booklet 8 pages

QUI SOMMES-NOUS ?


Association TAMOUDRE,“Touareg, vie et survie”.
Informations, réflexions et actions ciblées autour du DÉVELOPPEMENT et des problèmes de GÉOSTRATÉGIE, [...]

Lire la suite

TERRITOIRES ET ACTIONS

L’argent au centre des échanges de Bamako

Sudonline- 23/10/2017 | 09H11 GMT

Bamako, Capitale du Mali a abrité la conférence internationale de dialogue politique sur le thème : « Argent, Sécurité et Gouvernance démocratique en Afrique».  Réunis les 19 et 20 Octobre 2017, sur l’initiative du CODESRIA et de l’UNOWAS, les participants sont revenus sur la corrélation entre l’argent et l’insécurité qui menace certains pays africains. 

Le Conseil pour le Développement de la Recherche en Sciences Sociales en Afrique (CODESRIA) et le Bureau des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) en partenariat avec l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) ont organisé une conférence internationale de dialogue politique sur le thème : « Argent, Sécurité et Gouvernance Démocratique en Afrique » les 19 et 20 Octobre 2017, à Bamako, Mali.

Un des objectifs de cette rencontre est de donner aux chercheurs et praticiens des structures étatiques et non-étatiques l’occasion de dialoguer sur les questions liées à l’interaction entre l’argent, la sécurité et la gouvernance démocratique en Afrique.
La cérémonie d’ouverture de cette rencontre de deux jours a été présidée par le Professeur Macki Samaké, Recteur de l’ULSHB avec à ses côtés, l’ancien Président du Burundi et envoyé spécial de l’Union Africaine au Mali et dans le Sahel, Monsieur Pierre Buyoya, le Représentant de l’Etat du Mali, Monsieur Amadou Ouane, , le Chef du Programme Recherche du CODESRIA, Dr Ato Onoma, ainsi que Monsieur Moudjib Djinadou, Directeur Politique de l’UNOWAS.

Du « financement de la criminalité » aux « coûts la sécurité et de la stabilité » en passant par «la migration et la mobilisation des fonds », les conférenciers ont échangé sur les différentes facettes de la sécurité et de la démocratie en Afrique et leurs interconnexions avec l’argent.

L’utilisation des fonds illicites pour financer des campagnes électorales et des guérillas urbaines a été mise en exergue par les participants qui ont relevé la nécessité de régulariser et de mettre la lumière sur le processus de levée des fonds. L’un des panels a ainsi insisté sur la nécessité de repérer et de réduire les flux illicites.

Un des points qui ressort des échanges de Bamako est que les défis sécuritaires sont communs à la plupart des pays africains. Il y a similarité des cas d’un pays à un autre. « Ils révèleraient, à des différences près, les mêmes défaillances et carences sécuritaires qui les rendent vulnérables. Les causes des menaces sécuritaires sont multiformes. Elles donnent à voir, entre autres, le trafic de drogue, la circulation et le trafic des armes légères, la grande corruption, le blanchiment d’argent et la radicalisation des jeunes. Le lien entre la grande criminalité et le terrorisme est évident. » a déclaré Dr Boubacar Diarisso de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.  « Les sources de financement des groupes criminels proviennent des rentes de la criminalité. Le modèle de financement n’est pas linéaire, il peut-être en nature ou en numéraire. Le financement d’une organisation terroriste démontre sa capacité de son insertion sociale et économique. Cela veut dire qu’elle est capable d’établir des liens avec des populations sympathisantes à leur cause et de participer à des activités économiques sous différentes formes», a-t-il poursuivi.

Les intervenants ont aussi mis en exergue les stratégies qu’utilisent certains groupes terroristes qui mettent en place des fonds logistiques et participent à des œuvres sociales dans des communautés très démunies dans le but de se faire des nouvelles recrues.

Cette rencontre qui a vu la participation d’éminents chercheurs venus des quatre coins du continent et de la diaspora et des personnalités publiques comme l’ancien premier ministre du Mali, Moussa Mara a été une réussite. « Cette conférence de dialogue politique s’inscrit dans le cadre de la collaboration entre le CODESRIA et l’UNOWAS. Ce que nous visons c’est d’élargir les discussions sur l’interaction entre l’argent, la sécurité et la gouvernance démocratique en Afrique. Favoriser les échanges sur la sécurité et sur l’avenir de notre continent fait partie des priorités du CODESRIA» a déclaré Monsieur Abdon Sofonnou Gestionnaire de Programmes au CODESRIA, satisfait du bon déroulement de la conférence.

Abdarahmane Wone, http://www.sudonline.sn/l-argent-au-centre-des-echanges-de-bamako_a_36947.html

Envoyer un commentaire