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Paix et Réconciliation à Taoudenit : Les communautés ‘’Oulad Ich’’ et ‘’Tormoz’’ font la paix

En conflit depuis un certain temps, les communautés, Oulad Ich et Tormoz, enterrent la hache de guerre pour promouvoir le vivre ensemble et la paix. Cette entente retrouvée est l’œuvre de la Mission d’Appuie à la Réconciliation Nationale (MARN) de Taoudénit.

Réunis à la maison des aînés de Bamako, pour deux jours de travaux, (jeudi 18 et vendredi 19 juillet), les représentants des communautés Oulad Ich et Tormoz, en conflit dans leur localité, ont décidé de faire la paix.

L’ouverture de cette rencontre a été présidée par le Ministre de la Cohésion sociale, de la paix et de la réconciliation, Lassine Bouaré, en présence du gouverneur de Taoudénit, le président de la commission DDR, le président de l’autorité intérimaire de Tombouctou, les deux communautés en conflit, l’équipe régionale de la mission d’appui à la réconciliation et d’autres personnalités.

Après les mots de bienvenue du représentant du chef de la mission d’appui à la réconciliation nationale de Taoudénit, souhaitant un bon déroulé des travaux entre les deux communautés, le représentant de la communauté Oulad Ich a adressé les salutations de toute sa communauté au Ministre Lassine Bouaré et aux représentants d’autres communautés présentes.

Selon lui, toutes les tribus Oulad Ich sont toujours dans la dynamique de la paix et de la réconciliation.

De son coté, le représentant de la communauté Tormoz a salué le Ministre Bouaré pour avoir accepté de soutenir cette rencontre initiée par les présidents de l’autorité intérimaire de Tombouctou et du collège transitoire de Taoudenit, qui, pour lui, débouchera sur un règlement définitif du conflit.

«Le problème est très délicat, souligne le représentant de la communauté Tormoz qui précise qu’il est né du comportement ignoble de Mohamed Ould Jaiid, chef de base de MAA plateforme avec ses éléments basés à lerneb, chef lieu de la commune de Tilemsi en faisant des locaux de l’école, sa base militaire».

Suivant ses explications, le nommé Mohamed Ould Jaiid a créé trois postes de contrôle aux entrées du village et deux postes situés à chacun à environ 15 kilomètres du village. C’est ainsi qu’il instaura une taxe sur tout véhicule de passage dans ces différents postes dont le montant variait entre 5.000 F et 10.000 F, selon la chargement du véhicule.

Ensuite, il instaura des taxes sur le bétail, les boutiques, les étales, les stands, la vente des parcelles…

Aussi, il s’est accaparé de la gestion du forage et du centre de santé, en fixant ainsi le prix de la barrique d’eau à 500F et le prix d’un sérum glucose à 10.000F et toutes les actions humanitaires au profit de la population systématiquement détournées par lui.

Face à cette situation, le représentant des Tormoz a invité les autorités à prendre des mesures idoines pour protéger les populations.

Malgré tout, il a informé que sa communauté reste et demeure disponible à la recherche d’une issue heureuse à ce problème.

« Les problèmes de proximité ne peuvent avoir que des solutions de proximité », indique le Ministre Bouaré avant de remercier l’équipe d’appui à la réconciliation de Taoudeni pour ses efforts de réconciliation entamés entre les deux communautés, parachevés à Bamako.

Pour cette rencontre de médiation, le ministre a exhorté les participants à faire preuve de tolérance, d’écoute mutuelle, de réalisme et que nous sommes tous des Maliens, des parents devant faire des sociétés agréables sans lesquelles le développement est impossible.

Ousmane MORBA

 Source: L’Observatoire,http://bamada.net/paix-et-reconciliation-a-taoudenit-les-communautes-oulad-ich-et-tormoz-font-la-paix

1 commentaire pour Paix et Réconciliation à Taoudenit : Les communautés ‘’Oulad Ich’’ et ‘’Tormoz’’ font la paix

  • Le Vieux de la Vieille Garde Saharienne

    Le conflit de Lerneb n’est pas du type « conflit inter-ethnique/tissu social déchiré » entre deux communautés mauresques du Nord-Ouest Mali (confins Mali-Mauritanie), comme le souligne, faussement, l’article sous commentaires mais un « je t’aime moi non plus » entre un bandit armé Barabiche de la zone d’Inkhalil (Tessalit) et la famille oulad Sidi Mohamed, des maures Tormozes de Ras el-Mâ (cercle de Goundam) qui avaient conquis « politicailleuriement » la commune rurale de Lerneb (cercle de Goundam) à la faveur des élections municipales truquées de … 1999.

    Le problème est très délicat, comme le souligne le représentant de la communauté Tormoze qui n’en est pas un puisqu’il ne décline pas son nom et son titre; ce velléitaire narcissique maure tormoze, « qui précise que le problème est né du comportement ignoble de Mohamed Ould Jaiid, chef de base de MAA plateforme avec ses éléments basés à lerneb, chef lieu de la commune de Tilemsi (dans le cercle de Goundam, région de Tombouctou et non de Taoudéni) en faisant des locaux de l’école, sa base militaire» oublie de dire que le Maire élu de Lerneb, depuis 1999 – Baba ould Sidi Mohamed (frère de Zahabi chef du DDR et de Zedbih député élu à Goundam, et non Taoudéni) – avait installé à Lerneb, depuis début 2013, royalement, Mohamed Ould Jaiid (un « vagabond » chassé de inkhalil par des « vagabonds » touareg Idnan, originaire du bled), chef de base de MAA à Lerneb, avec l’appui de Ould MAÏDOU, son cousin militaire FAMA, pour racketter les populations touarègues de la zone, dont les kel Ghezaf (riches en bétail).

