l’Aïr, entre l’Adrar des Iforas et la région de Beni-Abbès, on ne compte guère plus de 220.000 habitant ») .
    Et toi, comment reçois tu ce constat, des années 50, basé sur un peuplement du Sahara central de deux cent mille âmes « … Dans ces conditions, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et d’exploiter les ressources locales ne peut être invoqué puisqu’il n’existe pratiquement pas sur place de peuples qui occupent le pays. Il subsiste seulement çà et là de pauvres communautés humaines résiduelles, qui méritent d’ailleurs de bénéficier d’une assistance économique et morale. L’Occident, qui a ruiné leur puissance en leur imposant la paix, doit être aussi assez généreux pour permettre à ceux qui sont restés de survivre dans un monde nouveau qui leur est étranger… » ?
    Petit rappel sur l’ « unité », sur la construction de ton pays le Mali : « Ainsi peu à peu, à la grande unité géographique de ce demi continent se substitue… la répartition arbitraire de cet immense territoire. Le Maroc, l’Algérie, l’Afrique Equatoriale et l’Afrique Occidentale Française se partagèrent les déserts en les rattachant aux territoires peuplés et déjà pourvus d’une administration puissante. C’est ainsi que la carte de l’Afrique nous présente aujourd’hui ces tracés rectilignes et ce découpage qui suggéreraient l’idée de partage d’un immense gâteau. Désormais chacun s’occupait de son propre désert dans la mesure d’ailleurs où celui-ci l’intéressait… Il est bien évident … n’offraient aux bureaucrates des capitales lointaines qu’une attirance bien réduite…. »
    ….Et sa réalité, inchangée depuis les années 50 : « La création récente des assemblées locales en Algérie, en Afrique Occidentale Française et en Afrique Equatoriale Française a eu … pour conséquence … de faire apparaître une représentation élective des habitants du Sahara dont l’importance est presque nulle dans chacun des gouvernements…. Certes, aux regards des assemblées locales la vie des nomades n’apparaît que comme une survivance pittoresque et paradoxale qui ne mérite pas suffisamment qu’on fasse un effort pour la protéger… »

    Très cordialement

  • Le Vieux de la Vieille Garde Saharienne

    Je prie,humblemnt,l,adm de m,expliquer pourquoi un modérateur a censuré ma réponse à Idoual qui, de mon point de vue, ne contient pas d,insultes.

    Une suite motivée me permettra de poursuivre mes posts sur le site, autrement . …

    Sincèrement

    • admin

      Bonjour, monsieur!
      Je préfère que ce site soit un espace de réflexions qui fasse élever le niveau, comme vous le faites depuis longtemps. Simplement ce post était une attaque personnelle. Merci.

  • Le Vieux de la Vieille Garde Saharienne

    Je prie l’administrateur de « prêcher par l’exemple » en démontrant, le plus simplement possible, quelle est l’énoncé de mon attaque personnelle à mon cousin Oumar AG IDOUAL auquel je me suis présenté, poliment et gentillement, d’entrée de jeu.

    Votre site grandirait plus dans mon estime si cette chose qui m’est arrivée m’est expliquée.

    En tout état de cause, j’estime, honnêtement, avoir contribué à élever le niveau des débats de notre site « tamoudré n’kel Tamacheqh » (Vie et Survie des Touaregs) en me retrouvant toujours seul contre tous, en apportant des contradictions – de la discussion jaillit la lumière – à celles redondantes qui reflètent la ligne éditoriale du site « azawdotropiste »; ce qui est, quand même brave de ma part.

    Est-ce que ce n’est pas parce j’ai partagé ici, généreusement, des contributions sur l’histoire des touaregs qui ne plaisent pas aux Azawadiens que l’administrateur « azawadophile » voudrait me pousser à abandonner le site?

    Sincèrement

    J

    • Idrisse toure

      Monsieur je pris des excuse au prét de vous mais ce que tu disais ne pas une blague mais plutôt de projeter un peuple dans un poubelle ce pas de la dignité.
      Les touaregs sont les mêtres du sahara au lieux des les qualifier comme des étrangers.

  • Gervais

    Cet échange entre les deux cousins (Ag Idouwal et Ag Hamaty) qui veillent sur l’avenir du septentrion malien depuis leurs rives du Lac Faguibine est certes très intéressant, bien que la citation de l’ouvrage érudit de Robert Montagne soit un peu longue, mais aussi devenue éloignée de l’actualité.
    Pour la clarté des éléments du débat, aux yeux des lecteurs de ces commentaires, un peu de concision serait une articulation bienvenue. Ou alors, qu’un nouveau post soit ouvert. C’est l’administration qui pourrait ainsi trancher dans l’organisation de cette discussion, en limitant le volume des interventions (le temps de parole en somme) sans que les parties ne puissent se sentir censurées. Dans la confusion politique qui sévit au Mali, pimentée par le non-respect des engagements et renforcée par tous les trafics sahariens, on comprend la difficulté à mettre en oeuvre une conversation claire, et franche. Car le lieu n’est pas ici d’une négociation entre ennemis en vue d’un redécoupage territorial, mais d’une information bien documentée et nuancée (même si partisane), une mission délicate dont le doyen Mohamed ag Hamaty (alias VVGS) s’acquittait bien jusqu’à présent.

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