    Le deal entre oulad Sidi Mohamed, des maures tormozes « étrangers » au Tilemsi (à majorité touarègue) et leur « mercenaire » Mohamed Ould Jaiid (un « vagabond » chassé de inkhalil par des « vagabonds » touareg Idnan, originaires du bled), chef de base de MAA à Lerneb, pris fin en 2017 lorsque le bérabiche de la zone de Ber (Tombouctou) pris goût à l’argent facile et au pouvoir en chassant son « logeur » Baba de Lerneb.

    « La vengeance étant un plat qui se mange à froid », les oulad Sidi Mohamed (Baba/le Maire de Lerneb réfugié à Bamako, Zehebi/DDR et Zedbih/député), avec l’appui de Gal MAÏDOU (leur cousin, gouverneur de Taoudéni), fomentent une révolte des commerçants maures qui fréquentent la foire hebdomadaire de Lerneb contrôlée par Mohamed Ould Jaiid et sa milice MAA qui prélèvent de lourdes taxes, comme bien dit par le journaliste; la milice MAA de Mohamed Ould Jaiid (le Barabiche « colon ») détruit les boutiques des Tormozes qui ne veulent plus payer les taxes et il y a eu mort d’un maure des Tormozes et c’est la fermeture du Marché de Lerneb et mobilisation générale des Tormozes pour chasser Mohamed Ould Jaiid (le Barabiche « colon ») et sa milice mais, il y a un os: les tormozes ne font pas le poids militaire avec leur « mercenaire » dont il ne veulent plus, en effet, Mohamed Ould Jaiid (le Barabiche « colon ») est bien installé à demeure, armé jusqu’aux dents.

    A l’effet d’illustrer mes propos, je réchauffe un extrait d’une contribution que j’avais écrite, sur le sujet, en … 2014, texte intitulé « Guerre déclarée des milices arabes tormozes et bérabiches aux touaregs du pourtour du Faguibine, cercle de Goundam, région de Tombouctou. »

    En Mai 2013, les milices arabes tormozes et bérabiches, des narcotrafiquants « seconds couteaux » en sevrage des retombées financières de la filière saharienne narcotrafiquante démantelée par l’opération Serval à In-Khalil et Borj-Moktar, du côté de Tessalit, se sont recyclées en bandits armés de grands chemins dans la région de Tombouctou.

    Ces déprédateurs écument les pourtours du Faguibine, le triangle Ber-Tombouctou-Araouane en coupant les routes, rançonnant les populations, arrachant des véhicules et tuant des gens, vandalisant et spoliant particulièrement les forains de Ber, Téherdjé dans le cercle de Tombouctou, Lerneb, Edjar et Zouéra dans le cercle de Goundam, sans aucune réaction de Serval, MINUSMA et l’armée malienne, toutes forces militaires bien présentes sur le terrain et bien informées de cette situation calamiteuse.

    Le bilan des déprédations des miliciens arabes relevant du Colonel Ould Méidou, officiellement constitués avec la bénédiction d’ATT suite aux élections locales et régionales de 2009, comme celle des Imghad du Colonel Gamou et celles des Sonraïs (Gandakoy et Izo), est jugé désastreux tel que rien ne peut plus bouger dans la région sous la coupe réglée de ces milices arabes en passe de contrôler toute le Nord-Ouest de la région de Tombouctou.

    La preuve par neuf étant le contrôle politique du cercle de Goundam par les maures tormozes qui ont fait élire, par fraude et terrorisme, leur « fils » Zedbih Ould Sidi-Mohamed Ould M’Mey en qualité de député de Goundam où tous les maliens savent que les votes sont « ethnico-communautaristes » et qu’à ce titre le grand bloc sonraïs-bellas-peulhs est majoritaire (les 2/3 de la population), les touaregs venant en second (le gros du tiers restant) et les maures, essentiellement des Tormozes (la portion congrue du tiers restant, en terme de participation aux votes des nomades transhumants dans l’Aklé-Azawad !).

    Vers le contrôle militaire, politique et économique de la région de Tombouctou par les maures tormozes et bérabiches.

    Actuellement, nous assistons à « une main basse » des cadres et militaires arabes sur les postes militaires et administratifs – grâce à l’oligarchie et aux nomenklaturas politiques arabes qui ont infiltré le pouvoir politique du RPM – dans tous les secteurs de la région de Tombouctou. Ainsi, les préfets et sous-préfets, les chefs de services locaux et régionaux, les commandants des brigades de gendarmerie, les chefs des compagnies des gardes républicains et les chefs des garnisons militaires, de Léré à Tombouctou, en passant par Niafunké, sont des arabes, notamment de la communauté Tormoze et alliés.

    Ces thuriféraires du nouveau pouvoir « arabe » en 6ième région ont un agenda non caché, outre de faire élire un maximum de maires arabes aux prochaines élections communales, de faire converger l’administration publique et les forces militaires de l’actuelle région de Tombouctou vers le nouveau concept de domination hégémonique arabe sur la région saharienne dite de Taoudéni créée par ATT pour les arabes sahariens qui auront alors la suprématie sur les touaregs qui ont « gouverné » politiquement cette zone depuis le 16ième siècle sous le contrôle bienveillant des « maitres » de l’époque, respectivement les Songhoïs de Gao, les Marocains, les Peulhs du Macina et … les Français ; on va assurément vers la gouvernance arabe de la région Aklé-Azawad de Tombouctou comme la gouvernance Ifoghas de l’Adagh de Kidal !

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